Il y a bien dans ce club le joueur désigné Colombien David Ferreira, mais comme il a raté la saison dernière quasiment au complet sur blessure, on va se garder une petite gêne. De toute façon ce n'est pas de lui que je désire vous parler aujourd'hui. Je préfère vous donner l'occasion de faire connaissance avec Blas Perez.
Perez est un attaquant originaire du Panama qui a pas mal roulé sa bosse, une sorte d'Ali Gerba d'Amérique Centrale si vous voulez. Il commence sa carrière chez lui au Panama ou il marque 37 fois en 92 matchs sur une période de 4 ans. C'est a partir de ce moment qu'il commence son parcours de globe-trotter. L'Uruguay vient en premier en 2002. Il y joue pour Nacional sans succès. L'année suivante cap vers le nord, il se fait une niche en Colombie avec Envigado en 2003 puis avec Centauros en 2004. C'est avec ce dernier club qu'il connaît sa meilleure saison avec un total de 29 buts en 37 matchs.
C'est le genre de performance qui permet d'attirer l'attention et il quitte son club pour se joindre au Deportivo Cali, un des ténors du championnat de Colombie. Il continue d'être efficace même si son rythme baisse un peu en marquant 20 buts en 54 matchs. Après deux ans il se retrouve avec le Cucuta Deportivo, toujours en Colombie. Il attire de nouveau l'attention entre autres grâce à sa fiche de 8 buts en Copa Libertadores.
C'est à ce moment que Perez reprend son baluchon. Il commence par un court séjour avec Hercules en seconde division espagnole. Il y reste une seule saison avant de se retrouver au Mexique avec Tigres qui vont l'envoyer en prêt à 5 reprises. Tout d'abord il se retrouve avec Pachuca en première division mexicaine. Par la suite il va jouer quelques mois avec Al Wasl aux Émirats Arabes Unis, en 2010 il revient au Mexique avec San Luis, puis Club Léon et finalement Indios. Cette période d'instabilité Blas Perez a tenté d'y mettre fin en traversant au nord du Rio Grande et en s'installant à Dallas qui sera son 15e club en 15 ans.
Il faut que je vous avoue que dès que je me suis renseigné sur Blas Perez je l'ai tout de suite aimé. Ce n'est pas parce qu'il peut marquer des buts, ni parce que c'est un grand voyageur, ce qui m'a attiré c'est son surnom: Super Ratón. Mon espagnol est rudimentaire et je croyais que Ratón c'était pour raton laveur. Tout de suite je me suis dit que ça serait honteux de ne pas le laisser jouer avec un petit masque noir autour des yeux, et pourquoi pas aussi avec une queue touffue et rayée. Il serait idéal si jamais la CBC voudra relancer le dessin animé The Raccons. Après vérification je me suis rendu compte qu'en réalité Super Ratón c'est la traduction de Mighty Mouse. Une chose est sûre, moi je l'adopte. Une super souris c'est idéal pour compléter la ménagerie que ma blonde aime avoir à la maison.
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