Le soccer au Québec est en pleine ébullition. Si on regarde autour de nous, on peut voir de belles histoires, comme André Hainault qui a joué a l'automne passé la finale de la MLS Cup ou comme Olivier Occéan qui vient de voir son club promu en Bundesliga. On peut aussi voir l'Impact qui a fait un pas de géant en intégrant les rangs de la MLS et la fédération qui vient de faire un geste audacieux en lançant une ligue semi-pro, la Première Ligue de Soccer du Québec.


Malgré tout on ne peut pas regarder directement la situation du soccer québécois sans voir que tout n'est pas si rose. Si on commence dans notre cour on voit qu'il n'y a qu'un québécois chez l'Impact alors qu'en 2005 il y en avait 13, même chose en dehors du Québec alors qu'il y a pour le moment que 4 Québécois qui jouent chez les pros en Europe alors qu'à un certain moment il y en avait 8.


Ce qu'on a pu observer récemment c'est la retraite d'une génération de footballeurs québécois talentueux et un certain vide qui s'est créé derrière faute de relève. Pour un joueur la force de l'âge se situe entre 25 et 30 ans et on peur voir qu'il n'y a qu'André Hainault comme joueur pro québécois dans cette catégorie d'âge. Même plus jeune, avec 5 joueurs seulement de moins de 25 ans on ne peut pas dire que la récolte est si bonne.
Je me demande depuis un bon bout de temps ce qui s’est passé pour que cette situation se produise et j'ai décidé d'en parler avec 4 personnes. Évidemment aucun d'entre eux ne peut répondre directement à une question aussi complexe. Mais chacun d'entre eux apporte un point de vue différent de par son expérience et son opinion sur un problème complexe. 


Tout d'abord j'ai discuté avec un de ces jeunes qui tentent présentement de faire sa place à l'étranger, Julien Latendresse Lévesque. J'ai aussi posé quelques questions à un jeune qui a vu le rêve de jouer professionnellement lui glisser entre les mains, Vincent Cournoyer. En plus j'ai eu la chance d'échanger avec l'ancien joueur de l'Impact qui est maintenant avec la Fédération de Soccer du Québec, Rudy Doliscat. Pour terminer j'ai aussi parlé avec Jean Russo qui est l'agent de plusieurs jeunes Québécois. Chacun d'entre eux parle de leur expérience du soccer d'ici et amène des points et des pistes intéressantes. Bonne lecture!



Julien Latendresse Lévesque, le futur droit devant lui


Vincent Cournoyer, joueur, entraîneur et philanthrope


Rudy Doliscat, un leader sur et hors du terrain


Jean Russo, promouvoir les jeunes d'ici
 


Comments

Gilles Carle
05/17/2012 13:19

Tres belle job avec les entrevues.

> un geste audacieux en lançant une ligue semi-pro,

Audacieux?
Non, c'etait audacieux il y a 20 ans quand ils ont FAIT LA MEME chose. Nick DeSantis jouait dans cette ligue pour TOny le gars qui etait le meneur des Ultras du Manic..
Il ny a vait pas de monde au matche avant puis ils ont decider de faire une ligue payante. Et cela ete un echec total.

Tandis que maintenant on est rendu avec une ligue provinciale de haut niveau qui decide de faire le meme coup et qui charge 10$ le billet.
L'an passe on allait voir Corfinium, RDP et autres et il y avait pas de monde (plus de gens au match U12) pour un soccer beau et tres, tres interessant (les jeunes demandait souvoir dy retourner car c'est plus le fun que l;Impact).
Maintenant on vend les meme joueurs dans un package different et on veut charger pour? Whoaaa les moteurs.
Mayard et Grande jouait pour FC Anjou en provincial avec le bresilien blond Freddy qui joue au US a l'interieir, on va pas quand meme aller voir ces meme gars la en payant.
La ligue provinciale etait bonder de joueurs payer (Paul David, le meilleur buteur quebecois de son epoque avait une job fourni par le club) qui venait de 2-3ieme division car les clubs etait des fiefs prives. On a couper cela pour en revenier a une ligue fermer mener par des individuels avec 'de l'argent'.
Mais au moins on peut dire semi-pro de nouveau.
L'academie Impact joue dans la ligue CSL ou la division international amene des pros (jai vu le gars qui a gagner le championnat de compteur et qui avait jouer en ligue des champions contre Madrid et Munich) alors faudrait pas nous faire rire en disant que CA va faire une difference.
C;est pas la ligure premiere qui va leur donne une meilleure competition.

Pour ce qui est des jeunes, est ce que c'est le calibre des quebecois qui a diminuer meme si les chiffres de participation montent?
Nos jeunes sont tils pires que les ontariens?

Le dernier match de TFC contre Van, Toronto avait 6 ontariens me semble (on compte Kocic qui a jouer deux ans dans la CSL) sur le terrains en meme temps. SUR le terrain.

Vancouver ont 4 joueurs sur 30.

Montreal a Patrice sur 30 joueurs.

Peut-etre faudrait til regarder du cote de l"impact a la place de mettre le blame sur la nouvelle generation quand on a pas former UN seul joueur sur 30 places?

J'ai rien contre Simon Gatti on meme Sebrango mais il me semble que l'on y va plus du cote nom que formation avec leur nomination a l'academie.
je veux bien que les pros ont quelquechose a amener sur la table mais les meilleurs formateurs ne sont pas tous des pros. Un gars comme Francis millien (bon, il n'a plus l'age pour ca) ou Dwight Kennedy me semblent avoir de l'experience qui ne s'achetent pas. Meme Ribeiro ne semble comme un meilleur choix car PENDANT quil jouait encore il etait directeur technique (a part de l'annee a San Jose puis il a repris le collier quand il est revenu) et entrainait les jeunes.
Un ancien comme Jason DiTulio etait un tres bon choix recent de l'academie car il a aussi ete DT en plus de coacher les U-16-17 de FC Anjou je crois
C'est un gars qui sait a quoi s'attendre chez les jeunes, qui a fait ses classes.
il y en a plein d'ex joueurs comme Darko Kolic qui travaille avec les jeunes qui ont autant d'experience pro en plus d'experience.

Quand on a un bassin de 220,000 joueurs et que l'on ne forme aucun pro, il y a un probleme.

Quand on voit 6 joueurs maison a TFC, on comprends qu'il nya pas d'excuses.

Faudrait penser a changer un peu les choses, a trouver un nouveau meneur de projet car celui qui mene presentement merite un beau gros zero.
Il y a 20 ans, la generation de joeurs quebecois avait une ligue canadienne et les Sylvain Hamel, Mauro Biello, Bunbury, Nick DeSantis, Paul Dolan, Rudy Doliscat, Daniel Courtois, Gaspard Alexis ont reussi avant la venue de I'Impact.
La prochaine generation est venu apres et continuer ca,
Maintenant plus rien.
Mais on ne pense pas que c'est ceux en charge qui font plus l'affaire?
Etrange. Dans le sport on demande des resultats.

Quand on voit que le Manic avait deux joueurs locals dans la NASL (Dicaire et Dell Armi) ont doit plutot se poser plein de questions sur tout.
Et la je crois que l'on laisse carte blanche a ceux qui sont responsable de faire la meme chose.

Quand on va a Toronto chez des amis, ils ont vu l'academie jouers 2-3 fois et tous disent la meme chose: bonne equipe mais on sait pas qui est leur meilleur joueur car il semblent restraint sur le terrain, comme si on voulait pas qu'ils se demarquent les uns des autres. Je mentionne cela car j'ai entendu la meme chose dites au Quebec a propos d'une selection Impact U-15 ou U-17.

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