Ce fut un jour historique finalement pour l’Impact de Montréal, une foule énorme, un premier but et un premier point. C’est toujours impressionnant de voir le Stade Olympique rempli. C’est toujours aussi impressionnant de voir que les gens ne sont pas capables d’être là à l’heure aussi, ça a bien dû prendre un bon quinze minutes avant que ça soit plein, quand on va au Stade Olympique et que plus de 30 000 personnes sont attendues il faut au moins se donner 30 minutes pour entrer, c’est un minimum. Parlant du Stade il y avait une bonne ambiance là-bas lors du match, mais pour avoir vu le match à la télé plus tard je dirais que 80% du bruit de la foule ne se rend pas aux micros de RDS. C’est un gros manque selon moi avoir une si belle image numérique, mais se retrouver avec un son aussi merdique c’est vraiment malheureux. Il faut mieux entendre la foule et ce qui se passe sur le terrain aussi.

Parlons du match maintenant. Avec le même onze de départ que la semaine passée on était en droit de s’attendre a voir une plus grande cohésion et une plus grande compréhension entre les joueurs et c’est exactement ce qui est arrivé. Si on ajoute à ça que le milieu de terrain brésilien Felipe a connu un bien meilleur match qu’a Vancouver, ça a donné un bien meilleur match au niveau offensif pour l’Impact. Ça a permis à Justin Braun d’être plus présent au premier plan de l’attaque montréalaise et il a bien répondu en étant plus dangereux. Si l’Impact continue dans cette veine il finira bien par en marquer un premier cette année.

L’autre chose que j’ai bien aimé c’est le travail de Jesse Marsch pour ce match. En tant qu’entraîneur je crois qu’il a pris toutes les bonnes décisions, et ce tout au long de la semaine. Ça commence avec la préparation du club. On a vu un Impact beaucoup moins nerveux cette fois-ci qu’a Vancouver. C’est en partie dû aux circonstances, mais c’est aussi grace au travail de Marsch. Le fait de garder le même onze partant est aussi une excellente façon de garder les joueurs en question dans le bon état d’esprit. Marsch a aussi pu s’ajuster en cours de match en mettant Nyassi qui a commencé comme attaquant à la droite du milieu de terrain. Ce geste a permis à Davy Arnaud de jouer plus avancé et il a bien répondu en inscrivant le but historique. C’est bien de voir que nous n’aurons pas besoin d’attendre 5 matchs pour notre premier but à l’image du Toronto FC il y a quelques années.

Au niveau des joueurs individuels, il y a quelques joueurs qui m’ont bien impressionné. Pour commencer, j’ai bien aimé voir les deux arrières latéraux, Jeb Brovsky et Josh Gardner, qui poussaient un peu plus vers l’avant. Il faut dire que c’est plus facile à la maison ou tu peux dicter le jeu un peu plus, et que l’attaque de Chicago n’est pas celle de Vancouver. En défense j’ai bien aimé ce que j’ai vu de Matteo Ferrari. En tant qu’Européen ce n’est pas simple de venir jouer en Amérique du Nord. Le jeu est différent et pour certains de se retrouver dans un nouvel environnement les affecte jusque sur le terrain. Du côté du défenseur central italien, il n’y a rien de tout cela. Au contraire, il est rapidement en train de s’établir comme leader de la défense. C’est extrêmement positif. Le fait qu’il s’adapte aussi rapidement aidera sûrement l’autre italien du groupe, Bernardo Corradi, ainsi que l’éventuel joueur désigné que l’Impact dénichera probablement en Italie.

L’autre joueur que j’ai bien aimé samedi c’est Andrew Wenger. Il n’a pas été si bon que ça, mais ce que j’ai vu c’est un joueur qui a bon potentiel. Pour le moment il passe ses semaines à l’université Duke et rejoint le club pour les matchs. De ce fait il ne s’entraîne pas vraiment avec ses coéquipiers et ne profite pas vraiment des conseils de ses entraîneurs. Une fois qu’il aura rejoint l’équipe à temps plein il pourra vraiment profiter de tout ce que l’Impact a à offrir et ça fera de lui un meilleur joueur. Je suis d’ailleurs bien content de voir qu’il ne fait plus partie des joueurs considérés pour le programme olympique américain. Ça lui permettra de passer un peu plus de temps avec le club.

La suite pour l’Impact c’est trois matchs à l’étranger. Ça ne sera pas simple, surtout au Real Salt Lake. Mais avant il faudra commencer à New York dans deux semaines et à Columbus la semaine prochaine. Le Crew avait congé ce week-end et jouera contre l’Impact son second match. Il s’agira pour eux de leur ouverture locale, on peut donc s’attendre à une foule hostile. Ça ne sera pas simple pour la troupe de Jesse Marsch.


Mon haïku du match parce qu'il faut rester zen:

Déferlante bleue,
Incendie maitrisé,
Nulle victorieuse
 


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