Montréal et Vancouver n’ont pu faire de maître mercredi dernier lors du premier match de la finale du Championnat canadien Amway. L’Impact n’a jamais pu passer à travers le dispositif défensif des Whitecaps et ceux-ci peuvent être satisfaits alors qu’ils retournent à la maison avec un score encore vierge entre les deux clubs. Malgré les deux tiers de la possession, la troupe de Marco Schallibaum n’a jamais vraiment testé le gardien des Caps. C’est plutôt Evan Bush qui a été le plus occupé des deux gardiens alors qu’il a dû sortir quelques beaux arrêts, sans compter que Justin Mapp a aussi arrêté un ballon sur la ligne en première mi-temps.

Si on regarde de près les statistiques du match, on ne peut qu’être étonné du niveau de la domination de l’Impact sur ce match. Au niveau de la possession Montréal a eu le ballon 66% du temps contre 33 pour Vancouver. Au niveau des passes Montréal en a réussi 527 avec un pourcentage de réussite de 81% alors que Vancouver en a réussi 263 avec un pourcentage de réussite de 64%. Montréal a réussi à centrer le ballon 17 fois contre 9 pour Vancouver. Pourtant toute cette domination fut stérile puisqu’au niveau des tirs au but c’est Vancouver qui a eu le dessus avec 10, dont 3 cadrés pour 9 tirs dont 2 cadrés pour Montréal.

Si on continue de regarder les statistiques du match, on peut voir aussi une autre tendance. Les deux défenseurs latéraux, Jeb Brovsky et Denis Iapichino ont été beaucoup plus utilisés. Hier notre défenseur gauche, Iapichino a réussi 67 passes, soit le second total du club pour ce match. De son côté Brovsky en a réussi 54. Pour comparer, lors du match contre Chicago qui a eu un profil similaire au niveau de la domination montréalaise, nos défenseurs latéraux ont fait respectivement 55 et 46 passes. On peut donc conclure que Montréal a fait l’effort de passer par les côtés un peu plus qu’à l’habitude. Le problème c’est que devant eux Justin Mapp et Andres Romero n’ont pas eu un grand match.

En même temps il y a une autre tendance qu’on peut noter. Sur les quatre joueurs qui ont tenté plus de 50 passes, il y a nos quatre défenseurs. Comme quoi oui, Vancouver nous a laissé le ballon, mais l’Impact en a profité surtout derrière. Difficile de marquer quand on s’échange surtout le ballon dans notre zone. Jamais l’Impact n’a réussi à se défaire de ce casse-tête.

Si on lâche les chiffres un peu, je trouve que sans être parfait Iapichino a tout de même connu un bien meilleur match que celui contre les Red Bull. Évidemment on ne parle pas du même calibre d’équipe, mais il reste qu’il a bien mieux fait ce mercredi. C’était probablement de son meilleur match depuis sa venue avec l’équipe. Défensivement il était très impliqué et il était rapide pour amener le ballon en attaque. Ça aurait été encore mieux si Romero devant lui avait eu un match décent.

Romero a eu un match plus qu’ordinaire de son côté. Il avait l’air crevé après cinq minutes. Il faut dire qu’il a beaucoup couru récemment. Mercredi, il a payé le prix pour le fait que la rotation sur les ailes a été infréquentée. La blessure de Pisanu et les performances en dents de scie de Sanna Nyassi ont fait qu’il a débuté tous les matchs depuis le 16 mars à l’exception du match aller contre Toronto. Pour un gars qui avait peu joué lors des deux dernières saisons au Brésil, c’est beaucoup. Le congé du week-end lui fera le plus grand bien.

Après cette semaine sans match, Montréal aura une autre séquence bien occupée. Sur une période de 8 jours, l’Impact jouera trois fois. Les deux parties en MLS sont d’abord contre Philly à la maison et ensuite contre Kansas City sur la route. Au milieu de tout ça, il y aura le déplacement à Vancouver pour le match retour du championnat canadien. Ce sont trois rencontres importantes. Philadelphie nous suit et voudra nous enlever trois points pour pouvoir avoir une meilleure chance de faire les séries tandis que l’Impact doit être capable d’accrocher le Sporting KC s’ils veulent être un candidat sérieux dans l’est. Sans compter que je n’ai pas besoin de parler de l’importance du match à Vancouver. Ce sera une semaine pas mal occupé pour l’Impact au retour de la pause. En espérant que le club aura du renfort des joueurs présentement à l’infirmerie.

Mon haïku du match parce qu’il faut bien rester zen:

6 buts contre Toronto,
6 fractures pour Brovsky
Ne manque que 6 hors jeu pour DiVaio

 
 


C'est ce mercredi que commence la finale du championnat canadien Amway. Le gagnant de cette série en deux matchs aura le privilège de soulever la Coupe des Voyageurs, l'emblématique trophée remis au meilleur club canadien au terme de la compétition. Surtout le gagnant aura la tâche de représenter le pays en Ligue des Champions de la CONCACAF.

On clame souvent à Montréal que le grand rival de l'Impact c'est le TFC. La géographie fait que ces confrontations Québec Ontario sont souvent bien piquantes. Par contre sur le terrain ça manque encore de matchs où il y avait vraiment un enjeu important. Mercredi contre les Caps il y aura indéniablement un enjeu et ce ne sera pas la première fois que les deux clubs se disputeront une série sans lendemain.

La dernière fois que les deux clubs se sont rencontrés dans un tel contexte, c'est en 2011 dans le cadre de la demi-finale du championnat canadien. Les Caps étaient à leur première saison en MLS et l'Impact a leur dernière en D2. Les deux clubs avaient des débuts de saison difficile, mais voulaient se servir de cette compétition pour montrer qu'ils pouvaient être compétitifs. Montréal en particulier voulait montrer qu'ils n'étaient pas lions du niveau de la MLS.

Au final c'est Vancouver qui avait eu le meilleur. Ils avaient remporté le premier match sur le terrain du Stade Saputo par la marque de 1-0 grâce à un filet de Terry Dunfield. Lors du match retour Montréal montra qu'il avait ce qu'il fallait pour lutter grâce à un but d'Ali Gerba sur un tir de pénalité. À égalité parfaite après 180 minutes la série se retrouva en prolongation. Vancouver prit les devants grâce à un but de Mouloud Akloul. Montréal tenta tant bien que mal de répliquer. Ali Gerba passa à quelques millimètres de marquer son second but d'une tête qui effleura l'extérieur du poteau. Vancouver remporta la série 2-1.

Deux ans auparavant c'est alors que les deux clubs étaient en seconde division qu'il y eut affrontement au sommet. Pour la finale des séries éliminatoires de la saison 2009 l'Impact commença en gagnant le match aller sur la pelouse des Whitecaps. Remporté par la marque de 3-2 cette rencontre obligea les Whitecaps à rattraper un gros retard pour le match retour. Finalement la défensive de Vancouver ne put pas résister. Le défenseur des Caps Dan Pejic reçut un carton rouge et Montréal menait déjà 3-1, 6-3 au total, après les premières 45 minutes de jeu. L'Impact remportait ainsi son troisième et dernier championnat de D2.

En 2008 c'était les Whitecaps qui allaient dominer l'Impact. En plein milieu de son aventure en Ligue des Champions de la CONCACAF, l'Impact jouait la demi-finale de la seconde division contre son rival canadien. Montréal avait bien réussi a prendre les devants dans la série en gagnant le match aller 1-0 suite à un but d'Antonio Ribeiro mais la fatigue des semaines précédentes était sur le point de les rattraper. Au match retour joué quelques jours plus tard les Montréalais donnèrent deux buts en première mi-temps et ne furent jamais en mesure de réellement menacer les Caps par la suite. Vancouver remporta la série et la Coupe une semaine plus tard.

Les deux clubs s’étaient aussi rencontrés lors des séries de 2006. Ce qu'il y avait de particulier pour cette série c'est qu'elle mettait aux prises du côté de Vancouver l'ancien entraîneur de l'Impact Bob Lilley et du coté de Montréal son remplaçant, ancien capitaine et assistant entraîneur Nick DeSantis. Le premier match de la demi-finale se jouait à Montréal. Pour l'occasion personne ne put s'imposer. Lors du match retour Montréal continua d'avoir des problèmes avec l'offensive et ne pût s'inscrire au pointage. Par chance Vancouver ne put faire mieux et après 180 minutes de jeu c'était toujours 0-0. La prolongation allait finalement profiter à Vancouver alors qu'Eddy Sebrango et Tony Donatelli allaient donner la victoire à Vancouver qui allait ensuite remporter la finale.

Quand je regarde ces matchs, il y a deux choses que je remarque. Tout d'abord, à part le match retour de la finale de 2009, on parle de parties qui sont très serrés. Les deux clubs ont longtemps été très compétitifs et chaque match entre les deux était chaudement disputé. Souvent les parties Montréal Vancouver étaient importantes pour le classement et on ne se faisait pas de quartier. 

La seconde chose que je remarque c'est le nombre très élevé de joueurs qui ont porté les deux uniformes. En plus de Lilley qui a entraîné les deux clubs, il y a les deux buteurs de 2006, Sebrango et Donatelli. À eux, on peut entre autres ajouter les noms de Martin Nash, de David Testo, de Charles Gbeke et de Joey Gjertsen. Ces échanges fréquents ajoutaient une autre dimension aux matchs entre les Caps et l'Impact. Tout le monde connaissait très bien au moins deux ou trois joueurs de l'équipe adverse. Souvent ces joueurs voulaient prouver des choses à leur ancienne équipe. Ça ajoutait un degré d'implication supplémentaire qui haussait le niveau des matchs. 

Aujourd'hui les choses ont changé. On ne rencontre presque plus les Caps, la faute au calendrier de la MLS. Puis il n'y a qu'un seul joueur qui a joué pour les deux clubs, Jeb Brovsky. Ces rencontres ne sont plus les mêmes, elles n'ont plus la même saveur. Il reste que pour les deux clubs c'est important. Autant l'Impact que les Whitecaps ont fait un pas de géant en accédant à la MLS. Les deux clubs auront l'occasion à partir de ce soir de remporter un titre important, de donner une raison de célébrer à leurs partisans. Pour les deux équipes, ce n'est pas arrivé depuis l'entrée en MLS, ça serait donc bienvenu. Les deux rencontres devraient être bien intéressantes. En espérant que ce duel au sommet se répétera plus souvent.

 
 
La fin de l'année approche, la neige commence à faire son apparition et le sapin décore beaucoup de nos salons. Ce temps de rencontre et de réjouissance est le temps idéal pour s'arrêter un peu et prendre le temps de faire le point. Ce qu'on souhaite c'est de regarder derrière nous afin d'avoir une idée de ce qu'il y a devant nous. Il faudra pour ce faire regarder de quoi avait l'air le soccer au Canada avant le 1er janvier dernier, regarder ce que 2012 nous a apporté pour finalement tenter de voir ce que 2013 nous promet. 

Ce bilan se fera donc en trois parties distinctes. Dans la première partie (http://tinyurl.com/bw8rg5w), on a abordé en détail le portrait qu'on avait devant nous il y a un an. Dans la seconde (http://tinyurl.com/d6k4ebv) on a regardé ce que l'année 2012 nous a amené. Dans celle d'aujourd'hui, on tentera de voir vers où 2013 peut nous amener.

On commence encore une fois avec la sélection nationale. Avec l'élimination des seniors pour la Coupe du Monde de 2014 toute l'attention sera portée vers la génération de jeune qui s’est qualifié pour la dernière Coupe du Monde U17. Le même noyau de jeune commence 2013 avec un moment crucial, le tournoi de qualification pour la Coupe du Monde U20 qui sera disputé en Turquie cet été. On connaît déjà les modalités de qualifications. Le Canada est dans un groupe avec le Nicaragua et Cuba. Les deux premiers de chaque groupe iront en quart de finale. Si le Canada termine premier de son groupe, il jouera contre le deuxième du groupe A qui est composé des États-Unis, du Costa Rica et de Haïti. S'il termine second, il jouera contre le premier du groupe A. Les matchs de groupes auront lieu les 18 et 22 février pour le Canada.

Peu importe qui il affrontera s'il se rend en quart de finale, le Canada ne l'aura pas facile. La troupe de Nick Dasovic a battu le Costa Rica et les États-Unis lors de ses camps automnaux, mais en compétition officielle pour une place en Coupe du Monde c'est différent. Les jeunes devront composer avec beaucoup de pression. Surtout si on ajoute que cette génération de joueurs est celle sur laquelle tous les espoirs du pays reposent. Déjà des observateurs du soccer canadien proposent de faire de ces jeunes des membres de l'équipe nationale, de les couver et de les préparer pour qu'ils soient le noyau de la sélection senior lors des qualifications pour la Coupe du Monde de 2018.

Je crois qu'ils réussiront à se qualifier pour le tournoi. Je crois même qu'ils auront la chance de jouer la finale. Si c'est le cas, ce sera une première depuis 2007. Maintenant pour ce qui est de la Coupe du Monde en tant que telle mieux vaut ne pas se faire trop d'idées. Les rouges ont rarement pu se démarquer dans ce genre de tournoi. Pour moi le simple fait d'y retourner après avoir raté les éditions 2009 et 2011 serait déjà tout un exploit.

Même éliminé des qualifications pour la Coupe du Monde les seniors seront tout de même occupé cette année. Malgré l'absence d'entraîneur, l'ACS a organisé un camp hivernal en Arizona. En plus le Canada en profitera pour jouer deux matchs amicaux, le premier contre le Danemark et le second contre les États-Unis. Par la suite les Rouges devront aussi se réunir pour participer à la Gold Cup au mois de juillet.

On est en droit d'être sceptique quand on regarde la situation canadienne. Le club n'a même pas d'entraîneur, pas même par intérim. De plus bien des gens seraient surpris de revoir les joueurs qui se sont écrasés au Honduras l'automne dernier. Avec l'échéance pour la Coupe du Monde repoussé a dans 6 ans tous les joueurs de plus de 28 ans sont des candidats suspects pour la suite des choses. Le problème c'est qu'avec le gros manque de profondeur de l'équipe canadienne il sera difficile de former un club dont le noyau est au début de la vingtaine.

Pour cette raison et parce que la génération montante du Canada sera déjà occupée en Turquie pour la Coupe du Monde U20, je ne serais pas surpris de voir le retour de plusieurs joueurs qui ont joué cet automne, et ce même s'ils ne seront plus dans le portrait pour 2018. D'habitude les Gold Cups qui se déroulent en même temps que la phase finale de qualification pour la Coupe du Monde sont un peu moins compétitives. Dans cette optique ça serait la dernière chance de cette génération qu'on croyait très bonne de laisser une bonne impression. Malheureusement je n'y crois pas trop. Peu importe qui sera l'entraîneur et qui portera le maillot, il faudra un miracle pour que les rouges sortent de leur groupe cette année. Il y a trop de négatifs autour de ce club pour qu'il en soit autrement.

Du côté des clubs professionnel, le portrait est plus intéressant. Si on commence avec Vancouver, on a déjà vu le club se pourvoir de quelques joueurs pour amener de la profondeur. De plus le retour de YP Lee en défense leur enlève une grosse épine du pied. Deux défis se trouvent devant Martin Rennie pour 2013. Le premier se trouve au niveau des gardiens. Autant le vétéran Joe Cannon que l'ancien des Railhawks de la Caroline Brad Knighton espèrent avoir le poste de numéro 1. Les deux ont fait savoir qu'ils préféreraient partir plutôt que de jouer les seconds violons. Rennie devra trancher et faire un malheureux.

L'autre défi sera de rentabiliser l'investissement que représentent les joueurs désignés Barry Robson et Kenny Miller. Les deux Écossais n'ont pas montré grand-chose durant les quatre mois ou ils ont joué l'an passé et les deux ont une lourde pente à remonter. Personnellement je crois que cette année ils feront mentir leur détracteur. De se retrouver jeté dans la mêlée au milieu de la saison alors que tu dois normalement te retrouver en vacance n'est pas une chose facile à gérer. Très peu de joueurs en provenance d'Europe réussit a avoir un impact immédiat. Avec leur aide je vois bien les Caps remporter le championnat canadien cette saison et retourner en série en MLS.

En deuxième division le FC Edmonton a fait le ménage à la fin de 2012 et changé de stratégie en vue de la saison 2013. Pour la première fois, le club a décidé de se tourner vers des joueurs qui ont fait leurs preuves dans la ligue pour le recrutement. Les signatures de Neil Hlavaty, Edson Edwards et Lance Laing vont les aider en défense. La troupe de Colin Miller devra par contre s'occuper d'éliminer ses faiblesses du côté offensif. Je ne crois pas que ça va arriver cette année, mais un joueur comme Ali Gerba aurait été idéal pour eux l'an passé.

L'autre facteur qui pourrait handicaper le FC Edmonton c'est la tangente que prendra l'équipe nationale canadienne. Si la sélection nationale décide de faire table rase du passé tout en épargnant ses U20 qui ont une année chargé, alors le FC Edmonton pourrait bien perdre quelques joueurs importants au cours de l'été. Des joueurs comme Shaun Saiko et Paul Hamilton sont relativement jeunes et ont du talent. Ils pourraient bien se retrouver en équipe nationale si l'ACS décide de faire une équipe de transition pour la Gold Cup. En dehors de ça s'ils réussissent à trouver un marqueur le FC Edmonton sera un excellent club. Par contre s'ils se contentent des renforts qu'ils ont eus en défense et au milieu la troupe de Colin Miller réussira à faire les séries, mais dans le bas du tableau seulement.

Du côté du Toronto FC je peux tout de suite vous prédire qu'ils seront meilleurs que l'an passé. De toute façon pourraient ils réellement faite pire qu'en 2012? Le club semble quand même parti dans la bonne direction. La venue de Danny Califf en défense devrait beaucoup aider le club. Puis s'ils sont aussi chanceux au repêchage que l'an dernier alors qu'ils ont signé un excellent joueur en Luis Silva et qu'ils mettent la main avec leurs deux choix en première ronde sur des joueurs qui peuvent les aider tout de suite, ils peuvent s'améliorer.

La vraie question c'est a quel point ils peuvent le faire. Parce qu'il y a quelques points d'interrogation dans ce club. On peut se demander ce que donneront les retours de blessures de Stefan Frei et de Danny Koevermans. On peut aussi se demander si Éric Hassli est réellement l'homme de la situation pour le TFC. Il est spectaculaire, mais il est peu constant. Ensuite il ne faut pas oublier que le milieu de terrain repose sur les épaules de Torsten Frings qui, à 36 ans, n'est plus aussi en forme qu'a son arrivée avec le club. Finalement il faut se demander si Paul Mariner est réellement l'homme de la situation chez le TFC. Avec une fin de saison quasiment pire que le début qui a coûté son poste à Aron Winter, on peut penser que sa marge de manoeuvre sera très courte. Alors le TFC, mieux que l'an passé? Oui, mais jamais en série.

C'est au tour de l'Impact de Montréal maintenant. Je dois avouer que le club dirigé par Nick DeSantis me laisse perplexe. Autant on ne peut que louer le bon travail effectué l'an passé, autant depuis le départ de Jesse Marsch, pour des raisons de philosophie discordante, je ne sais plus trop quoi penser. Pour le moment, sans entraîneur, l'Impact semble amputé de la capacité d'avancer. Pendant que dans les autres clubs canadiens on semble savoir où on s'en va, autant chez l'Impact rien ne transparaît. L'impression que ça laisse pour les observateurs extérieurs est franchement désagréable. Au moins on nous a dit que le processus était en marche, mais il reste que pour le moment on attend. Pour ces raisons je ne serais pas surpris, si la situation ne change pas un peu, de voir l'Impact faire du surplace. 

On aura une bonne idée de ce que l'équipe veut faire au début de 2013. Comme De Santis et Joey Saputo semblent vouloir miser sur les joueurs européens, on est en droit de s'attendre a un peu d'action une fois la période de transfert international ouvert. Déjà on dirait bien que le club compte mettre sous contrat l'italien Andrea Pisanu qui a fait un essai avec le club lors du camp en Italie. Pour moi si l'Impact signe un joueur étranger avant de signer un nouvel entraîneur ça viendra confirmer que le patron de ce club c'est bel et bien Nick DeSantis et que toutes les belles paroles à propos de décision prises en collégialité ne sont que ça, des paroles.

Sur le terrain je crois que cette année sera une année charnière pour Montréal. Étant donné l'âge des cadres du club il faudra gagner et gagner tout de suite. Avec les Alessandro Nesta, Marco DiVaio, Patrice Bernier, Matteo Ferrari, Davy Arnaud qui ont tous au-dessus de 30 ans, on ne peut pas dire que ce club est bâti en pensant à long terme. Si la saison commence du mauvais pied, on parlera rapidement de reconstruction. Sauf qu'à l'Impact la philosophie c'est le recyclage. On reconstruit avec les pièces usagées des autres. Ça vaut ce que ça vaut.

Si on tourne maintenant notre attention du côté de l'Europe, on doit regarder vers l'Allemagne. C'est là qu'évolue l'attaquant Olivier Occéan. Auteur d'un seul but lors de la première moitié de saison on peut croire qu'il sera plus efficace en 2013. Il n'aura pas la distraction de jouer avec l'équipe nationale et il aura eu le temps de guérir ses petits bobos avec la pause. Toujours en Allemagne il faudra surveiller attentivement le développement des jeunes Québécois qui évoluent là bas. Julien Latendresse Lévesque devrait terminer son contrat avec Cottbus et il serait étonnant qu'il signe un autre pacte. Les plus jeunes tels Samuel Piette, Marco Lapenna, Shadrack Mmunga et Ismæl Benomar tenteront de faire leur preuve et de trouver du temps de jeu dans un environnement très compétitif.

Deux dossiers seront intéressants à suivre du côté des joueurs québécois en 2013. Il faudra d'abord surveiller où ira André Hainault. Annoncé l'an passé à Bordeaux, il serait maintenant étonnant qu'il joigne un club de ce niveau. Si j'avais à deviner, je regarderais du côté du Danemark. Les joueurs nord-américains y ont très bonne réputation. L’autre dossier a surveiller sera de voir si le nom de Jonathan Beaulieu Bourgault ressortira quelque part. J'ose espérer que oui. Après un 6 mois loin des terrains on est en droit de croire que s'il ne trouve rien en janvier l'Amérique du Nord puisse être une destination pour lui.

En Amérique du Nord, il faudra surveiller où iront l'attaquant Ali Gerba et le milieu de terrain Philippe Davies. Dans le cas de ce dernier, après avoir joué une demi-saison à Richmond en USL Pro, je ne serais pas surpris de le voir en NASL pour 2013. Il faut dire qu'il avait bien fait dans ce circuit avec les Whitecaps en 2010. Deux destinations pourraient s'offrir à lui. Tout d'abord San Antonio où plusieurs de ses anciens coéquipiers lors de la saison inaugurale des Caps en MLS se sont établis après avoir été libérés. Ensuite il serait aussi possible de le voir à Edmonton, il pourrait y rejoindre Colin Miller pour qui il a joué à Vancouver.

Du côté d'Ali Gerba la situation est beaucoup plus trouble. Quand un jeune au début de la vingtaine rate une saison, il y a toujours moyen pour lui de reprendre le collier. Par contre dans le cas d'un joueur comme Gerba, qui est dans la trentaine, c'est plus complexe. S'entraîner en solitaire c'est une chose, jouer un match à un haut niveau d'intensité c'en est une autre. Dans son cas j'espère qu'il pourra reprendre du service quelque part, mais je n'ai pas trop d'attentes. 

Pour les autres québécois qui pourraient aboutir quelque part en Amérique du Nord il faudra regarder du côté de Reda Agouram. Après avoir échoué dans sa tentative de signer en Europe le jeune attaquant devrait être capable de se faire une place sur le continent nord-américain. Après lui tout québécois qui se retrouvera chez les pros sera une belle surprise. 

Finalement il reste à voir ce qui adviendra de la PLSQ. Lors du dernier Podcast Soccer Plus Philippe Germain mentionnait que des clubs pourraient quitter la ligue et que rien n'était certain pour 2013. Je crois sincèrement qu'il faut que cette ligue continue. D'ailleurs j'aurais bien aimé voir l'Impact appuyer le projet en y mettant son Académie. Ça serait selon moi préférable de les faites jouer au Québec plutôt qu'en Ontario. J'ai bien de la misère a comprendre ce que cette ligue a de si bon pour que sa vaille la peine de faire voyager des jeunes pendant une quinzaine d'heures pour qu'ils puissent jouer deux matchs dans le même week-end.

Voilà qui conclut mon tour d’horizon du soccer québécois et canadien en cette fin de 2012. L’année qui vient de se terminer a connu des hauts et des bas. S’il y a une chose que je peux prédire absolument pour 2013 c’est que cette année sera aussi faite de haut et de bas. Il faut juste souhaiter que les bas restent à Toronto… 

 
 


La fin de l'année approche, la neige commence à faire son apparition et le sapin décore beaucoup de nos salons. Ce temps de rencontre et de réjouissance est le temps idéal pour s'arrêter un peu et prendre le temps de faire le point. Ce qu'on souhaite c'est de regarder derrière nous afin d'avoir une idée de ce qu'il y a devant nous. Il faudra pour ce faire regarder de quoi avait l'air le soccer au Canada avant le 1er janvier dernier, regarder ce que 2012 nous a apporté pour finalement tenter de voir ce que 2013 nous promet. 

Ce bilan se fera donc en trois parties distinctes. Dans la première http://tinyurl.com/bw8rg5w on a regardé de plus près le portrait qu'on avait devant nous il y a un an. Dans la seconde partie, on regardera aujourd'hui ce que l'année 2012 nous a amené. Puis dans la dernière on tentera de voir vers où 2013 peut nous amener. 

Côté sélection nationale il faut commencer par regarder du côté de l'équipe U23 qui jouait dans le tournoi de qualification pour les Jeux olympiques de Londres. Menés par celui qui allait plus tard devenir directeur technique de l'ACS, Tony Fonseca, nos jeunes ont échoué à la dernière étape en perdant en demi-finale contre le Mexique. Leur parcours avait pourtant été bon, réussissant même à prendre la mesure des É.-U.. Par contre des points perdus en fin de match contre Cuba leur a compliqué la tâche en les envoyant au second rang du groupe. En terminant premiers, les Rouges auraient eu sur leur chemin le Honduras qui semblait un adversaire plus accessible que le Mexique.

Chez les U20 l'automne a été très occupé. L'ACS a organisé plusieurs camps en vue des qualifications pour la coupe du monde de 2015. Lors de ces qualifications, le Canada fera partie d'un des huit groupes de trois pays. Le gagnant de chacun de ces groupes participera aux quarts de finale et les 4 gagnants de cette étape seront qualifiés pour la phase finale. On attend beaucoup de ces jeunes qui formaient le noyau du groupe qui s’est qualifié pour la dernière coupe du monde U17. 

Chez les seniors l'année a commencé par une défaite. En match amical sur l'île de Chypre, dans des conditions exécrables, l'Arménie a défait le Canada 3-1 au mois de février dernier. En juin les Rouges jouaient un autre match amical. Cette fois ils affrontaient à Toronto les États-Unis pour commémorer les 100 ans de l'ACS. Ce match servait aussi de préparation pour les premiers matchs de la 3e étape de qualification pour le mondial de 2014 au Brésil. Le Canada en a profité pour jouer un excellent match au niveau défensif et s'en tirer avec un match nul de 0-0.

Les résultats récents du Canada permettaient chez les supporters de la sélection un certain optimisme. Par le passé un des principaux problèmes de l'équipe était la préparation. Cette fois cet élément n'entrait pas en compte. Les Rouges allaient aussi rassurer en remportant leur premier match sur un terrain affreux à Cuba par le score de 1-0. Malheureusement quelques jours plus tard un nul de 0-0 sur le terrain du BMO Field allait gâcher quelque peu la fête.

Après une victoire en match amical contre Trinidad et Tobago au mois d'août, le Canada reprenait le processus de qualification en septembre en jouant deux matchs clés contre le Panama. Lors de la première rencontre jouée à Toronto, la troupe de Stephen Hart continua son bon travail défensif en battant la nation de l'Amérique Centrale 1-0. Lors de la seconde partie, le Canada montra ses limites suite à la perte de Dwayne DeRosario en s'inclinant par le score de 2-0.

Avec deux matchs à jouer en octobre le Canada était en bonne position pour se qualifier pour la ronde finale. La clé était de gagner le match restant à la maison contre Cuba et d'aller chercher un point sur le terrain du Honduras. La première partie ne fut qu'une formalité avec une formation réduite à cause de défections et de blessures les Cubains ne furent pas de taille et le Canada gagna le match 3-0. Ce fut une tout autre histoire au Honduras. Dans un stade hostile, les joueurs canadiens se sont écrasés comme un soufflé sortit du four beaucoup trop tôt, perdant le match par le score humiliant de 8-1.

Ce résultat qui a choqué le milieu du soccer canadien a mené à la démission de Stephen Hart. Toutes sortes de raisons ont été évoquées pour expliquer cet échec, que ce soit au niveau des joueurs ou de la structure du soccer canadien. Il reste que ce moment qui nous amène à remettre en question aurait pu être évité si les joueurs canadiens avaient marqué un but le 12 juin dernier face au Honduras à Toronto.

Du côté des clubs on a pu voir de bons et de moins bons moments. Si on regarde à Vancouver, on pouvait voir un visage familier derrière le banc, l'ex-entraîneur des Railhawks de la Caroline, Martin Rennie. Les Caps commençaient la saison 2012 avec de belles additions en défense, soit l'Argentin Martin Bonjour et le coréen YP Lee. Ces deux joueurs aidèrent les Caps à commencer la saison en alignant quatre jeux blancs. Par la suite les Caps prirent la mesure du Fc Edmonton en première ronde du championnat canadien avant de s'incliner en finale contre le Toronto FC.

Avec un club qui faisait bien, la direction de Vancouver décida tout de même de faire des changements à la mi-saison. Sébastien LeToux, Davude Chiumiento et Éric Hassli furent envoyés sous d'autres cieux pour faire de la place à Dane Richards et à deux joueurs désignés écossais, Kenny Miller et Barry Robson.

C'est à partir de ce moment que les choses commencèrent à aller moins bien. Une série de six défaites en sept matchs de la fin juillet au mois de septembre faillit faire dérailler la saison des Whitecaps. Malgré tout ils réussirent à se ressaisir en récoltant une fiche d’une victoire, une défaite et trois nulles en fin de saison. Ce fut assez pour terminer au 5e rang dans l'ouest. Ce fut surtout suffisant pour devenir la toute première équipe canadienne a se qualifier pour les séries d'après saison. Malheureusement ces séries ne durèrent qu'un match, les Caps s'inclinant par le score de 2-1 face aux éventuels champions, le Galaxy de Los Angeles.

Un peu plus à l'est, le Fc Edmonton entamait sa seconde saison en NASL. D'entrée de jeu la troupe du néerlandais Harry Sinkgraven était éliminée du championnat canadien par Vancouver. En NASL la saison prit une tournure similaire. Malgré la signature de plusieurs joueurs qui avaient de l'expérience en Europe le club albertain termina dernier de la ligue.

Le club connu des problèmes de discipline, le meilleur joueur Shaun Saiko fut suspendu au milieu de la saison alors qu'un autre joueur, Matt Lam fut tout simplement congédié. À la fin de l'année, le propriétaire du club décida de faire le ménage. Les joueurs européens furent libérés et le staff d'entraîneur congédié. Le club mit la main sur quelques joueurs qui étaient des valeurs sûres dans la ligue et embaucha Colin Miller comme entraîneur.

En Ontario le Toronto FC commença son année de belle façon. En quart de finale de la ligue des champions de la CONCACAF la troupe d'Aron Winter affrontait le LA Galaxy. En gagnant le match retour 2-1 le TFC remporta la série et obtint le privilège d'affronter le club mexicain Santos Laguna en demi-finale. Comme on pouvait s'y attendre, le club de la MLS ne fit pas le poids et se fit éliminer suite à une défaite de 7-3 au total des buts.

En MLS le début de saison était beaucoup plus difficile. Le club de la ville reine encaissa neuf défaites consécutives pour débuter la saison. Malgré tout le TFC réussit à remporter le championnat canadien en défaisant Montréal et Vancouver. Avec la pire défense de la ligue et une des pires offensives Aron Winter fut relevée de ses fonctions et fut remplacée par Paul Mariner. Avec la saison perdue en MLS, les supporters torontois avaient l'occasion de se reprendre en ligue des champions. Le sort leur joua un mauvais tour en les mettant dans le même groupe que Santos Laguna. Toronto termina la compétition au second rang sur trois avec une fiche de deux victoires et deux défaites. En MLS le club termina bon dernier avec seulement 23 points.

Après la saison le club décida de ramener le prix des billets de saison au niveau de la première année. En plus le club nomma un président. L'ancien de DC United, Kevin Payne, fut nommé avec comme mission de remettre le train sur les rails.

À Montréal les partisans avaient enfin droit à du soccer de première division. La saison commença à Vancouver par une défaite de 2-0. La semaine suivante plus de 58000 spectateurs s'entassaient dans le Stade Olympique pour assister à un match nul de 1-1 contre le Fire de Chicago. La première victoire vint au 6e match de la saison face au Toronto FC.

Après avoir joué ses 5 premiers matchs locaux au Stade Olympique et battu le vieux record d'assistance du Manic lors de la visite du Galaxy de Los Angeles, l'Impact retrouva finalement le Stade Saputo au milieu du mois de juin. Au départ les foules étaient décevantes. À deux occasions le nombre de spectateurs était en bas de 13000. Le club dut modifier sa structure de prix pour redresser une situation qui devenait embarrassante. 

Sur le terrain l'Impact se débrouillait bien. Malgré tout la direction décida de se renforcer en faisant de l'attaquant italien Marco DiVaio son premier joueur désigné. Il fut rapidement rejoint par un autre ancien de la squadra azzura, Alessandro Nesta. L'Impact réussit aussi un coup de génie en refilant le très inconstant gardien Donovan Ricketts pour un portier plus efficace, Troy Perkins. Ces changements permirent à l'Impact de remporter 5 matchs consécutifs en août. Cette performance leur permit même de rêver aux séries éliminatoires. Le mois d'août fut aussi celui de Patrice Bernier. Il fut choisi joueur du mois par la ligue.

Malgré un calendrier allégé en fin de saison l'Impact ne put continuer sur sa lancée. L'incapacité du club montréalais à s'imposer sur la route sonna le glas des espérances de séries éliminatoires. Au terme d'une saison de 12 victoires 16 défaites et 6 nulles, l'entraîneur Jesse Marsch quitta le club à cause d'un différent au niveau de la philosophie. Deux anciens joueurs marquants du club annoncèrent leur départ à la retraite, l'attaquant Eddy Sebrango et le gardien Greg Sutton.

Au niveau des joueurs québécois qui évoluent à l'étranger, l'année 2012 fut celle de l'attaquant Olivier Occéan. Il commença l'année avec Furth en Bundesliga 2 où il poursuivit le bon travail entamé à l'automne. Il termina la saison 2011-12 avec 17 buts et Furth fut promu en Bundesliga. Occéan changea tout de même de club, son 3e depuis son départ de Norvège, et se retrouva avec un autre club promu, l'Eintracht Frankfurt, pour un montant de transfert de plus d’un million d’Euros. En 3e division le milieu de terrain Jonathan Beaulieu Bourgault termina en milieu de peloton avec Munster. Il fut libéré en juin et ne se retrouva pas de club. De son côté le gardien Julien Latendresse Lévesque ne joue pas a Energie Cottbus.

En Amérique du Nord, le défenseur André Hainault aida le Dynamo de Houston à retourner en finale de la coupe de la MLS. Contrairement à la saison précédente, il ne participa pas au match. Son contrat est venu à échéance et il est maintenant libre. En NASL le défenseur Fabrice Lassonde commença la saison avec le FC Edmonton. Ralenti par une blessure il fut libéré en cours de saison. Finalement l'ancien milieu de terrain des Whitecaps de Vancouver, Philippe Davies, signa en juillet un contrat avec les Kickers de Richmond de la USL Pro. Il joua là-bas un peu moins qu'une dizaine de matchs.

Au niveau local la PLSQ se mît en branle avec seulement cinq clubs, Brossard, St-Léonard, Boisbriand, Blainville et L'Assomption. Plusieurs noms connus se sont joints à la ligue, surtout des anciens de l'Impact tels Simon Gatti ou Antonio Ribeiro. St-Léonard a remporté les grands honneurs lors de cette première année qui doit être considérée comme un succès par le simple fait qu'elle ait eu lieu. Pour l'an prochain, on parle déjà d'expansion, entre autres dans l'Outaouais où un club s’est désisté à la dernière minute.

Voilà pour le récapitulatif de l'année 2012. On peut dire que ce fut une année chargé durant laquelle le soccer canadien, malgré tout ses troubles et ses défauts a continué d'avancer lentement mais sûrement. Il reste à voir vers où il avance. 

 
 
La fin de l'année approche, la neige commence à faire son apparition et le sapin décore beaucoup de nos salons. Ce temps de rencontre et de réjouissance est le temps idéal pour s'arrêter un peu et prendre le temps de faire le point. Ce qu'on souhaite c'est de regarder derrière nous afin d'avoir une idée de ce qu'il y a devant nous. Il faudra pour ce faire regarder de quoi avait l'air le soccer au Canada avant le 1er janvier dernier, regarder ce que 2012 nous a apporté pour finalement tenter de voir ce que 2013 nous promet. 

Ce bilan se fera donc en trois parties distinctes. Dans la première, celle d'aujourd'hui, on abordera en détail le portrait qu'on avait devant nous il y a un an. Dans la seconde on regardera ce que l'année 2012 nous a amené. Puis dans la dernière on tentera de voir vers où 2013 peut nous amener. 

Si on commence au niveau de l'équipe nationale on constate qu'au début de l'année 2012 l'optimisme était de mise. Après une année 2010 marquée par une élimination hâtive et crève-coeur du tournoi de la Gold Cup, l'équipe senior masculine semblait aller mieux. Malgré un classement qui l'obligeait à jouer une ronde de qualification supplémentaire en vue de la Coupe du Monde de 2014, des jours meilleurs semblaient venir. D'abord l'ACS prenait au sérieux son programme masculin. Puis ces matchs de qualification en surplus contre Porto Rico, Sainte-Lucie et St-Kitts et Nevis semblaient être idéaux pour permettre à nos internationaux de combler un des problèmes récurrents auxquels ils étaient confrontés, le manque de matchs en sélection. Au final les Rouges, avec Stephen Hart aux commandes, sans être dominants ont passé cette étape sans trop de problèmes et étaient prêts à affronter le Honduras, le Panama et Cuba dans la ronde suivante en 2012.

Au niveau des clubs on avait droit en 2011 en plus du Toronto FC, à la première saison des Whitecaps en MLS, à la première saison du FC Edmonton et à la dernière saison en seconde division pour l'Impact de Montréal. Du côté des Caps, le club semblait bien bâti sur papier et jouait en début de saison un soccer intéressant à regarder. Pourtant la direction du club n'était pas satisfaite et congédia rapidement l'entraîneur Teitur Thordarson. La spirale descendante continua et Vancouver termina tout en bas du classement de la ligue. 

Au Fc Edmonton la saison inaugurale semblait bien partie. L'équipe formée principalement de jeunes joueurs locaux commença de belle manière avant de ralentir au point de quasiment rater les séries à la fin de la saison. La troupe du néerlandais Harry Sinkgraven semblait tout de même sur la bonne voie pour permettre à plusieurs jeunes joueurs de vivre l'expérience de jouer professionnellement. 

À Toronto l'année 2011 fut une autre année difficile. Malgré une énième victoire en championnat canadien, les choses étaient plus dures en MLS. Toutefois le club de la ville reine réussit à convaincre en fin de saison avec une belle série de matchs autant en ligue des champions où ils réussirent à se qualifier pour les quarts de finale en 2012, qu'en MLS où la troupe d'Aron Winter semblait tranquillement en mesure de faire sa place.

Finalement à Montréal la saison 2011 devait en être une de transition. L'année fut marquée par un certain renouveau de l'effectif où le club tentait de trouver du côté de la France des joueurs à faire graduer en MLS. Sur le terrain cette recette ne fonctionna pas du tout. Tellement qu'à la mi-saison deux des joueurs recrutés de cette façon étaient partis et le club avait de la difficulté à s'imposer. L'entraîneur Marc Dos Santos qui ne croyait pas avoir la confiance de la direction décida lui aussi de partir et fut remplacé de façon intérimaire par Nick De Santis. Fort d'une nouvelle vague de recrutement l'Impact se replaça un peu, mais ce fut trop peu trop tard et le club rata les séries éliminatoires.

L'Impact profita aussi de la saison 2011 pour entamer sa montée vers la MLS. Dès le mois d'août, le nouveau logo fut présenté. Un peu plus tard l'ancien assistant de l'équipe nationale américaine, Jesse Marsch, fut nommé premier entraîneur du club. Puis l'ancien défenseur de l'Inter Milan, Nelson Rivas fut le premier recrutement de l'Impact. Il fut rejoint par quelques transfuges du club de seconde division, entre autres Evan Bush et Hassoun Camara. Par contre quelques figures populaires du club de D2 furent mises de côté par le staff technique. Ce fut le cas de Philippe Billy, d'Antonio Ribeiro et d'Ali Gerba.

Au mois de novembre, l'Impact prit réellement forme en sélectionnant 10 joueurs lors du repêchage d'expansion. Parmi ces choix celui de Brian Ching attira particulièrement l'attention. L'attaquant hawaïen était une figure importante du Dynamo de Houston et avait clairement laissé entendre qu'il préférait prendre sa retraite plutôt que de changer de club. Après avoir présenté son nouveau maillot, l'Impact annonça deux autres signatures, la première fut beaucoup de bruit puisqu'elle permit au milieu de terrain Patrice Bernier de rentrer au bercail après presque dix ans en Europe. La seconde passa quasiment inaperçue, il s'agissait d'un jeune milieu de terrain brésilien issu de la D2 Suisse, Felipe Martins.

Au niveau des Québécois à l'extérieur de la province en 2011 on voyait déjà que c'était plus difficile. Olivier Occéan complétait au début de l'année sa première saison avec Offenbach Kickers en 3e division. Ses performances furent remarquées et il fut transféré au club de Greuther Furth en Bundesliga 2 en vue de la saison 2011-12. Dès l'automne il s'imposa comme étant un des meilleurs de son club en inscrivant plusieurs buts importants et en aidant le club dans sa lutte pour la promotion.

En Allemagne on pouvait aussi voir le jeune gardien Julien Latendresse Lévesque qui continuait sa progression avec Energie Cottbus. Une blessure sérieuse à un poignet vint contrecarrer ses plans au milieu de l'année et il dut être opéré ce qui le laissa sur la touche pour pratiquement toute la saison 2011-12. Toujours en Allemagne le milieu Jonathan Beaulieu Bourgault continuait sa progression avec Preussen Munster en 3e division. 

Au Danemark le milieu de terrain Patrice Bernier continuait de donner un solide coup de main à Nordsjaelland avant de subir une blessure au genou. Comme il était en fin de contrat, cette embûche tombait bien mal. Avec l'Impact qui lui faisait les yeux doux, Bernier signa avec Lyngby un contrat peu contraignant pour retrouver la forme en Europe avant de décider s'il reviendrait à la maison.

En Amérique du Nord, l'année 2011 fut excellente pour le défenseur André Hainault du Dynamo de Houston. Il était un titulaire indiscutable pour un club qui termina son beau parcours en série éliminatoire en finale de la Coupe de la MLS. À Vancouver on retrouvait aussi un québécois, le milieu de terrain Philippe Davies. Malheureusement il n'eut jamais l'occasion de se faire valoir sur le terrain et il fut libéré à la fin de la saison. Le jeune Alex Surprenant connut un sort similaire après une fin de saison difficile avec le Fc Edmonton.

Finalement au niveau local la Fédération de soccer du Québec annonça ses plans pour une toute nouvelle ligue semi-pro. Le but était d'avoir, dans ce qui devait être la fierté du soccer québécois, autour de 8 clubs. Plusieurs tractations eurent lieu en coulisse à ce niveau et pour beaucoup de gens le scepticisme était de mise à l'aube de l'année 2012.

Voilà pour le portrait avant l'année 2012. Ce qu'on voit à la grandeur du Canada c'est un soccer en pleine période d'adolescence. Un soccer qui lorgne la cour des grands, mais qui n'est pas encore prêt à passer à l'âge adulte. Un soccer qui tente de grandir, mais qui n'est pas encore complètement développé.

 
 


Avec le dernier match de l'Impact maintenant derrière nous la saison régulière de la MLS est maintenant terminée. C'est le début des séries éliminatoires, mais c'est aussi le début officiel de la saison des bilans. J'ai déjà pondu deux chroniques qui s'approchaient de ce thème, la première à propos des restants du repêchage d'expansion (http://www.optimum-soccer.com/1/post/2012/10/les-restants-du-repchage-dexpansion.html) et la seconde à propos des récompenses que je distribuerais chez l'Impact (http://www.optimum-soccer.com/1/post/2012/10/pour-qui-les-trophes-chez-limpact.html). Pour continuer sur ce thème je vous propose aujourd'hui un bilan croisé des quatre clubs professionnels de soccer canadien, les Whitecaps de Vancouver, l'Impact de Montréal, le Toronto FC et le FC Edmonton. Pour chaque club j'ai sélectionné un représentant des médias et je leur ai tous posé les 5 mêmes questions. Pour Vancouver les réponses sont de Peter Schaad, pour Montréal les réponses sont celle de Matthias Van Halst, pour Toronto les réponses sont celles de Ben Rycroft et pour Edmonton les réponses sont celle de Steven Sandor. 

Optimum Soccer: Au départ de la saison qu'elles étaient les attentes envers l'équipe et dans quelles mesures ses attentes ont elles été comblées?

Peter Schaad: Après une saison inaugurale difficile, les attentes envers les Whitecaps n'allaient pas être élevées, malgré tout le club voulait être en position de lutter pour les séries et être plus difficile à vaincre. Je crois que les attentes ont été dépassées et si ça n'avait pas été d'un passage à vide au milieu de l'été les Caps seraient bien plus haut au classement de la division ouest.

Matthias Van Halst: Pour sa première saison, Montréal devait être compétitif et offrir un jeu digne de la plupart des autres clubs de MLS, sans réelle obligation de classement. L’équipe a bousculé certains ténors, a régulièrement enthousiasmé ses supporters au stade Saputo et rares furent les rencontres où elle ne fut pas dans le coup. Sa place dans le ventre mou du classement atteste d’un bon bilan chiffré quand on le compare à ceux des clubs arrivés en MLS depuis 2007.

Ben Rycroft: Mes attentes pour le TFC étaient qu'ils soient en mesure de se battre pour une place en séries d'après saisons. Je m'attendais aussi a ce qu'ils ne congédient pas l'entraîneur Aron Winter avant de voir s'ils réussiraient a atteindre ce but ou nom. Évidemment dans les deux cas ce n'était même pas proche. 

Steven Sandor: Des quatre équipes professionnelles canadiennes, le FC Edmonton a probablement vécu la saison la plus décevante, encore plus décevante que le TFC. En dehors des partisans les plus fidèles, personne ne voyait vraiment le TFC en série éliminatoire. Alors leur échec, même s'il est décevant, n'est pas surprenant. Par contre on s'attendait à ce que FCE soit dans le top 3 de la NASL. L'équipe avait attiré des joueurs coûteux du Chili et de France pour élever un contingent de joueur local de qualité. Puis il y a aussi Matt Lam qui rentrait au bercail suite a un prêt à une bonne équipe du Japon. Malheureusement l'équipe s’est écroulée et a terminé au tout dernier rang. 

Optimum Soccer: Quel a été le point tournant de la saison qui a fait de celle-ci un échec ou une réussite?

Peter Schaad: En réalité le point tournant est arrivé en août 2011 quand le club a signé Martin Rennie qui entraînait à ce moment les Railhawks de la Caroline. Il était près de signer avec Montréal, mais Vancouver a finalement réussi à l'attirer. Il a été un ajout fantastique pour le club et il a beaucoup appris à sa première saison en MLS. Puis les choses ont bien tourné pour l'Impact aussi puisque Jesse Marsch a été tout aussi bon à sa première saison en MLS. 

Matthias Van Halst: Le tournant de la saison a été, sans le moindre doute, le match à Colorado où Jesse Marsch a fait jouer Warner, Bernier et Felipe de concert après avoir essayé, sans succès, toutes les combinaisons à deux entre eux. Alors que jusque-là, même en dominant, l’équipe était surtout efficace en contre-attaque, elle a ensuite été capable de marquer en posant le jeu et à être dangereuse dans l’axe grâce à ce trio, aussi capable d’accélérer ses attaques. Ajoutez-y l’intégration de Di Vaio et une succession de rencontres au stade Saputo, et vous obtiendrez les ingrédients d’un bel été footballistique.

Ben Rycroft: Le congédiement d'Aron Winter a envoyé comme signal, encore une fois, que les Torontois devaient se contenter d'une autre saison perdue. C'était pourtant en prévision de faire un pas en avant en 2012, de s'approcher enfin des séries, que le club avait été construit. Tout ça a été gaspillé avec l'affreux départ d'aucune victoire et neuf défaites en MLS. 

Steven Sandor: Je crois que c'est quand l'entraîneur Harry Sinkgraven qui a perdu son poste à la fin de la saison a fait savoir publiquement qu'il suspendait Shaun Saiko. Saiko était le meneur au niveau des buts à ce moment-là et Harry a décidé non seulement de le laisser sur le banc, mais de lui interdire l'accès au Clarke Stadium pour un match clé contre le Minnesota. Ça a montré au public qu'il y avait réellement des problèmes en dehors du terrain avec cette équipe ce qui a été confirmé quand Lam a été suspendu pour toute la fin de la saison quelques semaines plus tard. Ça a montré que FCE n'était pas un club très uni.

Optimum Soccer: Quelle est la principale chose qui a manqué à l'équipe cette année?

Peter Schaad: C'est difficile pour tous les clubs d'être en mesure de gagner sur la route, mais les Whitecaps aurait vraiment eu besoin de 2 ou 3 victoires de plus à l'extérieur du BC Place. C'est encore plus difficile quand on est dans le nord-ouest à cause des voyages, mais une chose que Martin Rennie souhaite faire durant l'entre-saison c'est d'étudier les performances de l'équipe à l'extérieur et d'essayer de trouver une façon d'avoir plus de succès loin de Vancouver. 

Matthias Van Halst: Ce qui a manqué? Tout dépend de quand dans l’année… Là est peut-être la réponse à la question : une saison relativement stable derrière soi pour avoir certaines bases sur le terrain. Il y a donc eu beaucoup d’ajustements en cours d’année et dans l’ensemble, ils ont permis une amélioration. Mais il a longtemps manqué un projet de jeu offensif clair. Et sur l’ensemble de la saison, on voit clairement que les faiblesses, tant offensive que défensive (même si là, il y a eu progrès) se situent sur les côtés, de même que sur les phases arrêtées, cruciales en MLS.

Ben Rycroft: Ça doit commencer par une paire de défenseurs centraux qui sont capables d'être constants. Par la suite il faut que la direction du club use de constance dans ses décisions. Pour le moment ils sont toujours en train de réagir, et ce de façon improvisée. Il leur faut repenser au complet comment ils gèrent les opérations soccer.

Steven Sandor: FCE est l'équipe qui a marqué le moins de buts en NASL. Le club a besoin de trouver un marqueur fiable au niveau de la NASL, pas un joueur étranger ou un projet. Il faut trouver un joueur qui n'a plus de contrat, qui a historiquement marqué des buts à ce niveau et le signer.

Optimum Soccer: Qu'elle doit être la priorité de la direction pour l'an prochain?

Peter Schaad: Les Caps doivent continuer de s'améliorer cet hiver, et ce à toutes les positions. Ils ont fait du bon travail pour cette saison en amenant YP Lee, Martin Bonjour, Andy O'Brian, Kenny Miller, Barry Robson et Dane Richards. Maintenant ils doivent continuer de trouver des meilleurs talents afin d'avoir encore plus de profondeur à toutes les positions. 

Matthias Van Halst: Pour 2013, il faut conserver ce qui a fonctionné cette année (on en parle peu, mais il ne faut rien tenir pour acquis) et améliorer le reste. C’est-à-dire trouver des joueurs capables d’amener le danger depuis les flancs, avoir un projet de jeu offensif et des solutions de rechange. Le banc aussi sera important, notamment au milieu en cas d’indisponibilité de Bernier, Warner ou Felipe. Il faut également des garanties de stabilité en défense. Enfin, des joueurs capables de mieux exploiter les phases arrêtées.

Ben Rycroft: Ce qu'il faut prioriser c'est la constance. Il faut aussi rebâtir la relation de confiance avec les fans. Ces deux choses manquent vraiment beaucoup. 

Steven Sandor: Bien, ça ne peut pas être autre chose qu'un nouvel entraîneur. Avec Sinkgraven et Aron Winter (Toronto FC) partis, on voit la fin de la mode néerlandaise au Canada, parce que oui c'était une mode. FCE a besoin d'un entraîneur avec une vision qui pourra faire progresser les jeunes joueurs canadiens et bâtir un vrai programme. 

Optimum Soccer: Quelle équipe canadienne risque d'être la plus dangereuse pour le championnat canadien l'an prochain?

Peter Schaad: Je ne peux plus prédire que les Whitecaps vont gagner le Championnat canadien Amway. C'est tout simplement une compétition qu'ils trouvent toujours le moyen de perdre. La clé c'était de finir devant Montréal cette année afin d'éviter un voyage sur la côte est en milieu de semaine au milieu d'un mois de mai très occupé.

Matthias Van Halst: Dans l’état actuel des choses, Montréal est favori pour remporter la coupe du Canada en 2013. Si on se fie à la deuxième moitié de saison des trois équipes de MLS, le calcul est vite fait et l’écart est trop grand avec Edmonton pour que ce dernier puisse rêver de s’imposer. Mais en MLS plus qu’ailleurs, les choses peuvent changer très rapidement, dans tous les sens, d’une saison à l’autre. Les modifications apportées durant la période des transferts et l’adaptation de chacune des équipes à la nouvelle donne redistribueront, plus ou moins, les cartes.

Ben Rycroft: C'est encore impossible à prédire puisqu'il va y avoir encore beaucoup de mouvement de personnel d'ici le début de la prochaine saison. Par contre si ça se jouait aujourd'hui, avec tous les joueurs en santé, je crois que Vancouver l'emporterait sur Montréal en finale. 

Steven Sandor: Ça ne peut pas être un autre club que Toronto. Le TFC, peut importe a quel point ils sont mauvais en dehors de cette compétition, semble avoir une emprise mystique sur ce tournoi. Ça part avec des buts chanceux, des retours de l'arrière étrange et même des matchs annulés pour cause de météo et s’a tous les ans. Alors on va laisser les Red Patch Boys (supporters torontois) sacrifier une autre chèvre et le TFC va être prêt à reprendre l'action. 

Optimum Soccer: J'aimerais remercier chacun des intervenants d'avoir pris de son temps pour répondre à mes questions. 

 
 
J'imagine que c'est la même chose pour tout le monde, la vie est parfois incompréhensible. Le soccer c'est la même chose, il y a toujours des éléments qui nous laissent perplexes. C'est dans cet état d'esprit que m'a laissé l'Impact et son staff technique suite au repêchage d'expansion. Je dois avouer que j'ai été très surpris le 23 novembre dernier quand Jesse Marsch a sélectionné Jeb Brovsky des Whitecaps de Vancouver.

Quand on parle de Jeb Brovsky on parle d'un jeune de 24 ans qui en est à sa seconde année comme professionnel. Il fut repêché au deuxième tour du Superdraft de 2011. Avec les Caps lors de sa saison recrue il a fait partie de la pire équipe de la ligue. Pouvant jouer surtout au milieu de terrain et pouvant dépanner en défense, il en a profité pour jouer 24 matchs, dont 16 comme partant.

Parmi tous les joueurs de la formation de Vancouver il est un de ceux qui ont eu à essuyer le plus de critiques en 2011 de la part des fans. D'ailleurs beaucoup d'entre eux étaient soulagés de le voir partir pour Montréal lors du repêchage d'expansion. C'est exactement pour cette raison que cette sélection m'a laisse perplexe a l'automne passe. Malheureusement le pattern semble se reproduire cette année encore. Brovsky n'a pas vraiment eu de bons matchs avec l'Impact depuis le début de la saison. Pour le moment il ne contribue réellement pas à ce qui se passe dans cette équipe.

Lors du premier match, il a eu l'air statique à plusieurs reprises et lors du second il doit prendre une part du blâme pour le but égalisateur de Chicago. Hier conte Columbus la plupart des gens blâmaient l'arbitre, mais il ne faut pas oublier que Brovsky avait été déjoué comme un enfant d'école quelques minutes auparavant au moment ou un joueur de Columbus c'est jeté par terre. J'ai bien l'impression que les clubs de la ligue se sont donné le mot et l'ont identifié comme étant le maillon faible de la défensive montréalaise. La conséquence de tout ça c'est qu'il ne sera pas en mesure de jouer le prochain match contre New York.

Le problème c'est qu'il n'y a pas vraiment de vrai défenseur droit disponible présentement pour prendre sa place. Avec Zarek Valentin qui évolue en équipe nationale, l'Impact fait face à un problème que bien des clubs connaissent, le manque de profondeur. Tous les autres joueurs qui sont avec Montréal en ce moment et qui peuvent évoluer à la position de latéral droit sont plus à l'aise ailleurs sur le terrain.

Durant le match contre Columbus on a vu Davy Arnaud prendre la place de Brovsky mais il est bien plus utile dans un rôle plus offensif. Sur le banc y a Callum Mallace, le problème c'est qu'il est tout jeune et a très peu joue comme arrière latéral, il est lui aussi plus habitué au milieu de terrain. L'autre solution pourrait être d'y mettre le vétéran Shavar Thomas, sauf qu'il est d'abord et avant tout un arrière central et le fait qu'il ait très peu joué dans les 15 derniers mois est inquiétant.

La chose qui me désole dans tout ça c'est qu'on avait une option comme arrière droit l'an passé et qu'on n’a même pas daigné lui offrir une chance de se faire valoir en seconde division. Il s'agit du jeune Fabrice Lassonde. Il a passé une bonne partie de l'été dernier à s'entraîner avec l'Impact, mais jamais le club ne lui offert de contrat. À la place il est allé ce printemps au camp d'entraînement du FC Edmonton et je suis pas mal sûr qu'il commencera la saison avec eux. Sans affirmer qu'il aurait automatiquement eu sa place avec le club cette année je crois qu'il aurait tout de même pu avoir sa chance au camp d'entraînement. En toute honnêteté il n'aurait pas pu faire pire que Brovsky.

Tout ça c'est du passé, il faut faire avec maintenant. Mais malgré tout il y a peut-être une petite lueur d'espoir pour nous au bout du tunnel. Le Canada (avec deux Québécois, Samuel Piette et Philippe Davies et un joueur de l’Impact, Evan James) a battu hier les États-Unis lors du tournoi de qualification pour les Jeux olympiques de Londres. Cette défaite du club de Valentin les place dans une position précaire. Advenant un mauvais résultat contre El Salvador, les USA seraient éliminés et l'Impact retrouverait son arrière droit. La vraie clé pour Montréal elle est là, Allez El Salvador! 

 
 

L'Impact de Montréal a finalement joué son premier match officiel en MLS. Perdu au compte de 2-0 ce match nous a tout de même permis de voir de belles choses du coté Montréalais. Pour un club d'expansion, on ne peut pas dire qu'on a été déclassé, on a fait deux erreurs et on a payé cash les deux fois. Voici mes observations pour le match de samedi soir.

-Le reportage à RDS commençait avec un petit quelque chose sur l'histoire du club. C'est juste dommage que ça s'arrêtait en après le championnat de 2004.

-Claudine Douville qui fait la description a commencé son match du mauvais pied en confondant Justin Braun (un blanc de 6 et 2) et Sanna Nyassi (un noir de 5 et 8).

-Au début du match, on a vu le groupe de support de Vancouver, les Southsiders, qui enlevaient ce qu'ils avaient préparé pour supporter les leurs. On a malheureusement pas vu ce que c'était. Il faut que les diffuseurs montrent ces choses, ça fait partie du spectacle.

-Deux fois en dix minutes Davide Chiumiento a fait une talonnade dans le dos de Jeb Brovsky. Il va falloir qu'il soit plus conscient de ce qui se passe autour de lui.

-Felipe a souvent eu l'air dépassé par la vitesse de ce qui se passait autour de lui. Comme on dit qu'il a connu un bon camp, ça me fait croire que le rythme a vraiment augmenté.

-Justin Braun a eu l'air perdu pendant une bonne partie du match. En le faisant jouer un poil en retrait, on aurait pu penser que ça aurait facilité les liens avec le milieu de terrain, mais c'est tout le contraire qui est arrivé.

-J'ai bien aimé de voir la réaction après le second but, l'Impact a relevé ses manches et a eu de bonnes chances de la mettre dedans.

-J'espère que le Stade Olympique va être plus bruyant la semaine prochaine, il me semble que c'était tranquille à Vancouver.


Le côté le plus agréable du fait que ce match soit enfin passé c'est qu'on va arrêter de nous parler dans les médias de la suppose rivalité entre les deux clubs. Je trouve que le terme rivalité est quelque peu galvaudé dans nos médias sportifs. Pour moi au soccer il y a deux cotes à une rivalité. Il faut évidemment qu'il y ait une rivalité sur le terrain. Si a la fin du match les joueurs se serrent la main se félicitent et se donnent des tapes dans le dos alors ça ne fait pas une grosse rivalité. Mais un peu d'animosité entre les joueurs ce n'est pas tout. Je dirais même qu'à la limite c'est quasiment superflu. De toute façon dans une ligue comme la MLS un joueur ne sais jamais s'il ne va pas être échangé à l'autre club alors il n'a pas intérêt à trop embarquer dans ce genre de chose. Pour moi il faut tout d'abord que les fans des deux clubs ne s'aiment pas. Il faut aussi que ceux-ci puissent aller voir les matchs dans le stade de l'autre club. D'après moi une équipe sportive existe d'abord et avant tout dans l'esprit de ceux qui la supportent, on parle quand même de sport spectacle ici et sans spectateur ça prend la même valeur que si c'est moi qui joue un match dans un parc.

Tout ça pour dire que je ne vois pas comment on peut parler de rivalité entre les Whitecaps et l'Impact. La distance et les coûts prohibitifs du transport sont le premier frein au développement d'une vraie rivalité. Vous me direz que les supporters des Caps ne portent pas l'Impact dans leur cœur, vous avez raison. Le problème c'est qu'ils n'aiment pas l'Impact parce qu'ils ont perdu 6-1 contre le Toronto FC. Du côté des supporters de Montréal, ce match n'a pas vraiment créé de sentiments d'animosité envers le club de l'ouest. L'animosité a plus été envers notre propre équipe. De plus le fait qu'on ait joué aussi souvent contre eux lors des 10 dernières années a un peu enlevé le caractère évènementiel des matchs contre Vancouver, surtout qu'on a gagné plus souvent qu'a notre tour.

Par contre du côté de Montréal et Toronto l'animosité est définitivement là. Puis avec Montréal maintenant en MLS ces matchs sont encore plus importants puisque les deux clubs sont dans la même division. D'ailleurs lors de la dernière édition du podcast SoccerPlus l'animateur Philipe Germain magnifiait la rivalité entre l'Impact et les Whitecaps, sauf que la plupart de ses collaborateurs s'excusaient de voir le TFC en série éliminatoire. Je crois que c'est le genre de chose qui parle de lui même. Il est possible de faire un petit test rapide aussi, essayez donc de vous rappeler de faits qui vous ont marqués des matchs Vancouver Montréal lors de 5 dernières années? De mon côté je me rappelle bien qu'on a gagné le championnat contre eux, mais ils n'ont jamais été dans le coup. Il me semble aussi qu'en 2008 ils nous ont éliminés en séries, mais je ne suis pas trop sur. Du côté de Toronto, c'est autre chose. Je me rappelle très bien le nul a Toronto qui nous a donné le championnat canadien, je me rappelle qu'un Torontois avait raté un but grand ouvert qui leur aurait donné la victoire (Cunningham?). Je me rappelle l'année suivante le coup de poing de Roberto Brown, le hors-jeu imaginaire contre Rocco Placentino. Puis je me rappelle très bien le 6-1. Je regarde ça objectivement et Vancouver ne fait pas le poids, le vrai rival c'est le TFC. Il ne reste plus qu'à espérer que les joueurs comprendront l'importance du match du 7 avril prochain.

En passant quand je dis ça ce n’est pas pour dénigrer ce qui a pu se passer avant. Personnellement je supporte l'Impact depuis 2005 et je sais bien qu'il y avait du soccer à Montréal avant. Mais en même temps avec l'état de notre soccer tout ce qui c'est passé avant il n'y a jamais vraiment eu personne pour le partager avec les autres. C'est ce qui se passe quand ton histoire n'est pas continue. D'ailleurs ça me fait penser qu'il faudra bien profiter de ce qu'on va vivre cette saison, car si on regarde l'histoire du soccer à Montréal dans les 40 dernières années on voit bien que la durée et la continuité sont loin d'être la règle. Présentement ce qu'on vit c'est exceptionnel, mais ça ne veut pas dire que ça va être éternel.

Pour terminer je vous offre mon haiku du match, parce qu'il faut bien rester zen:

Papillons,
Moments d'inatentions,
Éventuellement le soleil brilleras
 
 

Depuis plusieurs années déjà le soccer canadien est dominé par trois villes, Montréal, Toronto et Vancouver. Avec l'Impact qui rejoint ses deux rivaux en MLS peut-être verrons-nous le retour d'une tradition qui s’est un peu perdue depuis la naissance du TFC, le transfert de joueurs entre équipes canadiennes. Traditionnellement le tout se passait entre l'Impact les Whitecaps et le Lynx de Toronto. Les Lynx et l'Impact ont été très actifs sur ce front, Ali Gerba a séjourné avec les Lynx à deux reprises dans sa carrière et avec l'Impact trois fois. À un certain moment de son histoire, les Lynx se faisaient une spécialité d'envoyer des joueurs vers Montréal qui cherchait à se renforcer en vue des séries. C'est de cette façon que Charles Gbeke a joint l'Impact pour la première fois.

Montréal et Vancouver ont aussi été actifs du côté des transactions entre les deux clubs. Gbeke a d'ailleurs fait partie d'une de ces transactions, ce qui fait de lui un des joueurs qui ont joué dans les trois marchés canadiens. Parmi les autres qui sont passés à la fois par Vancouver et Montréal on peut voir si on remonte loin Nick Dasovic et Martin Nash. Eduardo Sebrango qui a signé avec l'Impact pour la saison 2012 en MLS est aussi un ancien de Vancouver où il a effectué deux séjours. Joey Gjertsen des Earthquakes de San Jose  est un autre qui a effectué des séjours avec Vancouver et Montréal. Il avait rejoint l'Impact en même temps que David Testo alors que Vancouver avait mis la main sur Zé Roberto et Alan Marcina.

À date j'ai beaucoup parlé des Lynx de Toronto, mais très peu du Toronto FC. Arrivée sur la scène en 2007 le TFC comptait dans ses rangs pour la saison inaugurale deux anciens de l'Impact, soit Adam Braz et Greg Sutton. Par la suite plusieurs joueurs ont fait l'aller-retour entre Toronto et les deux autres clubs canadiens. D'ailleurs c'est à Toronto qu'on retrouve le seul joueur de la MLS qui a joué dans les trois grands centres. Il s'agit du défenseur central Adrian Cann. Il a porté les couleurs de l'Impact lors des saisons 2004 et 2005, par la suite il est allé chez les Whitecaps de 2006 à 2008, avant de joindre le TFC en 2010. Vancouver n'est pas en reste non plus, évidemment avec une seule saison de MLS derrière la cravate il n'y a pas eu beaucoup de mouvement de joueurs avec les autres clubs du Canada du coté de Vancouver. Ils ont tout de même trouvé le moyen d'envoyer leur seul joueur local d'importance, Terry Dunfield, à Toronto en plein milieu de saison. Un autre joueur a porté les couleurs de deux clubs en MLS, Kevin Harmse, il a joué à Toronto en 2008 et 2009 ainsi qu'à Vancouver l'an passé. À cela il faut ajouter le nom de Jeb Brovsky qui a été repêché par Montréal lors de l'expansion. 

Si on regarde le tout, il n'y a pas encore aucun joueur qui a joué avec les trois clubs canadiens en MLS, mais ça ne saurait tarder. La rareté des joueurs canadiens et l'obligation d'en avoir trois dans l'effectif ne font que renforcer cette possibilité. D'ailleurs je crois qu'on pourra de plus en plus compter sur un 4e joueur dans cette petite danse, le FC Edmonton. Bien que jouant dans une autre ligue le club de l'Alberta a déjà utilisé quelques anciens des Whitecaps et de l'Impact et il n’est pas loin le jour où on pourra dire d'un joueur qu'il a joué dans tous les clubs professionnels canadiens, A Mari usque ad Mare.
 
 
La saison de la MLS commence dans à peine dix jours pour l'Impact. Pour bien des gens, on parle de MLS et il y a un gros point d'interrogation qui se lit dans leur visage. Aujourd'hui je vais commencer une série d'articles qui vous présenteront les différents clubs de la ligue. Je vais vous les présenter dans l'ordre que le calendrier de l'Impact nous les amène, pour commencer, on verra d'abord Vancouver, Chicago, Columbus et New York.

Whitecaps de Vancouver dirigé par Martin Rennie
fiche 2011: 6 victoires, 10 nulles 18 défaites


À surveiller: À Vancouver on parle d'attaque, d'attaque et encore d'attaque. Le secteur offensif était déjà bien garni avec Camilio (12 buts en 2011), Eric Hassli (10 buts en 2011) et Davide Chiumiento comme meneur de jeu. Durant l'entre saison ils ont ajoutés Sébastien leToux (11 buts en 2011), Étienne Barbara (meilleur buteur de la D2 en 2011) et Darren Mattocks (2e choix au dernier Superdraft) et ils verront le retour au jeu d'Atiba Harris, ancien meneur de jeu à Dallas qui a été blessé quasiment toute la saison dernière. Ça fait beaucoup de candidats pour animer l'attaque, mais peu de place disponible. Il reste que l’an passé l’attaque des caps fut la dernière de la ligue et ça ne devrait pas se reproduire cette saison. Malgré tout le véritable enjeu pour Vancouver ce n’est pas l’attaque, pour eux le véritable enjeu c'est derrière qu'il se retrouve. Auteur de la 3e pire fiche défensive de la ligue la saison dernière les Caps se sont renforcis du coté défensif en ajoutant deux joueurs qui ont un bon bagage. Le premier est le latéral Sud Coréen Young Pyo Lee, un ancien du PSV Eindhoven, de Tottenham et de la Borussia Dortmund. Le second est le défenseur central d'Argentine Martin Bonjour, qui a passé la majeure partie de sa carrière en Uruguay. Si Vancouver réussit à stabiliser sa défense, ils réussiront certainement à compétitionner pour une place en série, mais la conférence de l'ouest est très compétitive et ça sera difficile.

Fire de Chicago dirigé par Frank Klopas
fiche de 2011: 9 victoires, 16 nulles, 9 défaites

À surveiller: Le Fire de Chicago a réellement eu une saison en trois temps l'an passé. Lors des 11 premiers matchs, le club a amassé 9 points et une seule victoire et a congédié son entraîneur. Frank Klopas a été nommé pour assurer l'intérim et a connu une période difficile avec une fiche de 1 victoire, 9 nulles et 3 défaites sur les 13 matchs suivants. Vers la fin de la saison, les choses se sont replacées avec 7 victoires dans les 10 derniers matchs. Durant l'entre saison le Fire a surtout misé sur le renforcement de son milieu de terrain. Ils ont tout d'abord resigné Pavel Pardo qui s’était joint au club en juillet et qui avait été une part importante de la fin de saison spectaculaire du club. Ils ont aussi ajouté Rafael Robayo, un ancien capitaine de Milionarios en Colombie et Federico Puppo, un ancien de River Plate en Argentine qui peut aussi jouer en attaque. Il reste malgré tout qu'il y a toujours des points d'interrogation dans ce club. Le secteur défensif n’a pas été amélioré réellement et dans le but c'est le jeune gardien U23 Américain Sean Johnson qui est titulaire. Comme il devrait être le numéro 1 de l'équipe olympique Américaine il ratera quelques matchs et son second devra prendre la relève. Ce second c'est Jay Nolly, l'ancien des Whitecaps. Si Nolly fait bien et que l'attaquant Dominic Oduro continue a bien performer le Fire ne devrait pas être trop mauvais, mais il reste que la fin de la saison 2011 qui donne espoir aux admirateurs du Fire pourrait bien n'être qu'un mirage...

Crew de Columbus dirigé par Robert Warzycha
fiche en 2011: 13 victoires, 8 nulles, 13 défaites


À surveiller: Le Crew a eu une fin de saison difficile (2 victoires à ses 9 derniers matchs) et a en plus été rapidement éliminé des séries. Pour ajouter a tout ça leur meilleur marquer de l’an passé, Andres Mendoza, est parti jouer avec Atlante en première division mexicaine. Pour le remplacer, le club de l'Ohio a mis la main sur deux joueurs, soit l'international Chilien Milovan Mirosevic et un ancien du Deportivo Saprissa au Costa Rice Olman Vargas. Les deux buteurs ont amassé récemment des buts à la pelle, Mirosevic marquant 46 fois lors de ses trois dernières saisons au Chili et Vargas marquant 19 buts depuis son arrivée en prêt au CS Herediano en 2010. La ou sa pourrait encore se jouer c'est en défense. Le Crew a été un club moyen en défense l’an passé et rien n’a été fait pour améliorer ce secteur du club. Au contraire la perte de Josh Gardner au repêchage d'expansion les laisse avec un trou en défense gauche qui devrait être comblé par Shaun Francis, mais il est jeune et a été blessé pour une bonne part de la saison 2011 alors il est un peu un inconnu. Les blessures ont joué un grand rôle dans la fin de saison 2011 du Crew et pourraient encore leur faire mal cette saison, surtout qu'ils vont commencer l'année avec leur gardien numéro 1 William Hesmer sur la touche. Ça sent le milieu de peloton pour le Crew, pas plus.

Red Bulls de New York dirigé par Hans Backe
fiche en 2011: 10 victoires, 16 nulles, 8 défaites


À surveiller: C'est New York alors on ne peut pas éviter les joueurs désignés. Thierry Henry sera de retour et c'est positif pour eux, auteur de 14 buts l’an passé il est l’âme de ce club. Rafael Marquez sera de retour et ça, c'est plus énigmatique. Auteur d'une saison en dent de scie il a plus été une distraction par ses sorties dans les médias qu'un atout pour le club. Il faudra voir avec quelle attitude il se présentera cette saison. Les taureaux dopés à la boisson énergisante ont aussi l'intention d'ajouter un 3e joueur désigné à leur effectif. Il faudra voir ce que ça changera au portrait de l'équipe. Pour l'instant le club revient avec un effectif similaire à celui de l’an passé excepté au niveau du gardien. La lutte se fait entre Ryan Meara 21 ans, un ancien de la PDL et Matt Vuolo 24 ans, un ancien lui aussi de la PDL et de la première division Finlandaise. Devant eux le quatuor défensif est de qualité alors peut-être que ça peut marcher, mais il reste que ça sera un poste crucial pour le club de New York. L'autre point d'interrogation pour le club qui joue au New Jersey c'est la situation de l'attaquant anglais Luke Rodgers. Il se trouve que l’attaquant anglais qui a inscrit 9 buts l’an passé a eu des problèmes avec la loi dans le passé et pour l'instant il semble incapable de mettre la main sur le visa qui lui permet de travailler aux pays de l'oncle Sam. Sans lui les Red Bulls n'étaient pas le même club l’an passé.

La suite vendredi avec le Real Salt Lake, le Toronoto FC, le FC Dallas et le DC United.