Voici mes photos du match de samedi dernier prises avec Instagram. Pour me suivre sur Instagram mon nom d'usager est LeKurosawa. 3 Comments Ce n’est pas toujours facile d’être fan de soccer. Un des principaux plaisirs d’aimer le sport professionnel c’est de pouvoir partager cette passion avec les autres. Si vous êtes comme moi cette partie-là, c’est plus difficile à accomplir. Pour les matchs à domicile, il n’y a pas trop de problèmes, mais à l’étranger c’est une autre histoire. Par exemple je peux difficilement en parler au travail avec mes collègues, même si on est autour de deux cents il n’y pas personne qui partage le même niveau de passion que moi pour l’Impact. Il y a bien quelques curieux et quelques fans de soccer européen, mais il n'y a personne qui peut me challenger au niveau de la MLS, personne qui peut m’amener à pousser mes réflexions ou a vraiment discuté du positionnement idéal de Sanna Nyassi. C’est à peu près pareil a la maison d’un coté ma blonde s’en fout éperdument et de l’autre mon fils de 4 ans ne souhaite qu’appuyer ceux qui vont gagner afin de pouvoir dire qu’il a fait un meilleur choix que moi, il faut bien qu’il s’affirme. Il n’y a pas de solution miracle pour résoudre cette situation. Quelquefois il y a la possibilité d’avoir accès à un chat ou bien il est toujours possible de s’exprimer sur Twitter, mais ce n’est pas idéal. Pendant que je tape mes messages, je n’ai pas les yeux sur le match et l’ambiance de mon salon en solitaire n’est pas des plus propice à l’expression de mes impressions. Il me faut plus. C’est ici qu’entrent en ligne de compte les deux groupes de partisans de l’Impact de Montréal. Depuis quelques années les Ultras Montréal, dont je fais partie, ont pris l’habitude de se regrouper dans des bars de la ville pour voir les matchs ensemble. De l’autre coté la 127 Montréal, un nouveau groupe de supporter né l’an dernier a suivi cet exemple. Pour moi c’est la façon idéale de regarder les matchs, c’est pourquoi je vais vous parler un peu de ce qu’ils font. Du côté des Ultras Montréal, le visionnement se fait au Café Frappé situé au 3900 boulevard Saint-Laurent. Pour ceux qui ne savent pas trop à quoi s’attendre, ne vous en faites pas, il n’y aura pas de fumigène ni de drapeaux, par contre personne ne se gênera pour crier après l’arbitre s’il est du niveau normal de la MLS, c'est-à-dire mauvais. Il y a deux avantages vraiment intéressants à regarder les matchs au Frappé. Tout d’abord on y sert de la bonne bière, Il y a au départ de la Boréale blonde et rousse ainsi que de la Vieux Montréal. À cela il faut ajouter qu’il y a aussi de la Leffe en fut. Pour moi qui exècre les bières commerciales, c’est un point crucial. De plus comme le Frappé ne fait pas dans l’alimentation il vous est possible d’y amener ce que vous voulez. Vous pouvez faire simple et allez vous cherchez de la pizza a la pointe juste a coté ou bien marchez un peu et aller vous chercher du poulet chez Coco Rico ou bien d’autre chose qui est disponible pas trop loin. Puis juste comme ca en passant, si vous y aller pour le match de ce samedi il est fort probable qu'Eduardo Sebrango soit présent. L’autre groupe de supporter, la 127 Montréal a pris l’habitude de se réunir au Pub McLean’s qui se situe au centre-ville sur la rue Peel. Ce point de rendez-vous est facilement accessible en métro, ce qui peut être important si vous êtes un peu pressé. Du coté de la bière pour moi le fait saillant c’est que vous pourrez y trouver de la Guinness en fut. En plus il est possible d’y commander à manger ce qui est aussi bien important quand on a affaire à un match à 16h comme ce week-end. D’autres partisans et gens liés aux clubs organisent aussi des rassemblements un peu partout il y a entre autres un groupe de fans du club qui se réunit au Pub Galway (1112 avenue Cartier) à Québec. Il y a aussi sur le site Internet du club ou on trouve tout un paquet de partenaires qui vous offrent l’occasion de faire autre chose que regarder les matchs à l’étranger seul dans votre salon. Il ne faut surtout pas se gêner et sortir de chez soi. Si vous êtes un vrai mordu de soccer comme moi vous trouverez sûrement que regarder un match de l’Impact c’est bien, mais que le regarder avec des gens qui partagent votre intérêt et avec qui vous pourrez en discuter c’est mieux! Bon match à tous! Supporter l'Impact n'a jamais été chose facile. Je me rappelle toujours mon premier match. C'était en déplacement à Toronto,pour voir les incroyables Lynx. Avec les Ultras Montréal on avait loué 3 véhicules et avions fait l'aller-retour dans la même journée. Douze heures de route pour voir un match de soccer de seconde division dans un stade miteux perdu dans une banlieue torontoise. Une belle expérience. Maintenant que les deux villes ont joint un circuit plus sérieux et ont plus de moyens on serait en droit de s'attendre à ce que les deux organisations soient plus sérieuses. Pourtant ce n'est pas tout à fait comme ça que sa cette passe. Quand on regarde comment L'Impact et le TFC gèrent le cas des supporters adverses, on peut voir que le portrait n’est pas le même des deux côtés. Tout commence avec le nombre de places disponibles. Pour les fans du TFC en vue du match du 7 avril au Stade Olympique il y a plus de 2000 places disponibles. De l'autre côté pour les fans de l'Impact qui voudraient se rendre à Toronto il y avait au départ 115 places de disponibles. Après quelques négociations le chiffre a été haussé à 150 places. Évidemment le fait de jouer dans un Stade de 50000 a Montréal explique en partie que les fans torontois ont plus de sièges pour eux ici à Montréal. Mais il reste que si on regarde les proportions ça fait un ratio de plus de 5 pour 1. À cela il faut ajouter le prix pour les billets. Pour le match de Championnat Canadien du 9 mai pas de problème, le coût est de 24$ pour un billet à Toronto. À Montréal pour le match du 7 avril le billet est à 23$. Le problème se présente plutôt pour le match du 20 octobre où le prix du billet sera de 39$. Juste pour donner un comparatif, à DC United le prix du billet pour le supporter adverse est de 22,50$ et à Philadelphie et à New York c'est 20$. C'est bien beau d'être dans les ligues majeures, mais des fois c'est n'importe quoi quand même. Ceci dit, ne vous attendez pas trop à un déplacement organisé pour le 20 octobre, si vous voulez allez à Toronto voir l'Impact cette saison optez plutôt pour le match du 9 mai (OnTour@UltrasMontreal). Il y a un aspect où supporter a toujours été chose facile, c'est quand on regarde nos joueurs. Quand on voit cette semaine que Nevio Pizzolitto et Simon Gatti ne feront pas partie du club cette saison ça ramène à l'avant-plan les qualités de ces deux hommes là. Du côté de Nevio, je ne sais pas pourquoi, mais à chaque fois qu'il y avait un coup de pied de coin, ou un coup franc menaçant près du but, c'est lui que je surveillais. Il n'a pas marqué si souvent que ça, mais sa présence physique et son côté fonceur le rendait quand même toujours menaçant. Du côté de Simon Gatti, il y avait beaucoup de choses qui le rendait sympathique. Il avait une attitude exemplaire, ce n’est vraiment pas évident de toujours être le négligé et sa polyvalence en a quasiment fait un bouche-trou. Pourtant ce gars-là a toujours joué avec le sourire et ne s'est jamais plaint. D'ailleurs une des meilleures preuves de cette attitude incroyable c'est de se rendre compte que le soir de l’annonce de sa retraite Simon Gatti en a profité pour aller jouer au soccer. Il s’est aligné avec les Ultras Montréal qui ont une équipe de soccer à 7 dans une ligue amateur amicale. Il n'y a pas de meilleures façons pour un athlète de dire merci à ses fans. L'autre joueur qui est facile à supporter c'est Eduardo Sebrango. D'apprendre qu'à bientôt 39 ans il a réussi à faire le club c'est quasiment irréel. Eddy n'a pas eu que des bonnes saisons avec l’Impact, particulièrement à son premier séjour. Il a aussi souvent été blessé, mais il reste tout de même une icône du soccer montréalais. Ce que je me rappelle le plus de lui c'est le respect qu'il a pour son sport. Un exemple frappant de ce respect m'est venu en tête cette semaine alors que je collaborais au top 10 des Ultras Montréal à propos du Stade Saputo, je me rappelle qu'en première mi-temps, Eddy Sebrango, qui jouait avec Vancouver a ce moment-là, a envoyé un boulet de canon dans la foule. Ce faisant il a aussi arraché une motte de terre qui devait bien faire une dizaine de cm. Sur le coup de pied de but subséquent, Eddy avait un genou au sol et replaçait tranquillement la motte déplacée plus tôt. Il traitait ce terrain avec le même respect qu'un golfeur peut le faire. En plein match de soccer, faut le faire quand même. Finalement tous le long de mon billet je vous aie parlé de supporter et je voudrais terminer en vous parlant d'une cause qu'il faut supporter. Le week-end du 3 et 4 mars prochain aura lieu à St-Hyacinthe le défi Futsal (www.DéfiFutsal.com). Il s'agit d'un tournoi de Futsal qui compte parmi ses organisateurs un ancien membre de l'organisation de l'Impact, Vincent Cournoyer. Tout cela se fait en vue d'aider de jeunes joueurs de soccer défavorisés, soit en subventionnant leur inscription à différentes activités ou soit par la remise d'équipement. D'autres anciens de l'Impact y participeront, entre autres mes deux derniers interviewés, soit Kevin Cossette et Jocelyn Roy. Il y a aussi un volet féminin à l'évènement et au moins deux joueuses de l'Amiral de Québec devraient y être, soit Marie-Pier Bilodeau et Andréanne Gagné. Le tout se déroulera dans deux établissements scolaires de St-Hyacinthe, soit le Collège Antoine Girouard et l'école secondaire St-Joseph. |
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