La fin de l'année approche, la neige commence à faire son apparition et le sapin décore beaucoup de nos salons. Ce temps de rencontre et de réjouissance est le temps idéal pour s'arrêter un peu et prendre le temps de faire le point. Ce qu'on souhaite c'est de regarder derrière nous afin d'avoir une idée de ce qu'il y a devant nous. Il faudra pour ce faire regarder de quoi avait l'air le soccer au Canada avant le 1er janvier dernier, regarder ce que 2012 nous a apporté pour finalement tenter de voir ce que 2013 nous promet. 

Ce bilan se fera donc en trois parties distinctes. Dans la première http://tinyurl.com/bw8rg5w on a regardé de plus près le portrait qu'on avait devant nous il y a un an. Dans la seconde partie, on regardera aujourd'hui ce que l'année 2012 nous a amené. Puis dans la dernière on tentera de voir vers où 2013 peut nous amener. 

Côté sélection nationale il faut commencer par regarder du côté de l'équipe U23 qui jouait dans le tournoi de qualification pour les Jeux olympiques de Londres. Menés par celui qui allait plus tard devenir directeur technique de l'ACS, Tony Fonseca, nos jeunes ont échoué à la dernière étape en perdant en demi-finale contre le Mexique. Leur parcours avait pourtant été bon, réussissant même à prendre la mesure des É.-U.. Par contre des points perdus en fin de match contre Cuba leur a compliqué la tâche en les envoyant au second rang du groupe. En terminant premiers, les Rouges auraient eu sur leur chemin le Honduras qui semblait un adversaire plus accessible que le Mexique.

Chez les U20 l'automne a été très occupé. L'ACS a organisé plusieurs camps en vue des qualifications pour la coupe du monde de 2015. Lors de ces qualifications, le Canada fera partie d'un des huit groupes de trois pays. Le gagnant de chacun de ces groupes participera aux quarts de finale et les 4 gagnants de cette étape seront qualifiés pour la phase finale. On attend beaucoup de ces jeunes qui formaient le noyau du groupe qui s’est qualifié pour la dernière coupe du monde U17. 

Chez les seniors l'année a commencé par une défaite. En match amical sur l'île de Chypre, dans des conditions exécrables, l'Arménie a défait le Canada 3-1 au mois de février dernier. En juin les Rouges jouaient un autre match amical. Cette fois ils affrontaient à Toronto les États-Unis pour commémorer les 100 ans de l'ACS. Ce match servait aussi de préparation pour les premiers matchs de la 3e étape de qualification pour le mondial de 2014 au Brésil. Le Canada en a profité pour jouer un excellent match au niveau défensif et s'en tirer avec un match nul de 0-0.

Les résultats récents du Canada permettaient chez les supporters de la sélection un certain optimisme. Par le passé un des principaux problèmes de l'équipe était la préparation. Cette fois cet élément n'entrait pas en compte. Les Rouges allaient aussi rassurer en remportant leur premier match sur un terrain affreux à Cuba par le score de 1-0. Malheureusement quelques jours plus tard un nul de 0-0 sur le terrain du BMO Field allait gâcher quelque peu la fête.

Après une victoire en match amical contre Trinidad et Tobago au mois d'août, le Canada reprenait le processus de qualification en septembre en jouant deux matchs clés contre le Panama. Lors de la première rencontre jouée à Toronto, la troupe de Stephen Hart continua son bon travail défensif en battant la nation de l'Amérique Centrale 1-0. Lors de la seconde partie, le Canada montra ses limites suite à la perte de Dwayne DeRosario en s'inclinant par le score de 2-0.

Avec deux matchs à jouer en octobre le Canada était en bonne position pour se qualifier pour la ronde finale. La clé était de gagner le match restant à la maison contre Cuba et d'aller chercher un point sur le terrain du Honduras. La première partie ne fut qu'une formalité avec une formation réduite à cause de défections et de blessures les Cubains ne furent pas de taille et le Canada gagna le match 3-0. Ce fut une tout autre histoire au Honduras. Dans un stade hostile, les joueurs canadiens se sont écrasés comme un soufflé sortit du four beaucoup trop tôt, perdant le match par le score humiliant de 8-1.

Ce résultat qui a choqué le milieu du soccer canadien a mené à la démission de Stephen Hart. Toutes sortes de raisons ont été évoquées pour expliquer cet échec, que ce soit au niveau des joueurs ou de la structure du soccer canadien. Il reste que ce moment qui nous amène à remettre en question aurait pu être évité si les joueurs canadiens avaient marqué un but le 12 juin dernier face au Honduras à Toronto.

Du côté des clubs on a pu voir de bons et de moins bons moments. Si on regarde à Vancouver, on pouvait voir un visage familier derrière le banc, l'ex-entraîneur des Railhawks de la Caroline, Martin Rennie. Les Caps commençaient la saison 2012 avec de belles additions en défense, soit l'Argentin Martin Bonjour et le coréen YP Lee. Ces deux joueurs aidèrent les Caps à commencer la saison en alignant quatre jeux blancs. Par la suite les Caps prirent la mesure du Fc Edmonton en première ronde du championnat canadien avant de s'incliner en finale contre le Toronto FC.

Avec un club qui faisait bien, la direction de Vancouver décida tout de même de faire des changements à la mi-saison. Sébastien LeToux, Davude Chiumiento et Éric Hassli furent envoyés sous d'autres cieux pour faire de la place à Dane Richards et à deux joueurs désignés écossais, Kenny Miller et Barry Robson.

C'est à partir de ce moment que les choses commencèrent à aller moins bien. Une série de six défaites en sept matchs de la fin juillet au mois de septembre faillit faire dérailler la saison des Whitecaps. Malgré tout ils réussirent à se ressaisir en récoltant une fiche d’une victoire, une défaite et trois nulles en fin de saison. Ce fut assez pour terminer au 5e rang dans l'ouest. Ce fut surtout suffisant pour devenir la toute première équipe canadienne a se qualifier pour les séries d'après saison. Malheureusement ces séries ne durèrent qu'un match, les Caps s'inclinant par le score de 2-1 face aux éventuels champions, le Galaxy de Los Angeles.

Un peu plus à l'est, le Fc Edmonton entamait sa seconde saison en NASL. D'entrée de jeu la troupe du néerlandais Harry Sinkgraven était éliminée du championnat canadien par Vancouver. En NASL la saison prit une tournure similaire. Malgré la signature de plusieurs joueurs qui avaient de l'expérience en Europe le club albertain termina dernier de la ligue.

Le club connu des problèmes de discipline, le meilleur joueur Shaun Saiko fut suspendu au milieu de la saison alors qu'un autre joueur, Matt Lam fut tout simplement congédié. À la fin de l'année, le propriétaire du club décida de faire le ménage. Les joueurs européens furent libérés et le staff d'entraîneur congédié. Le club mit la main sur quelques joueurs qui étaient des valeurs sûres dans la ligue et embaucha Colin Miller comme entraîneur.

En Ontario le Toronto FC commença son année de belle façon. En quart de finale de la ligue des champions de la CONCACAF la troupe d'Aron Winter affrontait le LA Galaxy. En gagnant le match retour 2-1 le TFC remporta la série et obtint le privilège d'affronter le club mexicain Santos Laguna en demi-finale. Comme on pouvait s'y attendre, le club de la MLS ne fit pas le poids et se fit éliminer suite à une défaite de 7-3 au total des buts.

En MLS le début de saison était beaucoup plus difficile. Le club de la ville reine encaissa neuf défaites consécutives pour débuter la saison. Malgré tout le TFC réussit à remporter le championnat canadien en défaisant Montréal et Vancouver. Avec la pire défense de la ligue et une des pires offensives Aron Winter fut relevée de ses fonctions et fut remplacée par Paul Mariner. Avec la saison perdue en MLS, les supporters torontois avaient l'occasion de se reprendre en ligue des champions. Le sort leur joua un mauvais tour en les mettant dans le même groupe que Santos Laguna. Toronto termina la compétition au second rang sur trois avec une fiche de deux victoires et deux défaites. En MLS le club termina bon dernier avec seulement 23 points.

Après la saison le club décida de ramener le prix des billets de saison au niveau de la première année. En plus le club nomma un président. L'ancien de DC United, Kevin Payne, fut nommé avec comme mission de remettre le train sur les rails.

À Montréal les partisans avaient enfin droit à du soccer de première division. La saison commença à Vancouver par une défaite de 2-0. La semaine suivante plus de 58000 spectateurs s'entassaient dans le Stade Olympique pour assister à un match nul de 1-1 contre le Fire de Chicago. La première victoire vint au 6e match de la saison face au Toronto FC.

Après avoir joué ses 5 premiers matchs locaux au Stade Olympique et battu le vieux record d'assistance du Manic lors de la visite du Galaxy de Los Angeles, l'Impact retrouva finalement le Stade Saputo au milieu du mois de juin. Au départ les foules étaient décevantes. À deux occasions le nombre de spectateurs était en bas de 13000. Le club dut modifier sa structure de prix pour redresser une situation qui devenait embarrassante. 

Sur le terrain l'Impact se débrouillait bien. Malgré tout la direction décida de se renforcer en faisant de l'attaquant italien Marco DiVaio son premier joueur désigné. Il fut rapidement rejoint par un autre ancien de la squadra azzura, Alessandro Nesta. L'Impact réussit aussi un coup de génie en refilant le très inconstant gardien Donovan Ricketts pour un portier plus efficace, Troy Perkins. Ces changements permirent à l'Impact de remporter 5 matchs consécutifs en août. Cette performance leur permit même de rêver aux séries éliminatoires. Le mois d'août fut aussi celui de Patrice Bernier. Il fut choisi joueur du mois par la ligue.

Malgré un calendrier allégé en fin de saison l'Impact ne put continuer sur sa lancée. L'incapacité du club montréalais à s'imposer sur la route sonna le glas des espérances de séries éliminatoires. Au terme d'une saison de 12 victoires 16 défaites et 6 nulles, l'entraîneur Jesse Marsch quitta le club à cause d'un différent au niveau de la philosophie. Deux anciens joueurs marquants du club annoncèrent leur départ à la retraite, l'attaquant Eddy Sebrango et le gardien Greg Sutton.

Au niveau des joueurs québécois qui évoluent à l'étranger, l'année 2012 fut celle de l'attaquant Olivier Occéan. Il commença l'année avec Furth en Bundesliga 2 où il poursuivit le bon travail entamé à l'automne. Il termina la saison 2011-12 avec 17 buts et Furth fut promu en Bundesliga. Occéan changea tout de même de club, son 3e depuis son départ de Norvège, et se retrouva avec un autre club promu, l'Eintracht Frankfurt, pour un montant de transfert de plus d’un million d’Euros. En 3e division le milieu de terrain Jonathan Beaulieu Bourgault termina en milieu de peloton avec Munster. Il fut libéré en juin et ne se retrouva pas de club. De son côté le gardien Julien Latendresse Lévesque ne joue pas a Energie Cottbus.

En Amérique du Nord, le défenseur André Hainault aida le Dynamo de Houston à retourner en finale de la coupe de la MLS. Contrairement à la saison précédente, il ne participa pas au match. Son contrat est venu à échéance et il est maintenant libre. En NASL le défenseur Fabrice Lassonde commença la saison avec le FC Edmonton. Ralenti par une blessure il fut libéré en cours de saison. Finalement l'ancien milieu de terrain des Whitecaps de Vancouver, Philippe Davies, signa en juillet un contrat avec les Kickers de Richmond de la USL Pro. Il joua là-bas un peu moins qu'une dizaine de matchs.

Au niveau local la PLSQ se mît en branle avec seulement cinq clubs, Brossard, St-Léonard, Boisbriand, Blainville et L'Assomption. Plusieurs noms connus se sont joints à la ligue, surtout des anciens de l'Impact tels Simon Gatti ou Antonio Ribeiro. St-Léonard a remporté les grands honneurs lors de cette première année qui doit être considérée comme un succès par le simple fait qu'elle ait eu lieu. Pour l'an prochain, on parle déjà d'expansion, entre autres dans l'Outaouais où un club s’est désisté à la dernière minute.

Voilà pour le récapitulatif de l'année 2012. On peut dire que ce fut une année chargé durant laquelle le soccer canadien, malgré tout ses troubles et ses défauts a continué d'avancer lentement mais sûrement. Il reste à voir vers où il avance. 

 
 
Si vous êtes comme moi, quelqu'un qui suit de prêt tout ce qui touche l'Impact de Montréal, vous avez sûrement été surpris de voir la direction sportive du club et l'entraîneur Jesse Marcsh se séparer à l'amiable il y a quelques semaines. Que l'on soit d'accord ou pas avec cette décision elle s'inscrit dans un principe bien simple en vigueur dans la plupart des entreprises, celui de la responsabilité. Tous, en tant que salarié, nous avons des taches à accomplir, des objectifs à atteindre et des efforts à fournir sans quoi nous perdrons notre emploi. Le cas des organisations sportives n'est pas différent et Jesse Marsch, même s'il avait en partie réussi à atteindre les objectifs fixés par le club, a fini par payer le prix pour la partie de son travail qui n'a pas plu à Joey Saputo et Nick DeSantis.

Ce principe de responsabilité, qu'en anglais on appelle "accountability" m'amène a me poser quelques questions concernant le travail au niveau extra sportif de l'Impact de Montréal. C'est un sujet qui n'a été qu'effleuré lors des bilans du club par les différents médias montréalais, pourtant c'est un sujet vital pour le futur du soccer à Montréal. Ce que je voudrais faire aujourd'hui sans nécessairement juger du travail accompli, parce que je n'ai pas nécessairement tous les éléments pour le faire, c'est d'identifier les choses qui me laissent perplexe.

L'entrée en MLS: 2012 était la première saison de l'Impact en MLS. Pourtant ça n'aurait pas dû être le cas. Si Joey Saputo avait obtenu son voeu, ça aurait été la seconde. Il faut se rappeler qu'au départ le club était un candidat sérieux à l'expansion de 2011 avec Portland et Vancouver. Pendant que les deux clubs du nord-ouest du continent étoffaient leur dossier de candidature à Montréal on se plaignait du prix d'expansion. Après avoir tenté de faire baisser le montant Joey Saputo, c'est retiré de la course.

Est-ce que c'était une stratégie pour convaincre les gouvernements de s'impliquer au niveau de l'agrandissement du Stade en sachant qu'une autre occasion se présenterait? Ou bien est-ce que c'était tout simplement un bluff d'homme d'affaires ambitieux? Impossible de le savoir, mais une chose est certaine le président du club à joué avec le feu et il aurait bien pu se brûler. Au bout du compte il a payé la franchise au même prix que Vancouver et Portland et a fait payer le gouvernement pour l'agrandissement du stade. C'était un gros risque et ça aurait très bien pu ne pas marcher. 

La gestion de l'agrandissement du stade: on s'entend sur le fait qu'une fois dans le Stade Saputo, en tant que spectateur, on a ce qu'il faut pour avoir une bonne expérience. Par contre on est en droit de se poser des questions. Au niveau de la construction, on peut dire que les sièges (je n'ai essayé que ceux du côté sud cette année) sont drôlement inconfortables, que, toujours du côté sud, le positionnement des toilettes n'est pas optimal pour les gens qui sont près de l'extrémité ouest du terrain, finalement la signalisation est vraiment déficiente, je ne compte pas le nombre de fois où des gens (moi inclus) ont confondu le panneau des toilettes avec celui de l'ascenseur menant aux loges. À ça il faut ajouter que sur bien des rangées on ne voit ni les lignes de touche, ni le premier 50 cm de la surface de jeu. Tout ça, c'est des détails vous me direz, mais ça reste important si on veut continuer à remplir le stade. C'est le genre de choses qui peut, à la longue, se transformer en irritant. 

Mais il y a d'autres choses qui me chicotent à propos du stade. En réalité la question importante concernant le stade concerne les délais d'agrandissement. Initialement prévu pour être prêt au début de la saison le Stade Saputo a finalement été complété en août après avoir été ouvert en mai alors qu'il restait des travaux à faire. La raison évoquée pour ce délai est légitime, on parlait de spécification demandée dans l'appel d'offres original qui amenait un prix trop élevé.

D'un côté je dis bravo, c'est bien de voir un projet mené de façon intelligente afin de s'assurer qu'il n'y ait pas de dépassements de coûts, question de ne pas mettre le club dans une situation financière problématique avant même le premier match de son histoire. De l'autre côté, je me demande comment on a pu faire une mauvaise évaluation des coûts réels de l'agrandissement au point où il a fallu retarder les travaux et commencer la saison avec 5 matchs au Stade Olympique. Puis, pour en rajouter une couche, on ne peut passer sous silence le fait qu'une fois le stade ouvert, les travaux qui allaient bon train au départ, ont semblé avancer à pas de tortue par la suite.

On a pourtant à la barre du club, en Joey Saputo, quelqu'un qui a de l'expérience dans les travaux de cette ampleur étant donné qu'il était à la barre de l'Impact lors de la construction du stade. Il y a aussi Richard Legendre qui a l'expérience de ce genre de projet, lui qui était impliqué lors de la construction du stade de tennis au Parc Jarry. Personnellement je ne vois pas vraiment d'autres gens au Québec qui ont une expérience récente de construction d'une enceinte sportive de haut niveau comme ces deux hommes-là et pourtant à cause du retard je ne suis pas prêt à dire que le projet d'agrandissement du stade Saputo est un succès à 100%. 

Dans n'importe quel projet de construction, il y a deux éléments clés pour réussir, il faut respecter le budget et il faut respecter les délais. Dans ce cas-ci les délais ont pris le champ et même si maintenant que le projet est complété c'est moins important ça reste au minimum un petit échec. Un petit échec dont l'Impact a semblé se satisfaire.

La vente de billet: Les foules aux matchs de l'Impact ont été totalement à l'envers des performances sur le terrain du club. Bonne au début et à la fin de la saison, elles ont connus un creux de quelques matchs à partir du moment de l'entrée au Stade Saputo. Globalement on serait porté à dire que l'Impact a réussi au niveau de la vente de billet. Pourtant un examen plus approfondi de la situation me semble requis parce que la manière dont ça s’est passé peut donner une impression différente.

Il y a tout d'abord la vente de billets de saison qui me laisse dans le doute. Le club avait fixé un objectif de vente pour le moins ambitieux, soit 13000 billets. De son propre aveu, le club a échoué totalement à ce niveau avec seulement 8000 billets vendus. Je me demande sérieusement comment ils ont pu arriver à un tel chiffre comme objectif. Pourtant l'Impact vend des billets de soccer depuis quasiment 20 ans. C'est le genre de chose qui me dépasse parce que comme pour le stade il y avait de l'expérience à ce niveau. C'était tellement n'importe quoi que pour la prochaine saison l'objectif est beaucoup plus bas. On parle pour 2013 de 10000 billets de saisons comme cible, soit 23% de moins. 

Par la suite quand on regarde les ventes de billets individuels la situation n'est pas plus rose. Oui les matchs au Stade Olympique ont été bien vendus. Poussé par une campagne de publicité intéressante, l'attrait de la nouveauté, un calendrier qui amenait des adversaires attirants et une couverture médiatique augmentée, les matchs au Stade Olympique ont attiré un total de 182500 spectateurs pour une moyenne de 36500 par matchs avec comme sommet le match d'ouverture contre Chicago (58000) et celui contre Los Angeles (60000).

Alors qu'est-ce qui s’est passé par la suite? Pourquoi a t'on été obligé de baisser les prix des billets pour être capable de recréer les conditions gagnantes du début de saison? Encore une fois l'Impact a fait une erreur d'évaluation. Les gens étaient prêt a payer pour ce quils considéraient comme un événement d’envergure au Stade Olympique mais pas pour des matchs normaux au Stade Saputo. De baisser les prix comme ça en plein milieu de la saison c’est avouer son échec. Dans ces circonstances je ne vois pas comment on peut parler d'un succès au niveau des ventes de billets. L'équipe en place s’est trompée non pas une, mais deux fois, est-ce que quelqu'un est responsable?

La communication: Voilà un des points réellement faibles de l'Impact selon moi. Il y a réellement des questions à se poser sur le club à ce niveau, et ce sur plusieurs plans. Parlons tout d'abord du marketing. Après une campagne marketing désastreuse pour pousser les ventes de billets de saisons (celle où on nous montrait des billets géants qui cachaient des extraits de matchs de la MLS), on a eu droit à une belle campagne de publicité qui présentait les joueurs du club comme étant des guerriers.

Mais est-ce que cette campagne était réellement une réussite? Je n'en suis pas si certain. La campagne était bonne, mais elle ne tenait pas compte du particularisme de notre saison 2012. Comme les billets individuels n'étaient disponibles au départ que pour les 5 premiers matchs de la saison, elle n'a eu qu'un effet à court terme. Quand le délai d'ouverture du Stade Saputo fut réellement connu et que les autres billets furent enfin mis en vente, la campagne avait déjà perdu de sa vigueur et rien n'avait été prévu pour relancer la vente de billet à ce moment. Dans ces conditions je crois que oui c'était un succès, mais un demi-succès, sans plus. Il reste maintenant à voir comment se jouera la suite au niveau marketing pour l'Impact. Pour le moment j'ai vu la publicité avec la photo du mur dans le Journal de Montréal et je trouve que ça sent encore la fausse bonne idée.

Au niveau communication il faut aussi regarder la relation avec les médias. Je sais, sans avoir de détails précis, que la relation entre le club et certains membres de la presse n'a pas toujours été de tout repos. L'Impact était rancunier et revanchard et ça ne faisait pas très professionnel. Si on regarde cette année est-ce qu'on peut dire que ça a changé? À la lumière de ce qui est arrivé avec Jérémy Filosa je crois qu'on doit répondre que non. 

Pour vous rafraîchir la mémoire, voici ce qui est arrivé. Monsieur Filosa a affirmé à propos du projet d'agrandissement du stade Saputo que le tout ne serait pas prêt à temps et que l'Impact aurait à jouer d'autres matchs au Stade Olympique. Sa source était quelqu'un qui travaillait sur le chantier. Le club n'a pas aimé du tout cette sortie et a mis en place un genre de boycott du journaliste. Il pouvait se présenter aux entraînements et récolter les commentaires des intervenants, mais on lui avait enlevé le droit de poser des questions.

La dernière fois que j'ai regardé le Canada était encore un pays où il y avait liberté de presse. Jérémy Filosa, peut importe ce qu'on pense de son opinion, avait le droit d'exprimer ses doutes à propos des délais des travaux d'agrandissement du Stade Saputo. En organisant ce cirque, l'Impact est tombé vraiment bas, surtout qu'au final Filosa n'avait pas tout à fait tort. Même si le stade était fonctionnel il n'était pas terminé pour la date du premier match.

Il faut aussi parler du départ de Jesse Marsch. Remercié de ses services alors qu'un mois auparavant on avait dit aux détenteurs de billets de saison qu'il serait de retour, ce renvoi n'a pas laissé une belle image du club dans les médias. Si on ajoute que dans un contexte où la franchise sportive la plus populaire de la ville, le Canadien de Montréal, venait de mettre un terme a son aventure ( ou plutôt sa mésaventure) avec un entraîneur unilingue anglophone, l'Impact avec son entraîneur américain qui venait tout juste de faire une tournée des médias armés d'un français plus que correct, amenait un vent de fraîcheur dans le paysage sportif. En se débarrassant d'un entraîneur qui avait un bilan somme toute positif, même si son coaching laissait à désirer, l'Impact c'est tiré une balle dans le pied. D'attendre un peu aurait peut-être été bénéfique. 

Pour terminer mon point sur la communication, on doit maintenant parler de la diffusion des matchs. Pour une première fois, l'Impact voyait tous ses matchs être télédiffusés. C'est vraiment un pas en avant par rapport aux années de la NASL où on devait regarder des images d'une qualité douteuse par ordinateur. Avec le contrat qui liait la ligue et les réseaux TSN/RDS, l'Impact se retrouvait à l'antenne de ces deux postes largement disponible au Québec une dizaine de fois. Pour les matchs suivants, le club a décidé de faire confiance à un nouveau réseau, TVA Sports. Comme l'Impact est pratiquement un nouveau joueur dans le paysage sportif québécois et que TVA Sports est un tout nouveau réseau, on est en droit de se poser quelques questions.

Une des questions qui me chicoterait si j'étais l'Impact concerne le niveau de pénétration du réseau chez les usagers québécois. Il est sûrement moindre que celui de RDS. Surtout que la chaîne n'a été disponible que tardivement aux gens qui obtiennent leur signal télé par un fournisseur autre que Vidéotron. Qu'en est-il aussi de la pénétration par rapport à RDS 2? Puis comment étaient les cotes d'écoute sur les deux réseaux, comment étaient-elles par rapport aux nombres d'abonnés de la chaîne? Il y a beaucoup d'inconnu à ce niveau alors c'est difficile de juger, mais il faut tout de même que l'Impact se poses des questions.

Au niveau de la diffusion il reste aussi à souligner le fait que le club n'a pas réussi à trouver un diffuseur radio francophone pour les matchs de la saison 2012. Je sais que pour certains la radio est un véhicule média dépassé digne du 20e siècle. En même temps il reste qu'en ayant un diffuseur officiel sur les ondes radiophoniques tu t'assures que le club reçoit une couverture médiatique supplémentaire. Puis pour dire que la radio s’est dépassée, il faut avoir réussi à éviter le trafic montréalais ce qui est quelque chose d'exceptionnel. Pris dans un bouchon sur un pont la radio reste le seul moyen légal et sécuritaire de s'informer en rentrant à la maison. Ne serait ce que pour ça il serait important de s'assurer d'une couverture digne de ce nom pour l'an prochain.

Au bout du compte quand je regarde l'année qui vient de passer je trouve que le club a eu une saison qui ressemble beaucoup à celle de son entraîneur déchu Jesse Marsch. L'Impact, si on regarde de loin, a réussi son entrée en MLS. Le club a la deuxième meilleure moyenne de spectateur de la ligue, il a agrandi de façon adéquate et à un coût raisonnable son stade, il a aussi réussi à attirer dans son giron des joueurs à la réputation mondiale. Par contre comme pour Marsch quand on regarde les détails on peut voir qu'il y a eu plusieurs choses qui ne se sont pas déroulées tout à fait comme il faut. Bien sûr on peut mettre le blâme sur le fait que c'était la première saison du club. Ce n'est pas faux, mais en même temps ce serait d'oublier tout le travail qui a été fait avant l'ascension en MLS. Normalement ce travail aurait du empêché l'Impact de faire toutes ces erreurs de débutant.

Quand je regarde ça, je me demande ceci: si c'est à l'image de la saison de Jesse Marsch, qui est-ce qui pourrait bien subir le même sort que lui? On est en droit de se demander si le club est bien géré. Il y a eu un paquet de petites erreurs qui ont été faites et on doit se demander qui en est responsable. On peut chercher a pointer du doigt un peu partout, mais moi la vraie question qui hante mon esprit c'est la suivante, si le président du club ne s'appelait pas Joey Saputo, mais plutôt Jean Savoie, et qu'il ne faisait pas partie de la famille propriétaire du club, est-ce qu'il serait présentement en danger de perdre son poste? Est-ce qu'on verrait en lui un des responsables de cette accumulation d'erreur? Il me semble que quand je regarde l'histoire récente des équipes sportives professionnelles de Montréal j'ai vu des dirigeants perdre leur poste pour moins que ça. Et vous, qu'en pensez-vous?

 
 


On voit bien que les joueurs de l'Impact ne sont pas encore tout à fait de vrais Montréalais. Ils se sont trompés de date et ont voulu célébrer le début du Mondial de feux d'artifice en organisant leur propre show pyrotechnique. Personne ne leur a dit que les feux ne commencent qu’à la fin juin. Tant mieux pour les 17000 et quelques chanceux qui étaient là et qui ont eu droit à un show digne d'un Jupiter d'or.

Malheureusement je n'étais pas sur place donc je ne peux pas vous parler du Stade ou de l'ambiance. Par contre je peux dire que c'est bien que ce match-là ait été présenté à RDS et sur TSN2. Pas que je n’aime pas TVA Sports, mais le match a eu bien plus de visibilité comme ça. Peut-être que la pétarade de samedi soir aura donné le goût aux 3000 spectateurs manquants de se pointer au stade. L’autre chose que je trouve bien c’est de voir que depuis 1996 le fan de sport montréalais peut profiter du Centre Bell bâti par le Canadien, du Stade Molson rénové et agrandi par les Alouettes, du Stade Uniprix au parc Jarry rénové et agrandi pour la Coupe Rogers et du Stade Saputo, bâti et agrandi par l’Impact. On ne peut pas trop se plaindre quand même.

Si on parle du match lui-même, on peut sortir plusieurs éléments intéressants de cette victoire de 4-1 de l'Impact. En partant la dernière fois que l'Impact a marqué 4 fois dans un match a Montréal sa remonte à août dernier contre les Silverbacks d’Atlanta. Ce qu'il y a d'intéressant aussi c'est de voir la diversification de l'attaque de Montréal. Hier les buts ont été inscrits par 4 joueurs différents et Lamar Neagle est le 9e buteur différent pour les Bleus. Seulement trois clubs, après le match de samedi, font mieux avec 10 marqueurs différents. Sur ces 9 là il y en a 7 qui en ont au moins deux. À ce niveau-là, personne ne s’approche de l’Immpact. On peut réellement dire que Montréal à l’attaque la plus diversifiée de la ligue.

Il faut aussi noter que le but de Wenger était le premier sur un coup de pied arrêté autre qu'un tir de pénalité depuis le début de la saison. Ça a juste pris 1500 minutes. Disons qu'il était temps. D'ailleurs plus je le regarde ce Wenger, plus je l'aime. Il pouvait difficilement se faire valoir sur le terrain en début de saison, mais il prend de plus en plus de place. De plus si on le compare avec l’autre option qui s’offrait à l’Impact comme premier choix, Darren Mattocks, on ne peut pas dire que Montréal a fait un mauvais choix. Les deux ont trois buts en MLS, par contre Wenger l’a fait avec la moitié moins de temps de jeu que Mattocks. De plus au niveau de l’attitude je prends Wenger à tous les coups. Juste à son dernier match, Mattocks a pris deux jaunes en 2 minutes pour mettre son club dans le trouble.

Parlons maintenant de notre fameux milieu de terrain à 5. Hier sur Twitter je lisais l’ancien de l’Impact Jason DeVos qui disait qu’on accorde trop d’importance aux schémas des formations sur le terrain et qu’ultimement le soccer se joue à 11 contre 11. Il parlait du Toronto FC, mais je trouve que ça s’applique aussi à Montréal. Le but c’est de mettre tes 11 meilleurs joueurs sur le terrain et en adaptant sa formation Jesse Marsch a réussi à faire ça selon moi. Hier je n’aurais pas pris personne d’autre que les 11 joueurs sur le terrain pour jouer le match. Tellement que je me demande si on a quelqu’un qui peut prendre la place de Felipe, Warner ou de Bernier dans ce schéma. Hier Marsch a sorti Bernier et a modifié sa formation en le remplaçant par un attaquant. Pour moi ça dit beaucoup de choses. Il faudra voir aussi ce qu’on fera une fois que Marco DiVaio sera avec le club, est ce qu'on sortira Andrew Wenger ou bien si on sacrifiera notre trio au milieu de terrain? Ça sera intéressant de voir ça. Parlant de Patrice Bernier, il est devenu hier le seul joueur à avoir joué au Centre Claude Robillard, au Stade Saputo dans sa configuration originale, au Stade Olympique et au Stade Saputo version MLS.

Avec tout ça l’Impact a commencé sur un très bon pied son retour de pause. Le club aura l’occasion de continuer son show de feux d'artifice en Californie contre le petit club de Los Angeles, le Chivas USA. On parle ici d’un club qui est prenable avec une fiche de 1-6-1 à domicile. On parle aussi d’une des pires attaques de la ligue. Si Montréal va chercher trois points dans l’ouest et si en plus on fait bien le week-end prochain contre Houston à domicile l’Impact se retrouvera en plein milieu de la lutte pour les séries. Tout ça pour dire que ces matchs sont très importants.

Mon haïku de la semaine, parce qu'il faut rester zen:

Bang, Paf, Boum
L'impact fesse fort
Comme Adam West dans les vieux Batman
 
 

Ce fut un jour historique finalement pour l’Impact de Montréal, une foule énorme, un premier but et un premier point. C’est toujours impressionnant de voir le Stade Olympique rempli. C’est toujours aussi impressionnant de voir que les gens ne sont pas capables d’être là à l’heure aussi, ça a bien dû prendre un bon quinze minutes avant que ça soit plein, quand on va au Stade Olympique et que plus de 30 000 personnes sont attendues il faut au moins se donner 30 minutes pour entrer, c’est un minimum. Parlant du Stade il y avait une bonne ambiance là-bas lors du match, mais pour avoir vu le match à la télé plus tard je dirais que 80% du bruit de la foule ne se rend pas aux micros de RDS. C’est un gros manque selon moi avoir une si belle image numérique, mais se retrouver avec un son aussi merdique c’est vraiment malheureux. Il faut mieux entendre la foule et ce qui se passe sur le terrain aussi.

Parlons du match maintenant. Avec le même onze de départ que la semaine passée on était en droit de s’attendre a voir une plus grande cohésion et une plus grande compréhension entre les joueurs et c’est exactement ce qui est arrivé. Si on ajoute à ça que le milieu de terrain brésilien Felipe a connu un bien meilleur match qu’a Vancouver, ça a donné un bien meilleur match au niveau offensif pour l’Impact. Ça a permis à Justin Braun d’être plus présent au premier plan de l’attaque montréalaise et il a bien répondu en étant plus dangereux. Si l’Impact continue dans cette veine il finira bien par en marquer un premier cette année.

L’autre chose que j’ai bien aimé c’est le travail de Jesse Marsch pour ce match. En tant qu’entraîneur je crois qu’il a pris toutes les bonnes décisions, et ce tout au long de la semaine. Ça commence avec la préparation du club. On a vu un Impact beaucoup moins nerveux cette fois-ci qu’a Vancouver. C’est en partie dû aux circonstances, mais c’est aussi grace au travail de Marsch. Le fait de garder le même onze partant est aussi une excellente façon de garder les joueurs en question dans le bon état d’esprit. Marsch a aussi pu s’ajuster en cours de match en mettant Nyassi qui a commencé comme attaquant à la droite du milieu de terrain. Ce geste a permis à Davy Arnaud de jouer plus avancé et il a bien répondu en inscrivant le but historique. C’est bien de voir que nous n’aurons pas besoin d’attendre 5 matchs pour notre premier but à l’image du Toronto FC il y a quelques années.

Au niveau des joueurs individuels, il y a quelques joueurs qui m’ont bien impressionné. Pour commencer, j’ai bien aimé voir les deux arrières latéraux, Jeb Brovsky et Josh Gardner, qui poussaient un peu plus vers l’avant. Il faut dire que c’est plus facile à la maison ou tu peux dicter le jeu un peu plus, et que l’attaque de Chicago n’est pas celle de Vancouver. En défense j’ai bien aimé ce que j’ai vu de Matteo Ferrari. En tant qu’Européen ce n’est pas simple de venir jouer en Amérique du Nord. Le jeu est différent et pour certains de se retrouver dans un nouvel environnement les affecte jusque sur le terrain. Du côté du défenseur central italien, il n’y a rien de tout cela. Au contraire, il est rapidement en train de s’établir comme leader de la défense. C’est extrêmement positif. Le fait qu’il s’adapte aussi rapidement aidera sûrement l’autre italien du groupe, Bernardo Corradi, ainsi que l’éventuel joueur désigné que l’Impact dénichera probablement en Italie.

L’autre joueur que j’ai bien aimé samedi c’est Andrew Wenger. Il n’a pas été si bon que ça, mais ce que j’ai vu c’est un joueur qui a bon potentiel. Pour le moment il passe ses semaines à l’université Duke et rejoint le club pour les matchs. De ce fait il ne s’entraîne pas vraiment avec ses coéquipiers et ne profite pas vraiment des conseils de ses entraîneurs. Une fois qu’il aura rejoint l’équipe à temps plein il pourra vraiment profiter de tout ce que l’Impact a à offrir et ça fera de lui un meilleur joueur. Je suis d’ailleurs bien content de voir qu’il ne fait plus partie des joueurs considérés pour le programme olympique américain. Ça lui permettra de passer un peu plus de temps avec le club.

La suite pour l’Impact c’est trois matchs à l’étranger. Ça ne sera pas simple, surtout au Real Salt Lake. Mais avant il faudra commencer à New York dans deux semaines et à Columbus la semaine prochaine. Le Crew avait congé ce week-end et jouera contre l’Impact son second match. Il s’agira pour eux de leur ouverture locale, on peut donc s’attendre à une foule hostile. Ça ne sera pas simple pour la troupe de Jesse Marsch.


Mon haïku du match parce qu'il faut rester zen:

Déferlante bleue,
Incendie maitrisé,
Nulle victorieuse
 
 
Gros week-end qui me laisse perplexe avec mon club favori, ça commence avec le retour de Greg Sutton dans le maillot de l'Impact, ça continue avec des problèmes de construction et ça se termine par un nul in extremis qui ne fait qu'amplifier tous nos problèmes au niveau du classement. De mon coté j'ai passé le stade du découragement, j'en suis à celui de l'apathie complète. Est-ce qu'on va faire les séries? j'espère que non, on le mériterait pas. Puis tout d'un coup qu'on gagnerait le championnat question que certains illuminés continuent de tenter de faire à croire que tout va bien. Cette salade là on l'entend depuis trop longtemps.

Parlons recrutement un peu, la venue de Sutton s'inscrit dans la tendance amorcée par Sebrango et Terminesi. Ça me laisse totalement de glace. J'ai beaucoup de respect pour Sutton et pour ce qu'il a fait, je crois aussi qu'on avait besoin d'un second gardien. Mais Sutton n'est pas à sa place ici. Il a bien démontré qu'il n'avait pas ce qu'il fallait pour être partant en MLS autant au TFC qu'au Red Bull.

Je veux bien croire que Nick DeSantis parle du fait que tout ce compte maintenant c'est la saison 2011 mais comme second gardien j'aurais quand même choisi quelqu'un qui mérite une chance de se faire valoir. Son nom est David Monsalve c'est un jeune gardien canadien de 22 ans qui a joué pro principalement en Finlande. Il a une petite expérience en MLS puisqu'il a fait un match avec le TFC. Il a aussi représenté le Canada à tous les niveaux. Sutton on le connaît on sait ce qu'il vaut. Monsalve aurait mérité de graviter autour de l'équipe un bon six mois question de savoir ce qu'il a dans le ventre.

On nous a aussi annoncé cette fin de semaine que l'Impact commencerait sa saison avec quelques matchs au Stade Olympique pour 2012. Les gens qui trouvent que le Stade Saputo est trop loin dans lest de la ville vont être content! Trêve de plaisanteries, pour le premier match c'est relativement prévisible et je peux vivre avec même si j'aime mieux le SS. Pour ce qui est des 3 à 4 autres matchs je vais les prendre en me pinçant le nez.

D'un côté j'y vois une bonne chose à cette annonce. Il y a peu de chances qu'elle ait été préparé main dans la main avec un soumissionnaire qui aurait eu un avantage indu sur les autres. Avec tous les scandales de corruption dans le domaine de la construction je vois ça comme étant une bonne chose. Du coté de l'Impact je me demande ce qui s'est passé, est-ce de la naïveté? un manque de préparation? une mauvaise connaissance du marché?

Une chose est certaine, en tant qu'UM je n'ai pas trop envie de fêter les 10 ans du groupe au Stade Olympique. Ce n'est pas chez nous cet endroit. Ça serait contre nature je crois. Espérons aussi que le kop sera bien à sa place derrière le but qu'on pourra y aller d'animations visuelles contrairement aux matchs précédents au Big O.

Finalement parlons du match. Je n'ai qu'une chose a dit pour commencer, vivement la MLS. est ce que c'est à cause de mon équipement désuet, ou de ma connexion internet un peu trop lente? Toujours est il que je n'ai pas vu grand-chose de la rencontre. La réception du site de la SRC était parfaite pour les pubs mais pour le match c'était bien trop saccadé, j'ai bien essayé 20 minutes mais je n'avais pas le coeur de regarder ça dans ces conditions. J'ai aussi essayé 5 minutes sur la retransmission pour la NASL à partir du site des Silverbacks, c'était pas mieux. J'ai fini par écouter la radio jusqu'à ce que mes obligations familiales prennent le dessus.

Une chose que je trouve flagrante c'est le manque de cohésion au niveau décisionnel dans ce club. Billy et LeGall ont payé le prix pour leur performance de mercredi et c'est bien correct, sauf que j'aurais aimé qu'à un moment donné cette saison Testo aussi paie le prix de ses performances. Il a eu la chance de se ressaisir maintenant qu'il laisse la place à d'autres. En entrevue à la mi-temps Wandrille Lefèvre disait qu'il pouvait jouer milieu central alors je dis qu'au prochain match ont assis Testo sur le banc et on met Lefèvre avec Camara.

Même si je n'aime pas le recrutement en catastrophe de DeSantis je ne peux que m'incliner devant Eduardo Sebrango. Il a maintenant 100 buts au niveau de la seconde division, c'est tout un exploit. D'ailleurs son but en première mi-temps était le premier d'un attaquant de l'Impact depuis celui de Diouf le 8 juin. Ça fait un total de 629 minutes de stérilité pour nos avants. Je me dis de plus en plus que peut-être que le vieux renard mériterait une chance de se faire valoir l'an prochain lors du camp pour la MLS. Ce sera au prochain entraineur d'étudier ce cas-là.

En attendant la prochaine partie voici le haïku du match question de rester zen pour les prochains jours:

Filets sollicités
Équivalance de résultat
L'indifférence s'approche