You play with matches, you get burned, Vincent Vega (John Travolta), Pulp Fiction

Depuis le tout début de la saison, l'Impact jouait avec le feu et s'en tirait bien. Samedi soir dernier à Kansas City, les Montréalais ont fini par payer le prix pour toutes les chances qu'ils ont données. Là où les quatre premiers adversaires de l'Impact ont échoué, le Sporting a réussi. Au final cette défaite de 2-0 était amplement méritée.

Dès le début du match, le Sporting est sorti très fort. En mettant de la pression sur Patrice Bernier et sur la défense, ils ont forcé plusieurs erreurs. En coupant les options de passes vers l'avant du distributeur montréalais et en obligeant les latéraux à jouer sur les talons, le club de Peter Vermes a réussi à trouver un trou dans la défense de l'Impact. L'attaquant Claudio Bieler en a pleinement profité. Avec une avance de 1-0 rapidement en début de match, le Sporting n'a jamais réellement eu à regarder derrière. Depuis le début de la saison que Montréal laissait plusieurs chances à ses adversaires sans payer le prix. Cette fois ce fut différent.

En jouant du soccer de rattrapage, l'Impact n'a jamais été dans le coup. Marco DiVaio n'a jamais été dans le coup à l'avant. L'attaque montréalaise a été embouteillée par Aurélien Collin et Matt Besler. Pour créer de l'espace au centre il aurait fallu faire circuler le ballon sur les ailes, mais autant Justin Mapp qu'Andres Romero n'ont jamais été assez efficaces pour pouvoir faire déplacer le bloc défensif du Sporting.

De plus à l'arrière autant Jeb Brovsky qu'Hassoun Camara ne pouvaient pas vraiment contribuer à l'attaque. Avec Graham Zusi et CJ Sapong dans les pattes ils ont du joué beaucoup plus reculé. Tout ça a obligé l'Impact à jouer au centre seulement. Cette façon de faire a rendu le dispositif de l'Impact très prévisible. Au bout du compte Montréal n'a pas pu troubler le gardien Jimmy Nelson.

Ce genre de performance ne se reproduira pas toujours. Il ne faut pas oublier que le Sporting Kansas City est un très bon club et que de leur côté, après trois matchs plus difficiles, tous les morceaux sont tombés en place. Au milieu Benny Feilhaber a connu un bon match après avoir été critiqué, les trois attaquants ont très bien fait et toute la défense a bien lu les mouvements de Marco DiVaio. En gros ils ont fait un sans-faute.

Tout ça a fait bien mal paraître les joueurs montréalais. Karl W Ouimette a fait quelques erreurs de recrue, Troy Perkins a eu de la misère à distribuer le ballon, Davy Arnaud a commis beaucoup de revirements et Felipe a été invisible. En gros il y a peu de points positifs du côté de la troupe de Schällibaum. Le signal d'alarme n'a peut-être pas sonné, ce n'est qu'un match après tout. Par contre la copie était définitivement mauvaise et il faudra se relever les manches et ne pas oublier de travailler.

Mon haïku du match parce qu'il faut bien rester zen:

Après les quatre fantastiques
On a continué côté Super Héros
Mais l'homme invisible n'a pas fonctionné

 
 


Fort d'une fiche parfaite de quatre victoires en autant de matchs, l'Impact de Montréal se déplace ce week-end vers le Midwest américain dans un climat de confiance. Avec à l'horizon un club du Sporting Kansas City qui n'a pas gagné lors de ses trois derniers matchs, on pourrait croire que l'Impact est largement favori. Pourtant les choses ne sont pas aussi simples qu'elles en ont l'air.

Il y a deux points principaux qui ressortent du côté de Kansas City cette saison. Tout d'abord l'attaque a vraiment de la difficulté. Après avoir marqué trois buts à Philadelphie en ouverture de rideau, le Sporting n'a marqué qu'une fois au match suivant à Toronto et c'est tout. Les deux derniers matchs se sont terminés par la marque de 0-0. Il faudra tout de même se méfier de l'attaque du Sporting. Avec un joueur désigné comme Claudio Bieler (2 buts cette saison), la troupe de Peter Vermes compte sur un avant centre d'expérience et de talent. Puis misant sur un schéma en 4-3-3 il faut aussi s'attendre à ce que les défenseurs latéraux de l'Impact soient très occupés.

L'autre chose qu'on remarque c'est l'excellence de la défensive. À l'arrière le gardien du Sporting, Jimmy Nielsen, est très efficace. Il faut dire qu'il a la chance d'avoir devant lui ce qui est probablement le meilleur duo d'arrière central de la ligue en Matt Besler et Aurélien Collin. Il est difficile de trouver deux joueurs au parcours aussi différent. Besler est natif de Kansas City. Il y a joué tout son soccer à l'exception de ses années universitaires où il évoluait pour Notre Dame. Collin de son côté est né en France, il a joué en équipe de jeunes à Amiens, Sedan et Mallorca. Par la suite il a commencé comme professionnel à Gretna en Écosse avant de jouer en Grèce, en Angleterre, au Portugal et à KC.

Fort de son titre de meilleur défenseur de la ligue l'an passé, Besler représente une valeur sûre. En plus il est sur une excellente lancée alors qu'il vient tout juste de jouer un très bon match avec les États-Unis en blanchissant le Mexique dans un nul de 0-0 sur la pelouse du mythique stade Azteca. Il devrait être capable de se servir de cet excellent match comme élément de motivation pour ce week-end s'il est assez en forme pour fouler le terrain. 

Collin n'est pas en reste. Comme son partenaire il faisait partie des trois candidats aux meilleurs défenseurs de la ligue l'an passé. Il est un des favoris de la foule au Sporting Park et il voudra montrer à ses partisans que le Sporting peut faire mieux en ce début de saison. De plus le français est une menace constante offensivement, en particulier sur les coups de pied arrêtés, ayant marqué 6 buts en deux saisons en MLS. Il faudra l'avoir à l'œil.

Le duo Collin-Besler aura la mission de s'assurer que l'attaquant Marco DiVaio et les milieux Davy Arnaud et Felipe ne puissent pas profiter de ballons bien lancés qu'ils pourraient envoyer vers la cage de Nielsen. La tâche sera difficile pour l'Impact, ça sera la première fois que la troupe de Marco Schällibaum aura dans les pattes une vraie défensive digne de ce nom. Pour pouvoir s'en tirer, l'Impact devra être encore plus incisif qu'à l'habitude. Les occasions seront beaucoup plus rares que lors des matchs précédents et il ne faudra pas les rater. Pour ce cinquième match de la saison, c'est tout un test auquel l'Impact fait face. Une chose est sûre ce sera un duel très intéressant.

 
 


C'est avec regret que je vous annonce la fin des espoirs de séries éliminatoires pour 2012 de l'Impact de Montréal. L'espoir a quitté pour un monde meilleur samedi dernier suite à un match nul de 0-0 sur la pelouse détrempée du Stade Saputo face au Sporting Kansas City. L'équipe laisse dans le deuil plusieurs milliers de fans déchaînés, une trentaine de joueurs dévoués, un staff technique infatigable et plusieurs employés de bureau sympathiques.

Je sais bien que mathématiquement l'Impact est encore en vie, mais permettez-moi de douter du réalisme de cette possibilité. Personnellement je n'y croyais pas vraiment au début de la saison et j'ai arrêté d'y croire après les trois défaites consécutives de la première moitié de l'été. Malgré tout je dois avouer que le mois d'août ma sérieusement ébranlée dans mes convictions, mais le calendrier et la fiche de l'Impact sur la route me permette d'affirmer que malheureusement j'avais raison.

Il reste que l'Impact a réussi de très belles choses en cette saison inaugurales. Pour moi le plus impressionnant ça reste le fait que, l'espace de quelques mois, ce club formé de rejets d'inconnus et de vielles stars quasi périmées nous a fait croire que tout était possible. Tous les gens avec un peu de sérieux pouvaient voir en mars dernier que notre club allait avoir une difficile entrée en MLS. Pourtant ce n'est pas vraiment ce qui est arrivé. Avec quelques modifications en cours de route l'Impact est devenu un vrai club et nous a donné tout un paquet de frissons et d'émotions fortes. Pour moi qui dit toujours que supporter un club de soccer ça se fait d'abord et avant tout par le coeur plutôt que par les yeux, je dois dire que je suis plus que comblé. Je suis aussi très surpris de voir a quel point je ne suis pas le seul dans cette situation et ça me fait chaud au coeur de voir ça.

Maintenant on a beau dire que l'Impact ne fera plus les séries il reste tout de même trois autres matchs a jouer. D'un côté on pourrait se dire que c'est le temps de faire des expériences, mais si on regarde de plus près je ne suis pas certain qu'on pourra réellement le faire. Le prochain match à Houston sera très difficile. Le Dynamo n'a pas perdu un seul match à la maison cette saison. Puis comme l'Impact a de petites chances de rester en vie, je vois mal Jesse Marsch, qui est quelqu'un de très compétitif, se permettre de tenter des choses. En plus ce match est important pour Houston qui tente de décrocher la plus haute marche possible au classement de la division est pour pouvoir jouer sur son terrain en séries. Dans ce contexte Marsch a trop de respect pour jeter au lion un alignement expérimental. Ça serait manquer de respect aux autres clubs de la ligue.

Le match suivant se jouera face au TFC sur la pelouse du BMO Field. Une centaine de supporters montréalais seront du voyage et encore une fois je vois mal Marsch faire toute sorte d'expérience. C'est encore une fois une question de respect. Ils savent bien à l'Impact que de perdre contre Toronto ça ne passe pas bien du tout. Puis les gens qui auront fait les 6 heures de route vers la métropole ontarienne méritent définitivement une victoire. C'est pour ça que je m'attends a peu de surprise pour ce match-là aussi.

Finalement le dernier match aura lieu sur la pelouse du Stade Saputo contre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre. Idéalement l'Impact voudra faire de ce dernier rendez-vous une belle grande fête. La meilleure façon pour le club de réellement célébrer cette fin de saison serait de gagner le tout dernier match devant ses partisans. C'est pour ça qu'encore une fois je crois qu'il n'y aura pas vraiment d'expériences.

Maintenant que je vous ai dit qu'il n'y aurait pas vraiment d'expérience d'ici la fin de la saison, parlons des expériences que l'Impact va faire selon moi lors des trois prochains matchs. Que voulez-vous j'aime ça me contredire. Même si l'Impact devait présenter un visage familier ça n'empêche pas que chaque match il y devrait y avoir un ou deux éléments différents. 

Déjà il faut s'attendre à un changement lors du prochain match contre Houston suite à la suspension de Collen Warner pour accumulation de cartons jaune. À cette occasion deux choix vont s'offrir à Jesse Marsch, soit jouer en 4-4-2 avec Andrew Wenger et Marco DiVaio comme attaquant ou bien garder le 4-5-1 en remplaçant Warner poste pour poste par Hassoun Camara. Personnellement j'aime bien cette solution, car elle permettrait de réintégrer dans l'alignement Zarek Valentin. Le jeune latéral droit a joué de malchance cette saison et s’est fait devancer par Camara et par Jeb Brovsky, mais il reste qu'il a le talent pour être partant dans cette ligue. Il mérite aussi cette chance pour son comportement exemplaire à son retour de blessure.

Pour ce qui est des deux derniers matchs, c'est un peu plus difficile à prédire. Personnellement je crois qu'autant Evan Bush qu'Andrew Wenger méritent un départ d'ici la fin de la saison et je verrais bien cela arriver lors du match contre le TFC. Il y a aussi Callum Mallace qui a bien fait avec la réserve dernièrement et qui mérite une chance de montrer ce qu'il peut faire au milieu de terrain. Je ne serais pas surpris non plus de voir Evan James lors de ce match. Il a lui aussi eu une attitude exemplaire cette année et comme il est natif de l'Ontario je le verrais bien jouer quelques minutes. Pour le dernier match, il est impératif que Jesse Marsch fasse jouer Eduardo Sebrango dans ce qui pourrait être son chant du cygne. Puis il serait aussi opportun de laisser Karl Ouimette fouler les terrains une autre fois.

Au bout du compte on peut dire une chose. L'Impact a beau être éliminé il reste que Jesse Marsch a encore pas mal de pain sur la planche d'ici la fin de la saison. Puis du coté des fans, je ne sais pas vous, mais moi j'ai eu beaucoup de plaisir au Stade Saputo cet été et je compte bien profiter a fond du dernier match a domicile. Il faut aussi que j'ajoute que j'envie les chanceux qui iront à Toronto. 


Mon haïku du match parce qu'il faut bien rester zen.

Chances de séries quasi trépassées,
Mais l'Impact vit encore,
Son coeur bat dans les estrades

 
 
Comme quoi tout peut changer rapidement dans le sport. En 3 petits jours, l'Impact est passé du statut d'agresseur et de dominateur incapable de concrétiser à celui de quasi-victime qui marque deux fois en ayant à peine touché le ballon. Tout ça en plus avec Patrice Bernier comme capitaine alors qu'il n'avait pas été partant depuis 7 matchs et avec une charnière centrale composée de deux très vertes recrues dans la ligue Hassoun Camara et Nelson Rivas.

Pour moi le fait saillant de ce match c'est le coaching. D'un côté Peter Vermes, le coach du Sporting, n'a pas réussi à s'adapter à ce que l'Impact avait sur le terrain. D'après moi il avait identifié la charnière centrale comme étant le point faible de l'effectif montréalais. Rien de plus normal dans les circonstances. Il y avait d'un côté Nelson Rivas qui n'avait pas joué de match officiel depuis quasiment 2 siècles et de l'autre Hassoun Camara, un défenseur central de deuxième division fait de porcelaine. Le problème c'est que ça n'a pas fonctionné du tout comme ça. La paire Rivas-Camara s’est retrouvée à être solide et avec un Donovan Ricketts des grands jours qui veillait derrière eux jamais l'équipe du Midwest n’allait avoir la chance de s'imposer en passant par le centre.

De l'autre coté Jesse Marsch prenait un grand risque en ayant sur son onze partant trois joueurs qui en était a leur premier départ en MLS, Rivas, Camara et Eduardo Sebrango et deux autres qui avaient eu un rôle plus effacé depuis quelques semaines, Bernier et Justin Braun. En performant de la manière dont ils l'ont fait, avec calme et réalisme, les joueurs de Marsch ont montré qu'ils avaient été très bien préparés. Il ne faut pas oublier que notre coach c'est lui aussi une recrue et je ne suis pas de ceux qui sont prêts a lui donner le bon Dieu sans confession. Il a définitivement des carences à adresser, mais on peut voir que ce qui se fait en dehors des matchs est bien fait. Il lui reste à bien jauger l'utilisation de ses changements et alors là on pourra dire qu'on a un vrai coach.

En attendant, après les dix premiers matchs en MLS, on a exactement l'équipe qu'on croyait avoir. L'Impact est un club avec une bonne défense, avec de la profondeur au milieu de terrain et un bon trou à l'attaque. Pour moi la plus grosse déception du début de saison c'est Justin Braun. Je n’arrive vraiment pas à comprendre comment ce gars-là a bien pu avoir deux saisons de quasiment dix buts. En 426 minutes il a cumulé, de mémoire, une seule vrai chance de marquer (contre le Fire) et un nombre incalculable de cafouillages. Il a une éthique de travail irréprochable, mais ça ne sert à rien quand tu es incapable de réussir plus de 30% de tes premières touches.

Du côté des surprises, on ne peut passer sous silence le cas de Felipe. Honnêtement quand j'ai vu qu'on avait signé un gars de 2e division Suisse j'étais pas mal sceptique. Au bout du compte on a mis la main sur un jeune fiable qui a du chien et qui s'il joue a l'intérieur de ses limites peut nous rendre de grands services. Si on ajoute en plus son but contre le Sporting on se retrouve avec un beau bonus. En voilà un qui pourrait bien se retrouver ici pour un bon bout de temps.

Le prochain match, mercredi contre Toronto, sera complètement différent des deux derniers. Contrairement au match aller le TFC devra attaquer cette fois, par contre ça ne sera pas une équipe confiante et dominante que l'Impact aura de l'autre coté du terrain. Encore une fois la préparation sera importante. Il ne faudra pas se laisser leurrer par ce qu'ils nous ont montré à Montréal et se croire meilleur que ce qu'on est suite à notre série de succès. Il faudra que l'Impact soit réaliste tout en usant de son côté physique. Si on réussit ça, on a de grandes chances de sortir vainqueur du duel et d'ainsi s'assurer un 3e match sans défaite face au TFC cette saison. Faut pas se le cacher, personne ne veut perdre contre Toronto.


Mon haïku pour le match de samedi

Agréable match à la télé,
Ambiance bien rapporté,
Pourquoi une fin si abrupte