Le moment tant attendu est enfin arrivé. La saison 2013 est finalement à nos portes. Depuis octobre que l'Impact ne meuble plus le quotidien des amateurs de soccer. Mais cette fois c'est pour de bon. Le marathon commence. Ici. Maintenant.

Pour l'occasion l'Impact s'en va jouer chez les Sounders de Seattle. Il s'agit du second affrontement en MLS entre les deux clubs. L'an passé l'équipe de l'état de Washington était l'invité des Montréalais pour la réouverture du Stade Saputo. À l'image des gens dans le stade ils ont regardé le spectacle donné par l'Impact. Ils ont été battus 4-1. Pour l'Impact il s'agira de sa première visite là bas. Du moins la première en tant qu'équipe de la MLS. Comme les deux clubs évoluaient auparavant en seconde division, ils ont toute une histoire en commun. Le dernier chapitre de cette histoire remonte à 2008 alors que les deux clubs se sont rencontrés en quart de finale des séries d'après saisons. Dans le match aller qui se jouait a Seattle l'équipe locale l'avait emporté 2-1. Lors du match retour au Stade Saputo, l'Impact avait réussi à battre les Sounders 3-1 grâce à un but à la 90e minute d'Antonio Ribeiro qui n'était sur le terrain que depuis deux minutes.

Le match de samedi mettra aux prises deux clubs bien différents de ceux qui se sont affrontés l'été dernier. Du côté de Montréal, il y avait en uniforme cette journée-là Donovan Ricketts, Bernardo Corradi, Shavar Thomas et Lamar Neagle. De plus Nelson Rivas, Zarek Valentin et Andrew Wenger étaient du onze partant. Depuis ce temps l'Impact a ajouté Alessandro Nesta et Marco DiVaio. De plus Hassoun Camara s'ajoutera lui aussi aux joueurs impliqués. Du côté des Sounders, ils ont perdu Freddy Montero qui était probablement leur meilleur joueur et le défenseur Jeff Parke. À ça il faut ajouter que les Sounders avaient ce jour-là leur gardien substitut Brian Meredith. Parmi les nouveaux qu'on devrait voir sur le terrain, il y a Djimi Traoré et Shalrie Joseph.

Le duel de samedi s'annonce pour être chaudement disputé. Les deux clubs ont donné de belles performances en camp d'entraînement. Les deux ont aussi plusieurs armes au milieu de terrain. Du côté de l'Impact, le milieu défensif Patrice Bernier aura beaucoup de boulot devant lui. Avec des joueurs tels Mauro Rosales, Brad Evans et Mario Martinez, les Sounders ont beaucoup d'armes au milieu. Du côté de Seattle le joueur qui pourrait avoir un impact important c'est l'ailier Steve Zakuani. À peine revenu d'une sérieuse blessure au genou, le jeune prodige des Sounders pourrait fort bien aider les siens avec sa vitesse. Il pourrait être le genre de joueur idéal pour faire pencher la balance en fin de match si la rencontre est serrée. Puis comme les fins de match étaient une faiblesse de l'Impact l'an passé on doit s'attendre a ce que Seattle redouble d'effort a ce moment de la rencontre.

La seule chose qui est certaine pour le moment c’est que les gagnants ce samedi c’est nous, les amateurs. L’attente est enfin terminée, la saison commence et notre équipe est de retour. Alors la première chose à faire ce sera d’en profiter. Bon match!

 
 


On voit bien que les joueurs de l'Impact ne sont pas encore tout à fait de vrais Montréalais. Ils se sont trompés de date et ont voulu célébrer le début du Mondial de feux d'artifice en organisant leur propre show pyrotechnique. Personne ne leur a dit que les feux ne commencent qu’à la fin juin. Tant mieux pour les 17000 et quelques chanceux qui étaient là et qui ont eu droit à un show digne d'un Jupiter d'or.

Malheureusement je n'étais pas sur place donc je ne peux pas vous parler du Stade ou de l'ambiance. Par contre je peux dire que c'est bien que ce match-là ait été présenté à RDS et sur TSN2. Pas que je n’aime pas TVA Sports, mais le match a eu bien plus de visibilité comme ça. Peut-être que la pétarade de samedi soir aura donné le goût aux 3000 spectateurs manquants de se pointer au stade. L’autre chose que je trouve bien c’est de voir que depuis 1996 le fan de sport montréalais peut profiter du Centre Bell bâti par le Canadien, du Stade Molson rénové et agrandi par les Alouettes, du Stade Uniprix au parc Jarry rénové et agrandi pour la Coupe Rogers et du Stade Saputo, bâti et agrandi par l’Impact. On ne peut pas trop se plaindre quand même.

Si on parle du match lui-même, on peut sortir plusieurs éléments intéressants de cette victoire de 4-1 de l'Impact. En partant la dernière fois que l'Impact a marqué 4 fois dans un match a Montréal sa remonte à août dernier contre les Silverbacks d’Atlanta. Ce qu'il y a d'intéressant aussi c'est de voir la diversification de l'attaque de Montréal. Hier les buts ont été inscrits par 4 joueurs différents et Lamar Neagle est le 9e buteur différent pour les Bleus. Seulement trois clubs, après le match de samedi, font mieux avec 10 marqueurs différents. Sur ces 9 là il y en a 7 qui en ont au moins deux. À ce niveau-là, personne ne s’approche de l’Immpact. On peut réellement dire que Montréal à l’attaque la plus diversifiée de la ligue.

Il faut aussi noter que le but de Wenger était le premier sur un coup de pied arrêté autre qu'un tir de pénalité depuis le début de la saison. Ça a juste pris 1500 minutes. Disons qu'il était temps. D'ailleurs plus je le regarde ce Wenger, plus je l'aime. Il pouvait difficilement se faire valoir sur le terrain en début de saison, mais il prend de plus en plus de place. De plus si on le compare avec l’autre option qui s’offrait à l’Impact comme premier choix, Darren Mattocks, on ne peut pas dire que Montréal a fait un mauvais choix. Les deux ont trois buts en MLS, par contre Wenger l’a fait avec la moitié moins de temps de jeu que Mattocks. De plus au niveau de l’attitude je prends Wenger à tous les coups. Juste à son dernier match, Mattocks a pris deux jaunes en 2 minutes pour mettre son club dans le trouble.

Parlons maintenant de notre fameux milieu de terrain à 5. Hier sur Twitter je lisais l’ancien de l’Impact Jason DeVos qui disait qu’on accorde trop d’importance aux schémas des formations sur le terrain et qu’ultimement le soccer se joue à 11 contre 11. Il parlait du Toronto FC, mais je trouve que ça s’applique aussi à Montréal. Le but c’est de mettre tes 11 meilleurs joueurs sur le terrain et en adaptant sa formation Jesse Marsch a réussi à faire ça selon moi. Hier je n’aurais pas pris personne d’autre que les 11 joueurs sur le terrain pour jouer le match. Tellement que je me demande si on a quelqu’un qui peut prendre la place de Felipe, Warner ou de Bernier dans ce schéma. Hier Marsch a sorti Bernier et a modifié sa formation en le remplaçant par un attaquant. Pour moi ça dit beaucoup de choses. Il faudra voir aussi ce qu’on fera une fois que Marco DiVaio sera avec le club, est ce qu'on sortira Andrew Wenger ou bien si on sacrifiera notre trio au milieu de terrain? Ça sera intéressant de voir ça. Parlant de Patrice Bernier, il est devenu hier le seul joueur à avoir joué au Centre Claude Robillard, au Stade Saputo dans sa configuration originale, au Stade Olympique et au Stade Saputo version MLS.

Avec tout ça l’Impact a commencé sur un très bon pied son retour de pause. Le club aura l’occasion de continuer son show de feux d'artifice en Californie contre le petit club de Los Angeles, le Chivas USA. On parle ici d’un club qui est prenable avec une fiche de 1-6-1 à domicile. On parle aussi d’une des pires attaques de la ligue. Si Montréal va chercher trois points dans l’ouest et si en plus on fait bien le week-end prochain contre Houston à domicile l’Impact se retrouvera en plein milieu de la lutte pour les séries. Tout ça pour dire que ces matchs sont très importants.

Mon haïku de la semaine, parce qu'il faut rester zen:

Bang, Paf, Boum
L'impact fesse fort
Comme Adam West dans les vieux Batman
 
 
La saison de la MLS commence dans à peine cinq jours pour l’Impact. Pour bien des gens, on parle de MLS et il y a un gros point d’interrogation qui se lit dans leur visage. Aujourd’hui je vais commencer une série d’articles qui vous présenteront les différents clubs de la ligue. Je vais vous les présenter dans l’ordre que le calendrier de l’Impact nous les amène, on verra aujourd’hui les Timbers de Portland, Le Sporting Kansas City, Le Galaxy de Los Angeles, Le Rapids du Colorado et les Sounders de Seattle.

Première partie
Deuxième partie

Timbers de Portland dirigé par John Spencer
fiche 2011 11 victoire 14 défaites 9 nulles

À surveiller: Les Timbers de Portland de 2011 étaient exactement ce que l'Impact de Montréal voudrait être, c'est à dire une équipe d'expansion potable. Il est maintenant temps de passer au niveau suivant pour le club de l'Oregon et la pièce maîtresse pourrait bien être l'Écossais Kris Boyd. Le joueur désigné du club de l'Oregon a inscrit 164 buts en première division d'Écosse dont 101 avec les mythiques Rangers. Il a aussi joué en Angleterre et en Turquie. Boyd ne pourra pas tout faire seul, le capitaine Jack Jewsbury devra répéter ce qui fut pour lui une saison de rêve et la défense devra passer à un autre niveau s'ils veulent réellement avancer.

Sporting Kansas City dirigé par Peter Vermes
fiche 2011 13 victoires 9 défaites 12 nulles

À surveiller: Je pense Kansas City, je pense alors à Alex Bunbury. Celui qui est un des meilleurs joueurs québécois de tous les temps est un ancien du club qui s’appelait dans le temps les Wizards. Son fils a suivi ses traces et joue lui aussi au soccer dans le Kansas. Teal Bunbury n'est qu'un des jeunes talentueux de ce club qui voudra aspirer aux grands honneurs pour 2012, Sonny Saad et CJ Sapong auront aussi leurs mots à dire. Le Sporting KC a aussi ajouté deux vétérans pour tenter d'être encore plus dominant, soit les milieux Bobby Convey et Paulo Nagamura. Ils devraient permettre d'enlever de la pression sur Graham Zusi qui a enfin éclot l’an passé.

Galaxy de Los Angeles dirigé par Bruce Arena
fiche 2011 19 victoires 5 défaites 10 nulles Champion de la MLS Cup

À surveiller: Los Angeles, c'est Hollywood et tout son glamour, son équipe de soccer est exactement à l'image de la cité des anges. Ça commence avec le coach qui est une star du soccer américain, puis avec Landon Donovan qui continue avec le club, David Beckham qui a prolongé son contrat et l'international Irlandais Robbie Keane qui devrait revenir sous peu la Galaxy devrait continuer de briller. Si on y ajoute le fait que le milieu de terrain brésilien Juninho a fait reconduire son prêt sur le côté ouest et que Edson Buddle est de retour après un peu plus d'un an en Europe on peut conclure que l'attaque sera encore plus forte que l'an passé. En défense la blessure au défenseur de l'année en 2011 Omar Gonzalez pourrait faire mal et le gardien Josh Saunders devra prouver que son éclosion l'an passé n'était pas de la poudre aux yeux.

Rapids du Colorado dirigé par Oscar Pareja
fiche 2011 12 victoires 9 défaites 13 nulles


À surveiller: Le Rapids a eu une excellente saison et voudra répéter le tout avec son nouvel entraîneur. Au Colorado on a malgré tout choisi la continuité du côté de l'effectif même si le système de jeu devrait changer. C'est d’ailleurs de ce côté qu'est la clé du début de saison du Rapids, tous ces vétérans devront rapidement adhérer à la vision d'Oscar Pareja s'ils ne veulent pas être distancés rapidement. Jeff Larentowicz, Conor Casey et Omar Cummings pourront compter sur l'aide de deux nouveaux comparses pour aider l’attaque. Le Colombien Jaime Castrillon et l'Argentin Martin Rivero devraient prendre la place de Sanna Nyassi parti à Montréal au repêchage d'expansion et de Caleb Folan parti vers Birmingham City en seconde division anglaise.

Sounders de Seattle dirigé par Sigi Schmid
fiche 2011 18 victoire 7 défaites 9 nulles

À surveiller: La dernière fois que l'Impact a affronté les Sounders c'est lors des séries d'après saison 2008. Montréal avait profité de la série aller-retour pour passer à la ronde des quarts de finale. Les Sounders ont conservé un joueur de cette époque, l'attaquant Roger Lévesque. Cette année Sattle devra se passer de son joueur emblématique, le gardien Kasey Keller a finalement pris sa retraite. C'est l'Autrichien Michael Gspurning qui aura la lourde tâche de le remplacer. L'attaque sera toujours menée par Freddy Montero, mais cette année il devrait avoir plus de support avec l’arrivée de l'international américain Eddie Johnson. S'il retrouve la forme qu'il avait avant de quitter pour l'Europe en 2008 les Sounders seront encore plus dangereux que par le passé.

La fin mercredi avec le Chivas USA, le Dynamo de Houston, l'Union de Philadelphie, le Revolution de la Nouvelle-Angleterre et les Earthquakes de San Jose.