1-L'arbitrage n'est pas de niveau.
Je ne sais pas comment ça se fait que je m'attendais a ce que les arbitres de MLS soit meilleurs que ceux de la seconde division. J'aurais dû savoir que comparer à ce qu'on voit en Europe tous les arbitres de la CONCACAF est mauvais. Comme la MLS est dans la CONCACAF alors il fallait s'attendre à la médiocrité des hommes aux sifflets. Par contre jamais je n'aurais cru penser que finalement les arbitres de la seconde division n'étaient pas si mauvais. J'en suis presque à m'ennuyer de voir Carol Anne Chenard sur le terrain. C'est pas peu dire.
D'où vient ce problème avec les arbitres? Pour moi c'est en bonne partie le nombre de matchs de haut niveau qui fait que les arbitres américains et canadiens n'ont pas de réelle compétition entre eux. Dans un week-end chargé aux USA il y a 9 matchs de MLS, 3 de NASL et 4 de USL Pro. Au total ça fait 16 matchs. Si on prend juste les quatre premières divisions anglaises, on parle de quoi? Pas loin de 50 matchs de haut niveau? C'est le triple ça. Mettons que ça aide à instaurer une compétition pour les places plus prestigieuses et ça donne aussi des matchs de qualités pour ceux qui seront les meilleurs de leur profession plus tard.
2-Tout peut s'échanger.
L'an passé Dwayne DeRosario a fait partie de trois clubs dans la même saison. Il a remporté le titre de joueur le plus utile du circuit. Cette saison on a vu des capitaines (tel Davy Arnaud), des joueurs désignés (tel Julianne DeGuzman) et de jeunes vedettes pleines de potentiel (tel Juan Agudelo) changer d'adresse. Évidement la pression de gagner est grande et explique en partie tous ces mouvements. Mais il faut aussi regarder du côté du plafond salarial. Avec cette limite du côté des dépenses salariale, la patience des dirigeants est encore plus courte qu'elle le serait normalement. Personne ne peut se permettre un gros salarié qui ne fait pas le travail.
Je ne suis pas étonné de voir des joueurs de talents changer d'adresse. C'est on ne peut plus normal. De la même façon quand je vois les clubs se débarrasser de choix aux repêchages, de places d'étranger ou des droits sur des joueurs qui ne sont pas dans la ligue je comprends très bien. Les organisations utilisent tout ce qu'ils ont pour être plus compétitifs. Par contre quand je vois l'Impact qui se débarrasse coup sur coup de Justin Braun qui était probablement notre joueur le moins talentueux, de Tyson Wahl qui n'était plus très utile et de Donovan Ricketts qui n'était pas le gardien dont on avait besoin je me dis que tout, mais alors vraiment tout, peut servir de monnaie d'échange.
3-Tout le monde peut battre tout le monde.
La première victoire de l'Impact à l'étranger, vous vous en souvenez? C'était contre le Sporting de Kansas City. Ils étaient à ce moment-là premier dans l'est avec 7 victoires de suite. Après ce match ils ont eu plus de difficultés, mais ils sont toujours au sommet de la division. L'an passé c'est le Galaxy de Los Angeles qui a remporté les grands honneurs. Cette saison ils ont eu un départ plus que pitoyable. Inversement Les Earthquakes de San Jose n'ont récolté que 38 points l'an passé. Cette année ils sont imbattables (ou presque) avec déjà 47 points après 25 matchs. Pourquoi c'est comme ça? C'est à cause de ce concept tellement a la mode dans le sport Nord américain, la parité.
Pourquoi y a t'il cette parité dans la ligue? D'abord c'est à cause de toutes ces règles qui entourent les salaires et le pouvoir de dépenser d'un club. Ça coupe de beaucoup les élans des plus riches et ça permet aux plus pauvres de jouer à armes égales. L'autre facteur qui égalise le niveau de jeu entre les clubs c'est la longueur et la difficulté des déplacements. Un joueur qui est habitué de jouer en Angleterre, ou en Italie, ne peut qu'être déstabilisé par les distances a parcourir entre les matchs. Le plus long déplacement en Italie ce n'est rien comparer au plus long en MLS. Si en plus on ajoute que souvent il n'y a pas de vols directs, on doit aussi tenir compte de l'attente, puis des possibilités de retard et des contraintes au niveau familial et personnel. Tout ça donne un gros avantage au club qui a passé toute la semaine à s'entraîner à la maison. D'ailleurs si on regarde le classement seulement 4 clubs sur 19 jouent pour .500 ou plus sur les terrains adverses.
4-L'Amérique du Nord est de plus en plus une option.
On l'a vu beaucoup avec l'Impact depuis l'automne, les joueurs européens sont réellement intéressés à venir jouer de ce côté-ci de l'Atlantique. Il n'y a pas eu une semaine sans qu'on entende des noms d'Européens associés aux différents clubs de la ligue. Puis dans ces noms il n'y a pas que des joueurs de deuxième ordre. Certaines grosses vedettes sont intéressées et visent les places de joueurs désignés alors que d'autres accordent moins d'importance au salaire.
Qu'est ce que ça veut dire pour la ligue? Que même si la MLS n'a pas le prestige des ligues en Europe les joueurs et les agents sont de plus en plus au courant de ce qui s’y passe. Bien sûr la ligue a une image de semi-maison de retraite pour vedette qui veut terminer leur carrière relax. En même temps la ligue faite aussi de plus en plus de place a des joueurs tels Hassoun Camara à Montréal ou Aurélien Collin a Kansas City qui a, pour toute sorte de raisons, arrêté de progresser outre Atlantique. Ils viennent en Amérique du Nord et trouvent un milieu qui, bien souvent, leur permet de mieux exprimer leur talent.
5-Deux clés du succès, profondeur et polyvalence.
Dans un championnat éreintant qui aligne constamment des matchs physiquement intenses et des voyages épuisants, les blessures jouent un rôle encore plus important qu'ailleurs. Si on y ajoute des arbitres qui distribuent des cartons rouges aussi généreusement que des personnages louches distribuent des bonbons dans une cour d'école on se retrouve avec tout un paquet de joueurs qui finissent par manquer des matchs. Quand en plus on ajoute les restrictions au niveau des salaires et de l'effectif, on a tout un casse-tête.
Dans ces circonstances on voit la vraie qualité d'un club quand on regarde les joueurs qui ne devraient pas être sur le terrain en temps normal. Plus les réservistes sont talentueux moins les clubs sont affectés par les aléas de la compétition. Puis quand en plus un seul de ces joueurs peut en remplacer plusieurs en ayant la possibilité de jouer à plus d'une position il devient alors un élément clé de son club. La polyvalence devient une arme de plus pour l'entraîneur.
6-Le TFC est vraiment, mais vraiment mauvais.
Oui, je sais, j'ai parlé de 5 choses, mais je ne pouvais pas résister. Je me devais de parler du doyen des clubs canadiens en MLS. Premièrement il faut dire qu'on savait déjà qu'ils étaient mauvais. Je n'apprends rien à personne avec cette affirmation. C'est aussi évident comme constat que de dire que les moufettes sa sent mauvais. Par contre ça me fait bien rire d'y penser alors on va en jaser un peu. La meilleure saison du TFC? 10 victoires en 2009 pour un total de 39 points. L'Impact de son côté a déjà amassé 11 victoires et 36 points en seulement 27 matchs. Puis au chapitre des débuts on a pu voir l'Impact remporter son 10e match le 12 août dernier contre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre, ça a pris 155 jours avant d'atteindre ce chiffre. Le TFC lui? Ils ont récolté la 10e victoire de leur existence en MLS le 31 mai 2008 soit après 419 jours. Mauvais le TFC? Oui et pas juste un peu. Maintenant il faudrait peut-être que quelqu'un les batte en Championnat canadien parce que ça fait dur de ce côté-là.
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