Montréal continue d'aligner les matchs avec la régularité d'un métronome. Pour la cinquième fois en 15 jours, la troupe de Marco Schällibaum se prépare à disputer une partie. Avec une quadruple égalité en tête de l'association de l'est, l'Impact a une belle occasion de se démarquer en affrontant ce mercredi les Red Bull de New York dans la métropole américaine.

Lors du premier affrontement entre les deux clubs plus tôt cette saison l'Impact avait gagné 1-0 sur un but de Marco DiVaio. Le match avait été marqué par les nombreuses chances de marque de l'attaquant italien, par le carton rouge de Brandon Barklage et par l'absence des joueurs désignés Thierry Henry et Tim Cahill. Cette fois la situation sera différente.

Avec un nouvel entraîneur sans expérience nommé à la dernière minute, l'équipe de New York a mal commencé la saison. Les hommes de Mike Petke ont débuté en ne récoltant que deux points sur douze lors de leurs quatre premiers matchs. Par la suite ils ont corrigé le tir avec une récolte de 15 points sur une possibilité de 21. Ils sont présentement sur une séquence de trois victoires consécutives.

Ce match constitue un beau test pour l'Impact, mais aussi pour New York. Le Red Bull a beau avoir cinq victoires, on ne peut pas dire qu'ils ont battu de grands clubs. Leurs victimes sont le TFC, DC United, la Nouvelle-Angleterre, Philadelphie et Columbus. Du lot seul le Crew a un club vraiment décent. Malgré tout l'Impact devra être prudent. D'abord New York joue à la maison. Puis tranquillement les joueurs de New York commencent à prendre leurs responsabilités.

Tim Cahill sera le joueur à surveiller du côté New Yorkais. Après avoir été réduit au silence pendant 17 matchs, il vient d'inscrire trois buts lors des deux dernières rencontres. Les défenseurs centraux montréalais devront l'avoir à l'œil. L'autre qui a répondu présent récemment c'est le gardien Luis Robles. L'ancien du FC Kaiserslautern en Allemagne a connu un excellent match ce week-end avec...

Côté montréalais le sujet de l'heure est encore celui de la rotation dans l'effectif. Encore une fois on a beaucoup de questions, mais peu de réponses. Est-ce que Marco DiVaio pourra débuter un autre match? Est-ce que Davy Arnaud sera prêt à reprendre le boulot? Est-ce qu'on donnera un congé à Jeb Brovsky ou à Hassoun Camara? Est-ce que Matteo Ferrari pourra jouer un second match en quatre jours alors qu'il revient de blessure? Est-ce que Denis Iapichino sera préféré à Maxim Tissot? La liste est quasiment sans fin. Depuis le début de la séquence occupé de l'Impact, Marco Schällibaum nous a surpris à tous les coups alors c'est difficile de dire comment il abordera ce match.

La seule chose qui est certaine c'est que ce duel est important. D'un côté comme de l'autre, ce match servira d'étalon pour juger de la qualité de l'équipe. Chacun des deux clubs aspirent aux grands honneurs mais pour ce faire il faut être capable de battre ses compétiteurs directs. Les deux clubs ont échoué de ce côté en perdant contre Kansas City. Par contre l'Impact l'a fait plus tôt cette saison en gagnant cotre le Red Bull et doit le refaire afin de conserver son avantage. New York cherchera de son côté à montrer qu'ils sont vraiment dans la course en battant un club compétitif pour la première fois. Dans ces circonstances on est en droit de s'attendre a un match chaudement disputé où les deux clubs lutteront pour avoir le dessus. Voilà un match qui devrait être plutôt palpitant.

 
 


L'Impact de Montréal continue de surprendre. Après avoir entamé la saison avec deux victoires à l'étranger, la troupe de Marco Schällibaum vient de faire la même chose à domicile. Cette fois un seul but a suffi alors que la défense montréalaise n'a rien donné au Red Bull de New York. L'Impact a marqué tôt dans le match par l'entremise de Marco DiVaio et n'a plus regardé derrière par la suite.

Le joueur désigné italien a fait le nécessaire pour permettre à son club de gagner, mais il a tout de même raté plusieurs belles chances. En même temps avec deux filets en quatre matchs c'est difficile de se plaindre. En maintenant ce rythme, il terminerait la saison avec une quinzaine de buts ce qui serait un total plus qu'acceptable. La clé dans son cas c'est qu'il puisse avoir l'occasion d'avoir le ballon en position dangereuse. Le reste suivra bien ensuite, s'il n'est pas hors jeu.

Le plus gros point positif de cette victoire reste le jeu du jeune Karl Ouimette. Pour moi sa sélection comme partant relève d'une logique toute simple. Il est l'avenir du club à cette position. De brasser les cartes en tassant des joueurs pour combler la perte de Nesta n'aurait pas été constructif. À la place Schällibaum a lancé le jeune dans la fosse aux lions et il a répondu présent sans complexe. On doit lui lever notre chapeau bien haut.

Maintenant sa performance soulève quelques questions. Avec le duo d'Alessandro Nesta et de Matteo Ferrari qui joue du très bon soccer, puis avec Hassoun Camara qui est très à l'aise en défense centrale et avec Ouimette qui a montré qu'il a l'étoffe pour jouer dans cette ligue, je crois qu'il serait temps de penser à couper les ponts avec Nelson Rivas. Pour moi cette blague a assez duré. L'expérience aurait pu fonctionner, mais il faut se rendre à l'évidence que ce n'est pas le cas. Maintenant je crois que de le garder serait contre-productif. Dans son cas il serait peut-être à son avantage d'être libre le 1er juillet.

L'autre question qu'on est en droit de se poser concerne Denis Iapichino. Pendant un bon moment cette semaine on se demandait si l'Impact ne s'apprêtait pas à faire confiance au jeune Maxim Tissot pour combler la perte de Nesta. Finalement Tissot s'est blessé et Iapichino a été habillé comme remplaçant. Dans le cas où Tissot aurait passé devant le Suisse, est-ce que ça serait vraiment une bonne idée de garder un étranger comme 3e défenseur gauche?

On doit aussi se demander qui sera le défenseur sur le banc des remplaçants une fois que Nesta sera de retour. Est-ce que ça ne serait pas plus intéressant d'y mettre Ouimette plutôt que Iapichino? Le jeune québécois peut jouer à deux positions contre une seule pour le Suisse, c'est à l'avantage du premier. Par contre seulement Iapichino (et Tissot) peut réellement jouer à gauche si Brovsky se blesse. 

Il faut aussi regarder le cas de Zarek Valentin, de ce côté c'est toujours aussi difficile de comprendre ce qui se passe. On aurait pu croire que l'an passé Jesse Marsch avait une dent contre lui, mais avec la même situation qui se présente de nouveau cette année il faut se demander si le problème ne vient pas plutôt du joueur lui même. Une chose est sûre, Valentin a une certaine valeur en MLS. Il pourrait être utile comme monnaie d'échange pour l'Impact si jamais un trou se créé ailleurs dans l'alignement.

Quand on regarde la fiche globale de l'Impact en ce début de saison, c'est difficile de ne pas être impressionné. Avec quatre victoires en autant de matchs et six buts marqués contre deux accordés, Montréal affiche un bilan quasi parfait. Pourtant sur le terrain le portrait n'est pas aussi clair. Lors des deux matchs sur la route le facteur chance a joué un rôle prépondérant. Troy Perkins a eu besoin de l'aide de ses poteaux, surtout lors du premier match à Seattle. Lors des deux matchs à la maison l'Impact n'a pas dominé comme on aurait pu s'y attendre. Autant New York que Toronto ont dominé de bonnes parts de leurs matchs respectifs. Pourtant a chaque fois l'Impact est ressorti avec les trois points. Pour moi c'est la marque d'une grande équipe. Les bonnes équipes gagnent quand elles jouent bien et perdent quand elles jouent moins bien. Les très bonnes équipes de leur côté trouvent des moyens de gagner même quand elles jouent moins bien. Pour le moment c'est ce que l'Impact a fait et c'est très encourageant pour la suite des choses. À ce rythme on peut s'attendre à passer un bel été au Stade Saputo. 

Mon haïku du match parce qu'il faut bien rester zen:

Madame Schällibaum s'inquiète,
Avec toutes ces victoires,
Elle craint l'alcoolisme.

 
 
L’Impact a subi samedi dernier sa toute première défaite a domicile en 2012 en s’inclinant au compte de 2-1 contre le Red Bull New York. Normalement il n’y aurait aucune raison de critiquer quoi que ce soit après ce match, New York est une des meilleures équipes de la ligue, nous sommes un club d’expansion, le Red Bull compte sur plusieurs joueurs de premier plan… La réalité est pourtant tout autre. On a beau être un club d’expansion les attentes sont quand même là, puis même s’ils sont excellents le Red Bull n’est pas imbattable, surtout sans Thierry Henry et avec un homme en moins. L’Impact a eu toutes les chances de gagner ce match et n’a pas su en profiter.

Pour moi le coaching de Jesse Marsch a un rôle à jour dans cette défaite. J’aime bien parler de sa préparation qui me semble excellente, mais il y a un aspect de la préparation de l’Impact qui fait vraiment défaut. Mon problème c’est au niveau des coups de pied de coins. En 14 matchs cette saison on n’a pas marqué une seule fois sur coup de pied arrêté (à part les 4 pénos). Dans un club comme le nôtre qui ne pousse que très peu vers l’avant il faut profiter de toutes les opportunités qui se présentent à nous. Pour moi c’est quasiment rendu un automatisme, un corner offensif ou un coup de pied de but, c’est la même chose pour nous tellement on est mauvais sur cet aspect du jeu. Mais en plus encore une fois on n’a fait preuve d’aucune créativité du côté montréalais. À l’étranger je peux comprendre qu’on joue comme on l’a fait samedi dernier, mais à la maison, avec un homme en plus et un recul d’un but? Il faut prendre le contrôle du match, il faut peser sur la défense adverse. Il faut faire jouer nos adversaires sur les talons. Ce n’est pas ce que j’ai vu ce week-end, ou si peu.

La meilleure nouvelle dans ce match c’est qu’on avait enfin droit au dernier match au Stade olympique. À part d’avoir beaucoup de sièges, il y a quoi de bon au Stade olympique? La surface de jeu est horrible, les estrades nous éloignent de l’action, la bouffe est plus que mauvaise, puis par une belle journée comme samedi dernier ce toit qui n’ouvre pas est vraiment plus que nuisible. Rendu là même les 60000 sièges sont un désavantage quand on est un club qui compte environ 20000 spectateurs fidèles.

Pour moi il y a une chose qui m’a marqué de tous ces matchs au Stade olympique au niveau soccer. Il n’y a qu’un coach qui a vraiment compris l’Impact de Montréal à date et c’est Aron Winter. Winter est venu ici et a bien compris que l’Impact n’a pas la capacité ni la mentalité pour contrôler un match et construire en vue de marquer un but. Il a donc laissé toute la place à l’Impact et c’est assuré de ne pas perdre. Avec un peu d’opportunisme, le TFC aurait même pu gagner. J’imagine qu’à un moment donné le reste de la MLS va se réveiller et comprendre de quoi cette équipe retourne. Rendu là l’Impact va frapper un mur te ça va faire mal. Disons que je n’ai pas hâte.
 
 
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Les années se suivent, mais ne se ressemblent pas toujours. À l'hiver 2011, lors du Superdraft, les 18 clubs de la MLS ont conclu un total de 8 transactions. L'année suivante une seule transaction a eu lieu lors de cet événement. Mais quelle transaction! La quantité a prévalu en 2011, mais en 2012 c'est la qualité qui a eu le dessus. Alors qui ce joueur de qualité? Il s'agit de l'attaquant Kenny Cooper du New York Red Bulls.

Dans le cas de Cooper l'introduction doit remonter dans le temps. Voyez vous l'attaquant du Red Bull c'est en réalité Kenny Cooper Jr. Ça implique qu'il y a eu un Kenny Cooper Sr. Il se trouve que le paternel est celui qui a semé la graine qui a fait le joueur qu'on connaît aujourd'hui. Monsieur Cooper est né en Angleterre et a porté les couleurs de Blackburn. En 1970 il a émigré aux USA et c'est joint au Dallas Tornado dans la vieille NASL.

Dès son plus jeune âge, Cooper Jr a démontré beaucoup de talent pour le ballon rond. Sous l'égide de son père, il s’est développé rapidement et a attiré l'attention d'un recruteur de Manchester United. Aidé par la nationalité anglaise de son père Kenny Cooper c'est retrouvé en Grande Bretagne en 2003 ou il a joint l'équipe U-21 de Man U. Quand il a été trop vieux pour jouer avec les jeunes il a été envoyé en prêt, tout d'abord au Portugal avec l'Academica Coimbra avec qui il n'a pas plus joué. Puis il a aussi passé quelques mois avec Oldham Athletic en xe division. Il y a joué 7 matchs et inscrit 3 buts.

Après 3 ans outre-Atlantique, Cooper décida de revenir à la maison. Pour la saison 2006, il se joint à son club local, le FC Dallas. Dès son arrivée il connaît du succès. Il inscrit un but à son premier match en MLS. Cette saison-là il en inscrira 10 autres en plus d'ajouter 4 passes décisives. Au total il resta 4 saisons à Dallas et inscrit 40 filets en 90 matchs.

De telles performances ont attiré l'attention de clubs en Europe. Cooper retraverse donc l'Atlantique et se joint au 1860 Munich en seconde division allemande. Comme avec Dallas il réussit, sa rentrée en inscrit un but à son premier match. Malheureusement la suite ne fut pas du même ordre qu'a Dallas. En 2 saisons là-bas il fut blessé plus souvent qu'à son tour ce qui le limita a 13 matchs seulement. Au total il réussit à inscrire que 2 buts. Malgré tout il attira l'attention du club de Plymouth en Angleterre. Il les rejoint au départ pour un prêt de 6 mois au début 2010 avec une option pour un transfert permanent par la suite. Encore une fois ce fut un échec. Cooper joua 7 matchs et ne trouva pas le fond du filet.

Découragé par cet autre échec, Kenny retraversa l'Atlantique et se joignit à la toute nouvelle équipe de Portland. Avec les Timbers il réussit encore une fois à inscrire un but à son premier match avec le club. Au total il en marqua 8 en 34 matchs.

On peut considérer que ce fut une bonne saison, mais pas assez pour les Timbers qui l'ont envoyé à New York. Cooper lui en a profité pour inscrire un but à son premier match. À date cette saison il en a inscrit 9, tout ça en 11 matchs. Moi juste pour ça vous pouvez être sur que je l’adopte…

 
 

L’Impact et près de 200 supporters du club se retrouvaient samedi au Red Bull Arena pour affronter l’équipe de la boisson énergisante. Au final Montréal n’a pas pu profiter du support de ses partisans et s’est fait donner une leçon de soccer durant une seconde demie ou New York a marqué 3 fois pour gagner 5-2. Pourtant après avoir pris les devants à deux reprises en première mi-temps on aurait pu s’attendre à mieux comme résultat final.

Ce qu’on peut remarquer c’est qu’en MLS, quand tu affrontes un club qui a le pouvoir offensif des Red Bull tu vas payer cash toutes les erreurs que tu vas faire. Sur le premier but Ricketts aurait du arrêter le ballon, après 4 matchs j’ai l’impression qu’il ne s’est pas encore tout à fait remis du décalage horaire entre Montréal et LA, il est souvent une demie seconde en retard et ça fait toute la différence. Il ne faut pas se leurrer, notre défense n’est pas la plus rapide et la cohésion n’est pas encore tout à fait là, mais le poste de gardien est celui où un individu avec des qualités individuelles exceptionnelles peut faire la différence. Avec Ricketts on s’attendait à retrouver ça, mais ce n’est pas le cas tout.

Un autre poste qui n’est pas facile à gérer c’est celui d’arrière droit. Jeb Brovsky avait avant samedi commencé tous les matchs malgré des performances couci-couça. Avec son carton rouge de la semaine passée on allait enfin la chance de voir Zarek Valentin à l’œuvre. On ne peut pas dire qu’il a vraiment fait ce qu’il fallait pour que sa présence s’étire. Il a été directement responsable de l’action qui a mené au 3e but new-yorkais. J’ai bien hâte de voir qui sera à ce poste pour le prochain match contre le Real Salt Lake. Éventuellement je ne serais pas surpris de voir Jesse Marsch y mettre Davy Arnaud comme partant.

Pendant qu’on jase de Jesse Marsch, je me demande bien ce qu’il a dit à ses joueurs à la mi-temps. J’ai trouvé qu’on l’équipe est sortie en jouant sur les talons. Évidemment ce n’est jamais facile de concéder un but à la toute fin d’une mi-temps et encore moins sur tir de pénalité, mais je n’ai pas aimé l’attitude que j’ai vue au retour de la pause. J’y aie vu un club qui avait décidé de jouer safe et ce n’est pas nous ça. Ce fut très évident lors du 4e but de NY ou tous les joueurs de l’Impact impliqués avaient l’air d’épouvantails.

Au bout du compte il reste qu’il est encore temps d’être indulgent avec notre petit club d’expansion. Il y a quand même eu du bon dans tout ça, Bernier a fait tout le match et a été très bon. Puis marquer deux fois à l’étranger et prendre l’avant à chaque fois c’est quelque chose de positif, mais il va falloir travailler beaucoup sur la constance avant de vraiment être capable d’aspirer à la victoire. Il y a plusieurs pièces à mettre en place pour construire un casse-tête et pour l’instant la troupe de Jesse Marsch échappe des pièces à chaque fois. Disons que pour l’instant l’immunité de l’Impact continue, le calendrier en ce début de saison n’est pas facile, puis il est normal que ça prenne du temps avant que toutes les choses se placent. 

Deux choses en terminant, tout d’abord il faut absolument que je lève mon écharpe pour les supporters montréalais qui ont fait le déplacement au New Jersey. On les a entendus tout au long du match. Je ne m’attendais pas à moins! Bravo! En second lieu je vais vous mettre à tous les matchs un petit graphique à la fin de mon billet, c’est un tableau qui représente la progression de l’Impact en nombre de points en comparaison avec trois clubs de l’an passé, les deux clubs d’expansion (Portland et Vancouver) ainsi que le Toronto FC.

Mon haïku du match parce qu’il faut bien rester zen:
Tout ce qui monte,
Dois redescendre,
Atterrissez en douceur SVP
 
 
Ce qui est vraiment intéressant avec le soccer c'est le fait que c'est un sport vraiment mondial. Ça permet de voir dans les différents clubs de la ligue des joueurs aux parcours vraiment diversifiés. C'est encore plus vrai pour la MLS, une ligue qui a un pouvoir d'attraction par le fait qu’elle soit située aux États-Unis et que ce pays a un fort pouvoir d'attraction sur bien des gens. Dans cette optique j'ai décidé de vous présenter avant chaque match de l'Impact, un joueur de l'équipe adverse qui a un parcours intéressant. Cette semaine, avec Montréal qui affronte le Red Bull New York je vais vous présenter Joel Lindpere.

Originaire d'Estonie Lindpere est âgé de 30 ans et évolue au milieu de terrain avec le New York Red Bull. Il a commencé sa carrière de footballeur à 15 ans avec le JK Nõmme Kalju. Il a par la suite gravi les échelons du foot estonien jusqu'à ce qu'il arrive avec le Fc Flora Tallinn. Ce club est le plus prestigieux de la première division d'Estonie.

Après quelques bonnes saisons dans l'ancienne république soviétique et avoir intégré son équipe nationale, Lindpere c'est retrouve avec le CSKA Sofia en Bulgarie. Malheureusement il n'a pas réussi à s'y imposer et est retourné à Tallinn. Son dernier séjour là-bas fut de courte durée. En septembre 2006 Joel a été impliqué dans un incident avec le 4e arbitre lors d'un match. À ce moment il fut remercié de ses services. Comme quoi ce n’est pas parce qu'on joue pour un club dont le nom pourrait être celui d'un fleuriste qu'on ne peut pas avoir du caractère.

Sans club Lindpere a réussi à trouver un emploi en Norvège avec le Tromso IL (l'ancien club de Patrice Bernier). Il y a joue 3 saisons ou il en a profité pour marquer 5 buts. Après ces 3 ans au nord du cercle polaire arctique, il a opté pour un environnement un peu plus urbain. Il a signé avec le club de la Grosse Pomme en janvier 2010. Il a très rapidement laissé sa marque dans l'esprit des fans New Yorkais, marquant le premier but au tout nouveau Red Bull Arena lors d'un match amical contre le Santos FC. Il a aussi été celui qui a préparé le premier but de Thierry Henry avec New York lors d'un match amical contre Tottenham. L'an passé il a été nommé le joueur de l'année pour son club. Il a connu une excellente campagne avec 7 filets. Lindpere a amené son talent de ce côté si de l’Atlantique, mais il a aussi amené son bouillant caractère. Il a eu plusieurs incidents avec des arbitres en MLS, il a entre autres écopé d’un carton jaune pour avoir envoyé paître un arbitre après avoir inscrit un but. Cet arbitre avait auparavant laissé passer une faute sur un coup de pied que Lindpere avait reçu au visage. Jœl était aussi au milieu d’une altercation qu’il y a eu entre le NY Red Bulls et le Galaxy de Los Angeles en série l’an passé.

Si vous décidez d'adopter le très talentueux Lindpere comptez-vous chanceux, vous aurez un excellent partenaire pour jouer au golf puisqu'il s'agit d'un de ses passe-temps. Vous vous dites sûrement que s'il pleut vous allez vous ennuyer, mais ce n'est pas le cas, car Lindpere est aussi un amateur de quilles. Puis si les quilles ce n'est pas votre tasse de thé, vous pourrez toujours vous occuper de l'héritier Lindpere pendant qu'il va rouler sa boule. Puis si vous l’adoptez dites-lui donc de monter son jeu d’un cran cette saison, parce que je l’ai dans mon équipe de Fantasy League sur le site de la MLS, mais il ne fait pas grand-chose cette saison. Mais dites-lui de faire ça après le match contre Montréal, et dites-lui gentiment…