La fin de l'année approche, la neige commence à faire son apparition et le sapin décore beaucoup de nos salons. Ce temps de rencontre et de réjouissance est le temps idéal pour s'arrêter un peu et prendre le temps de faire le point. Ce qu'on souhaite c'est de regarder derrière nous afin d'avoir une idée de ce qu'il y a devant nous. Il faudra pour ce faire regarder de quoi avait l'air le soccer au Canada avant le 1er janvier dernier, regarder ce que 2012 nous a apporté pour finalement tenter de voir ce que 2013 nous promet. Ce bilan se fera donc en trois parties distinctes. Dans la première http://tinyurl.com/bw8rg5w on a regardé de plus près le portrait qu'on avait devant nous il y a un an. Dans la seconde partie, on regardera aujourd'hui ce que l'année 2012 nous a amené. Puis dans la dernière on tentera de voir vers où 2013 peut nous amener. Côté sélection nationale il faut commencer par regarder du côté de l'équipe U23 qui jouait dans le tournoi de qualification pour les Jeux olympiques de Londres. Menés par celui qui allait plus tard devenir directeur technique de l'ACS, Tony Fonseca, nos jeunes ont échoué à la dernière étape en perdant en demi-finale contre le Mexique. Leur parcours avait pourtant été bon, réussissant même à prendre la mesure des É.-U.. Par contre des points perdus en fin de match contre Cuba leur a compliqué la tâche en les envoyant au second rang du groupe. En terminant premiers, les Rouges auraient eu sur leur chemin le Honduras qui semblait un adversaire plus accessible que le Mexique. Chez les U20 l'automne a été très occupé. L'ACS a organisé plusieurs camps en vue des qualifications pour la coupe du monde de 2015. Lors de ces qualifications, le Canada fera partie d'un des huit groupes de trois pays. Le gagnant de chacun de ces groupes participera aux quarts de finale et les 4 gagnants de cette étape seront qualifiés pour la phase finale. On attend beaucoup de ces jeunes qui formaient le noyau du groupe qui s’est qualifié pour la dernière coupe du monde U17. Chez les seniors l'année a commencé par une défaite. En match amical sur l'île de Chypre, dans des conditions exécrables, l'Arménie a défait le Canada 3-1 au mois de février dernier. En juin les Rouges jouaient un autre match amical. Cette fois ils affrontaient à Toronto les États-Unis pour commémorer les 100 ans de l'ACS. Ce match servait aussi de préparation pour les premiers matchs de la 3e étape de qualification pour le mondial de 2014 au Brésil. Le Canada en a profité pour jouer un excellent match au niveau défensif et s'en tirer avec un match nul de 0-0. Les résultats récents du Canada permettaient chez les supporters de la sélection un certain optimisme. Par le passé un des principaux problèmes de l'équipe était la préparation. Cette fois cet élément n'entrait pas en compte. Les Rouges allaient aussi rassurer en remportant leur premier match sur un terrain affreux à Cuba par le score de 1-0. Malheureusement quelques jours plus tard un nul de 0-0 sur le terrain du BMO Field allait gâcher quelque peu la fête. Après une victoire en match amical contre Trinidad et Tobago au mois d'août, le Canada reprenait le processus de qualification en septembre en jouant deux matchs clés contre le Panama. Lors de la première rencontre jouée à Toronto, la troupe de Stephen Hart continua son bon travail défensif en battant la nation de l'Amérique Centrale 1-0. Lors de la seconde partie, le Canada montra ses limites suite à la perte de Dwayne DeRosario en s'inclinant par le score de 2-0. Avec deux matchs à jouer en octobre le Canada était en bonne position pour se qualifier pour la ronde finale. La clé était de gagner le match restant à la maison contre Cuba et d'aller chercher un point sur le terrain du Honduras. La première partie ne fut qu'une formalité avec une formation réduite à cause de défections et de blessures les Cubains ne furent pas de taille et le Canada gagna le match 3-0. Ce fut une tout autre histoire au Honduras. Dans un stade hostile, les joueurs canadiens se sont écrasés comme un soufflé sortit du four beaucoup trop tôt, perdant le match par le score humiliant de 8-1. Ce résultat qui a choqué le milieu du soccer canadien a mené à la démission de Stephen Hart. Toutes sortes de raisons ont été évoquées pour expliquer cet échec, que ce soit au niveau des joueurs ou de la structure du soccer canadien. Il reste que ce moment qui nous amène à remettre en question aurait pu être évité si les joueurs canadiens avaient marqué un but le 12 juin dernier face au Honduras à Toronto. Du côté des clubs on a pu voir de bons et de moins bons moments. Si on regarde à Vancouver, on pouvait voir un visage familier derrière le banc, l'ex-entraîneur des Railhawks de la Caroline, Martin Rennie. Les Caps commençaient la saison 2012 avec de belles additions en défense, soit l'Argentin Martin Bonjour et le coréen YP Lee. Ces deux joueurs aidèrent les Caps à commencer la saison en alignant quatre jeux blancs. Par la suite les Caps prirent la mesure du Fc Edmonton en première ronde du championnat canadien avant de s'incliner en finale contre le Toronto FC. Avec un club qui faisait bien, la direction de Vancouver décida tout de même de faire des changements à la mi-saison. Sébastien LeToux, Davude Chiumiento et Éric Hassli furent envoyés sous d'autres cieux pour faire de la place à Dane Richards et à deux joueurs désignés écossais, Kenny Miller et Barry Robson. C'est à partir de ce moment que les choses commencèrent à aller moins bien. Une série de six défaites en sept matchs de la fin juillet au mois de septembre faillit faire dérailler la saison des Whitecaps. Malgré tout ils réussirent à se ressaisir en récoltant une fiche d’une victoire, une défaite et trois nulles en fin de saison. Ce fut assez pour terminer au 5e rang dans l'ouest. Ce fut surtout suffisant pour devenir la toute première équipe canadienne a se qualifier pour les séries d'après saison. Malheureusement ces séries ne durèrent qu'un match, les Caps s'inclinant par le score de 2-1 face aux éventuels champions, le Galaxy de Los Angeles. Un peu plus à l'est, le Fc Edmonton entamait sa seconde saison en NASL. D'entrée de jeu la troupe du néerlandais Harry Sinkgraven était éliminée du championnat canadien par Vancouver. En NASL la saison prit une tournure similaire. Malgré la signature de plusieurs joueurs qui avaient de l'expérience en Europe le club albertain termina dernier de la ligue. Le club connu des problèmes de discipline, le meilleur joueur Shaun Saiko fut suspendu au milieu de la saison alors qu'un autre joueur, Matt Lam fut tout simplement congédié. À la fin de l'année, le propriétaire du club décida de faire le ménage. Les joueurs européens furent libérés et le staff d'entraîneur congédié. Le club mit la main sur quelques joueurs qui étaient des valeurs sûres dans la ligue et embaucha Colin Miller comme entraîneur. En Ontario le Toronto FC commença son année de belle façon. En quart de finale de la ligue des champions de la CONCACAF la troupe d'Aron Winter affrontait le LA Galaxy. En gagnant le match retour 2-1 le TFC remporta la série et obtint le privilège d'affronter le club mexicain Santos Laguna en demi-finale. Comme on pouvait s'y attendre, le club de la MLS ne fit pas le poids et se fit éliminer suite à une défaite de 7-3 au total des buts. En MLS le début de saison était beaucoup plus difficile. Le club de la ville reine encaissa neuf défaites consécutives pour débuter la saison. Malgré tout le TFC réussit à remporter le championnat canadien en défaisant Montréal et Vancouver. Avec la pire défense de la ligue et une des pires offensives Aron Winter fut relevée de ses fonctions et fut remplacée par Paul Mariner. Avec la saison perdue en MLS, les supporters torontois avaient l'occasion de se reprendre en ligue des champions. Le sort leur joua un mauvais tour en les mettant dans le même groupe que Santos Laguna. Toronto termina la compétition au second rang sur trois avec une fiche de deux victoires et deux défaites. En MLS le club termina bon dernier avec seulement 23 points. Après la saison le club décida de ramener le prix des billets de saison au niveau de la première année. En plus le club nomma un président. L'ancien de DC United, Kevin Payne, fut nommé avec comme mission de remettre le train sur les rails. À Montréal les partisans avaient enfin droit à du soccer de première division. La saison commença à Vancouver par une défaite de 2-0. La semaine suivante plus de 58000 spectateurs s'entassaient dans le Stade Olympique pour assister à un match nul de 1-1 contre le Fire de Chicago. La première victoire vint au 6e match de la saison face au Toronto FC. Après avoir joué ses 5 premiers matchs locaux au Stade Olympique et battu le vieux record d'assistance du Manic lors de la visite du Galaxy de Los Angeles, l'Impact retrouva finalement le Stade Saputo au milieu du mois de juin. Au départ les foules étaient décevantes. À deux occasions le nombre de spectateurs était en bas de 13000. Le club dut modifier sa structure de prix pour redresser une situation qui devenait embarrassante. Sur le terrain l'Impact se débrouillait bien. Malgré tout la direction décida de se renforcer en faisant de l'attaquant italien Marco DiVaio son premier joueur désigné. Il fut rapidement rejoint par un autre ancien de la squadra azzura, Alessandro Nesta. L'Impact réussit aussi un coup de génie en refilant le très inconstant gardien Donovan Ricketts pour un portier plus efficace, Troy Perkins. Ces changements permirent à l'Impact de remporter 5 matchs consécutifs en août. Cette performance leur permit même de rêver aux séries éliminatoires. Le mois d'août fut aussi celui de Patrice Bernier. Il fut choisi joueur du mois par la ligue. Malgré un calendrier allégé en fin de saison l'Impact ne put continuer sur sa lancée. L'incapacité du club montréalais à s'imposer sur la route sonna le glas des espérances de séries éliminatoires. Au terme d'une saison de 12 victoires 16 défaites et 6 nulles, l'entraîneur Jesse Marsch quitta le club à cause d'un différent au niveau de la philosophie. Deux anciens joueurs marquants du club annoncèrent leur départ à la retraite, l'attaquant Eddy Sebrango et le gardien Greg Sutton. Au niveau des joueurs québécois qui évoluent à l'étranger, l'année 2012 fut celle de l'attaquant Olivier Occéan. Il commença l'année avec Furth en Bundesliga 2 où il poursuivit le bon travail entamé à l'automne. Il termina la saison 2011-12 avec 17 buts et Furth fut promu en Bundesliga. Occéan changea tout de même de club, son 3e depuis son départ de Norvège, et se retrouva avec un autre club promu, l'Eintracht Frankfurt, pour un montant de transfert de plus d’un million d’Euros. En 3e division le milieu de terrain Jonathan Beaulieu Bourgault termina en milieu de peloton avec Munster. Il fut libéré en juin et ne se retrouva pas de club. De son côté le gardien Julien Latendresse Lévesque ne joue pas a Energie Cottbus. En Amérique du Nord, le défenseur André Hainault aida le Dynamo de Houston à retourner en finale de la coupe de la MLS. Contrairement à la saison précédente, il ne participa pas au match. Son contrat est venu à échéance et il est maintenant libre. En NASL le défenseur Fabrice Lassonde commença la saison avec le FC Edmonton. Ralenti par une blessure il fut libéré en cours de saison. Finalement l'ancien milieu de terrain des Whitecaps de Vancouver, Philippe Davies, signa en juillet un contrat avec les Kickers de Richmond de la USL Pro. Il joua là-bas un peu moins qu'une dizaine de matchs. Au niveau local la PLSQ se mît en branle avec seulement cinq clubs, Brossard, St-Léonard, Boisbriand, Blainville et L'Assomption. Plusieurs noms connus se sont joints à la ligue, surtout des anciens de l'Impact tels Simon Gatti ou Antonio Ribeiro. St-Léonard a remporté les grands honneurs lors de cette première année qui doit être considérée comme un succès par le simple fait qu'elle ait eu lieu. Pour l'an prochain, on parle déjà d'expansion, entre autres dans l'Outaouais où un club s’est désisté à la dernière minute. Voilà pour le récapitulatif de l'année 2012. On peut dire que ce fut une année chargé durant laquelle le soccer canadien, malgré tout ses troubles et ses défauts a continué d'avancer lentement mais sûrement. Il reste à voir vers où il avance.
La fin de l'année approche, la neige commence à faire son apparition et le sapin décore beaucoup de nos salons. Ce temps de rencontre et de réjouissance est le temps idéal pour s'arrêter un peu et prendre le temps de faire le point. Ce qu'on souhaite c'est de regarder derrière nous afin d'avoir une idée de ce qu'il y a devant nous. Il faudra pour ce faire regarder de quoi avait l'air le soccer au Canada avant le 1er janvier dernier, regarder ce que 2012 nous a apporté pour finalement tenter de voir ce que 2013 nous promet.
Ce bilan se fera donc en trois parties distinctes. Dans la première, celle d'aujourd'hui, on abordera en détail le portrait qu'on avait devant nous il y a un an. Dans la seconde on regardera ce que l'année 2012 nous a amené. Puis dans la dernière on tentera de voir vers où 2013 peut nous amener.
Si on commence au niveau de l'équipe nationale on constate qu'au début de l'année 2012 l'optimisme était de mise. Après une année 2010 marquée par une élimination hâtive et crève-coeur du tournoi de la Gold Cup, l'équipe senior masculine semblait aller mieux. Malgré un classement qui l'obligeait à jouer une ronde de qualification supplémentaire en vue de la Coupe du Monde de 2014, des jours meilleurs semblaient venir. D'abord l'ACS prenait au sérieux son programme masculin. Puis ces matchs de qualification en surplus contre Porto Rico, Sainte-Lucie et St-Kitts et Nevis semblaient être idéaux pour permettre à nos internationaux de combler un des problèmes récurrents auxquels ils étaient confrontés, le manque de matchs en sélection. Au final les Rouges, avec Stephen Hart aux commandes, sans être dominants ont passé cette étape sans trop de problèmes et étaient prêts à affronter le Honduras, le Panama et Cuba dans la ronde suivante en 2012.
Au niveau des clubs on avait droit en 2011 en plus du Toronto FC, à la première saison des Whitecaps en MLS, à la première saison du FC Edmonton et à la dernière saison en seconde division pour l'Impact de Montréal. Du côté des Caps, le club semblait bien bâti sur papier et jouait en début de saison un soccer intéressant à regarder. Pourtant la direction du club n'était pas satisfaite et congédia rapidement l'entraîneur Teitur Thordarson. La spirale descendante continua et Vancouver termina tout en bas du classement de la ligue.
Au Fc Edmonton la saison inaugurale semblait bien partie. L'équipe formée principalement de jeunes joueurs locaux commença de belle manière avant de ralentir au point de quasiment rater les séries à la fin de la saison. La troupe du néerlandais Harry Sinkgraven semblait tout de même sur la bonne voie pour permettre à plusieurs jeunes joueurs de vivre l'expérience de jouer professionnellement.
À Toronto l'année 2011 fut une autre année difficile. Malgré une énième victoire en championnat canadien, les choses étaient plus dures en MLS. Toutefois le club de la ville reine réussit à convaincre en fin de saison avec une belle série de matchs autant en ligue des champions où ils réussirent à se qualifier pour les quarts de finale en 2012, qu'en MLS où la troupe d'Aron Winter semblait tranquillement en mesure de faire sa place.
Finalement à Montréal la saison 2011 devait en être une de transition. L'année fut marquée par un certain renouveau de l'effectif où le club tentait de trouver du côté de la France des joueurs à faire graduer en MLS. Sur le terrain cette recette ne fonctionna pas du tout. Tellement qu'à la mi-saison deux des joueurs recrutés de cette façon étaient partis et le club avait de la difficulté à s'imposer. L'entraîneur Marc Dos Santos qui ne croyait pas avoir la confiance de la direction décida lui aussi de partir et fut remplacé de façon intérimaire par Nick De Santis. Fort d'une nouvelle vague de recrutement l'Impact se replaça un peu, mais ce fut trop peu trop tard et le club rata les séries éliminatoires.
L'Impact profita aussi de la saison 2011 pour entamer sa montée vers la MLS. Dès le mois d'août, le nouveau logo fut présenté. Un peu plus tard l'ancien assistant de l'équipe nationale américaine, Jesse Marsch, fut nommé premier entraîneur du club. Puis l'ancien défenseur de l'Inter Milan, Nelson Rivas fut le premier recrutement de l'Impact. Il fut rejoint par quelques transfuges du club de seconde division, entre autres Evan Bush et Hassoun Camara. Par contre quelques figures populaires du club de D2 furent mises de côté par le staff technique. Ce fut le cas de Philippe Billy, d'Antonio Ribeiro et d'Ali Gerba.
Au mois de novembre, l'Impact prit réellement forme en sélectionnant 10 joueurs lors du repêchage d'expansion. Parmi ces choix celui de Brian Ching attira particulièrement l'attention. L'attaquant hawaïen était une figure importante du Dynamo de Houston et avait clairement laissé entendre qu'il préférait prendre sa retraite plutôt que de changer de club. Après avoir présenté son nouveau maillot, l'Impact annonça deux autres signatures, la première fut beaucoup de bruit puisqu'elle permit au milieu de terrain Patrice Bernier de rentrer au bercail après presque dix ans en Europe. La seconde passa quasiment inaperçue, il s'agissait d'un jeune milieu de terrain brésilien issu de la D2 Suisse, Felipe Martins.
Au niveau des Québécois à l'extérieur de la province en 2011 on voyait déjà que c'était plus difficile. Olivier Occéan complétait au début de l'année sa première saison avec Offenbach Kickers en 3e division. Ses performances furent remarquées et il fut transféré au club de Greuther Furth en Bundesliga 2 en vue de la saison 2011-12. Dès l'automne il s'imposa comme étant un des meilleurs de son club en inscrivant plusieurs buts importants et en aidant le club dans sa lutte pour la promotion.
En Allemagne on pouvait aussi voir le jeune gardien Julien Latendresse Lévesque qui continuait sa progression avec Energie Cottbus. Une blessure sérieuse à un poignet vint contrecarrer ses plans au milieu de l'année et il dut être opéré ce qui le laissa sur la touche pour pratiquement toute la saison 2011-12. Toujours en Allemagne le milieu Jonathan Beaulieu Bourgault continuait sa progression avec Preussen Munster en 3e division.
Au Danemark le milieu de terrain Patrice Bernier continuait de donner un solide coup de main à Nordsjaelland avant de subir une blessure au genou. Comme il était en fin de contrat, cette embûche tombait bien mal. Avec l'Impact qui lui faisait les yeux doux, Bernier signa avec Lyngby un contrat peu contraignant pour retrouver la forme en Europe avant de décider s'il reviendrait à la maison.
En Amérique du Nord, l'année 2011 fut excellente pour le défenseur André Hainault du Dynamo de Houston. Il était un titulaire indiscutable pour un club qui termina son beau parcours en série éliminatoire en finale de la Coupe de la MLS. À Vancouver on retrouvait aussi un québécois, le milieu de terrain Philippe Davies. Malheureusement il n'eut jamais l'occasion de se faire valoir sur le terrain et il fut libéré à la fin de la saison. Le jeune Alex Surprenant connut un sort similaire après une fin de saison difficile avec le Fc Edmonton.
Finalement au niveau local la Fédération de soccer du Québec annonça ses plans pour une toute nouvelle ligue semi-pro. Le but était d'avoir, dans ce qui devait être la fierté du soccer québécois, autour de 8 clubs. Plusieurs tractations eurent lieu en coulisse à ce niveau et pour beaucoup de gens le scepticisme était de mise à l'aube de l'année 2012.
Voilà pour le portrait avant l'année 2012. Ce qu'on voit à la grandeur du Canada c'est un soccer en pleine période d'adolescence. Un soccer qui lorgne la cour des grands, mais qui n'est pas encore prêt à passer à l'âge adulte. Un soccer qui tente de grandir, mais qui n'est pas encore complètement développé.
Ce qui s'enlignait pour être une belle fin d'après-midi avec fiston a rapidement tourné au cauchemar. On était tous les deux prêt à vivre ensemble un grand moment pour le soccer canadien. Moi tout juste levé après mon sommeil obligatoire (travail de nuit oblige) lui tout juste arrivé de la maternelle en vélo. Disons que la réalité nous a rapidement ramenés sur terre.
Dans une défaite aussi lourde (8-1 pour le Honduras si vous n’étiez pas au courant) on se met rapidement à la recherche des coupables. Évidemment le premier réflexe est de regarder les joueurs sur le terrain. On a vu toutes les limites du Canada dans les 15 premières minutes de jeu. Les rouges ont frappé un poteau et forcé le gardien à faire de beaux arrêts, mais n'ont jamais pu trouver le fond du filet, pendant ce temps là, le Honduras a profité de la lenteur des défenseurs canadiens pour réussir à marquer dès la 7e minute. Notre manque d'opportunisme est revenu nous hanter. Si le Canada avait réussi à s'inscrire à la marque, le match aurait été différent. À la place, une fois le déficit d'un but installé, on a vu que même si la troupe de Stephen Hart a des faiblesses évidentes sur le terrain, le réel problème est beaucoup plus profond. Entre les deux oreilles, nos joueurs, habitués à la défaite et à la déception, aux attentes non comblées et aux cauchemars éveillés avaient déjà rendu les armes. Remarquez qu'il ne sont pas les seuls coupables. Ils ne sont que les rejetons d'un système qui les a amenés là.
C'est bien simple, le Canada a un problème de culture d'entreprise. L'image que j'ai de l'Association canadienne de soccer c'est celle d'une grosse business qui a les deux pieds figés dans le béton. Une entreprise qui est là depuis longtemps, mais qui n'a pas su s'adapter aux défis qui sont là devant elle. C'est un peu réducteur, surtout qu'en réalité je sais bien qu'il y a un nouveau président en place et qu'il n'a pas encore eu le temps de réellement mettre en place toutes les mesures qu'il compte établir. Ça reste que l'image que j'ai de l'ACS en est une de perdant qui se satisfait de peu parce que trop occupé à régler du chamaillage inconséquent. Ce côté perdant à l'ACS s'est infiltré partout, ça s’est même propagé chez les supporters et dans les médias. Il y a longtemps que nos programmes nationaux, particulièrement chez les hommes, n'ont pas eu une réelle pression de réussir et n'ont pas eu de compte a rendre après une mauvaise performance.
Ce qu'il faut c'est changer tout ça et vite. Pour notre équipe nationale, ça implique dès le départ de congédier Stephen Hart. Si on veut promouvoir l'excellence, on doit commencer par là. Même que ça aurait dû être fait bien avant. On ne doit pas tolérer, dans un pays où on veut une équipe compétitive, un entraîneur qui n'est pas capable de passer la phase de groupe en Gold Cup avec ses meilleurs joueurs. Il faut être capable de se classer parmi les 8 meilleurs de notre confédération à tous les coups. Se contenter de moins c'est faire preuve d'un laxisme incroyable.
L'autre chose qu'il faut faire sans faute c'est de donner une chance à nos joueurs de pouvoir s'exprimer à un plus haut niveau. Ce n'est pas normal que des joueurs comme Jonathan Beaulieu Bourgault n'aient pas un club professionnel où il peut montrer son talent. Il faut que l'ACS encourage le soccer professionnel à prospérer dans notre pays. Il n'est pas normal non plus de voir que sous nos 3 clubs de MLS il n'y a qu'un seul club de NASL. Ça fait trop peu de place pour que les joueurs qui ne sont pas tout à fait au niveau de la MLS puissent jouer. Ça nuit aussi beaucoup à la visibilité et à la crédibilité du sport. Puis ce n'est pas normal non plus de voir si peu de joueurs canadiens dans nos clubs de MLS. Je reviens à quelque chose que m'a affirmé Samuel Piette en entrevue il y a quelques semaines. La principale différence entre l'équipe U23 du Mexique qui s'est qualifiée et a gagné les JO de Londres et la nôtre c'est que les jeunes mexicains étaient tous des joueurs professionnels.
Une partie du problème à ce niveau se trouve du côté des infrastructures. Il n’y a tout simplement pas de stades pour permettre au soccer professionnel de croître. D'ailleurs j'ai toujours de la misère à croire qu'un événement comme la Coupe du Monde U20 qui a eu lieu au milieu de la dernière décennie nous ait laissé un héritage aussi mince. Avec la coupe du monde féminine qui s'en vient on aurait pu croire que la situation allait être différente, mais le soccer canadien n'a pas appris sa leçon. Idéalement il faudrait, dans des villes comme Québec, Ottawa, Hamilton , Edmonton, Calgary et Victoria des stades dédiés au soccer de 5000 a 8000 places, pour des clubs qui évoluent dans un environnement professionnel, autant masculin que féminin. Puis il faut aussi que ces clubs mettent en place une réelle structure de formation. Par la suite, en étendant le tournoi de la Voyageurs Cup l'ACS permet à tous ces clubs de bénéficier d'une visibilité accrue au niveau national.
Tout ça c'est bien beau, mais c'est impossible sans argent. C'est impossible sans volonté dans les communautés impliquées. C'est impossible sans une vision claire du futur à l'ACS. Je suis presque tenté de dire que c'est impossible tout court, mais je crois qu'il faut laisser la chance au coureur. Il faut que l'ACS travaille à réellement faire croître le soccer avec comme objectif l'excellence. Tout ça autant en quantité qu'en qualité. C'est une tâche colossale, mais ça doit être fait.
En même temps il ne faut pas non plus prendre le mors aux dents. La défaite pitoyable de mardi est bel et bien un miroir du soccer canadien, mais elle est d'abord et avant tout le reflet du vide qu'il y avait au pays avant que la MLS n'y soit. On n'avait a ce moment-là pas de réelles structures ni d'infrastructure, pas de véritable formation ni modèle professionnel. La prochaine génération partira sur des bases plus solides que celle qui devrait accrocher ses crampons sous peu. Les trois clubs au haut de la pyramide ont mis en place des structures qui n'existaient pas et qui servent maintenant d'exemples à travers le pays. Éventuellement ces jeunes réussiront là où leurs prédécesseurs ont échoué.
Finalement on a bel et bien vécu mardi un grand moment du soccer canadien. J'espère juste que cette défaite sera vue dans le futur comme étant le moment où le Canada a commencé son ascension. C'est loin d'être fait, mais rendu là on ne peut vivre que d'espoir...
La troupe du sélectionneur Stephen Hart a réussi ce qu’elle devait faire pour continuer sa route vers le Brésil en réussissant à battre Cuba au compte de 3-0 vendredi soir dernier à Toronto. Tossaint Ricketts, Will Johnson et David Edgar ont trouvé le fond du filet dans ce match à sens unique. Tellement à sens unique que le gardien Lars Hirschfeld du Canada à touché son tout premier ballon à la 26e minute. Tellement à sens unique que les rouges ont eu 9 corners en 1ere demie seulement. Malgré ça le Canada a trouvé de sortir de ce match non satisfait. D’abord Olivier Occéan a récolté un carton rouge qu’on pourrait qualifier de discutable, ensuite ces trois buts sont très peu si on tient compte que le Canada a été crédité par les statisticiens de plus de 30 chances de marquer.
Malgré tout ça le vrai fait saillant de ce match est ailleurs, il se retrouve plutôt du côté de l’équipe cubaine. La veille les joueurs de la petite île communiste se sont entraînés à huis clos, ce qui est contraire au règlement. La FIFA a autorisé cette entorse à cause de problèmes majeurs au niveau de l’effectif cubain. La troupe cubaine a voyagé à Toronto avec 15 joueurs. Lors du match il n’y avait que 11 joueurs, 1 des joueurs manquants était malade et les 3 autres ont fait défection. Pour le moment on ne connaît pas les détails de toute l’histoire, mais il semblerait que les 3 joueurs manquants aient réussi à traverser la frontière américaine. C’est une situation qui est malheureusement trop fréquente. Tellement que des rumeurs au sujet de possibles défections courraient bien avant le match.
Du côté des joueurs canadiens, il faut souligner l’apport du milieu de terrain Atiba Hutchinson. Le joueur qui joue au PSV Eindhoven comme défenseur droit était de toutes les actions au milieu de terrain. Son jeu de passe était inspiré et il a été à l’origine de beaucoup d’attaques canadiennes. Le vrai problème du Canada fut plutôt de concrétiser les chances. Tirer entre les poteaux de but c’est bien, mais à côté du gardien c’est mieux. Les rouges ont très bien fait paraître le gardien cubain Odelín Molina. Olivier Occéan est l’autre joueur qui s’est vraiment démarqué lors de ce match, mais pas de la bonne façon. Son carton rouge récolté à la 72e minute l’empêchera de jouer le match de mardi au Honduras. Tout ça parce qu’il a eu une légère altercation avec le gardien qui l’empêchait daller chercher le ballon dans le but après la seconde réussite des Canadiens. Stephen hart a choisi le jeune Lucas Cavalini qui a marqué 3 fois en 6 matchs pour Juventtud de las Piedras en première division d'Uruguay.
Les rouges doivent maintenant faire face au réel défi de cette ronde. En anglais on dirait «do or die». Le match de mardi prochain est sans lendemain. Suite à son match nul face au Panama le Honduras est 2 points derrière les rouges. Les Canadiens doivent donc au minimum aller chercher un point pour passer à la ronde suivante. Ça ne sera pas simple, mais le Honduras n’est pas nécessairement aussi bon qu’il l’a déjà été. La défense du Honduras est bonne, mais son attaque est plutôt faible. Il faudra tout de même avoir à l’œil Jerry Bengston qui joue aussi avec le Revolution de la Nouvelle-Angleterre. Il a marqué 2 fois lors des trois derniers matchs du Honduras. Du côté canadien la défense devra continuer d’être aussi hermétique et les attaquants doivent retrouver leur touche devant le but. Pour le moment seul Tossaint Ricketts à un semblant d’opportunisme en sa faveur. Il faudra que Simeon Jackson soit plus impliqué, tout comme le remplaçant probable d’Occéan, Iain Hume.
Au final on peut dire que tout au long de la ronde le Canada a fait le travail. Au départ on savait que Cuba n’était pas de taille et que ça serait une course à trois. Il n’en tenait qu’au Canada d’y participer. De ce côté c’est mission accomplie si on compare avec les dernières tentatives de qualifications. Par contre une fois tout ce travail abattu il faut maintenant passer à une autre étape et réussir à aller chercher des points dans des conditions hostiles telles celles du Honduras. Si on n’est pas capable de le faire, on ne mérite pas de passer au tour suivant. On en saura plus mardi prochain…
Je vous le dis, le Canada va se qualifier pour le Coupe du Monde. Bon il faudra probablement être patient un peu, mais ça va arriver. Dans l'état présent des choses, je serais très surpris que les rouges soient de la prochaine Coupe du Monde. Même si la troupe de Stephen Hart réussit là où les éditions précédentes ont échoué et passe au dernier tour de qualification, je suis beaucoup plus optimiste à propos de la génération qui s'en vient et des Coupes du monde 2018 et 2022.
Il ne faut pas jouer à l'autruche et se mettre la tête dans le sable, le noyau de joueurs qui forme la colonne vertébrale de la sélection canadienne, ceux qui sont à la toute fin de la vingtaine et au début de la trentaine, malgré tout son talent, ne peut pas être satisfait de son bilan. On parle surtout dans leur cas d'élimination hâtive, de déception et d'échec cuisants. La seule bonne performance que ce groupe de joueur a donnée au niveau senior c'est lors de la Gold Cup 2007 alors qu'ils ont été éliminé suite a une décision contestée de l'arbitre en demi-finale. D'ailleurs c'est la seule fois en x ans que ces joueurs ont atteint le carré d'as à cette compétition.
Ce groupe compte pourtant plusieurs joueurs de talents. Il y a le capitaine, Kevin McKenna qui a joué plusieurs saisons en première et deuxième divisions allemandes, Ante Jazic qui compte dans son CV des séjours en Autriche, en Russie et est maintenant un défenseur plus que fiable en MLS. Lars Hirschfeld a connu de très beaux moments en Norvège, Patrice Bernier aussi, en plus d'être une pièce importante de son club au Danemark et maintenant à Montréal. Aussi on a tendance à l'oublier parce qu'il a été critiqué lors de son séjour au TFC, mais Julian DeGuzman a joué à un très bon niveau en Allemagne et en Espagne. On peut continuer longtemps comme ça.
Au bout du compte même si nos joueurs réussissent ce qui est pour eux inédit en se qualifiant pour le dernier tour, ça risque de prendre un miracle pour qu'ils réussissent à aller en phase finale. Il faut commencer par battre Cuba. Déjà ça ne sera pas simple avec la tendance à l'autodestruction canadienne. Puis il ne faut pas s'attendre a un massacre, les Cubains sont pas mal meilleurs qu'ils en ont l'air. Après ça il faut aussi aller chercher au moins un point au Honduras ce qui est un défi de taille. Puis si c'est réussi, il faudra se frotter aux puissances que sont le Mexique et les USA dans un cadre très compétitif où nos joueurs ont peu d'expérience. Les rouges ont un travail colossal à accomplir et j'espère de tout coeur qu'ils vont réussir, mais je n'y crois pas trop.
Ceci dit je suis très optimiste quand je regarde le soccer canadien. En partant, j'espère que la médaille de bronze féminine va pouvoir changer un peu la mentalité de l'ACS et du soccer canadien et qu'on va mettre encore plus l'accent sur le côté compétitif. Cette victoire a vraiment eu beaucoup de résonance au pays et a montré que la victoire peut être pas mal payante. D'ailleurs cette semaine Bell a signé une entente avec l'ACS. Je suis pas mal certain que sans cette médaille de bronze il n'y aurait pas nécessairement eu d'entente. Imaginez maintenant quel genre d'impact pourrait avoir une qualification en Coupe de Monde masculine.
L'autre chose qui me rend optimiste c'est la performance du groupe qui pousse derrière nos joueurs seniors. Pour la plupart issu des académies de nos clubs pros, ces jeunes sont ambitieux. Ils n'ont pas peur de quitter un environnement où ils sont a l'aise pour aller en Europe. C'est entre autres ce qui est arrivé à Marco Lapenna un ancien de l'Impact et à Kevin Aleman un ancien du TFC. Ceux qui restent ici ne sont pas en reste non plus. Un bon nombre d'entre eux frappent a la porte de la MLS alors qu'ils n'ont pas 20 ans. C'est une situation qu'on n’a pas vue au Canada depuis longtemps. Éventuellement on va avoir une équipe nationale qui va compter sur quelques bons vétérans comme Simeon Jackson, Tossaint Ricketts ou André Hainault puis un paquet de jeunes talentueux qui ont gradué en MLS et qui auront eu du succès dans les équipes de jeunes à l'image de la dernière équipe U17 qui a représenté le Canada pour la première fois en Coupe du Monde depuis des lunes. Rendu là je vous le dis, nos seniors seront à la Coupe du Monde. D'ici là on ne peut qu'espérer.
Le Canada a offert une performance plutôt fade mardi soir dans le quatrième match de la phase de demi-finale des qualifications pour la prochaine Coupe du Monde de soccer. Le match s’est soldé par une défaite de 2-0 pour la troupe de Strphen Hart. Sans trop forcer le Panama a dominé un Canada qui avait autant d'effervescence qu'une canette de 7up ouvert la veille. Privés de plusieurs atouts offensifs, Josh Simpson et Olivier Occéan blessé avant le match, Will Johnson suspendu pour accumulation de cartons jaunes et Dwayne DeRosario blessé après une dizaine de minutes, les rouges ont continué le jeu stérile devant le but adverse qui est malheureusement leur marque de commerce. Si on ajoute à cela deux petites erreurs en défensive on voit bien pourquoi le Canada a perdu.
Vous savez quoi? Pour cette défaite et pour l'anémique attaque canadienne, je voudrais donner une part du blâme à l'Impact de Montréal. Je ne peux pas non plus oublier Ali Gerba, il a lui aussi un rôle à jouer dans cette histoire. Finalement le dernier coupable selon moi c'est Stephen Hart.
Le gros problème de l'attaque du Canada c'est que le schéma tactique utilisé n'est pas adéquat pour les joueurs qui sont sur le terrain. On a pu le remarquer lors des deux derniers matchs. Ça commence avec le fait que personne n'est vraiment capable de remplacer Josh Simpson sur son flanc. De l'autre coté on a pu voir Simeon Jackson mais selon moi c'est de gaspiller son talent que de le faire jouer si loin de l'axe. La situation est la même pour Dwayne DeRosario et Patrice Bernier qui doivent eux aussi se retrouver dans l'axe sur une base régulière.
Maintenant vous savez ce que je trouve qui cloche avec l'attaque du Canada, mais laissez-moi vous expliquer pourquoi c'est comme ça. Ça commence avec Stephen Hart. Le sélectionneur des rouges n'est pas quelqu'un qui est connu comme étant un génie de la tactique. Il n'est pas non plus un entraîneur autoritaire qui impose sa façon sans se soucier des ego des joueurs. Il est plutôt un coach qui cherche le consensus et qui s'appuie sur l'expérience et le leadership de ses vétérans. C'est de cette façon que le Canada s’est retrouvé à jouer depuis quelques années avec ce 4-5-1 où on exploite beaucoup les flancs. Peu après son embauche en 2009 Hart a adopté cette façon de faire après avoir consulté les joueurs de l'équipe nationale.
A ce moment c'était une excellente décision parce que l'attaquant seul en pointe était Ali Gerba. Le québécois jouait bien avec la sélection et c'est lui et non Dwayne DeRosario qui était en voie de battre le record pour le nombre de buts. Dans le schéma adopté, il trouvait ce qu'il fallait pour mettre à profit sa créativité et sa capacité à créer des occasions à partir de rien. Tout ça a déraillé quand il a eu des problèmes avec les blessures et son conflit avec l'Impact de Montréal a ajouté une autre couche au problème.
Pour remplacer Gerba qui excellait seul en pointe on a vu au fil des matchs plusieurs joueurs de qualité. On ne peut pas dire que c'est faute d'habileté que Simeon Jackson Tossaint Ricketts ou Olivier Occéan n'ont pas vraiment réussi dans le rôle d'attaquant de pointe pour Stephen Hart. La ou ça accroche c'est au niveau d'utiliser les forces de ces joueurs. Les trois attaquants cités précédemment seraient probablement plus à l'aise dans un système à deux attaquants, ou à tous le moins avec l'appui de milieux offensifs axiaux un peu comme dans le schéma tactique de l'Impact.
Finalement je reviens au vrai coupable, Stephen Hart. Depuis qu'il est en poste, il n'a pas nécessairement mal fait. Il a travaillé honnêtement avec les ressources limitées et les conditions difficiles que le soccer canadien lui a données. Par contre son entêtement à continuer d'utiliser un schéma qui ne convient pas aux joueurs qu'il a sous la main nuit beaucoup à l'équipe nationale. Vous me direz que ce n'est pas simple de changer le schéma tactique d'un club au milieu de matchs avec un enjeu aussi important. C'est tout à fait vrai, mais en même temps un sélectionneur doit faire ce qu'il faut pour gagner. Puis les six matchs qui ont été joués l'automne dernier contre Porto-Rico, Ste-Lucie et St.-Kitts et Nevis auraient facilement pu servir à faire des essais une fois la qualification acquise. Au bout du compte l'entêtement de Hart pourrait coûter cher. Malgré tout j'espère de tout coeur avoir tort et voir le Canada réussir à aller chercher les points qui manquent pour réussir à se qualifier pour la prochaine ronde.
Ça commence aujourd’hui. C’est un vrai chemin de croix pour un fan de soccer canadien comme moi. De quoi je parle? Des qualifications pour la Coupe du Monde de 2014. Pour continuer son chemin, le Canada doit terminer dans les deux premiers d’un groupe de 4. Voici un petit portrait des adversaires du Canada.
Cuba dirigé par Chandler Gonzalez
Voilà le petit Poucet de notre groupe. Plus reconnus pour sa passion pour le baseball et ses succès en boxe olympique, les Cubains devraient terminer à la queue du groupe. Il reste qu'ils ont déjà participé à une phase finale de la Coupe du Monde, en France en 1938 ou ils avaient atteint les quarts de finale. Ils sont présentement au 136e rang mondial alors qu'ils étaient plutôt dans les 70 il y a 5 ans. A la dernière Gold Cup ils ont été très mauvais. Il faudra maintenant éviter de s'enfarger dans les fleurs du tapis, car l'équipe qui perdra des points contre Cuba se retrouvera grandement désavantagée.
Les joueurs cubains maintenant, je vais être honnête je n'en connais aucun. Ce n’est pas tout à fait vrai, c'est plutôt que ceux que je connais ont tous fait défection et ne jouent pas en équipe nationale. C'est pour eux un grave problème qu'ils devront adresser s'ils veulent être compétitifs un jour.
Honduras dirigé par Luis Fernando Suarez
Ça ne veut pas rentrer dans ma tête. À chaque fois je suis toujours aussi surpris de me dire que oui le Honduras est meilleur que nous. En 19 matchs contre le Canada le Honduras a gagné 9 fois avec en plus 4 matchs nuls et seulement 6 défaites. Ajoutez à ça qu'ils ont deux fois plus d'apparitions en Coupe du Monde, la dernière en 2010. Sérieusement c'est quelque chose qui me dépasse. Maintenant ça ne veut pas dire qu'ils sont imbattables.
Si on regarde les joueurs, on ne peut pas dire qu'individuellement ils sont vraiment meilleurs que nous. Comme pour notre club ils ont quelques joueurs qui jouent en Europe (Wilson Palacios Stoke City) et comme pour notre club ils ont quelques joueurs en MLS (Roger Espinoza Sporting Kansas City). La différence c'est qu'en plus de tout ça ils peuvent compter sur une ligue domestique de qualité. Ça fait une équipe nationale qui est formé de joueurs qui sont plus familiers et qui jouent mieux ensemble. Ça leur donne aussi beaucoup de profondeur. Tout ça pour dire que gagner contre ceux qu'on appelle Los Catrachos ça ne sera pas simple. Il faudra l'équipe qui leur prendra quelques points sera en bonne position pour aller chercher sa qualification.
Panama dirigé par Julio Dely Valdes
Un autre club qui ne devrait pas être meilleur que nous. Pourtant à la dernière Gold Cup ce sont eux qui nous ont éliminés avec un but en fin de match. On peut toujours se consoler en se disant qu'ils sont la seule équipe du groupe qui ne s'est jamais qualifiée pour la phase finale de la Coupe du Monde. Malgré tout avec leur rang autour de la 50e place ils sont bien placés dernièrement.
Un des plus grands atouts du Panama est l’expérience. Si on compare on retrouve parmi les joueurs du Canada présentement avec l’équipe 4 joueurs avec 50 matchs ou plus. Chez le Panama c’est le double. Il faudra aussi surveiller leur super duo à l’attaque formée de Blas Perez du FC Dallas qui a 23 buts en 57 sélections et de Luis Tejada, qui joue avec le club de Juan Aurich au Pérou, qui a marqué 34 fois en 65 sélections.
Calendrier du Canada
8 juin à Cuba
12 juin contre le Honduras à Toronto
7 septembre contre le panama à Toronto
11 septembre au Panama
12 octobre contre Cuba à Toronto
16 septembre au Honduras
Pour suivre les matchs surveiller le réseau Sportsnet
J’adore le soccer, autant que la plupart d’entre vous, j’en suis sur. Par contre pour moi une bonne partie de cet amour (et c’est la même chose pour tous les sports) vient du fait qu’émotionnellement je suis impliqué. C’est pour ça que pendant que tous les médias vont vous parler des super matchs de l’Euro dans les deux prochaines semaines je vais plutôt vous parler du début des qualifications pour la prochaine Coupe du Mond pour le Canada.
Pour commencer, laissez-moi vous présenter le Canada. Si vous suivez l’Impact un peu vous avez vu certains de ces joueurs en MLS, dont Dwayne DeRosario, Will Johnson et Julian De Guzman. Si vous êtes plutôt un admirateur de football anglais, vous avez probablement déjà vu Simeon Jackson. Si vous me lisez régulièrement vous avez certainement entendu parler l’Olivier Occéan qui joue en seconde division allemande. Tout ça pour dire qu’une bonne partie de nos joueurs jouent à un niveau assez compétitif.
Malgré tout on entend peu parler du Canada. La dernière fois qu’on a gagné notre place en Coupe du Monde c’est en 1986. Depuis ce temps-là, le Canada a bien gagné sa version de l’Euro en 2000 (la Gold Cup), mais comme le soccer est extrêmement négligé par les médias d’ici vous n’avez probablement jamais entendu parler de ce tournoi. À ça il faut ajouter que notre équipe joue pu de matchs. En dehors des qualifications pour la Coupe du Monde, il y a habituellement 2 ou 3 matchs amicaux par année, sans plus. Puis l’autre facteur c’est que l’association canadienne de soccer est incapable de vendre son produit.
Je vous dis tout ça, mais il y a une raison bien simple. Le Canada jouait un match amical hier. Un match bien spécial puisque c’était son match pour souligner le centenaire de l’ACS. Le rival pour l’occasion était les États-Unis. Pour mettre la table, il faut commencer par dire que le Canada n’a pas participé à la coupe du monde depuis 1986 et que les É-U de leur côté ont participé à toutes les coupes du monde depuis. On peut donc dire qu’ils sont meilleurs que nous.
Pourtant si on regarde le match qui s’est terminé sur un score de 0-0 on peut être relativement optimiste pour la suite des choses. Bien que les Américains en étaient à leur 3e match en 9 jours et qu’ils avaient l’air un peu fatigué, les joueurs canadiens n’avaient pas l’air déclassé du tout. Après avoir subi le jeu américain qui dominait les 10 premières minutes les rouges (qui jouaient en bleu), on réussit à contrôler le reste du match de belle manière. La défense en particulier a bien répondu au défi qu’elle avait devant elle. Dans les buts Lars Hirchfeld a répondu à l’appel en particulier durant les arrêts de jeu ou il a fait un arrêt spectaculaire sur un coup franc. Le milieu de terrain a aussi répondu présent en empêchant les Américains de construire leur attaque. Par contre les Canadiens ont montré exactement les mêmes difficultés à construire le jeu qu’a l’automne dernier alors qu’ils participaient à la première étape de qualification pour le Brésil en jouant contre Ste-Lucie, St-Kitts et Nevis ainsi que Porto Rico.
Tout ça pour dire que rien n’est simple pour le Canada et si les joueurs en rouges veulent réussir à se qualifier pour le tournoi au Brésil ils devront éviter les choses qui font que d’habitude ils échouent. Le premier piège auquel front face les Canadiens est l’arbitrage douteux. On a vu ça à la Gold Cup 2007 alors que le Canada a été éliminé en demi-finale contre les USA sur une défaite de 2-1. Le problème c’est qu’un des juges de lignes a refusé le but égalisateur aux Canadiens sur un hors-jeu imaginaire alors qu’ils avaient l’avantage d’un homme. Si on ajoute a ça que les joueurs d’Amérique centrale ont la réputation de se laisser choir facilement t que les Canadiens ont aussi la réputation de jouer un jeu physique on se retrouve avec bien des opportunités de se faire jouer des tours suite à des décisions douteuses.
Un autre piège se trouve sur le chemin du Canada, les erreurs de concentrations. On parle de quelque chose qu’on a vu souvent récemment. De petites erreurs qui coûtent cher au Canada. La dernière en date est celle de l’équipe U23 du Canada qui a gaspillé une bonne chance de se qualifier pour les Jeux Olympiques de Londres en donnant un but à Cuba en toute fin de leur dernier match de la phase de groupe du tournoi qualificatif. Les Cubains n’avaient pas marqué en 270 minutes de jeu avant de marquer dans les arrêts de jeu de la seconde mi-temps de ce match. Ce but a fait qu’en demi-finale le Canada a de l’affronter le Mexique, meilleure équipe de la confédération plutôt que le Honduras qui était un adversaire à notre portée.
Finalement le dernier problème qui nous occupe est les erreurs de gardiens. Hier Lars Hirchfeld a été parfait, mais il n’en a pas toujours été ainsi pour les gardiens canadiens. On dirait qu’à chaque fois il y a un gardien qui fait une bourde à un moment inopportun. Pat Onstad lors des qualifications pour la Coupe du Monde en Afrique du Sud en a fait une bonne. Lors du premier match contre la Jamaïque à Toronto il a donné un but en échappant un coup de pied arrêté alors que le Canada menait 1-0. Le match c’est terminé 1-1, mais après ça l’équipe n’a jamais réussi a relever son jeu d’un cran et n’a finalement récolté que 2 points en 6 matchs.
Au bout du compte beaucoup de boulot attend les joueurs canadiens pour ce deuxième tour de qualification. Ils auront devant eux deux clubs mieux classés qu’eux, le Panama et le Honduras, ainsi que Cuba. Ça commence vendredi à La Havane avant de se poursuivre le mardi suivant à Toronto contre le Honduras. Surveillez le réseau Sportsnet qui diffuse tous les matchs.Surveillez aussi mon blogue parce que je vais vous en parler, c’est sur.
Ahhh, le calendrier des matchs de la MLS, encore un exemple flagrant de la devise favorite de la MLS, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. La façon simple est pourtant si logique, 19 clubs donc 18 adversaires. Si tu fais deux matchs contre chaque club tu te retrouves avec une saison de 36 matchs.
À la place Mr Garber et ses associes ont décides que 36 matchs c'était deux de trop, a la place ils nous ont concocte un calendrier de 34 matchs. Tout commence avec les clubs sépares en deux divisions, dans l'est il y a Montréal, Toronto, la Nouvelle-Angleterre, Columbus, New York, Philadelphie, DC United, Houston, Chicago et Kansas City. De l'autre côté, il y a Vancouver, Seattle, Portland, San Jose, Los Angeles, Chivas USA, Colorado, Salt Lake City et Dallas.
Au final le résultat est le suivant, chaque club jouera une seule fois contre les clubs de l'autre division. À cela il faut ajouter les 3 matchs contre les autres clubs de la même division. Le problème c'est que cette formule ne fonctionne pas si on l'applique directement, comme il y a un club de plus dans l'est il faut ajuster le calendrier dans cette division. Ainsi les clubs de l'est joueront trois fois contre 7 des autres clubs et 2 fois contre les deux clubs restants.
Personnellement il y a plusieurs choses que je n'aime pas de ce calendrier. Pour commencer il ne peut pas donner un portrait réel de la véritable force de chaque club étant donné que personne n'affronteras les mêmes adversaires. Ensuite il nous prive chaque saison de voir la moitié des clubs de l'autre division. Finalement je n'ai jamais aime cette idée d'affronter plus souvent nos rivaux les plus féroces. Dans cette situation et si on ajoute le championnat Canadien on pourrait jouer 5 fois contre Toronto et une seule fois contre Vancouver. Une rivalité c'est un peu comme manger du homard, c'est spécial quand tu en manges une fois ou deux par année, mais ça devient pas mal plus banal quand tu en manges a toutes les deux semaines.
Autre chose qu'il faut compter dans le calendrier ce sont tous les matchs en surplus. Il y a tout d'abord les quatre matchs du championnat canadien qui devraient avoir lieu quelque part en mai. L'équipe gagnante devra aussi jouer la série aller-retour pour la 3e phase de qualification de la Ligue des Champions. Si elle relève ce défi avec succès, il y aura en plus les 6 matchs de la phase de groupe. Tout ça pour un total possible de 12 matchs supplémentaire.
De plus il y a aussi la possibilité de se qualifier pour les séries éliminatoires en fin de saison. Cette année le format sera le suivant, il y aura dix clubs qualifiés, 5 dans chaque conférence. Le premier tour sera un match entre le 4e et le 5e pour déterminer qui continue. Par la suite il y aura les demi-finales de conférences sur deux matchs et les finales de conférence sur deux autres matchs et finalement la finale sur un match. Tout ça pour un total possible de 6 matchs additionnels.
Autre chose a considéré lorsqu'on regarde le calendrier de la MLS c'est sa décision de ne pas arrêter lies des dates de matchs internationaux de la FIFA. Bien qu'à l'automne dernier la ligue n'a pas joué de matchs lors de certaines journées où il y avait des matchs de qualifications pour la Coupe du Monde, ça représente plus l'exception que la règle. Pour 2012 les journées de matchs internationaux sont nombreuses. En plus il y aura des qualifications pour les Jeux olympiques et le tournoi olympique lui-même. À cela il faudra probablement ajouter les qualifications pour le mondial U20 qui aura lieu en Turquie lors de l'année 2013.
Si on regarde l'alignement de l'Impact, on peut déjà prédire que nous devrons nous passer de quelques joueurs qui participeront à ces matchs. En partant, il y a Donovan Ricketts qui va assurément participer aux qualifications de la prochaine Coupe du Monde avec la Jamaïque. À la limite il y a aussi Greg Sutton qui pourrait être appelé avec le Canada, Sanna Nyassi avec la Gambie et Gerson Mayen avec les seniors d'El Salvador. Il y a aussi les jeunes Bryan Arguez et Zarek Valentin qui devraient participer aux qualifications pour les Olympiques de Londres à la fin mars. En plus on pourrait très bien les perdre pour le tournoi olympique lui-même, les É.-U. étant un des favoris de la zone CONCACAF. Il faut aussi ajouter Gerson Mayen, encore lui, qui représentera surement El Salvador au même tournoi. De plus il y a toujours Reda Agouram (avec le Maroc, déjà qualifié ou avec le Canada), Mircea Ilcu et Maxime Crepeau qui pourraient y être, à condition qu'on les signe avec le club.
Au bout du compte ce qu'on peut observer c'est que la MLS a bien des choses à prendre en compte lorsqu'elle prépare son calendrier. Le nombre de matchs peut rapidement grimper et la durée de la saison est limitée par la météo dans le nord du continent. De plus les distances sont grandes et les déplacements sont épuisants pour les joueurs. Si on y ajoute les matchs en équipe nationale on se retrouve avec une congestion digne du pont Champlain en pleine heure de pointe une journée de tempête de neige. La ligue a fait son choix et bien des fans, dont je fais partie, ne sont pas d'accord. Mais au bout du compte l'important c'est qu'on aura du soccer de qualité à Montréal.
Le Canada a finalement réussi à inscrire un but lors de ses matchs de qualifications pour la prochaine Coupe du Monde, après deux nuls sans buts en ligne, les rouges ont réussi a trouver le fond du filet à 4 reprises mardi soir à Toronto. C'est à Olivier Occéan qu'est revenu l'honneur d'ouvrir la marque et il a été rapidement imité par Dwayne DeRosario et Josh Simpson. Tosaint Ricketts a fini le travail en fin de match, question d'ajouter la cerise sur le sundea.
Au général on peut dire que les six matchs de qualification nous ont donné un portrait réaliste de ce que représente le Canada sur la scène internationale. On parle pour l'instant d'un club entre deux eaux. La CONCACAF est depuis quelques années dominées par deux clubs, les USA et le Mexique. Par la suite on retrouve les nations aspirantes, le Honduras, le Costa-Rica, la Jamaïque. Finalement on trouve ensuite les nations qui se cherchent un peu, à l'image du Canada, le Guatemala, Panama, Cuba, El Salvador et quelques autres. Comme ces autres nations, le Canada cherche à améliorer son sort et à faire sa place parmi le top six afin d'avoir une chance de se qualifier pour le Brésil.
De ce qu'on a vu cet automne le Canada a un beau défi devant lui, d'un coté la défense, avec devant elle des nations plus faibles, a été quasiment parfaite. Malgré tout on peut se poser des questions car elle a été peu testée. Il est d'ailleurs difficile de savoir à qui Stephan Hart fera confiance dans le filet pour la suite des choses avec Milan Borjan, Lars Hirchfield et dans une moindre mesure Kenny Stamatopoulos qui ont tous bien fait. La défense centrale semble bien nantie, tout comme le côté gauche. Par contre à droite on a vu que Jonathan Beaulieu Bourgault n'est pas nécessairement la solution et que Nik Ledgerwood n'est pas tout à fait au niveau non plus. Derrière eux il y a peu de profondeur à cet endroit, a moins que Stephen Hart tente d'y faire jouer un joueur hors position. André Hainault, Atiba Hutchinson et Jaime Peters ont tous patrouillé ce flanc à un moment donné lors de leur carrière en club.
Du côté de l'attaque, c'est un peu plus confus. Le seul attaquant canadien qui marquait avec régularité, Ali Gerba, a été écarté pour cause de blessure. Ses remplaçants, Rob Friend, Tosaint Ricketts, Simeon Jackson et Olivier Occéan ont tous eux quelques chances sans vraiment se démarquer clairement. Derrière eux Dwayne DeRosario continue d'être un des favoris du coach même s'il ne semble pas aussi efficace en rouge qu'en MLS. Josh Simpson a pris possession du flanc gauche, mais à droite c'est moins clair. Ricketts a fait du beau boulot à ce poste lors du dernier match, mais il reste que personne ne s'est vraiment démarqué de ce côté du terrain. Comme milieu plus défensif Julian DeGuzman peine à retrouver la forme qu'il avait du temps ou il jouait en Espagne, Terry Dunfield est vraiment limite à ce niveau et Will Johnson fait peut d'erreur, mais ne créé rien non plus.
La vraie faille du côté canadien est selon moi que son attaque ne tourne qu'autour d'un seul joueur, Atiba Hutchinson. C'est lui qui distribue les ballons vers l'avant et il réussit bien à appuyer les attaquants quand c'est nécessaire. Malheureusement sa blessure a démontré les faiblesses des joueurs autour de lui. C'est le genre de chose qui est très inquiétant. Normalement on aurait pu s'attendre à ce que DeRo ou DeGuzman haussent leur jeu d'un cran afin de prendre une partie des responsabilités de Hutchinson mais ce n'est pas arrivée. Si le milieu du PSV Eindhoven n'est pas en santé l'été prochain on aura bien de la difficulté à performer contre des clubs comme Panama et le Honduras. D'après moi nos chances de qualifications se jouent principalement là. De plus il faudra éviter les erreurs mentales qui nous ont couté des points précieux lors du dernier cycle de qualification. J'ai toujours de travers dans la gorge le ballon échappé par Pat Onstad contre la Jamaïque au premier match.
Alors est ce que le Canada sera de la prochaine Coupe du Monde? Peut-être, mais ça va être plus que difficile. Il faudra que les joueurs élèvent leur jeu d'un cran, que Stephen Hart réussisse à trouver un système moins unidimensionnel en attaque avec des attaquants en forme et il faudra que la défensive évite les erreurs stupides. Ça fait beaucoup de conditions. De toute façon on n'est pas vraiment rendu là encore. Il faut commencer par sortir du groupe avec le Honduras, le Panama et Cuba. Même si ça ne s'annonce pas facile je crois que cette année c'est la bonne, le Canada devrait être capable de se rendre en ronde finale. Pour le reste on verra bien rendu là.
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