La fin de l'année approche, la neige commence à faire son apparition et le sapin décore beaucoup de nos salons. Ce temps de rencontre et de réjouissance est le temps idéal pour s'arrêter un peu et prendre le temps de faire le point. Ce qu'on souhaite c'est de regarder derrière nous afin d'avoir une idée de ce qu'il y a devant nous. Il faudra pour ce faire regarder de quoi avait l'air le soccer au Canada avant le 1er janvier dernier, regarder ce que 2012 nous a apporté pour finalement tenter de voir ce que 2013 nous promet. 

Ce bilan se fera donc en trois parties distinctes. Dans la première, celle d'aujourd'hui, on abordera en détail le portrait qu'on avait devant nous il y a un an. Dans la seconde on regardera ce que l'année 2012 nous a amené. Puis dans la dernière on tentera de voir vers où 2013 peut nous amener. 

Si on commence au niveau de l'équipe nationale on constate qu'au début de l'année 2012 l'optimisme était de mise. Après une année 2010 marquée par une élimination hâtive et crève-coeur du tournoi de la Gold Cup, l'équipe senior masculine semblait aller mieux. Malgré un classement qui l'obligeait à jouer une ronde de qualification supplémentaire en vue de la Coupe du Monde de 2014, des jours meilleurs semblaient venir. D'abord l'ACS prenait au sérieux son programme masculin. Puis ces matchs de qualification en surplus contre Porto Rico, Sainte-Lucie et St-Kitts et Nevis semblaient être idéaux pour permettre à nos internationaux de combler un des problèmes récurrents auxquels ils étaient confrontés, le manque de matchs en sélection. Au final les Rouges, avec Stephen Hart aux commandes, sans être dominants ont passé cette étape sans trop de problèmes et étaient prêts à affronter le Honduras, le Panama et Cuba dans la ronde suivante en 2012.

Au niveau des clubs on avait droit en 2011 en plus du Toronto FC, à la première saison des Whitecaps en MLS, à la première saison du FC Edmonton et à la dernière saison en seconde division pour l'Impact de Montréal. Du côté des Caps, le club semblait bien bâti sur papier et jouait en début de saison un soccer intéressant à regarder. Pourtant la direction du club n'était pas satisfaite et congédia rapidement l'entraîneur Teitur Thordarson. La spirale descendante continua et Vancouver termina tout en bas du classement de la ligue. 

Au Fc Edmonton la saison inaugurale semblait bien partie. L'équipe formée principalement de jeunes joueurs locaux commença de belle manière avant de ralentir au point de quasiment rater les séries à la fin de la saison. La troupe du néerlandais Harry Sinkgraven semblait tout de même sur la bonne voie pour permettre à plusieurs jeunes joueurs de vivre l'expérience de jouer professionnellement. 

À Toronto l'année 2011 fut une autre année difficile. Malgré une énième victoire en championnat canadien, les choses étaient plus dures en MLS. Toutefois le club de la ville reine réussit à convaincre en fin de saison avec une belle série de matchs autant en ligue des champions où ils réussirent à se qualifier pour les quarts de finale en 2012, qu'en MLS où la troupe d'Aron Winter semblait tranquillement en mesure de faire sa place.

Finalement à Montréal la saison 2011 devait en être une de transition. L'année fut marquée par un certain renouveau de l'effectif où le club tentait de trouver du côté de la France des joueurs à faire graduer en MLS. Sur le terrain cette recette ne fonctionna pas du tout. Tellement qu'à la mi-saison deux des joueurs recrutés de cette façon étaient partis et le club avait de la difficulté à s'imposer. L'entraîneur Marc Dos Santos qui ne croyait pas avoir la confiance de la direction décida lui aussi de partir et fut remplacé de façon intérimaire par Nick De Santis. Fort d'une nouvelle vague de recrutement l'Impact se replaça un peu, mais ce fut trop peu trop tard et le club rata les séries éliminatoires.

L'Impact profita aussi de la saison 2011 pour entamer sa montée vers la MLS. Dès le mois d'août, le nouveau logo fut présenté. Un peu plus tard l'ancien assistant de l'équipe nationale américaine, Jesse Marsch, fut nommé premier entraîneur du club. Puis l'ancien défenseur de l'Inter Milan, Nelson Rivas fut le premier recrutement de l'Impact. Il fut rejoint par quelques transfuges du club de seconde division, entre autres Evan Bush et Hassoun Camara. Par contre quelques figures populaires du club de D2 furent mises de côté par le staff technique. Ce fut le cas de Philippe Billy, d'Antonio Ribeiro et d'Ali Gerba.

Au mois de novembre, l'Impact prit réellement forme en sélectionnant 10 joueurs lors du repêchage d'expansion. Parmi ces choix celui de Brian Ching attira particulièrement l'attention. L'attaquant hawaïen était une figure importante du Dynamo de Houston et avait clairement laissé entendre qu'il préférait prendre sa retraite plutôt que de changer de club. Après avoir présenté son nouveau maillot, l'Impact annonça deux autres signatures, la première fut beaucoup de bruit puisqu'elle permit au milieu de terrain Patrice Bernier de rentrer au bercail après presque dix ans en Europe. La seconde passa quasiment inaperçue, il s'agissait d'un jeune milieu de terrain brésilien issu de la D2 Suisse, Felipe Martins.

Au niveau des Québécois à l'extérieur de la province en 2011 on voyait déjà que c'était plus difficile. Olivier Occéan complétait au début de l'année sa première saison avec Offenbach Kickers en 3e division. Ses performances furent remarquées et il fut transféré au club de Greuther Furth en Bundesliga 2 en vue de la saison 2011-12. Dès l'automne il s'imposa comme étant un des meilleurs de son club en inscrivant plusieurs buts importants et en aidant le club dans sa lutte pour la promotion.

En Allemagne on pouvait aussi voir le jeune gardien Julien Latendresse Lévesque qui continuait sa progression avec Energie Cottbus. Une blessure sérieuse à un poignet vint contrecarrer ses plans au milieu de l'année et il dut être opéré ce qui le laissa sur la touche pour pratiquement toute la saison 2011-12. Toujours en Allemagne le milieu Jonathan Beaulieu Bourgault continuait sa progression avec Preussen Munster en 3e division. 

Au Danemark le milieu de terrain Patrice Bernier continuait de donner un solide coup de main à Nordsjaelland avant de subir une blessure au genou. Comme il était en fin de contrat, cette embûche tombait bien mal. Avec l'Impact qui lui faisait les yeux doux, Bernier signa avec Lyngby un contrat peu contraignant pour retrouver la forme en Europe avant de décider s'il reviendrait à la maison.

En Amérique du Nord, l'année 2011 fut excellente pour le défenseur André Hainault du Dynamo de Houston. Il était un titulaire indiscutable pour un club qui termina son beau parcours en série éliminatoire en finale de la Coupe de la MLS. À Vancouver on retrouvait aussi un québécois, le milieu de terrain Philippe Davies. Malheureusement il n'eut jamais l'occasion de se faire valoir sur le terrain et il fut libéré à la fin de la saison. Le jeune Alex Surprenant connut un sort similaire après une fin de saison difficile avec le Fc Edmonton.

Finalement au niveau local la Fédération de soccer du Québec annonça ses plans pour une toute nouvelle ligue semi-pro. Le but était d'avoir, dans ce qui devait être la fierté du soccer québécois, autour de 8 clubs. Plusieurs tractations eurent lieu en coulisse à ce niveau et pour beaucoup de gens le scepticisme était de mise à l'aube de l'année 2012.

Voilà pour le portrait avant l'année 2012. Ce qu'on voit à la grandeur du Canada c'est un soccer en pleine période d'adolescence. Un soccer qui lorgne la cour des grands, mais qui n'est pas encore prêt à passer à l'âge adulte. Un soccer qui tente de grandir, mais qui n'est pas encore complètement développé.

 
 

Nicolas Lesage est un joueur de soccer qui s’est beaucoup promené dans sa carrière. Il a joué avec l'Université du Québec à Trois-Rivières, en PDL, avec l'Impact, avec l'Attack de Trois-Rivières en CSL et en LSEQ. Il fait présentement partie de l'effectif du FC L'Assomption en PLSQ, en plus d'enseigner l'éducation physique aux CÉGEPS de Trois-Rivières et de Victoriaville.

Optimum-Soccer: Peux tu me décrire quel genre de club c'est le FC L'Assomption et qui sont les joueurs importants de votre club?

Nicolas Lesage: Notre club est formé de quelques anciens de l'organisation de l'Impact avec de bons joueurs provenant de la LSEQ. Une bonne part d'entre eux proviennent, si je me rappelle bien, de Panelinios. On est un club à caractère assez offensif, un des meilleurs de la ligue a ce niveau. Il faut dire qu'on compte sur Federico Moojen qui domine les statistiques offensives de la ligue. C'est un véritable magicien. 

O-S: Vous êtes impliqués dans une belle lutte pour la 2e place, c'est quoi la clé qui pourrait vous permettre de rester 2e?

N L: Il nous reste 2 matchs et il faut jouer chacun d'entre eux comme si c'était le dernier. Présentement on a beaucoup de blessés, il va falloir que nos joueurs plus jeunes puissent prendre la place des absents. Par contre on a de très bons jeunes dans notre club U21. Je suis d'ailleurs moi-même blessé, je suis blessé au genou et je ne crois pas que je vais être en mesure de rejouer cette saison. Dans les autres il y a Jean-Louis Bessé qui est aussi blessé et JP Étienne, qui est notre meilleur milieu de terrain, qui est aussi absent. Pour nous la profondeur va être vraiment importante.

Nos deux matchs restants sont contre Brossard (5-6-3, 18points) qui nous a donné de la misère toute l'année et contre St-Léonard (8-3-3 27points) face à qui on a eu du succès, mais qui est une très bonne équipe. C'est un club contre qui c'est intéressant de jouer. À ça il faut aussi ajouter qu'on a perdu des joueurs au profit des clubs universitaires, dont deux qui sont partis en NCAA. À un niveau comme celui de la PLSQ, tu finis toujours par voir un nombre incroyable de mouvements de joueurs. Surtout lors des débuts de saisons universitaires. Les joueurs qui partent sont souvent des parties importantes du club, surtout ceux qui vont en NCAA. 

O-S: Tu as joué dans un paquet de ligues en Amérique du Nord et au Québec, est-ce que la PLSQ qui est toute nouvelle semble solide et est ce que c'est mieux qu'en LSEQ?

N L: Je crois que oui, c'est sûr qu'il y a toujours place à l'amélioration, mais quand il va y avoir plus d'équipes ça va être encore mieux. Par rapport à la LSEQ, je crois que le niveau de jeu est mieux, c'est grandement dû au fait qu'il n'y a que 5 clubs. Ça à concentré le talent ça donne de très bons matchs. À chaque partie tu sais que ça va être difficile alors qu'en Ligue Élite il y avait des soirs ou tu pouvais te dire que ça allait être plus simple. Au niveau de l'arbitrage c'est tout aussi sérieux, à chaque match on a 4 arbitres. Puis les infrastructures respectent toutes un standard de qualité. Je crois que la PLSQ ça va être quelque chose de bien pour le soccer. Ça va aller en s'améliorant. Juste notre club on prévoit améliorer tout ce qui entoure le match. Des choses comme faire les déplacements en autobus plutôt que de laisser les joueurs se débrouiller par eux même. 

O-S: La PLSQ en est à sa première saison, mais à moyen terme est-ce que tu penses que l'aventure peut durer et vers quoi est ce que la ligue s'enligne? Est ce qu'on va voir une ligue plus axée sur le développement des jeunes ou bien plus sur la récupération de joueurs qui n’ont pas réussi à un niveau plus haut ou un peu des deux?

N L: Je crois que c'est relativement bien parti. Par contre au niveau des foules il faut s'améliorer. Chez nous ça va mieux qu'en début de saison, mais ça a été difficile pour tous les clubs au début. Il faut que la ligue ait plus de visibilité. Je crois que ça n'a pas aidé de voir que la ligue a commencé à 5 clubs plutôt que 8 comme c'était prévu. Beaucoup de gens croyaient que la saison ne commencerait pas ou bien ne se terminerait pas.

Du côté des joueurs, je ne crois pas vraiment qu'il va y avoir beaucoup de développement. Au Québec la seule équipe qui va réellement pousser fort pour développer des joueurs c'est l'Impact. Sinon les jeunes vont plus évoluer avec les clubs U21. La PLSQ pour moi ça va plus être des franchises qui veulent gagner pour pouvoir mettre du monde dans les estrades. Un peu à l'image de la CSL. La CSL, si on fait exception des deux académies c'est plus des clubs de joueurs qui finissent leur carrière ou bien des plus jeunes qui n'ont pas tout à fait le niveau pour être professionnel. Quand tu regardes un club comme l'Académie de l'Impact, tu peux voir que ce n’est pas tous les joueurs qui vont réussir comme professionnels. Sur un groupe de 20, il y en a peut-être 18 qui ne réussiront pas. Certains d'entre eux vont être tentés par la PLSQ. La ligue va ainsi augmenter son niveau au fil des années. Si ça continue, le niveau va devenir pas mal bon. 

O-S: Pour cette saison les 5 clubs sont dans la région métropolitaine, est-ce que tu crois que ça a nuit à la visibilité de la ligue et est-ce que ça serait une bonne chose d'aller dans des marchés plus éloignés de Montréal où la compétition est moins féroce au niveau de l'offre sportive?

N L: C'est certain que ça serait bien de voir la ligue s'étendre, par exemple quand l'Attack est venu s'installer à Trois-Rivières tu as pu voir que ça a eu un impact. Je sais que pour la saison prochaine il pourrait y avoir un club à Gatineau. Je crois aussi qu'une ville comme Québec mérite un club dans la ligue. Je ne sais pas s'il y a de l'intérêt à Trois-Rivières, mais je crois que ça serait bon aussi. C'est sur que plus la ligue va prendre de l'expansion plus ça va aider. Puis qui sait, peut être qu'avec les chaînes sportives qui se multiplient on pourrait voir la PLSQ à la télé.

Merci à Nicolas Lesage et à l'organisation du FC L'Assomption d'avoir pris le temps de répondre à mes questions. Il faudra surveiller ce week-end le match entre L'Assomption et le FC Brossard qui pourrait bien déterminer qui terminera au second rang en PLSQ.

 
 


L'automne est probablement ma saison favorite, surtout le début, avant que le temps maussade de novembre ne s'installe. On a des journées où le soleil brille, mais il ne fait pas trop chaud, idéal pour ne pas cuire dans les estrades. Les soirées sont un peu plus fraîches, juste assez pour être bien quand on est derrière le but avec les Ultras. Puis souvent les matchs à l'automne sont plus importants, ils peuvent faire la différence entre une bonne et une mauvaise saison.

Tout ça pour dire que je suis triste de voir que l'Impact ne jouera pas à Montréal du tout durant cette période de l'année. Il me semble que j'aurais échangé un match ou deux au Stade Olympique pour quelques après-midi de plus au Stade Saputo. Évidemment je pourrais toujours compenser en regardant des matchs européens à la télé. Ce n’est pas comme ci on avait pas l'embarras du choix de ce coté là. Je pourrais aussi profiter de la sortie de FIFA 2013 pour mener mon équipe favorite aux grands honneurs. Sauf que je ne pourrais vraiment pas passer tout mon week-end devant la télé, même si la météo ne s'annonce pas vraiment belle pour samedi et dimanche. Puis entre vous et moi le soccer à la télé c'est bien, mais jamais comme en personne.

Je regarde un match à la télé et je trouve toujours qu'il manque quelque chose. Pour moi le soccer il faut que ça sente le gazon. Il faut que j'entende les joueurs qui crient sur le terrain. Puis j'apprécie bien plus le jeu quand je vois le terrain au complet. Je veux aussi que les arbitres puissent m'entendre quand je leur crie des bêtises. Tout ça pour dire que si le temps me le permet je vais me trouver un match pas loin de chez nous. D'ailleurs si ça vous intéresse j'ai fait le tour des options qui sont disponibles.

Première option, la PLSQ. La toute nouvelle ligue semi-pro du Québec passe un peu sous le radar en cette saison inaugurale. Pourtant il y a là des joueurs intéressants, puis la fin de saison s'annonce intéressante pour les places 2 à 5. Les équipes de Blainville, Brossard, L'Assomption et Boisbriand ne sont séparées que de 4 points avec 4 semaines à faire dans la saison.

Si vous êtes plus du type Impact de Montréal et rien d'autre, vous avez comme option principale les équipes de jeunes de l'Impact. Malheureusement les U21 qui jouent en CSL seront à l'extérieur pour quelques semaines avant de revenir en ville à la fin du mois. Il reste que si vous avez la chance de les voir vous pourrez évaluer par vous-mêmes la prochaine génération de jeunes joueurs québécois. Vous pourrez entre autres voir si Wandrille Lefebvre et Mircea Ilcu ont ce qu'il faut pour passer à un niveau supérieur. Par contre les équipes U18 et U16 du club jouent à domicile ce dimanche. Ils affronteront les jeunes du Red Bull New York, c'est une belle occasion de découvrir une nouvelle génération de jeune qui a du talent.

L'autre option qui s'offre à vous c'est le soccer universitaire, autant féminin que masculin. Ces jeunes étudiants n'ont pas du talent que sur les bancs d'école, ils peuvent aussi se débrouiller sur le terrain. Puis on dit tout le temps que Montréal est une ville universitaire alors autant en profiter. L'autre chose qui est bien avec ce soccer c'est qu'il y en a en ailleurs que dans la région métropolitaine. Une bonne part du Québec est couvert par la CIS, surtout si on tient compte du fait que les gens de l'Outaouais, même s'ils n'ont pas d'équipes, en ont trois de l'autre côté de la rivière (Ottawa chez les femmes et Carleton chez les deux sexes).

Pour terminer, je n'ai qu'une chose à ajouter, il ne reste qu'un match à domicile pour l'Impact. Une seule chance pour vous de voir du soccer en personne. De l'autre côté, le soccer à la télé, il va y en avoir tout l'hiver. Alors, profitez des derniers rayons de soleil et sortez de chez vous pour encourager des athlètes d'ici qui le méritent.


Matchs joués au Québec ce week-end

PLSQ

Dimanche 30 septembre

L'Assomption reçoit équipe Québec U23
Boisbriand reçoit Blainville
St-Léonard reçoit Brossard

Impact de Montréal - Jeunes

Dimanche 30 septembre

Impact U18 reçoit Red Bull U18
Impact U16 reçoit Red Bull U16

Soccer universitaire - Homme

Vendredi 28 septembre

Montréal reçoit UQTR
Laval reçoit Concordia
McGill reçoit Sherbrooke

Dimanche 30 septembre

UQTR reçoit Concordia
Sherbrooke reçoit UQAM
McGill reçoit Laval

Soccer Universitaire - Femme

Vendredi 28 septembre

Bishop's reçoit UQAM
Montréal reçoit UQTR
Laval reçoit Concordia
McGill reçoit Sherbrooke

Dimanche 30 septembre

Sherbrooke reçoit UQAM
UQTR reçoit Concordia
McGill reçoit Laval

 
 


Le soccer a pris une grande place dans les médias à date cet été et c’est en grande partie à cause de l’Impact de Montréal. Cette saison inaugurale a attiré l’attention des journalistes et des fans. Si on y ajoute l’Euro 2012 qui a eu beaucoup de résonnance ici et la médaille de bronze de l’équipe nationale féminine aux Jeux olympiques de Londres, on peut dire que tous les amateurs ont été choyés au niveau de la couverture de notre sport favori. Dans toute cette frénésie, il reste tout de même un parent pauvre dans le soccer d’ici, la PLSQ.

La Première ligue de soccer du Québec en est à sa toute première saison. Elle regroupe 5 clubs, soit le St-Léonard FC, le FC L’Assomption, l’AS Blainville, le FC Brossard et le FC Boisbriand. Cette ligue retient peu l’attention pourtant il s’y passe de belles choses. D’un côté on y retrouve des vétérans, pour la plupart des anciens de l’Impact, il y a quelques étrangers, de l’autre il y a aussi des anciens de l’Académie de l’Impact qui n’ont pas percés et des jeunes prometteurs. Chacun de ces clubs a un certain rayonnement au niveau local, mais pour une ligue qui est projet plus provincial ce n’est pas assez.

Il ne faut pas se leurrer, quand la plus longue distance entre tes clubs est de 55km c’est difficile d’aspirer à une couverture au niveau provincial. La ligue est née avec quelques difficultés et le désistement à la dernière minute du club de l’Outaouais lui a coûté cher au niveau de la couverture médiatique. Les 5 clubs qui restent sont tous autour de la ville de Montréal et se retrouvent à être un tout petit joueur au niveau sportif dans la métropole. Vis a vis l’Impact la PLSQ ne fait pas le poids. Puis il y a beaucoup d’autres sports à Montréal qui prennent déjà pas mal toute la place. Ce qu’il manque c’est des marchés comme celui de Hull, qui ont une certaine ampleur, qui sont indépendants de Montréal. Si en plus ses marchés ont un journal d’importance qui paraît tous les jours, ça ajoute à la valeur du club. C’est dans cette optique qu’un club à Hull est très important. Dans le même ordre d’idée, un club a Sherbrooke, Trois-Rivières ou Québec serait une bonne option. Chacun de ces marchés compte sur un journal quotidien local. Un club de soccer y aurait nécessairement bonne presse et permettrait à notre sport de rejoindre plus de gens encore.

Si on regarde ce qu’on a cette saison, on peut voir que le club de St-Léonard est, sur papier, le plus fort. Avec 6 anciens de l’Impact (Sandro Grande, Hicham Aaboubou, Simon Gatti, Elkana Mayard, Massimo Di Ioia et Rocco Placentino) et plusieurs autres noms connus, la troupe d’Andrea DiPietrantonio pourrait probablement tirer son épingle du jeu en NASL. Malgré le fait qu’ils soient en première place, ils n’ont pas dominé autant qu’on serait en droit de s’y attendre. Derrière la lutte est très serrée. L’écart entre le 2e et le 5e est de 4 points seulement. Il est difficile de vraiment voir ce qui va se passer dans le reste de la saison. En attendant, je ne peux que vous encourager à suivre ce qui se passe dans cette ligue, c’est en bonne partie là que l’avenir du soccer québécois se joue.

 
 
Le long week-end est fini et il a couronné une semaine riche en événements pour les amateurs de soccer locaux comme moi. Il y a l'Impact qui a commis un faux pas qui pourrait lui être très couteux. Il y a Mignane Diouf qui a commis lui aussi un faux pas. Il y a le Canada qui a réussi sa rentrée en qualification pour la prochaine Coupe du Monde et il y a eu la fédération de notre belle province qui a annoncé la création de sa ligue semi-pro.

On va commencer par ce qui est arrivé dimanche. L'Impact était en Floride pour affronter les Strickers de Fort Lauderdale. C'était la chance pour Montréal de rejoindre son adversaire du jour au 6e rang de la ligue en cas de victoire. À la place sans le vieil Eddy Sebrango blessé on n'a pas marqué et on a payé cher une erreur de positionnement d'un milieu de terrain qui jouait comme défenseur. J'aimerais bien chialer contre le fait qu'on manque de défenseur, qu'ils font des erreurs de concentrations et tout et tout. Sauf que la réalité c'est qu'on a malgré tout une des bonnes défenses de la ligue.

Notre drame c'est qu'on ne marque pas. L'autre partie de ce drame se trouve à l'infirmerie, on a un grand total de 4 attaquants blessés en ce moment, il faut ajouter à cela Anthony LeGall qui a joué quoiqu'il ait subi une légère commotion cérébrale durant la semaine. Je me pose d'ailleurs des questions à ce sujet. Il me semble que par les années passées on avait un bon nombre de blessés dans ma tête on en avait plus que les autres clubs. Cette année ça semble pire encore. Il me semble que si je serais la direction de l'Impact je me pencherais sérieusement sur ce sujet. Je ne suis pas en position d'identifier le problème mais je crois bien qu'il y en a un et je ne suis pas le seul qui pense comme ça.

Mon Haiku du match:
Sebrango perdu
Trois points perdus
Saison perdue?

Parlons Mignane Diouf maintenant. Il a fait une grosse bêtise avec cette affaire de vol à l'étalage. je vois ça comme une erreur de jeunesse mais il va en payer le prix. Pour rendre hommage aux gens d'Impact Média qui aiment bien nous faire des listes de personnes inspirées de l'actualité entourant le club je vous aie sorti un top 5 des joueurs de soccer présent et passé qui ont commis des actes criminels:
5- Éric Cantona: l'ancien du Manchester United a été arrêté pour assaut après avoir attaqué un fan durant un match.
4- Joey Barton: l'actuel joueur de Queens Park Rangers a été arreté pour assaut deux fois en plus de ses nombreuses frasques sur le terrain.
3- Marlon King: l'actuel joueur de Birmingham City a été trouvé coupable de 14 offenses depuis 1997 dont plusieurs fois pour assaut et toutes sortes de délits par rapport à des vols de voitures.
2- Patrick Kluivert: l'ancien international Hollandais a été trouvé coupable de conduite dangereuse causant la mort.
1- Gavin Grant: l'ancien joueur de Millwall, Gillingham et Bradford City a été jugé coupable de meurtre en 2010. il est présentement en prison pour un minimum de 25 ans.

Le Canada a battu Ste-Lucie au compte de 4-1. À première vue ça peut sembler encourageant mais en réalité ce que j'ai vu sur le terrain c'est la même équipe qui avait de la difficulté à marquer à la dernière Gold Cup et dont la défense semblait très nerveuse. On a eu droit à une surprise dès le départ avec la titularisation de Jonathan Beaulieu Bourgault au poste d'arrière droit. Avec André Hainault en défense centrale ça faisait la moitié de la dernière ligne originaire de la belle province. La MLS était aussi bien représenté chez les Canadiens avec 4 titulaires (Hainault, Ante Jazic, Julian DeGuzman et Dwayne de Rosario) et un joueur entré en seconde mi-temps (Will Johnson). Pour ce qui est du match on peut dire que le Canada a connu une première mi-temps bien ordinaire avec plusieurs chances ratées et a pu profiter de la fatigue et du manque d'expérience de son adversaire pour gagner le tout en seconde demi. une chose est sure il faudra faire mieux si on veut retourner en Coupe du Monde.

Pour terminer on va jaser un peu de la nouvelle ligue semi-pro qui verra le jour l'an prochain. Ça s'appellera la Première ligue de soccer du Québec, la PLSQ. C'est une bonne nouvelle, ça va peut-être faire passer le soccer de sport qui est pratiqué l'été en attendant que la saison de hockey commence a sport sérieux qui mérite qu'on s'y attarde réellement. Si ça peut donner plus de visibilité dans les médias en plus je serais très content. Il reste que ce n'est pas tout le monde qui semble content. À Québec le coach du Rouge et Or Samir Ghrib préfererait avoir un club qui a une saison courte (genre PDL ou USL Pro) avec une possibi le club de l'université Laval, en même temps il semble y avoir de l'intérêt pour la CSL ou évolue l'Académie de l'Impact. D'autres intervenants semblent trouver qu'il aurait été plus simple de transformer la plus haute division de la LSEQ senior en ligue semi-pro.

Toutes ces idées ne sont pas nécessairement mauvaises mais au bout du compte c'est la fédé qui a le dernier mot. Il lui reste à faire taire les critiques et à mener sa barque à bon port. J'ai comme l'impression que dans la famille dysfontionnelle du soccer Québécois ca ne sera pas simple. C'est malheureux de voir ça. Je vous laisse là-dessus, n'oubliez pas que notre soccer local est en mode Porto Ricain avec l'équipe nationale du Canada qui affronte celle de l'île des Caraïbes ce soir et que l'Impact affronte au même endroit les Islanders mercredi.