L'Impact a fait le nécessaire samedi dernier pour avoir le dessus sur son rival torontois en l'emportant par la marque de 2-1. Patrice Bernier sur un tir de pénalité et Marco dans les arrêts de jeu de la première demi avait permis aux Montréalais de rentrer au vestiaire avec une avance de 2-0. Le Toronto FC a fini par reprendre confiance au retour des vestiaires et a chauffé l'Impact en marquant sur tir de pénalité alors qu'il restait autour de 20 minutes au match. Finalement l'Impact a pu résister et ressortir avec les 3 points dans une fin de match qui fut chaudement disputé.
Encore une fois le milieu de terrain Patrice Bernier fut le joueur du match pour l'équipe en bleu. Pour la troisième fois de suite il est le Montréalais qui a le plus eu le ballon. Heureuse coïncidence, il est aussi le Mobtréalais qui sait le plus quoi faire avec. Autant en envoyant le ballon vers Andres Romero sur le jeu qui a mené au tir de pénalité que sur le but de DiVaio alors qu'il rejoint facilement un Davy Arnaud en position idéale pour lancer le buteur, Bernier démontre une vision du jeu exceptionnelle. Si on ajoute à ça tout le travail défensif qu'il abat, on se retrouve avec un joueur des plus complets qui connaît probablement les meilleurs moments de sa carrière.
L'autre joueur qui connaît de bons moments c'est le capitaine Davy Arnaud. Encore une fois l'auteur d'une passe décisive on n'entend plus aucun commentaire à propos de son salaire et de son attitude. En étant replacé dans l'axe, il peut montrer tout le travail qu'il peut abattre et est souvent en bonne position pour tromper les défenseurs. Le triangle offensif qu'il forme avec Felipe et DiVaio nous montre une très belle chimie et une belle intelligence sur le terrain. Ils sont tous en mesure de profiter à tour de rôle des erreurs de placements des équipes adverses et la vitesse a laquelle ils réagissent est souvent létale.
L'Impact démontre encore une fois toute sa versatilité en attaque. Avec les deux buts du week-end, le club a maintenant cinq buteurs différents en trois matchs. Comme l'an passé il est difficile pour les clubs adverses de se prévoir l'attaque de l'Impact. Avec plusieurs armes de qualités dans le tiers offensif, les défenses adverses finissent par jouer sur les talons. Puis avec cette nouvelle emphase sur le jeu rapide apporté par Marco Schällibaum il devient encore plus difficile de ne pas se faire surprendre par l'attaque montréalaise.
Une autre chose que j'aime bien des Montréalais cette saison c'est la précision des tirs. Au dixième rang pour le nombre d'essais vers le but, l'Impact est au second rang au nombre des tirs cadrés. C'est bien simple, avec 66% de ses tirs qui sont cadrés l'Impact est loin devant son plus proche poursuivant à ce niveau. Marco DiVaio est le plus efficace des Montréalais à ce niveau avec huit tirs cadrés sur dix. Devant ce fait les défenseurs adverses doivent encore plus être sur le qui-vive, car ils savent bien qu'avec l'Impact chaque occasion peut être dangereuse.
Il reste maintenant à voir quel sera l'apport des milieux latéraux la semaine prochaine. Autant Romero que Pisanu ont connu de bons matchs, mais ce dernier ne semble toujours pas avoir l'énergie pour jouer 90 minutes. C'est a se demander s'il n'est pas une version italienne de Justin Mapp, c'est a dire un joueur qui n'a que 60 minutes a offrir peut importe la situation. Le week-end prochain le portrait sera rendu plus complexe avec l'absence de Sanna Nyassi parti avec son équipe nationale. Il faudra aussi voir si Alessandro Nesta sera en mesure de fouler la pelouse artificielle du Stade Olympique et qui le remplacera s'il n'est pas là. Tout ça pour un adversaire, le New York Red Bulls, qui sur papier est bien meilleur que sa fiche d'une défaite et deux nulles en trois matchs.
Mon haïku du match parce qu'il faut bien rester zen:
Le Stade Olympique est une souffleuse J'aime pas m'en servir Mais des fois on n’a pas le choix
L'Impact a remporté samedi soir sa seconde victoire consécutive en terrain hostile en surpassant les Timbers de Portland par la marque de 2-1. Avec une équipe qui joue rapidement à l'avant et qui profite de ses opportunités, Montréal a pu prendre les devants 2-0. Les Timbers ont bien tenté de revenir de l'arrière alors que Ryan Johnson a trompé le défenseur Hassoun Camara pour surprendre le gardien Troy Perkins. Malgré ce but ce fut trop peu trop tard pour l'équipe de l'ouest.
Ce qu'on peut remarquer de ce match c'est à quel point il fut similaire à celui de la semaine précédente contre les Sounders. Comme contre les Sounders l’Impact a perdu la bataille de la possession. Comme contre le Sounders l’Impact a fait beaucoup moins de passes que son adversaire. Comme contre les Sounders l’Impact a laissé les Timbers centrer le ballon à sa guise. Finalement comme contre Seattle l’Impact a laissé Portland tirer vers le but de Perkins comme ils le voulaient.
Par contre comme contre Seattle les tirs de Portland se sont retrouvés hors cadre plus de deux fois sur trois. Comme contre Seattle l’Impact a réussi a tuer les tentatives des Timbers. Comme contre les Sounders l’Impact a fermé le centre du terrain avec Perkins, Alessandro Nesta, Matteo Ferrari et Patrice Bernier. Comme contre Seattle l’Impact a joué rapidement quand il a eu le ballon en zone offensive. Finalement comme la semaine précédente la première substitution de Montréal a eu un impact important. Au final l’Impact a appliqué la même recette contre Portland que contre Seattle. Puis comme un grand chef étoilé, Marco Schällibaum a eu le même résultat, une victoire.
Pour l’instant Schällibaum a été parfait. Son effectif est prêt à chaque match. À chaque fois l’équipe locale sort en force et l’Impact tient son bout. Schällibaum a aussi réussi à modifier le schéma tactique de l’équipe sans trop tout chambouler. Ce changement somme toute mineur est parfait pour permettre à l’équipe de résister aux équipes adverses tout en permettant à ses milieux de terrains de réagir rapidement lorsqu’ils ont une chance. On l’a bien vu lors du second but de l’Impact.
Même si le fait que l’Impact joue vite a aidé dans l’exécution du but il reste que ce n’est pas à cause de ça que l’Impact l’a inscrit. Ce but pour moi il est possible pour une seule raison. Oui Felipe a pris de vitesse les défenseurs de Portland pour déjouer Ricketts. Oui Romero a fait un centre parfait pour le jeune brésilien après une belle course vers la ligne de but. Oui Bernier a fait une passe parfaite vers l’avant. Mais avant les quatre passes parfaitement exécutées, il y a un jeu qui permet tout le reste, c’est celui du capitaine Davy Arnaud. À ce moment Ricketts vient tout juste de relancer vers Mikæl Silvestre qui doit envoyer le ballon vers Michæl Harrington à cause de la présence de Marco DiVaio. Par la suite le ballon est envoyé vers le capitaine des Timbers, Will Johnson. C’est là que tout se joue. Arnaud fonce vers Johnson avec sa hargne habituelle, celle qui a fait rager tant de partisans l’an passé. Il force Johnson à jouer plus rapidement que ce qu’il voulait et il prend son propre défenseur à contre-pied. Felipe finit par être celui qui se retrouve avec le ballon et au final il marque ce qui finit par être le but gagnant.
Du côté défensif il faut encore une fois envoyer des fleurs à Troy Perkins. On voit bien qu’il inspire confiance et qu’il est en plein contrôle de ses moyens. Devant lui Matteo Ferrari et Alessandro Nesta sont pleins d’assurances et sur les côtés Jeb Brovsky et Hassoun Camara font un boulot incroyable dans des circonstances difficiles. Malgré tout la clé de la défensive montréalaise est devant eux. Patrice Bernier est l’homme clé de cette défensive. Il a relégué le travail honnête de Collen Warner en 2012 aux oubliettes. Lors de ces deux matchs, il est celui qui a été le passeur le plus efficace du match du côté de l’Impact. Puis il a récupéré une multitude de ballons lors des deux matchs. Si en plus il trouve le moyen de s’impliquer du côté de l’attaque comme lors du but de Felipe alors il sera encore une fois le joueur le plus important du club.
L’Impact a gagné un match hier puis un autre la semaine passée, mais en réalité il a récolté plus que ces six points lors de ce voyage dans l’est. Avec son organisation, sa vitesse d’exécution, sa forme physique et son désir de gagner, l’Impact a surpris deux clubs qui avaient des attentes élevées. En ce début de saison, la vraie victoire de l’Impact, c’est plus qu’au classement qu’elle a été acquise, c’est dans la tête des gens qu’on la retrouve vraiment. Dans leur propre tête, les joueurs de l’Impact ont pu confirmer ce qu’ils avaient fait en Floride. Dans la tête des gens de Montréal, l’Impact a prouvé qu’ils avaient raison de croire que cette année allait être une bonne cuvée. Puis dans la tête des gens qui suivent la MLS ailleurs qu’au Québec l’Impact a annoncé haut et fort ses couleurs. Un vrai bon début de saison c’est ça. On ne peut qu’être satisfait.
Mon haïku du match parce qu'il faut bien rester zen:
Quel changement Que de voir des changements Qui change l'allure d'un match
Le moment tant attendu est enfin arrivé. La saison 2013 est finalement à nos portes. Depuis octobre que l'Impact ne meuble plus le quotidien des amateurs de soccer. Mais cette fois c'est pour de bon. Le marathon commence. Ici. Maintenant.
Pour l'occasion l'Impact s'en va jouer chez les Sounders de Seattle. Il s'agit du second affrontement en MLS entre les deux clubs. L'an passé l'équipe de l'état de Washington était l'invité des Montréalais pour la réouverture du Stade Saputo. À l'image des gens dans le stade ils ont regardé le spectacle donné par l'Impact. Ils ont été battus 4-1. Pour l'Impact il s'agira de sa première visite là bas. Du moins la première en tant qu'équipe de la MLS. Comme les deux clubs évoluaient auparavant en seconde division, ils ont toute une histoire en commun. Le dernier chapitre de cette histoire remonte à 2008 alors que les deux clubs se sont rencontrés en quart de finale des séries d'après saisons. Dans le match aller qui se jouait a Seattle l'équipe locale l'avait emporté 2-1. Lors du match retour au Stade Saputo, l'Impact avait réussi à battre les Sounders 3-1 grâce à un but à la 90e minute d'Antonio Ribeiro qui n'était sur le terrain que depuis deux minutes.
Le match de samedi mettra aux prises deux clubs bien différents de ceux qui se sont affrontés l'été dernier. Du côté de Montréal, il y avait en uniforme cette journée-là Donovan Ricketts, Bernardo Corradi, Shavar Thomas et Lamar Neagle. De plus Nelson Rivas, Zarek Valentin et Andrew Wenger étaient du onze partant. Depuis ce temps l'Impact a ajouté Alessandro Nesta et Marco DiVaio. De plus Hassoun Camara s'ajoutera lui aussi aux joueurs impliqués. Du côté des Sounders, ils ont perdu Freddy Montero qui était probablement leur meilleur joueur et le défenseur Jeff Parke. À ça il faut ajouter que les Sounders avaient ce jour-là leur gardien substitut Brian Meredith. Parmi les nouveaux qu'on devrait voir sur le terrain, il y a Djimi Traoré et Shalrie Joseph.
Le duel de samedi s'annonce pour être chaudement disputé. Les deux clubs ont donné de belles performances en camp d'entraînement. Les deux ont aussi plusieurs armes au milieu de terrain. Du côté de l'Impact, le milieu défensif Patrice Bernier aura beaucoup de boulot devant lui. Avec des joueurs tels Mauro Rosales, Brad Evans et Mario Martinez, les Sounders ont beaucoup d'armes au milieu. Du côté de Seattle le joueur qui pourrait avoir un impact important c'est l'ailier Steve Zakuani. À peine revenu d'une sérieuse blessure au genou, le jeune prodige des Sounders pourrait fort bien aider les siens avec sa vitesse. Il pourrait être le genre de joueur idéal pour faire pencher la balance en fin de match si la rencontre est serrée. Puis comme les fins de match étaient une faiblesse de l'Impact l'an passé on doit s'attendre a ce que Seattle redouble d'effort a ce moment de la rencontre.
La seule chose qui est certaine pour le moment c’est que les gagnants ce samedi c’est nous, les amateurs. L’attente est enfin terminée, la saison commence et notre équipe est de retour. Alors la première chose à faire ce sera d’en profiter. Bon match!
L'Impact demande cette semaine aux gens qui visitent son site internet de voter pour aider à désigner qui sera le joueur le plus utile à l'équipe. J'ai décidé d'entrer dans la danse et d'y aller moi aussi avec ma propre remise de prix beaucoup plus élaboré. On va commencer avec le joueur le plus utile, les joueurs offensifs et défensifs puis le héros obscur. Par la suite on continuera dans un style un peu plus échevelé.
Prix pour le joueur le plus utile: Patrice Bernier.
Certains pourraient penser que c'est serré à ce niveau, mais je ne vois pas comment ça pourrait l'être. Bernier, en tant que joueur local et en tant que porte-parole quasi officiel et exclusif du club dans les médias avait probablement plus de pression de réussir cette année que tous les autres joueurs du club réunis. En plus avec un début de saison compliqué par un séjour sur le banc Patrice avait devant lui un obstacle de taille. Devant toute cette adversité, il s'est levé comme le géant du soccer québécois qu'on doit maintenant reconnaître en lui et a écarté de façon magistrale tous les doutes qu'il aurait pu y avoir à son sujet.
D'ailleurs personne ne va me faire croire que des doutes, lors de sa signature, il n'y en avait pas. Juste comme ça, depuis qu'il avait quitté l'Impact il y a près de 10 ans, combien de fois aviez-vous vu jouer Bernier? Moi qui suit sa carrière de près depuis un bout je pourrais difficilement dire que je l'ai vu plus d'une dizaine de fois. À chaque fois il portait le maillot du Canada, un club avec lequel, selon moi, on ne lui a jamais vraiment donné les responsabilités qu'il avait les capacités de prendre.
De mémoire, avant cette saison, je l'avais probablement plus souvent vu aligné comme milieu droit que dans l'axe. Je me rappelle qu'il avait même fait une apparition comme arrière droit dans un match contre l'Irlande du Nord suite à l'expulsion de Gabriel Gervais à cause de deux cartons jaunes en cinq minutes. Ça ne fait pas beaucoup de réelles occasions valables de juger par moi même de la qualité d'un joueur. Tout ce qu'on pouvait réellement faire c'était de juger selon des donnés amassé sur internet, puis en faisant des comparaisons avec d'autres joueurs qu'on a pu voir a un moment donné. Sinon il fallait se fier aux déclarations d'autres personnes. Tout ça pour dire que Bernier, la confiance que j'avais en lui, s’était basé sur mon coeur beaucoup plus que sur mon cerveau.
Finalement en 2012 on a pu juger de nos propres yeux. J'ai remarqué tout d'abord les qualités de l'homme. On a vu son sang froid lors des nombreux tirs de pénalité qu'il a eu a faire, sa confiance en lui lors des moments difficiles, son franc-parler en entrevue, son leadership et son éthique de travail à tous les jours sur le terrain... Ce qu'on a vu c'est un joueur que tu voudrais comme capitaine. En plus on a vu un excellent sens du jeu, un jeu de passe précis et une capacité à jouer avec le rythme d'un match en plus d'être capable de la mettre dedans quand la chance se présente. Si on regarde sur le terrain peut être qu'on peut se dire qu'un Felipe en a fait un peu plus que lui, par contre quand on regarde autour et qu'on tient compte de tout le reste je ne vois pas comment ce titre peut échapper à Patrice Bernier.
Prix pour le joueur offensif de l'année: Felipe Martins
Si j'avais à donner un prix pour le coup de génie de l'année, je le donnerais à Jesse Marsch pour avoir amené à Montréal ce brésilien qui était au départ totalement inconnu. Rapide, intelligent, précis, travailleur, compétitif, les qualificatifs ne manquent pas pour le décrire. C'est le genre de joueur qui, grâce à une passe lumineuse ou une frappe inspirée, peut faire basculer le cours d'un match. Si on y ajoute le fait qu'il s'est adapté au rythme ainsi qu'au côté physique de la MLS en un temps record on ne peut qu'être impressionné. En plus il s'est rapidement intégré à l'équipe sur le terrain et a développé avec Bernier et Marco DiVaio une très belle chimie.
Malgré tout ça ce que j'aime le plus chez lui c'est sa personnalité. Il n'y a pas de joueur avec l'Impact qui semble plus heureux de jouer au soccer que lui. Ça paraît partout, ça paraît sur le terrain, en entrevue et dans les médias sociaux. On le voit toujours avec le sourire et plein d'enthousiasme. C'est une excellente attitude. En plus il prend toujours deux secondes pour motiver la foule derrière le but. Vous dites que ça n’a rien à voir avec son jeu offensif? C'est vrai, mais c'est mes prix, je donne les raisons que je veux. Puis si c'est pas assez pour vous allez revoir le but qui lui a valu de gagner le but de la semaine, ça devrait être assez pour vous convaincre.
Joueur défensif de l'année: Matteo Ferrari
C'est un peu plus dur de nommer un joueur défensif, mais pas beaucoup. Il faut dire que la défense a longtemps été la première faiblesse de l'Impact. À travers un paquet de joueurs qui ont été inégaux et parfois même mauvais, je trouve que Ferrari est celui qui a été le plus constant. Il a bien fait quelques erreurs et n'est pas le plus rapide, mais il lit bien le jeu et a une bonne présence sur le terrain. Il a aussi la capacité de sortir de gros jeu de temps en temps. En dehors de Ferrari on aurait pu donner ce titre a Troy Perkins s'il avait été ici plus longtemps. Hassoun Camara est un autre joueur qui aurait pu mériter ce titre tout comme Collen Warner qui a abattu du bon boulot dans l'ombre.
Prix du héros obscur: Hassoun Camara
C'est un peu plus difficile pour ce choix. J'avais deux autres candidats en tête soit Jeb Brovsky et Collen Warner. J'ai choisi Camara parce qu'il a connu une bonne saison, mais aussi à cause du contexte dans lequel il a évolué. Techniquement Hassoun Camara n'aurait pratiquement pas du jouer cette année. Il a commencé blessé puis il se retrouve avec en avant lui trois défenseurs centraux provenant de la première division italienne, Ferrari, Nelson Rivas et Alessandro Nesta. Au travers ces trois vétérans il n'a jamais eu l'air dépassé. Il tenait son bout sans problème. Tout ça provenant d'un joueur qui est en réalité milieu défensif et qui jouait l'an passé en NASL. En plus quand l'Impact a eu besoin de lui comme défenseur latéral droit il n'a pas rechigné et est allé s'imposer comme partant à la place de celui qu'on voyait comme étant une vedette montante dans la ligue, Zarek Valentin. Sur le terrain on parle d'une grosse présence physique, d'un gars qui n'a pas peur du trafic, mais qui est en même temps capable d'y aller tout en finesse quand c'est nécessaire. Camara est vraiment un atout de premier plan pour l'Impact.
Maintenant, allons-y avec un peu de fantaisie pour se divertir.
Prix du gâteau qui n’a pas levé pour la déception de l'année, en nomination:
-Alessandro Nesta qui fait la preuve par 1000 que ce n'est pas simple pour un Européen d'intégrer le soccer nord-américain. -Nelson Rivas qui a fait ce qu'on attendait de lui, donner du travail au staff médical. -Zarek Valentin qui a eu une difficile seconde année comme professionnel dû en partie aux circonstances et aux blessures. -Justin Mapp, ou plutôt sa chevelure, a un moment donné tu te décides, sois tu rases le tout, soit tu contactes Guy Lafleur pour lui demander des conseils de commandites.
Le gagnant est Donovan Ricketts, gardien de l'année y'a deux ans? Pfff impossible!
Prix pour la meilleure utilisation des réseaux sociaux, en nomination:
-Jeb Brovsky qui nous parle de ses oeuvres de charité. -Zarek Valentin qui nous parle des biscuits Oreo. -Andrew Wenger qui nous montre qu'en 3 semaines il a compris plus de choses sur le Québec que bien des gens qui sont nés ici. -Miguel Montano qui a trouvé le moyen de se faire payer un voyage aller en Colombie en plein milieu de la saison.
Le gagnant est Marco DiVaio qui a créé une commotion au printemps quand il s'est abonné au compte Twitter de l'Impact, avec une mention pour l'internaute qui a découvert le tout.
Le prix humanitaire pour le partage le plus touchant de la saison, en nomination:
-La défense de l'Impact avec mention spéciale à Alessandro Nesta pour avoir partagé le ballon avec l'adversaire un peu trop souvent. -Donovan Ricketts pour avoir partagé l'espace de sa surface de réparation avec les joueurs adverses beaucoup trop généreusement. -Davy Arnaud pour avoir partagé avec nous sa continuelle frustration au point où même devant la télé on lui décernerait un carton jaune. -Le père de Patrice Bernier qui a partagé avec son fils comment on réussit les tirs de pénalités.
Le gagnant est Felipe Martins qui a partagé avec nous, pour notre plus grand plaisir, son talent incommensurable.
Le prix merci, mais on aurait pu s'en passer sans problème, en nomination:
-Sanna Nyassi pour ces nombreuses chances ratées. -L'équipe au complet pour les écroulements fréquents en fin de match. -Jesse Marsch, Nick DeSantis et Matt Jordan pour l'inutile saga Brian Ching. -Marco DiVaio et sa frustration pour les remontrances envers ses coéquipiers qui ne lui passent pas le ballon ont son goût.
Le gagnant est Justin Braun et ses nombreuses mauvaises touches de balles avant qu'on l'envoie à l'autre bout du continent.
Le prix spécial Halloween, le meilleur déguisement de fantôme, en nomination:
-Bobby c'est qui ça? Burling. -Greg c'est la fin Sutton. -Les gens qui sont venus voir David Beckham qu'on n’a pas revu lors des autres matchs. -Des arbitres avec un brin de compétences.
Les Gagnants ex æquo Joey je kicke des poubelles Saputo et Nick le moins on me voit mieux ça va DeSantis.
Le prix de l'achat de l'année, en nomination:
-Le billet d'avion pour la Colombie de Miguel Montano. -Les cours accélérés de soccer 101, 201 et 301 de Jeb Brovsky qui lui ont permis de passer de chèvre à joueur relativement fiable. -Les béquilles de Nelson Rivas qui ont été usées à la corde. -L'ensemble de cônes orange qui nous a permis de nous débarrasser de Tyson Wahl.
Le gagnant est les habits de Jesse Marsch parce que ça lui donne un petit vernis de respectabilité lorsqu'il crie après les arbitres.
C’est finalement le temps de passer aux choses sérieuses pour le Canada. le Vendredi 7 septembre, la troupe de Stephen Hart reçoit le Panama au BMO Field de Toronto avant de se déplacer en Am.rique central pour le match retour le mardi 11 septembre. La dernière qualification pour la Coupe du Monde remonte à loin et c’est malheureux de voir les rouges enligner échec après échec depuis si longtemps. Cette fois encore le Canada joue sa destinée bien tôt dans le processus de qualification. Avec douze nations séparées en trois groupes pour déterminer les six qui auront le privilège de passer en ronde finale de qualification, la troupe de Stephen Hart ne peut plus tergiverser. Cette fois il faut gagner.
Placés dans le même groupe que le Honduras, Cuba et le Panama, les rouges ont fait une entrée en matière correcte au début de l’été en battant Cuba à l’étranger et en récoltant un nul contre le Honduras à la maison. L’adversaire du Canada a réussi un grand coup pour commencer sa qualification en battant le Honduras à Tegucigalpa, avant d’écarter Cuba chez eux. Ils sont en tête du groupe avec 6 points. Le Canada est second avec ses 4 points et le Honduras a 1 point.
Le problème c’est que le Honduras est beaucoup plus dangereux qu’il l’était il y a quelques mois. Le pays vient d’accomplir un beau parcours aux Jeux olympiques et avec deux matchs en ligne contre Cuba devrait le ramener dans la course. Dans ces circonstances le Canada ne peut pas se permettre de mauvais résultat contre le Panama. C’est simple, pour avancer il faut amasser des points. Avec un alignement quasiment optimal, voyons quels obstacles le Canada doit surmonter pour espérer avoir une chance de passer au tour suivant.
Obstacle numéro 1: Les 15 premières minutes. Les joueurs canadiens jouent peu ensemble. Le fait que la moitié des joueurs aient une carrière en Europe ne facilite pas les rassemblements de l’équipe nationale. Même si récemment il y a eu plus de matchs, ça reste un défi pour les joueurs de se mettre sur la même page. Si en plus on ajoute qu’une bonne part des joueurs sont au tout début de leur saison et ne sont pas nécessairement encore à leur meilleur niveau, on peut voir que ça ne sera pas simple. À cela il faut ajouter que les joueurs qui eux sont en forme sont à l’autre bout complètement, ils sont probablement pas mal épuisés suite à une saison éreintante en MLS. Rien n’est simple pour le Canada et il faudra que les joueurs se regroupent rapidement afin d’être efficaces. C’est pour cette raison que je crois que le début de match sera un élément clé pour le Canada.
Obstacle numéro 2: La question des gardiens. C’est simple, le Canada a souvent eu des problèmes dans les buts. Régulièrement le gardien titulaire en laisse passer une au mauvais moment ce qui finit par couler l’équipe. C’est arrivé à Pat Onstad, c’est arrivé à Greg Sutton, c’est arrivé à Lars Hirchfeld et c’est arrivé à Milan Borjan. Dans le contexte où le Canada a eu toutes les difficultés du monde à inscrire des buts il faut absolument éviter les bévues du côté des gardiens.
Obstacle numéro 3: L’utilisation des joueurs: Même si les joueurs qui sont en Europe commencent à peine leur saison il reste que certains semblent dans une excellente forme. C’est le cas du meilleur joueur canadien, Atiba Hutchinson qui évolue avec le PSV Eindhoven. En quatre matchs il a inscrit deux buts, et ce même s’il est utilisé comme défenseur droit plutôt que comme milieu de terrain axial. Normalement je suis du genre à croire que pour ne pas trop bousculer les joueurs il faut les utiliser à la position ou ils jouent en club. Dans le cas d’Hutchinson il faut aller a l’encontre de cette logique. Le Canada ne peut pas l’aligner à droite de la défense. Un talent comme le sien doit se retrouver comme milieu défensif. De cette façon il a plus d’impact sur le matché.
Patrice Bernier est un autre joueur en forme pour les rouges. De son côté le problème est différent. La position de milieu offensif qu’il occupe avec l’Impact n’est pas vraiment présente dans le schéma favori de Stephen Hart. Alors que l’Impact joue un 4-5-1 avec trois milieux axiaux, le Canada utilise un 4-5-1 ou le jeu se fait plus sur les ailes. Le schéma est plus proche d’un 4-3-3 qu’autre chose. S’il joue, il faut s’attendre à le voir évoluer plus du côté droit du milieu de terrain. Dans le même ordre d’idée, il faudra aussi voir qui de Simeon Jackson ou d’Olivier Occéan sera utilisé comme attaquant de pointe. Stephen Hart a tout un casse-tête à régler pour le début du match.
Si on regarde tout ça la clé du match pour moi c’est Stephen Hart. Une grande part des difficultés auquel le Canada fait face dans ce double duel contre le Panama se règle avec une préparation adéquate. Le coach canadien devra rapidement identifier quels sont les joueurs les plus en formes et il devra par la suite les habitués à jouer ensemble. Il devra s’assurer que les joueurs communiquent bien et qu’ils sont prêts à se retrouver facilement sur le terrain. Si les joueurs sont prêts un résultat positif est a leur porté, mais si la préparation est déficiente hart pourrait bien ne plus être entraîneur du Canada en 2013. Je lui souhaite une longue carrière avec le Canada!
Dans un autre ordre d’idée, je dois dire que je suis extrêmement content de voir que le match de vendredi sera télévisé en français sur les ondes de TVA Sport. Depuis 2005 que je suis attentivement la sélection nationale et c’est le premier match en français que je vais pouvoir regarder. C’est pour moi quelque chose d’extrêmement positif et j’espère que cette expérience deviendra quelque chose d’habituel.
Est-ce qu'on va les faire ou pas? Disons que c'est complexe. Une seule fois dans les expansions récentes un club a réussi a les faires l'année ou il a joint la ligue. C'est arrivé en 2009 quand les Sounders de Seattle ont récolté 47 points dans une saison de 30 matchs pour terminer au 3e rang sur 8 dans la section ouest. Alors est-ce que l'Impact a ce qu'il faut pour atteindre ce but? Pour commencer, voyons les conditions requises pour faire les séries. L'an passé dans une saison de 34 matchs le moins bon club à faire les séries fut le New York Red Bull. Ils ont atteint l'après-saison avec une fiche de 13 victoires, 7 défaites et 6 nulles pour 46 points. Si on regarde l'Impact et les autres clubs qui luttent pour la 5e place, on peut voir que ça sera serré pour déterminer le gagnant. La lutte se fait pour les places 3 a 7. D'emblée on peut oublier Kansas City et New York qui sont trop en retard. Pareil pour Philadelphie, Toronto et Nouvelle-Angleterre qui sont beaucoup trop loin derrière. Ça laisse donc dans le portrait Houston (42 points en 26 matchs), Chicago (41 points en 25 matchs), DC United (41 points en 26 matchs) , Montréal (39 points en 28 matchs), et Columbus (39 points en 25 matchs). Tout de suite on peut voir que cette saison le club qui veut terminer 5e devra amasser plus de 46 points au classement. Cet objectif est trop facilement atteignable pour trop de clubs. La ligne risque plus d'être dans la cinquantaine de points. Admettons que les autres clubs jouent de façon correcte et aillent chercher la moitié des points qui sont leur porté d'ici la fin de la saison ça donnerait au final ceci: Hou 54p, Chi 54p, DC 53p, Clb 52 p. Les clubs qui a avaient 8 matchs à jouer ont reçu 12 points sur 24 et ceux qui en avaient 9 en ont eu 13 sur 28. Ça veut dire que pour avoir une réelle chance de participer aux séries l'Impact doit se rendre à 54 points. Montréal à 6 matchs à jouer et doit donc amasser 15 points pour avoir une bonne chance de passer à l'autre tour. Tout ça sur une possibilité de 18 points. Ça veut dire qu'il faut aller chercher 5 victoires. En partant, il faudra gagner les 2 matchs qui restent à domicile. Contre la Nouvelle-Angleterre ça devrait aller, mais contre Kansas City ça ne sera pas simple. Par la suite il faut en gagner 3 sur 4 à l'étranger. C'est là que ça se complique. La fiche de la troupe de Jesse Marsch cette saison à l'extérieur est de 2 victoires, 10 défaites et 1 nulle. Le dernier match sur la route contre Toronto est prenable. Par contre aller à Columbus, Chicago ou bien Houston et repartir avec 3 points ça relève quasiment du miracle. Le Dynamo n'a jamais perdu a domicile, DC a perdu 1 fois et Chicago 2 fois. Sérieusement, pour que l'Impact fasse les séries il va falloir de l'aide d'en haut. Personnellement je serais prêt à bien des sacrifices pour aider mon club. J'ai pensé me tourner vers l'Islam et me faire derviche tourneur, mais il semble que ce n’est pas comme ça que sa marche. Je pourrais me tourner vers le Bouddhisme puis brûler de l'encens avec une bière et un bol de chips en offrande, ou aller vers un culte païen et faire un sacrifice un soir de pleine lune. Ultimement je préfère rester sur un terrain connu alors j'envisage de faire un chemin de croix. Je pourrais faire la première des 14 stations au Centre Claude Robillard puis la dernière au Stade Saputo. Entre les deux ça ne devrait pas être trop complexe de trouver 12 églises pour faire 14 stations au total. Le problème avec l'aide divine c'est que la plupart du temps ça ne marche pas. Le mieux c'est souvent de se tourner vers son adversaire. Sauf qu'il y a un prix a payer. Juste comme ça, si on vous offrait de faire les séries cette année au prix d'une séquence à la Toronto FC, c'est a dire 6 ans sans les faire par la suite, vous accepteriez? Moi je ne suis pas certain que je signerais. Pour terminer, il y a deux sujets que je souhaite aborder. Le premier concerne l'Impact et les séries. Ça fait quelques fois que je lis ou que j'entends des gens qui avancent que le club rate cet objectif à cause de la période où Patrice Bernier n'a pas joué en début de saison. Personnellement je crois que c'est malhonnête. Est-ce que Bernier est un joueur important? Absolument. Est-ce que l'apport de Bernier a changé le visage du club au moment ou il a retrouvé le terrain? Tout à fait. Malgré tout le tournant dans la saison de l'Impact ce n'est pas le retour de Bernier, mais plutôt l'utilisation de 3 milieux de terrains dans l'axe. Ça adonne juste que les deux évènements ont eu lieu en même temps et pour certain ça porte a confusion. Autre chose pour appuyer mes dires, avec Patrice Bernier dans un 4-4-2 au début de la saison la fiche de Montréal est de 1 victoire, 3 défaites et 1 nulle, sans Bernier dans un 4-4-2 la fiche est de 2 victoires, 2 défaites et 2 nulles (+match NY mois de mai). Avec de tels chiffres, il est impossible de dire que c'est son absence qui nous a fait le plus tort cette saison. Il faut selon moi plutôt regarder du côté des buts encaissés en fin de match, ou sur coup de pied arrêté. Sinon il faut voir du côté des boulettes de Donovan Ricketts ou du fait qu'on a perdu des points avec l'avantage d'un homme. Abordons un dernier point maintenant, évidemment ça concerne l'Impact cette fois encore. Parlons du prix des billets de saison cette fois. Je regarde l'Impact et sa politique de billets et ce que je vois c'est quelqu'un qui essaie de régler la quadrature du cercle en dansant un set carré. Tout commence avec le tweet de Joey Saputo qui annonce une réduction de 15% du prix des abonnements. À la base c'est génial, tout le monde aime un rabais. Pourtant quand on regarde de plus près la situation est beaucoup plus nuancée. Mattias Van Halst du site Impact Soccer à compilé un tableau avec le prix des abonnements pour cette année et l'an prochain, voici le lien pour le voir http://www.impactsoccer.com/news.php?id=1571 . En gros ce que ça montre c'est que la plupart des rabais sont dus au fait que les billets qui étaient plus chers auparavant parce qu'ils étaient sous le toit ne subiront plus de surcharge. Dans ces cas-là, les prix baissent entre 9 et 46%. Par contre pour les autres la situation est différente. À part la 131 qui jouxte la section dédiée aux Ultras et qui obtient une baisse de 18% suite à un changement de statut il n'y a personne d'autre qui subit vraiment une baisse de 15%. Il y a 5 sections qui ont une baisse d'un peu plus de 9%, les autres subissent des hausses de 5 à 40%. À ce niveau je suis bien conscient que le club fait ce qu'il veut. Mais il reste que je me pose tout de même deux questions. Étant donné que les billets sous les toits étaient plus chers et que probablement plus de gens ont acheté des billets dans le bas des sections pour avoir des meilleurs prix, combien d'abonnés ont réellement droit à une baisse de prix? L'autre question concerne les sections des supporters, dans un contexte où l'Impact et la MLS se servent abondamment des supporters et de l'ambiance qu'ils amènent pour vendre leur produit, en quoi est-ce pertinent de monter le prix des billets où ils se situent? Dans le cas des UM02 et de la section 132, l'augmentation est de 18%. Pour ramener ça à quelque chose de plus concret, disons que c'est comme si l'essence passait de 1,40$ le litre à 1,65$ le litre. Dans le cas de l'autre groupe de supporters, 127 Montréal qui est dans la section 127, l'augmentation est de 35,7%. Si on prend le même exemple avec l'essence c'est comme si le prix à la pompe passait à 1,90$ le litre. Dans les sections de supporters le nerf de la guerre c'est le recrutement. Le principe c'est que plus il y a de monde, meilleure est l'ambiance. Dans le cas des UM02, le statut du groupe et le fait que les billets soient les moins chers du stade Aude assurément. Par contre pour la 127 cette hausse est tragique et ne cadre pas du tout avec le message du club qui affirmait vouloir aider le groupe à grandir. Ce qui est frustrant ce n’est pas le fait qu'il y ait augmentation. Ce genre de chose arrive. Par contre quand le président se pète les bretelles et parle d'une baisse de 15% et que sur une facture on voit plutôt une hausse il y a de quoi se poser des questions. Surtout quand cette hausse est au-dessus de 10%. Dans mon cas personnel, la hausse est de 18%. On va s'entendre sur une chose, pour que mon salaire monte de 18% ça va prendre environ 9 ans. Là-dessus je peux me compter chanceux parce que j'ai de très bonnes conditions. Encore une fois avec l’Impact et le prix des billets il y a définitivement lieu de se poser des questions. D’un côté au niveau général le club a l’air respectueux et pro actif en annonçant des baisses de prix. Le tweet de monsieur Saputo a eu des échos partout à travers la ligue. Par contre au niveau des individus qui sont au Stade Saputo à tous les matchs c’est toute autre chose. L’Impact a regardé la forêt, mais n’a pas idée des arbres qui la composent.
Les joueurs de l’Impact ont profité de la chaleur digne d’une canicule du mois de juillet pour montrer qu’ils sont toujours l’équipe la plus hot de la MLS. Dans un Stade Saputo plein à craquer qui avait des allures de fournaises, la troupe de Jesse Marsch a bien réussi à tuer la menace venant de la capitale américaine avant de s’imposer au compte de 3-0. Patrice Bernier, le joueur du match, fut le principal acteur de ce festival offensif, même si selon moi le match s’est joué ailleurs.
Dès le début du match, le DC United a pris possession du ballon et ne l’a quasiment jamais laissé à Montréal. Pratiquement toute la première mi-temps, c’est passé dans la zone de Montréal. Pourtant jamais DC n’a vraiment eu d’actions dangereuses. La défense, menée de main de maître par Alessandro Nesta et Troy Perkins fut tout simplement magistrale. Ces deux joueurs furent réellement la clé de ce match. Ils ont réussi à museler chacune des attaques du club de la capitale américaine et permis à l’Impact qui n’arrivait pas à imposer son jeu de rester dans le match.
Du côté offensif Marco DiVaio semble de moins en moins surpayé. Bien sûr il fut souvent victime de hors-jeu, mais comme l’attaquant d’expérience qu’il est il a profité d’une bonne chance dans un bon moment et a su concrétiser. Alors que l’Impact subissait le jeu de DC, le but de l’attaquant italien a permis à l’Impact de rester patient et a obligé le DC United à redoubler d’ardeur. Avec la température extrême qu’on avait samedi cela a fait qu’on a vu dans les 15 dernières minutes du match un club américain qui n’avait plus d’essence dans le réservoir. C’est là que Bernier en a profité pour réussir son second but.
Parlons-en de Patrice Bernier, j’ai finalement acheté son maillot hier, mettant ainsi fin au dilemme qui me turlupinait (http://www.optimum-soccer.com/1/post/2012/08/un-gars-douze-maillots.html). Hier on a vu un joueur en pleine confiance. Son sang froid sur les tirs de pénalités est beau à voir puis l’effort individuel pour le deuxième but était vraiment exceptionnel. Je crois que ça ne pourrait pas arriver à une meilleure personne. Pour l’Impact il est un ambassadeur incroyable en cette première saison. Il est toujours ouvert, disponible et généreux, que ce soit avec les fans avec qui il échange sans complexe sur Twitter ou bien avec les journalistes. Pour une organisation comme la nôtre, un joueur comme lui était essentiel, puis le fait qu’il présente les plus belles statistiques du club lui donne une crédibilité encore plus grande. Quand on analysera les bons coups de DeSantis, Marsch et compagnie a la fin de la saison, la signature de Bernier devrait se retrouver en tête de liste.
Mon haïku du match parce qu’il faut bien rester zen:
Dur labeur au printemps, Ça pousse durant l’été, À l’automne on récolte les séries
Je vais vous faire un petit retour vite fait sur le match d'hier. Je dois dire que je ne m’attendais à pas grand-chose suite à la fin du match contre l'Union de Philadelphie. Heureusement l'Impact m'a fait mentir en première demie. Je dois aussi dire que je m'attendais à un autre scénario catastrophe après la pause, mais finalement l'Impact a fait preuve de caractère et a bien réussi son match. Pour vous voici quelques observations en vrac.
Nyassi a connu tout un match. IL a bien fait sur le coté droit, il prenait les bonnes décisions, a fait de belles courses et de belles passes, ses incursions vers le but étaient utile et surtout il a été spectaculaire sur son but. Ça serait bien si entre chaque beau match comme celui-là il ne disparaissait pas pour 3 semaines.
À gauche de la défense, le jeune Suisse Dennis Iapichino a eu droit à son premier départ. On peut dire qu'il n'a pas trop mal paru. Personnellement il me fait apprécier encore plus le travail de son prédécesseur, Jeb Brovsky. Il faut aussi noter que le Revolution ne l'a pas vraiment testé non plus.
Après avoir regard les statistiques compilées pour le match d'hier j'ai vu que Brovsky à réussi contre la Nouvelle-Angleterre 50 passes et n’en a raté aucune! Bravo!
Je dois avouer que même si c'est lui qui fait une bonne part du travail sur le but de Nyassi je n'aime pas trop Justin Mapp au centre du terrain. Il est plus utile à gauche, ce qui permet à Felipe d'être plus impliqué au niveau offensif.
Parlons du remplaçant de Mapp maintenant du côté gauche, Davy Arnaud. Lui aussi je n'aime pas trop ce qu'il apporte sur le terrain. J'ai souvent l'impression que beaucoup de nos jeux vont mourir à ses pieds. Voici quelques chiffres du match d'hier: 30 passes réussies et 10 ratés, 12 ballons perdus sur des tackles, 3 centres ratés. Rien pour écrire à sa mère.
En comparaison voici les chiffres de Patrice Bernier pour le match d'hier: 42 passes réussies et 5 ratées, 6 ballons perdus sur des tackles, 1 centre raté. Surtout un but valide, une bonne soirée au bureau dans son cas.
Avec ses 4 buts sur tir de pénalité Bernier est le meneur de la ligue à ce chapitre. D'ailleurs hier il a dû se reprendre trois fois avant de réussir, mais dans un autre match Chris Wondolosky qui est le plus prolifique buteur de la ligue à manqué son coup dans la même situation.
Je sais bien que j'ai commencé mon texte en disant que j'avais pas trop confiance en l'Impact, mais depuis 3 matchs ils ont fait preuve d'un bon mental. Contre Columbus ils sont revenus de l'arrière pour gagner, contre Philly ils ont travaillé et éliminé un déficit de 1-0 (même s'ils n'ont pas été capables de tenir le nul) puis hier ils se sont relevé les manches après un but crève-coeur qui aurait pu faire tourner le momentum. Moi je commence à croire que mentalement ce club est plus fort qu'il ne l'était au début de la saison. Même si à Philadelphie ça n'a pas fonctionné.
Un dernier mot sur Marco DiVaio, 438 minutes sans buts contre 502 pour Justin Braun.
Mon haïku pour le match de l'Impact, parce qu'il faut bien rester zen:
Grosse présence au stade La forteresse a été défendue La révolution était tranquille
Ça aura pris trois défaites consécutives avant d'y arriver, mais dimanche l'Impact a finalement réussi à savourer sa 6e victoire de la saison. Après avoir été mené, 1-0 suite à un autre but sur un coup de pied arrêté, les bleus et blancs ont fait preuve d'une grande force de caractère. Le défenseur Zarek Valentin, qui semblait moins porté a monté à l'attaque étant donné la suspension de son partenaire habituel, a inscrit son premier but en tant que professionnel. Par la suite les astres se sont alignés et l'arbitre a accordé un tir de pénalité en fin de match à Patrice Bernier. Avec le sang froid qu'on lui connaît, le québécois a fait ce qu'on attendait de lui et a semé l'hystérie chez des Ultras qui étaient déjà très bruyants (et brillants) en inscrivant le but de la victoire. Tout cela devant un stade qui me semblait plus plein que les 15 milles et quelques spectateurs annoncés.
Pour commencer, je me dois de souligner les 10 ans des Ultras Montréal. En tant que participant depuis 2005 aux activités du groupe je peux vous affirmer que le chemin parcouru est phénoménal. Je me souviens de matchs ou, avec à peine une dizaine de voix et un tambour nous étions les seuls à éviter une ambiance de salon mortuaire au Centre Claude Robillard. Les temps ont bien changé et aujourd'hui avec un nombre grandissant de participants le groupe est un incontournable dans le paysage nord-américain.
De par leur attitude, leur puissance vocale et surtout par le fait qu'ils ne lâchent jamais malgré les moments difficiles, les Ultras Montréal font depuis dix ans partie du portrait du soccer d'ici et ils resteront pertinents encore longtemps. Je tiens d'ailleurs à m'incliner bien bas devant tous ceux qui ont un jour tenu un pinceau, un drapeau, une baguette de tambour ou un mégaphone pour le groupe. Sans la participation de tous ces gens, il y aurait bien moins de cordes vocales usées à la fin des matchs. Je veux terminer en ajoutant que jamais, alors que j'étais assis, en 2005, dans une minivan louée couverte de moutarde et de ketchup, à la recherche d'un lave-auto dans une banlieue de Toronto, je n’aurais pu prévoir l'ampleur que le groupe allait prendre. Je suis bien content de voir comment les choses ont tourné.
Parlons du match maintenant, parce que sans celui-ci il n'y a rien en tribune. Pour commencer, je m'en voudrais de ne pas souligner l'apport offensif indéniable de Patrice Bernier. Il en est maintenant à 5 buts cette saison. C'est la meilleure saison de sa carrière au niveau professionnel. On pourrait penser que la différence vient du fait qu'il ne prenait pas les tirs de pénalités en Europe, mais il m'a lui-même confirmé qu'il le faisait avec Tromso en Norvège.
Pour vous donner une idée, Bernier a inscrit 5 buts dans tout son séjour en Norvège. Ça représente 108 matchs (avec Tromso et le Moss FK). Au Danemark son compteur s’est arrêté à 5 buts en 88 matchs (Nordsjaelland et Lyngby). Il avait aussi inscrit 5 buts à son premier séjour avec l'Impact, tout ça en 73 matchs. C'est d'ailleurs à ce moment-là qu'il a eu les statistiques les plus reluisantes de sa carrière, en 2002 il a inscrit 4 buts et réussi 8 passes décisives.
En fouillant un peu sur internet j'ai bien réussi à trouver une saison où le milieu de terrain québécois a inscrit plus de 5 buts, mais comme ça remonte au temps où il jouait au hockey junior ça ne compte pas vraiment. Selon Patrice sa saison la plus prolifique remonte à sa carrière universitaire avec Syracuse. Je regarde ça et je me dis que le retour à la maison lui va très bien. J'espère juste que le sélectionneur de l'équipe nationale, Stephen Hart l'a remarqué lui aussi.
C'est bien beau parler de Patrice Bernier, mais l'Impact ne se résume pas qu'à un seul joueur. D'une façon le match d'hier ne nous a pas appris grand-chose. D'abord on ne sait pas défendre les coups de pied arrêtés. Sérieusement, ça commence à être ridicule comme situation. Si on avait pu permettre deux ou trois buts de moins sur ces situations cette année on aurait certainement quelques points de plus aux compteurs. Ce qui me frustre c'est qu'on voit bien qu'il y a un problème dans une phase de jeu qui devrait être de base. Pourtant je n'ai pas vu d'amélioration à ce niveau.
En dehors de ça, ce que j'ai vu sur le terrain dimanche soir c'est des joueurs d'équipe d'expansion. La plupart d'entre eux ont un certain talent, mais la plupart ont aussi leur limite. Sanna Nyassi en est l'exemple parfait. Il est rapide et contrôle bien le ballon, mais son sens du jeu et ses passes laissent parfois à désirer. Hier le milieu gambien a été plus que frustrant. Plus d'une fois, sa vitesse lui a permis de se retrouver dans une position dangereuse, mais toutes les fois il a manqué son coup quand est venu le temps de concrétiser le tout. Quand je regarde le club, je me dis qu'il ne manque pas grand-chose pour vraiment amener l'Impact à un haut niveau. Le club devra se pencher sur le cas des joueurs latéraux, autant au milieu qu'a la défense. Si des joueurs comme Nyassi, Mapp, Brovsky et même Arnaud peuvent se retrouver avec un statut de remplaçant alors l'Impact sera mieux servi et Marco DiVaio aussi.
Puis tant qu'à changer, pourquoi ne pas trouver un vrai bon gardien avec ça. Ricketts n'a pas été mauvais hier, mais il reste qu'il est en général inconstant. Personnellement je ne me gênerais pas pour trouver un joueur désigné à cette position. Un bon gardien ne te fera pas gagner de matchs, mais il peut facilement t'éviter d'en perdre. Ça peut avoir l'air effronté après une victoire comme la dernière de dire que le club doive trouver des remplaçants pour certains joueurs, mais il faut voir la réalité en face. Pour jouer dans la cour des grands, il faut chercher à s'améliorer.
Malgré tout la dernière victoire est cruciale, car elle met fin à une glissade qui aurait pu devenir vraiment malsaine. La manière dont elle a été acquise la rend encore plus satisfaisante. Avec à peine un peu plus de la moitié de la saison de joué je dois avouer que je suis étonné et encouragé de voir l'Impact avec 6 victoires. Comme bien des gens, je voyais mal Montréal terminer la saison avec plus de 8 victoires. Maintenant il ne reste plus qu'à espérer que le club réussirait enfin à aligner une seconde victoire consécutive le week-end prochain contre Philadelphie.
Mon haïku du match, parce qu'il faut bien rester zen:
Une victoire de caratère deux buts en fin de match trois points précieux
J'ai aussi ressorti mon petit graphique qui montre la progression de Montréal par rapport aux deux clubs d'expansion de l'an passé et par rapport à la dernière saison de Toronto. D'ailleurs autant le TFC que Vancouver ont terminé leur saison avec un total de 6 victoires.
On voit bien que les joueurs de l'Impact ne sont pas encore tout à fait de vrais Montréalais. Ils se sont trompés de date et ont voulu célébrer le début du Mondial de feux d'artifice en organisant leur propre show pyrotechnique. Personne ne leur a dit que les feux ne commencent qu’à la fin juin. Tant mieux pour les 17000 et quelques chanceux qui étaient là et qui ont eu droit à un show digne d'un Jupiter d'or.
Malheureusement je n'étais pas sur place donc je ne peux pas vous parler du Stade ou de l'ambiance. Par contre je peux dire que c'est bien que ce match-là ait été présenté à RDS et sur TSN2. Pas que je n’aime pas TVA Sports, mais le match a eu bien plus de visibilité comme ça. Peut-être que la pétarade de samedi soir aura donné le goût aux 3000 spectateurs manquants de se pointer au stade. L’autre chose que je trouve bien c’est de voir que depuis 1996 le fan de sport montréalais peut profiter du Centre Bell bâti par le Canadien, du Stade Molson rénové et agrandi par les Alouettes, du Stade Uniprix au parc Jarry rénové et agrandi pour la Coupe Rogers et du Stade Saputo, bâti et agrandi par l’Impact. On ne peut pas trop se plaindre quand même.
Si on parle du match lui-même, on peut sortir plusieurs éléments intéressants de cette victoire de 4-1 de l'Impact. En partant la dernière fois que l'Impact a marqué 4 fois dans un match a Montréal sa remonte à août dernier contre les Silverbacks d’Atlanta. Ce qu'il y a d'intéressant aussi c'est de voir la diversification de l'attaque de Montréal. Hier les buts ont été inscrits par 4 joueurs différents et Lamar Neagle est le 9e buteur différent pour les Bleus. Seulement trois clubs, après le match de samedi, font mieux avec 10 marqueurs différents. Sur ces 9 là il y en a 7 qui en ont au moins deux. À ce niveau-là, personne ne s’approche de l’Immpact. On peut réellement dire que Montréal à l’attaque la plus diversifiée de la ligue.
Il faut aussi noter que le but de Wenger était le premier sur un coup de pied arrêté autre qu'un tir de pénalité depuis le début de la saison. Ça a juste pris 1500 minutes. Disons qu'il était temps. D'ailleurs plus je le regarde ce Wenger, plus je l'aime. Il pouvait difficilement se faire valoir sur le terrain en début de saison, mais il prend de plus en plus de place. De plus si on le compare avec l’autre option qui s’offrait à l’Impact comme premier choix, Darren Mattocks, on ne peut pas dire que Montréal a fait un mauvais choix. Les deux ont trois buts en MLS, par contre Wenger l’a fait avec la moitié moins de temps de jeu que Mattocks. De plus au niveau de l’attitude je prends Wenger à tous les coups. Juste à son dernier match, Mattocks a pris deux jaunes en 2 minutes pour mettre son club dans le trouble.
Parlons maintenant de notre fameux milieu de terrain à 5. Hier sur Twitter je lisais l’ancien de l’Impact Jason DeVos qui disait qu’on accorde trop d’importance aux schémas des formations sur le terrain et qu’ultimement le soccer se joue à 11 contre 11. Il parlait du Toronto FC, mais je trouve que ça s’applique aussi à Montréal. Le but c’est de mettre tes 11 meilleurs joueurs sur le terrain et en adaptant sa formation Jesse Marsch a réussi à faire ça selon moi. Hier je n’aurais pas pris personne d’autre que les 11 joueurs sur le terrain pour jouer le match. Tellement que je me demande si on a quelqu’un qui peut prendre la place de Felipe, Warner ou de Bernier dans ce schéma. Hier Marsch a sorti Bernier et a modifié sa formation en le remplaçant par un attaquant. Pour moi ça dit beaucoup de choses. Il faudra voir aussi ce qu’on fera une fois que Marco DiVaio sera avec le club, est ce qu'on sortira Andrew Wenger ou bien si on sacrifiera notre trio au milieu de terrain? Ça sera intéressant de voir ça. Parlant de Patrice Bernier, il est devenu hier le seul joueur à avoir joué au Centre Claude Robillard, au Stade Saputo dans sa configuration originale, au Stade Olympique et au Stade Saputo version MLS.
Avec tout ça l’Impact a commencé sur un très bon pied son retour de pause. Le club aura l’occasion de continuer son show de feux d'artifice en Californie contre le petit club de Los Angeles, le Chivas USA. On parle ici d’un club qui est prenable avec une fiche de 1-6-1 à domicile. On parle aussi d’une des pires attaques de la ligue. Si Montréal va chercher trois points dans l’ouest et si en plus on fait bien le week-end prochain contre Houston à domicile l’Impact se retrouvera en plein milieu de la lutte pour les séries. Tout ça pour dire que ces matchs sont très importants.
Mon haïku de la semaine, parce qu'il faut rester zen:
Bang, Paf, Boum L'impact fesse fort Comme Adam West dans les vieux Batman
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