Cette semaine nous allons commencer notre tour d'horizon de la dernière semaine des Québécois expatriés au sud de la frontière. Tout d'abord il y a André Hainault qui profite du soleil californien avec le Dynamo de Houston. Il n'a pas affronté l'Impact le 8 février, mais a pris part à la première demie du match contre le Galaxy de Los Angeles le 10 février. Pour l'occasion il patrouillait le flanc droit de la défense des Texans qui ont gagné le match 1-0. Il a aussi joué la seconde demie dimanche dernier dans une défaite de 2-0 contre Portland.

Un autre joueur québécois a foulé un terrain américain ce week-end. Il s'agit de l'ancien de l'Impact Kevin Cossette. Il a participé au "combine" de la NASL. Il a réussi à se démarquer étant entre autres l'auteur d'un but et d'une passe décisive lors des matchs de samedi. Il reste maintenant à voir si ça sera suffisant pour avoir un contrat avec un club pour la saison 2012.

En Europe le milieu de terrain Jonathan Beaulieu Bourgault a participé à son second match de suite depuis la reprise du championnat de 3e division. Avec son club de Preussen Münster, il a joué les 90 minutes d'un match nul de 0-0 contre la réserve du Werder Bremen. Le prochain match du québécois aura lieu le week-end prochain contre la réserve du VFB Stuttgart.

Abordons maintenant la pièce de résistance de la dernière semaine. Après une entame de seconde mi-saison décevante pour Olivier Occéan et Greuther Fürth (défaite de 3-1 contre Dynamo Dresden), le club de l'international Canadien avait l'occasion de se racheter en jouant mercredi contre Hoffenheim en quart de finale de Coupe d'Allemagne. Occéan à joué les héros pour son club, inscrivant le seul but de la rencontre. La demi-finale aura lieu le contre Borussia Dortmuns le 20 mars prochain.

Ce n'est pas la première fois qu'Occéan se distingue en match de coupe nationale. En 2007 il a gagné la Coupe de Norvège avec Lillestrom. Cette victoire leur avait donné une place dans ce qui s'appelait encore à ce moment la Coupe de l'UEFA.

Pour poursuivre sur cette lancée, Fürth a profité de son duel de week-end dernier pour démolir un de ses rivaux dans la lutte à la promotion, le Sc Paderborn, sur le score de 5-1. Occéan en a profité pour ajouter un but à sa fiche. Il a maintenant 11 buts et 8 passes décisives cette saison en ligue. Cette victoire permet au club d'Occéan de reprendre le second rang de la Bundesliga 2 avec  cinq clubs qui luttent pour la promotion, le premier étant 2 points devant le cinquième. La semaine prochaine ce sera au tour d'Ingolstadt d'affronter l'attaque dévastatrice de Greuther Fürth.
 
 
Avec la montée de l'Impact en MLS on assiste en quelque sorte à un nouveau départ. C'est dans cette optique que je crois qu'il est important de ne pas oublier que ce club à un passé et que j'ai décidé de vous présenter d'ici le début de la prochaine saison des entrevues avec quelques anciens du club. Pour continuer la série, j'ai échangé avec Kevin Cossette.

Kevin est originaire de la rive sud de Montréal, il a d'abord joué avec l'Académie de l'Impact en CSL. En 2010 il a porté le maillot de l'impact à trois reprises en match officiel avant d'être remercié au camp d'entrainement en 2011. Il a par la suite fait partie du programme de soccer de l'Université Laval où il étudie présentement. 

Optimum Soccer: qu'est-ce qui t'a fait découvrir le soccer au départ?

Kevin Cossette: quand j'étais plus jeune, j'avais des amis à l'école, puis c'est parti de là. À toutes les récréations, on jouait au soccer ensemble. À un moment donné, je me suis simplement inscrit dans une ligue dans mon quartier, j'avais neuf ans. Après ça j'ai fait le camp de l'Inter de St-Hyacinthe et tout est parti de là.

OS: est-ce qu'il y a quelqu'un qui t'a servi de modèle à ce moment-là?

KC: quand j'étais plus jeune j'avais une idole, pas quand j'ai commencé a joué, mais un peu plus tard quand je me suis intéressé a ce qui se passait en Europe. J'avais Davud Beckham comme idole. C'est surtout lui que je regardais quand j'avais entre dix et quinze ans.

OS: comment t'es-tu retrouvé dans le système de l'Impact?

KC: Au départ je venais de finir ma saison collégiale avec le Collège Champlain à St-Lambert dans le collégial AAA. J'avais connu une très bonne saison puis j'avais reçu un courriel de Marc Dos Santos qui était à ce moment-là entraineur de l'Attak de Trois-Rivières. Il voulait que je me présente au camp d'entraînement du club. Rendu là c'était Philippe Eulafroy qui était en charge. J'avais accepté et je m'étais présenté là. À ce moment-là on s'entrainait avec le Centre National de Haute Performance parce que nous n’avions pas d'heures pour nous entrainer. J'y suis allé et j'ai bien performé puis finalement on m'a offert un contrat au mois de mars.

OS: En 2010 avec l'équipe de l'Académie vous avez gagné le championnat de la CSL, qu'est ce qu'il y avait de particulier dans votre club qui a rendu ça possible?

KC: Ce qu'il y avait de particulier c'est que c'était une nouvelle aventure pour tous le monde. Tout le monde poussait dans la même direction, on savait que oui avec le club réserve on avait des chances d'accéder à l'équipe première, mais il faut être réaliste et si on veut avoir une chance il faut bien performer. Ce qu'il y avait de spécial c'est que tout le monde poussait dans le même sens. Je me souviens que déjà des gars s'entrainaient avec l'équipe première, comme Reda Agouram. Quand ils revenaient, ils mettaient en pratique ce qu'ils avaient appris avec les pros. Ça paraissait vraiment que le groupe était uni. On se connaissait déjà tous un peu parce que dans le fond on était la crème de la crème de la province. L'équipe était nouvelle parce qu'ils venaient de faire un virage jeunesse. Avant ça l'Attak c'était plus des vieux joueurs, des gars qui avaient tâté le soccer professionnel, mais qui n'avaient pas tout ce qu'il fallait pour percer à ce moment-là. De notre côté ça paraissait que tout le monde voulait aller vers le monde professionnel, c'est pour ça que c'était spécial.

OS: Avec l'Académie tu as côtoyé Philipe Eulafroy, quel genre d'entraineur est-il?

KC: C'est un excellent motivateur. Il essaie de sortir le meilleur de toi même à chaque jour. Avec lui il n'y a aucun détail qui est laissé de côté. Aussi Philipe n'a aucun favori dans l'équipe, tu peux être le préféré une journée, mais le lendemain tu ne le seras peut-être pas. C'est vraiment par rapport à tes performances que tu es jugé, c'est quelqu'un de très juste. Il est vraiment honnête avec les joueurs. Au niveau technique et tactique, quand je suis entré dans l'organisation de l'Impact je croyais que j'étais un excellent joueur, mais j'ai appris énormément.

OS: En 2011 tu as intégré l'équipe première plus régulièrement, est-ce que la transition a été facile pour toi.

KC: Je dirais qu’au départ j'étais prêt à ça. Je sentais que j'étais prêt à avoir une opportunité pour pouvoir montrer ce que je pouvais faire à un niveau plus haut. C'est sur que les premiers entrainements il y a eu une certaine période d'adaptation, j'ai quand même bien su m'intégrer au groupe. Ca a été facile quand même, les gars étaient bien sympathique et ont se sont bien amusés en disant que je ressemblais à David Testo. Après ça j'avais juste à faire mon boulot sur le terrain. C'est sûr qu'entre l'Académie et l'Impact il y avait une grosse différence, tu passais deux semaines avec l'Impact et c'est comme si tu passais un bon mois et demi avec l'Académie. Tout est plus vite et tout est plus fluide aussi.

OS: Est-ce que tu as été surpris de te retrouver sur le terrain en match officiel cette saison-là?

KC: Je dirais qu’au départ je voulais faire partie de l'Impact de Montréal, j'avais des attentes d'un jour jouer avec l'Impact de Montréal. Après ça c'est sur que c'est venu vite. Je me rappelle j'étais chez moi puis j'ai eu un téléphone de quelqu'un du club qui m'a dit prend tes affaires parce que tu voyages avec l'équipe aujourd'hui. Ça s’est passé très vite, je n’ai pas eu le temps de le réaliser sur le coup. J'étais excité et oui j'avais le gout, mais voyager avec l'équipe c'est une chose et embarquer sur le terrain c'en est une autre. Personnellement, il y a eu des blessures durant le match à Rochester, mais je ne pensais pas que j'allais jouer. J'étais le seul de l'Académie avec le club puis il y a eu une blessure à Adam Braz, puis une autre à David Testo ça m'a donné ma chance, mais au début en voyageant avec l'équipe je ne pensais pas jouer. Il y avait eu d'autres joueurs de l'Académie qui avaient voyagé avec le club, mais ils n'avaient pas joué. 

OS: Lors du camp d'entrainement de 2011, au terme duquel on t'a laissé partir est-ce que tu étais satisfait de ta performance?

KC: Je dirais que j'ai eu un camp d'entrainement en deux parties. Pou la première partie du camp j'étais vraiment en forme, même plus que les joueurs réguliers. Moi ça faisait Degas un mois que j'étais en préparation physique. Déjà ça paraissait, sur le terrain j'étais une coche au-dessus. Ce n’est pas pour rien qu'au bout du premier mois d'entrainement je prenais régulièrement la place de Richard Pelletier comme défenseur gauche. Au départ il ne rivalisait pas avec moi, mais à mesure que le camp avançait lui aussi a retrouvé la forme.

Après ça pour la deuxième partie du camp en Arizona ça s’est moins bien passé. Là bas j'ai joué un match ou ça a moins bien été contre Portland. C'est sur que moi ça faisait longtemps que je n’avais pas joué un match de vraiment haut niveau, quand tu joues contre l'Université de Montréal ce n’est pas comme affronter les Timbers de Portland. Il y avait aussi le fait que je ne jouais pas à mon poste. Défenseur gauche je peux jouer là, mais c'est loin d'être mon poste de prédilection. Alors ça a été difficile de m'adapter, de passer du niveau de l'Académie à celui de l'Impact et même de la MLS pour l'instant d'un match à froid comme c'était le cas. Je me rappelle que j’avais joué un 45 minutes, mais que j'aurais peut être pas u le jouer au complet.

J'ai eu une discussion avec Marc Dos Santos après, il m'avait dit qu'il fallait que je prenne conscience que je n'avais pas encore tout à fait ce qu'il fallait et qu'il m'avait laissé sur le terrain pour que j'apprenne et que je prenne conscience que la vitesse de jeu était bien plus grande que ce à quoi j'étais habitué.

OS: Avec le recul est-ce que tu crois qu'on t'a vraiment donné une chance de faire l'équipe?

KC: C'est difficile à expliquer comment je me suis senti et comment je me sens encore aujourd'hui face à ça. Quand je regardais les probabilités que je fasse le club, je croyais que c'était quand même élevé. Après ça le temps de jeu que j'aurais eu en 2011 ça aurait été une autre histoire. Par contre pour au moins avoir un contrat je croyais vraiment en mes chances. Oui tu peux avoir un camp d'entrainement en deux temps, mais en même temps il est impossible pour n'importe quel athlète d'être à 100% sur une période de trois mois. Je trouve qu'on a été un peu raide, on ne m’a pas laissé beaucoup de jeu. À la première difficulté que j'ai rencontrée, le club a rapidement changé son fusil d'épaule. Je pense que ça fait un peu partie de la mentalité de l'Impact depuis plusieurs années, mais je trouve qu'on n’a pas été patient.

À ce moment-là, j'étais le seul jeune qui était vraiment proche de faire le saut. Plus tard dans la saison il y a eu Mircea Ilcu qui a fait le saut, mais à ce moment-là je pensais réellement que j'avais ma place dans cette équipe-là. C'est sûr que j'aurais été une doublure pour un autre joueur, mais pour moi ça m'aurait grandement aidé pour la suite de ma carrière. Après même si je ne faisais pas le club en MLS cette saison j'aurais eu plus de facilité à me retrouver une place en NASL ou ailleurs. Là on m'a complètement laissé tomber. Ça a été difficile à digérer.

OS: Après ça est-ce que tu as eu d'autres offres au niveau professionnel?

KC: Non, ça n’a pas bougé de ce côté-là. Ce qui est arrivé c'est que quand on m'a libéré c'était à la fin mars, la saison était sur le point de commencer. Tous les effectifs étaient pas mal complets à ce moment-là puis j'ai eu la malchance de faire affaire avec quelqu'un à ce moment-là qui ne bougeait pas beaucoup pour moi et qui n'a pas fait beaucoup de pression du coté de l'Impact non plus. Ça a été vraiment difficile, puis au milieu de l'été je n’ai pas eu d'offres non plus. J'aurais vraiment aimé ça que l'Impact de Montréal, même s'il ne me prenait pas dans l'équipe, me prête à un club comme Atlanta, ou peut être me vendre ou quelque chose du genre. Mais il faut ajouter aussi que Marc Dos Santos, Nick DeSantis et Matt Jordan ont été très honnêtes avec moi et m'ont bien expliqué pourquoi ça ne fonctionnait pas. Il reste que ça a été difficile à digérer de se retrouver après trois ans comme un joueur fini deux semaines avant le début de la saison.

OS: est-ce que d'aller jouer avec un autre club de la CSL ça aurait pu être une option pour toi?

KC: Ça aurait pu être une option, j'ai eu des pourparlers avec l'équipe à Ottawa, mais je prévoyais aussi commencer mes études à l'université Laval. Je trouvais que la CSL j'y avais joué assez, j'étais prêt à autre chose. En 2012 quand j'ai fini la saison j'avais été sélectionné comme candidat au trophée de joueur le plus utile en CSL. Ce n’est pas que j'avais tout gagné , mais je trouvais que je n'avais plus rien à prouver dans ce circuit-là, je le connaissais comme le fond de ma poche. J'étais prêt à jouer à un autre niveau. C'est dommage, mais sur le coup ça n'a pas fonctionné.

OS: Qu'est-ce qui t'a amené à l'université Laval, c'est seulement les études?

KC: C'est que le programme où je suis en ce moment se donne seulement à Laval, j'étudie en intervention sportive. Ça a rapport avec tout le coaching et la préparation physique des athlètes. C'est évident que c'est quelque chose qui m'intéresse pour un après carrière, que ce soit au niveau préparation physique ou bien au niveau coaching. C'est un programme qui donne aussi le choix de faire un travail plus administratif ou bien plus sur le terrain. Alors il y a plein de possibilités, mais je n’avais pas le choix d'aller à Québec pour le suivre. Compte tenu du fait que l'Impact m'avait libéré puis que je n'avais pas rien trouvé ailleurs, je me suis inscrit même si j'avais raté la date limite pour les inscriptions.

Lors de la date limite en mars, j'étais en Arizona avec l'Impact. Ce n’est pas que je n’avais pas prévu un plan B, mais à ce moment-là je me donnais à fond avec l'Impact et je ne me voyais pas étudier tout de suite. Finalement en juillet je me suis inscrit comme étudiant libre. En plus de ça depuis quelques années l'université Laval à une bonne équipe en soccer. C'est sûr que c'est une autre mentalité et une autre philosophie, mais je dirais que c'est un des meilleurs programmes au Québec et au Canada en ce moment. Les infrastructures sont de hauts calibres, je ne peux pas me plaindre, mais il reste que j'ai toujours un oeil sur la possibilité de jouer professionnel.

OS: À Laval tu as eu Samir Ghrib comme entraineur, quel genre de coach c'est, parce qu’à Québec il est bien connu dans le milieu du soccer mais dans le reste de la province on ne le connait pas vraiment?

KC: Samir Ghrib comme entraineur c'est quelqu'un qui a une philosophie et qui l'applique depuis plusieurs années. Moi, en tant que joueur qui vient d'un plus haut niveau, j'ai dû me plier à ses exigences. J'avais appris certaines choses avec l'Académie avec Marc et Philipe alors que maintenant sur le terrain c'est complètement autre chose. Autant à l'Académie qu'avec l'Impact on me demandait de prendre des risques et d'être audacieux, alors qu'ici, oui les risques je peux les prendres, mais j'ai certaines taches que je dois obligatoirement accomplir si je joue pour Samir. C'est sa philosophie, pour lui c'est comme ça que ça fonctionne, puis je crois qu'il a raison de penser comme ça étant donné qu'il a toujours eu du succès avec ses équipes depuis plusieurs années. C'est dur de changer une recette gagnante alors pour moi ça a été difficile de m'adapter. Pour être franc, je n'ai pas connu une très bonne saison.

OS: Ce week-end tu vas participer au "Combine" de la NASL, qu'est ce qui t'a valu cette invitation là?

KC: Dans le temps des fêtes, comme mon agent précédent n'avait pas vraiment bougé, j'ai changé la personne avec qui je travaille. Je travaille maintenant avec la même personne qui représente Marc Dos Santos et Hassoun Camara. Le Combine c'est une des options qu'il m'a trouvées. C'est sur que lui il travaille pour me trouver quelque chose dans le soccer professionnel. Il y a seulement 66 joueurs qui seront présents là bas. Je pense que c'est une belle opportunité pour moi de me faire voir. On a regardé un peu comment ça s'enlignait et c'est sur qu'il y ait des équipes où il n'y a pas de places de disponibles comme Miami qui a son club-école dans la région là bas, mais des clubs comme San Antonio ou Atlanta ont encore beaucoup de joueurs à signer. 

OS: Est-ce que l'Europe, ça a déjà été une option pour toi?

KC: C'est sûr que l'Europe je n’ai jamais fermé la porte à ça, mais c'est un peu l'inconnu pour moi. C'est sûr qu'on connait bien les gros championnats, mais après ça le niveau à l'air de quoi? Je n’en ai aucune idée. Je me rappelle l'été passé, deux mois après que l’Impact m'ait libéré j'aurais eu la chance d'avoir un essai à Laval en France en ligue 2. Mais le timing était mauvais. Je l'ai su à la dernière minute, on me l'a confirmé un jeudi et il aurait fallu que je sois là bas le dimanche et comme ça faisait longtemps que je n'avais pas évolué à un haut niveau ma confiance n'était pas là, en plus il fallait que je fasse le voyage à mes frais alors j'ai préféré ne pas y aller. Je venais de m'inscrire à l'université et je savais pas trop quoi en penser, mais je ne pense pas que physiquement à ce moment-là j'aurais été prêt pour tenter ma chance en ligue 2 en France.

OS: Merci Kevin d'avoir pris le temps de répondre à mes questions et bonne chance pour le combine de la NASL.

KC: Merci à toi aussi.