L'Impact demande cette semaine aux gens qui visitent son site internet de voter pour aider à désigner qui sera le joueur le plus utile à l'équipe. J'ai décidé d'entrer dans la danse et d'y aller moi aussi avec ma propre remise de prix beaucoup plus élaboré. On va commencer avec le joueur le plus utile, les joueurs offensifs et défensifs puis le héros obscur. Par la suite on continuera dans un style un peu plus échevelé.
Prix pour le joueur le plus utile: Patrice Bernier.
Certains pourraient penser que c'est serré à ce niveau, mais je ne vois pas comment ça pourrait l'être. Bernier, en tant que joueur local et en tant que porte-parole quasi officiel et exclusif du club dans les médias avait probablement plus de pression de réussir cette année que tous les autres joueurs du club réunis. En plus avec un début de saison compliqué par un séjour sur le banc Patrice avait devant lui un obstacle de taille. Devant toute cette adversité, il s'est levé comme le géant du soccer québécois qu'on doit maintenant reconnaître en lui et a écarté de façon magistrale tous les doutes qu'il aurait pu y avoir à son sujet.
D'ailleurs personne ne va me faire croire que des doutes, lors de sa signature, il n'y en avait pas. Juste comme ça, depuis qu'il avait quitté l'Impact il y a près de 10 ans, combien de fois aviez-vous vu jouer Bernier? Moi qui suit sa carrière de près depuis un bout je pourrais difficilement dire que je l'ai vu plus d'une dizaine de fois. À chaque fois il portait le maillot du Canada, un club avec lequel, selon moi, on ne lui a jamais vraiment donné les responsabilités qu'il avait les capacités de prendre.
De mémoire, avant cette saison, je l'avais probablement plus souvent vu aligné comme milieu droit que dans l'axe. Je me rappelle qu'il avait même fait une apparition comme arrière droit dans un match contre l'Irlande du Nord suite à l'expulsion de Gabriel Gervais à cause de deux cartons jaunes en cinq minutes. Ça ne fait pas beaucoup de réelles occasions valables de juger par moi même de la qualité d'un joueur. Tout ce qu'on pouvait réellement faire c'était de juger selon des donnés amassé sur internet, puis en faisant des comparaisons avec d'autres joueurs qu'on a pu voir a un moment donné. Sinon il fallait se fier aux déclarations d'autres personnes. Tout ça pour dire que Bernier, la confiance que j'avais en lui, s’était basé sur mon coeur beaucoup plus que sur mon cerveau.
Finalement en 2012 on a pu juger de nos propres yeux. J'ai remarqué tout d'abord les qualités de l'homme. On a vu son sang froid lors des nombreux tirs de pénalité qu'il a eu a faire, sa confiance en lui lors des moments difficiles, son franc-parler en entrevue, son leadership et son éthique de travail à tous les jours sur le terrain... Ce qu'on a vu c'est un joueur que tu voudrais comme capitaine. En plus on a vu un excellent sens du jeu, un jeu de passe précis et une capacité à jouer avec le rythme d'un match en plus d'être capable de la mettre dedans quand la chance se présente. Si on regarde sur le terrain peut être qu'on peut se dire qu'un Felipe en a fait un peu plus que lui, par contre quand on regarde autour et qu'on tient compte de tout le reste je ne vois pas comment ce titre peut échapper à Patrice Bernier.
Prix pour le joueur offensif de l'année: Felipe Martins
Si j'avais à donner un prix pour le coup de génie de l'année, je le donnerais à Jesse Marsch pour avoir amené à Montréal ce brésilien qui était au départ totalement inconnu. Rapide, intelligent, précis, travailleur, compétitif, les qualificatifs ne manquent pas pour le décrire. C'est le genre de joueur qui, grâce à une passe lumineuse ou une frappe inspirée, peut faire basculer le cours d'un match. Si on y ajoute le fait qu'il s'est adapté au rythme ainsi qu'au côté physique de la MLS en un temps record on ne peut qu'être impressionné. En plus il s'est rapidement intégré à l'équipe sur le terrain et a développé avec Bernier et Marco DiVaio une très belle chimie.
Malgré tout ça ce que j'aime le plus chez lui c'est sa personnalité. Il n'y a pas de joueur avec l'Impact qui semble plus heureux de jouer au soccer que lui. Ça paraît partout, ça paraît sur le terrain, en entrevue et dans les médias sociaux. On le voit toujours avec le sourire et plein d'enthousiasme. C'est une excellente attitude. En plus il prend toujours deux secondes pour motiver la foule derrière le but. Vous dites que ça n’a rien à voir avec son jeu offensif? C'est vrai, mais c'est mes prix, je donne les raisons que je veux. Puis si c'est pas assez pour vous allez revoir le but qui lui a valu de gagner le but de la semaine, ça devrait être assez pour vous convaincre.
Joueur défensif de l'année: Matteo Ferrari
C'est un peu plus dur de nommer un joueur défensif, mais pas beaucoup. Il faut dire que la défense a longtemps été la première faiblesse de l'Impact. À travers un paquet de joueurs qui ont été inégaux et parfois même mauvais, je trouve que Ferrari est celui qui a été le plus constant. Il a bien fait quelques erreurs et n'est pas le plus rapide, mais il lit bien le jeu et a une bonne présence sur le terrain. Il a aussi la capacité de sortir de gros jeu de temps en temps. En dehors de Ferrari on aurait pu donner ce titre a Troy Perkins s'il avait été ici plus longtemps. Hassoun Camara est un autre joueur qui aurait pu mériter ce titre tout comme Collen Warner qui a abattu du bon boulot dans l'ombre.
Prix du héros obscur: Hassoun Camara
C'est un peu plus difficile pour ce choix. J'avais deux autres candidats en tête soit Jeb Brovsky et Collen Warner. J'ai choisi Camara parce qu'il a connu une bonne saison, mais aussi à cause du contexte dans lequel il a évolué. Techniquement Hassoun Camara n'aurait pratiquement pas du jouer cette année. Il a commencé blessé puis il se retrouve avec en avant lui trois défenseurs centraux provenant de la première division italienne, Ferrari, Nelson Rivas et Alessandro Nesta. Au travers ces trois vétérans il n'a jamais eu l'air dépassé. Il tenait son bout sans problème. Tout ça provenant d'un joueur qui est en réalité milieu défensif et qui jouait l'an passé en NASL. En plus quand l'Impact a eu besoin de lui comme défenseur latéral droit il n'a pas rechigné et est allé s'imposer comme partant à la place de celui qu'on voyait comme étant une vedette montante dans la ligue, Zarek Valentin. Sur le terrain on parle d'une grosse présence physique, d'un gars qui n'a pas peur du trafic, mais qui est en même temps capable d'y aller tout en finesse quand c'est nécessaire. Camara est vraiment un atout de premier plan pour l'Impact.
Maintenant, allons-y avec un peu de fantaisie pour se divertir.
Prix du gâteau qui n’a pas levé pour la déception de l'année, en nomination:
-Alessandro Nesta qui fait la preuve par 1000 que ce n'est pas simple pour un Européen d'intégrer le soccer nord-américain. -Nelson Rivas qui a fait ce qu'on attendait de lui, donner du travail au staff médical. -Zarek Valentin qui a eu une difficile seconde année comme professionnel dû en partie aux circonstances et aux blessures. -Justin Mapp, ou plutôt sa chevelure, a un moment donné tu te décides, sois tu rases le tout, soit tu contactes Guy Lafleur pour lui demander des conseils de commandites.
Le gagnant est Donovan Ricketts, gardien de l'année y'a deux ans? Pfff impossible!
Prix pour la meilleure utilisation des réseaux sociaux, en nomination:
-Jeb Brovsky qui nous parle de ses oeuvres de charité. -Zarek Valentin qui nous parle des biscuits Oreo. -Andrew Wenger qui nous montre qu'en 3 semaines il a compris plus de choses sur le Québec que bien des gens qui sont nés ici. -Miguel Montano qui a trouvé le moyen de se faire payer un voyage aller en Colombie en plein milieu de la saison.
Le gagnant est Marco DiVaio qui a créé une commotion au printemps quand il s'est abonné au compte Twitter de l'Impact, avec une mention pour l'internaute qui a découvert le tout.
Le prix humanitaire pour le partage le plus touchant de la saison, en nomination:
-La défense de l'Impact avec mention spéciale à Alessandro Nesta pour avoir partagé le ballon avec l'adversaire un peu trop souvent. -Donovan Ricketts pour avoir partagé l'espace de sa surface de réparation avec les joueurs adverses beaucoup trop généreusement. -Davy Arnaud pour avoir partagé avec nous sa continuelle frustration au point où même devant la télé on lui décernerait un carton jaune. -Le père de Patrice Bernier qui a partagé avec son fils comment on réussit les tirs de pénalités.
Le gagnant est Felipe Martins qui a partagé avec nous, pour notre plus grand plaisir, son talent incommensurable.
Le prix merci, mais on aurait pu s'en passer sans problème, en nomination:
-Sanna Nyassi pour ces nombreuses chances ratées. -L'équipe au complet pour les écroulements fréquents en fin de match. -Jesse Marsch, Nick DeSantis et Matt Jordan pour l'inutile saga Brian Ching. -Marco DiVaio et sa frustration pour les remontrances envers ses coéquipiers qui ne lui passent pas le ballon ont son goût.
Le gagnant est Justin Braun et ses nombreuses mauvaises touches de balles avant qu'on l'envoie à l'autre bout du continent.
Le prix spécial Halloween, le meilleur déguisement de fantôme, en nomination:
-Bobby c'est qui ça? Burling. -Greg c'est la fin Sutton. -Les gens qui sont venus voir David Beckham qu'on n’a pas revu lors des autres matchs. -Des arbitres avec un brin de compétences.
Les Gagnants ex æquo Joey je kicke des poubelles Saputo et Nick le moins on me voit mieux ça va DeSantis.
Le prix de l'achat de l'année, en nomination:
-Le billet d'avion pour la Colombie de Miguel Montano. -Les cours accélérés de soccer 101, 201 et 301 de Jeb Brovsky qui lui ont permis de passer de chèvre à joueur relativement fiable. -Les béquilles de Nelson Rivas qui ont été usées à la corde. -L'ensemble de cônes orange qui nous a permis de nous débarrasser de Tyson Wahl.
Le gagnant est les habits de Jesse Marsch parce que ça lui donne un petit vernis de respectabilité lorsqu'il crie après les arbitres.
Je sais que j’ai récemment parlé du prix des billets, mais je ne veux pas parler ici du renouvellement des billets de saison mais plutôt du renouvellement de l’effectif de l’Impact de Montréal. Avec un club d’expansion qui a beaucoup pigé outre-mer pour bâtir son effectif l’Impact a dans son effectif toute sorte de joueurs. Il y a des jeunes qui viennent du superdraft et de l’académie, il y a aussi des joueurs qui ont un bon bagage d’expérience en MLS puis il y a aussi quelques vieux routiers du soccer qui roulent leur bosse depuis longtemps. Alors on va regarder au niveau de l’âge de quoi a l’air l’effectif de l’Impact.
D’abord si on classe les joueurs par tranche d’âge on retrouve sur tous les joueurs qui ont joué avec le club en 2012, 10 joueurs de 20 à 24 ans. Dans les 25 à 29 ans il y a 9 joueurs. Finalement dans les 30 ans et plus il y a 12 joueurs. Bien sûr tout ça ne montre pas vraiment l’importance de chacun de ces groupes d’âge sur le terrain. Pour cela on doit plutôt comparer les âges et les minutes jouées. Alors chez les plus jeunes on a joué un total de 8120 minutes, ça représente une moyenne de 812 minutes par joueurs. Chez les joueurs de 25 à 29 ans, le total est de 5912 minutes pour une moyenne de 657 minutes par joueurs. Chez les plus vieux, le total est de 12426 minutes pour une moyenne de 1036 minutes par joueur.
Ces chiffres donnent déjà une idée de ce qu'à l'air l'Impact, mais regardons tout ça autrement. Montréal est vraiment devenu un club performant depuis une dizaine de matchs alors regardons par tranche d'âge de quoi ont l'air les partants de l'Impact lors des dix derniers affrontements. Chez les 20 a 24 ans on compte 38 départs (sur un maximum de 110) lors des 10 derniers matchs. Ça représente 35% des départs. Chez les 25 a 29 ans il y a eu 22 départs (20%) et chez les 30 ans et plus on dénombre 50 départs (45%).
Le premier constat est simple a observer, notre équipe compte son lot de joueurs âgé. Cette saison le club a vu 6 joueurs de 35 ans ou plus qui ont foulé le terrain (Donovan Ricketts, Greg Sutton, Bernardo Corradi, Marco DiVaio, Alessandro Nesta et Eduardo Sebrango). Dans leur cas on parle de retraite a très court terme, si ça ne se fait pas a la fin de cette saison ce sera après la prochaine. Si on ajoute à cela les noms de Patrice Bernier, Davy Arnaud et Matteo Ferrari qui sont dans la première moitié de la trentaine, on se retrouve avec 3 joueurs de plus pour qui la retraite est de moins en moins éloignée. Il faut comprendre que les joueurs de plus de 35 ans sont une exception au soccer. Pour réussir alors que la quarantaine approche il faut une bonne génétique, une discipline exemplaire et pas mal de chance. Ce n’est pas tout les joueurs qui sont prêts à faire ça. À un moment donné, il faut aussi qu'ils pensent à leur famille et aux gens qui les entourent.
Il reste que de dire que l'Impact est un club gériatrique serait complètement faux. Ce que j'aime le plus de ce club c'est qu'au milieu de ces vétérans il y a un noyau de jeunes joueurs qui sont tous fiables. Un milieu comme Felipe qui n'a que 21 ans pourrait bien être le coeur du club pour un bon bout. Même chose pour un joueur comme Collen Warner qui a un rôle plus effacé, mais qui est tout aussi important. En défense aussi on peut compter sur des joueurs qui vont nous être utiles dans le futur. Autant Zarek Valentin que Jeb Brovsky ont prouvé qu'ils ont leur place dans cette ligue.
Tout ça m'amène à parler de Jesse Marsch. S'il y a une chose que j'ai aimé de lui cette saison c'est qu'il n'a pas peur de faire confiance aux jeunes joueurs. En tant qu'anciens joueurs dans la ligue et qu'ancien entraîneur de l'équipe nationale américaine on aurait pu s'attendre a ce qu'il soit réticent a utiliser des joueurs qui n'avaient pas fait leurs preuves. Pourtant quand on regarde attentivement on voit que le joueur qui a passé le plus de temps sur le terrain cette saison c'est un jeune de 21 ans qu'il ne connaissait pas du tout avant de devenir entraîneur de l'Impact. On peut lui reprocher bien des choses à Marsch mais on ne peut pas dire qu'il ait un préjugé négatif envers les jeunes. C'est une belle bouffée d'air frais cette façon de faire parce que ça n'a pas toujours été comme ça à Montréal.
L'autre chose qui est intéressante à souligner c'est que Marsch et son équipe réussissent à faire de nos jeunes de meilleurs joueurs. Bien souvent quand on regarde des joueurs moins expérimentés on regarde aussi le potentiel qu'ils ont. Ce n'est pas donné à tous les entraîneurs de pouvoir transformer ce potentiel en talent réel. Selon moi un des principaux mérites de notre équipe d'entraîneur c'est d'avoir réussi cela. Le meilleur exemple est Jeb Brovsky. Il est passé, avec l'aide de Marsch, de recrue dépassée par les évènements avec Vancouver l'an passé à défenseur polyvalent et fiable cette année.
Un entraîneur qui peut faire de telle chose c'est réellement un atout pour un club comme le nôtre qui verra des morceaux importants partir d'ici quelques saisons. Cette saison l'Impact s'est tourné vers des vétérans en espérant connaître du succès, mais la vraie bonne nouvelle c'est que ça n'a pas été fait au détriment de l'avenir. Avec un bon noyau de jeune qui est bien encadré, je crois sincèrement que même si l'Impact de Montréal aura dans le futur un visage bien différent, le club sera tout de même en mesure d'être performant. Ça pour moi c'est une excellente chose parce que gagner aujourd'hui c'est très bien, mais il ne faut pas que ça se fasse en creusant notre tombe pour demain.
On voit bien que les joueurs de l'Impact ne sont pas encore tout à fait de vrais Montréalais. Ils se sont trompés de date et ont voulu célébrer le début du Mondial de feux d'artifice en organisant leur propre show pyrotechnique. Personne ne leur a dit que les feux ne commencent qu’à la fin juin. Tant mieux pour les 17000 et quelques chanceux qui étaient là et qui ont eu droit à un show digne d'un Jupiter d'or.
Malheureusement je n'étais pas sur place donc je ne peux pas vous parler du Stade ou de l'ambiance. Par contre je peux dire que c'est bien que ce match-là ait été présenté à RDS et sur TSN2. Pas que je n’aime pas TVA Sports, mais le match a eu bien plus de visibilité comme ça. Peut-être que la pétarade de samedi soir aura donné le goût aux 3000 spectateurs manquants de se pointer au stade. L’autre chose que je trouve bien c’est de voir que depuis 1996 le fan de sport montréalais peut profiter du Centre Bell bâti par le Canadien, du Stade Molson rénové et agrandi par les Alouettes, du Stade Uniprix au parc Jarry rénové et agrandi pour la Coupe Rogers et du Stade Saputo, bâti et agrandi par l’Impact. On ne peut pas trop se plaindre quand même.
Si on parle du match lui-même, on peut sortir plusieurs éléments intéressants de cette victoire de 4-1 de l'Impact. En partant la dernière fois que l'Impact a marqué 4 fois dans un match a Montréal sa remonte à août dernier contre les Silverbacks d’Atlanta. Ce qu'il y a d'intéressant aussi c'est de voir la diversification de l'attaque de Montréal. Hier les buts ont été inscrits par 4 joueurs différents et Lamar Neagle est le 9e buteur différent pour les Bleus. Seulement trois clubs, après le match de samedi, font mieux avec 10 marqueurs différents. Sur ces 9 là il y en a 7 qui en ont au moins deux. À ce niveau-là, personne ne s’approche de l’Immpact. On peut réellement dire que Montréal à l’attaque la plus diversifiée de la ligue.
Il faut aussi noter que le but de Wenger était le premier sur un coup de pied arrêté autre qu'un tir de pénalité depuis le début de la saison. Ça a juste pris 1500 minutes. Disons qu'il était temps. D'ailleurs plus je le regarde ce Wenger, plus je l'aime. Il pouvait difficilement se faire valoir sur le terrain en début de saison, mais il prend de plus en plus de place. De plus si on le compare avec l’autre option qui s’offrait à l’Impact comme premier choix, Darren Mattocks, on ne peut pas dire que Montréal a fait un mauvais choix. Les deux ont trois buts en MLS, par contre Wenger l’a fait avec la moitié moins de temps de jeu que Mattocks. De plus au niveau de l’attitude je prends Wenger à tous les coups. Juste à son dernier match, Mattocks a pris deux jaunes en 2 minutes pour mettre son club dans le trouble.
Parlons maintenant de notre fameux milieu de terrain à 5. Hier sur Twitter je lisais l’ancien de l’Impact Jason DeVos qui disait qu’on accorde trop d’importance aux schémas des formations sur le terrain et qu’ultimement le soccer se joue à 11 contre 11. Il parlait du Toronto FC, mais je trouve que ça s’applique aussi à Montréal. Le but c’est de mettre tes 11 meilleurs joueurs sur le terrain et en adaptant sa formation Jesse Marsch a réussi à faire ça selon moi. Hier je n’aurais pas pris personne d’autre que les 11 joueurs sur le terrain pour jouer le match. Tellement que je me demande si on a quelqu’un qui peut prendre la place de Felipe, Warner ou de Bernier dans ce schéma. Hier Marsch a sorti Bernier et a modifié sa formation en le remplaçant par un attaquant. Pour moi ça dit beaucoup de choses. Il faudra voir aussi ce qu’on fera une fois que Marco DiVaio sera avec le club, est ce qu'on sortira Andrew Wenger ou bien si on sacrifiera notre trio au milieu de terrain? Ça sera intéressant de voir ça. Parlant de Patrice Bernier, il est devenu hier le seul joueur à avoir joué au Centre Claude Robillard, au Stade Saputo dans sa configuration originale, au Stade Olympique et au Stade Saputo version MLS.
Avec tout ça l’Impact a commencé sur un très bon pied son retour de pause. Le club aura l’occasion de continuer son show de feux d'artifice en Californie contre le petit club de Los Angeles, le Chivas USA. On parle ici d’un club qui est prenable avec une fiche de 1-6-1 à domicile. On parle aussi d’une des pires attaques de la ligue. Si Montréal va chercher trois points dans l’ouest et si en plus on fait bien le week-end prochain contre Houston à domicile l’Impact se retrouvera en plein milieu de la lutte pour les séries. Tout ça pour dire que ces matchs sont très importants.
Mon haïku de la semaine, parce qu'il faut rester zen:
Bang, Paf, Boum L'impact fesse fort Comme Adam West dans les vieux Batman
Comme quoi tout peut changer rapidement dans le sport. En 3 petits jours, l'Impact est passé du statut d'agresseur et de dominateur incapable de concrétiser à celui de quasi-victime qui marque deux fois en ayant à peine touché le ballon. Tout ça en plus avec Patrice Bernier comme capitaine alors qu'il n'avait pas été partant depuis 7 matchs et avec une charnière centrale composée de deux très vertes recrues dans la ligue Hassoun Camara et Nelson Rivas.
Pour moi le fait saillant de ce match c'est le coaching. D'un côté Peter Vermes, le coach du Sporting, n'a pas réussi à s'adapter à ce que l'Impact avait sur le terrain. D'après moi il avait identifié la charnière centrale comme étant le point faible de l'effectif montréalais. Rien de plus normal dans les circonstances. Il y avait d'un côté Nelson Rivas qui n'avait pas joué de match officiel depuis quasiment 2 siècles et de l'autre Hassoun Camara, un défenseur central de deuxième division fait de porcelaine. Le problème c'est que ça n'a pas fonctionné du tout comme ça. La paire Rivas-Camara s’est retrouvée à être solide et avec un Donovan Ricketts des grands jours qui veillait derrière eux jamais l'équipe du Midwest n’allait avoir la chance de s'imposer en passant par le centre.
De l'autre coté Jesse Marsch prenait un grand risque en ayant sur son onze partant trois joueurs qui en était a leur premier départ en MLS, Rivas, Camara et Eduardo Sebrango et deux autres qui avaient eu un rôle plus effacé depuis quelques semaines, Bernier et Justin Braun. En performant de la manière dont ils l'ont fait, avec calme et réalisme, les joueurs de Marsch ont montré qu'ils avaient été très bien préparés. Il ne faut pas oublier que notre coach c'est lui aussi une recrue et je ne suis pas de ceux qui sont prêts a lui donner le bon Dieu sans confession. Il a définitivement des carences à adresser, mais on peut voir que ce qui se fait en dehors des matchs est bien fait. Il lui reste à bien jauger l'utilisation de ses changements et alors là on pourra dire qu'on a un vrai coach.
En attendant, après les dix premiers matchs en MLS, on a exactement l'équipe qu'on croyait avoir. L'Impact est un club avec une bonne défense, avec de la profondeur au milieu de terrain et un bon trou à l'attaque. Pour moi la plus grosse déception du début de saison c'est Justin Braun. Je n’arrive vraiment pas à comprendre comment ce gars-là a bien pu avoir deux saisons de quasiment dix buts. En 426 minutes il a cumulé, de mémoire, une seule vrai chance de marquer (contre le Fire) et un nombre incalculable de cafouillages. Il a une éthique de travail irréprochable, mais ça ne sert à rien quand tu es incapable de réussir plus de 30% de tes premières touches.
Du côté des surprises, on ne peut passer sous silence le cas de Felipe. Honnêtement quand j'ai vu qu'on avait signé un gars de 2e division Suisse j'étais pas mal sceptique. Au bout du compte on a mis la main sur un jeune fiable qui a du chien et qui s'il joue a l'intérieur de ses limites peut nous rendre de grands services. Si on ajoute en plus son but contre le Sporting on se retrouve avec un beau bonus. En voilà un qui pourrait bien se retrouver ici pour un bon bout de temps.
Le prochain match, mercredi contre Toronto, sera complètement différent des deux derniers. Contrairement au match aller le TFC devra attaquer cette fois, par contre ça ne sera pas une équipe confiante et dominante que l'Impact aura de l'autre coté du terrain. Encore une fois la préparation sera importante. Il ne faudra pas se laisser leurrer par ce qu'ils nous ont montré à Montréal et se croire meilleur que ce qu'on est suite à notre série de succès. Il faudra que l'Impact soit réaliste tout en usant de son côté physique. Si on réussit ça, on a de grandes chances de sortir vainqueur du duel et d'ainsi s'assurer un 3e match sans défaite face au TFC cette saison. Faut pas se le cacher, personne ne veut perdre contre Toronto.
Mon haïku pour le match de samedi
Agréable match à la télé, Ambiance bien rapporté, Pourquoi une fin si abrupte
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