Je suis un fan de l'Impact de Montréal depuis la saison 2004. Des fois il faut que je me surveille, car même s'il y a une certaine continuité, l'Impact qu'on verra en mars au Stade Olympique est un tout nouveau club. Il ne faudra jamais perdre de vue, tout au long de la saison, que ce club est une équipe d'expansion. Un autre facteur me porte à oublier ce fait pourtant évident. L'équipe technique en place a mis la main sur un groupe qui compte quand même pas mal de matchs en MLS. Malgré tout je me demande ce qu'il en est en réalité. Pour voir j'ai décidé de regarder 18 joueurs Montréalais qui risquent de faire partie de l'équipe première et de compter combien de matchs en MLS ils ont au compteur. J'ai par la suite regardé l'alignement des Whitecaps de Vancouver et des Timbers de Portland lors de leur premier match l'an passé afin de comparer l'expérience de ces deux clubs qui ont vécu l'expansion l'an passé.

Pour commencer, du côté de l'Impact j'ai exclu du groupe le défenseur Bobby Burling qui a des problèmes de contrat. J'ai aussi ajouté à l'équipe l'attaquant Eduardo Sebrango et j'ai choisi comme second gardien Evan Bush. Alors voici ma liste de 18 et le nombre de matchs d'expérience qu'ils ont en saison régulière en MLS: Davy Arnaud (240), Justin Mapp (221), Shavar Thomas (170), Justin Braun (96), Tyson Wahl (71), Donovan Ricketts (70), Sanna Nyassi (64), Josh Gardner (43), Zarek Valentin (25), Mike Fucito (23), Lamar Neagle (23), Miguel Montano (8), Matteo Ferrari (0), Hassoun Camara (0), Patrice Bernier (0), Evan Bush (0), Andrew Wenger (0) et Eduardo Sebrango (0).

Ça nous donne trois joueurs qui ont plus de 100 matchs d'expérience et six qui n'en ont aucun. Au total les 18 ont 1266 matchs d'expérience en MLS pour une moyenne de 70 matchs par joueurs. En plus si on regarde les 6 joueurs qui n'ont pas joué en MLS on voit que 4 d'entre eux sont passés 30 ans (ou pas trop loin). Il faut aussi dire que j'ai exclu Sinisa Ubiparipovic qui a près de 70 matchs d'expérience ainsi que Greg Sutton qui en a un peu plus de 50. Pour le 18 de base que j'ai choisi, ça donne un total de 1054 matchs, pour une moyenne de 58 matchs par joueur.

Du coté des Whitecaps voici les 18 joueurs qui étaient en uniforme pour le premier match de leur histoire ainsi que le nombre de matchs qu'ils avaient à ce moment: Jay Nolly (8), Jonathan Leathers (34), Michael Boxall (0), Jay DeMerit (0), Alain Rochat (0), Gershon Koffie (0), Davide Chiumiento (0), Nizar Khalfan (0), Terry Dunfield (0), Russell Teibert (0), Wes Knight (0), Atiba Harris (126), Eric Hassli (0), Camilo (0), Jeb Brovsky (0), Greg Janicki (10), Long Tan (0), Joe Cannon (286). Pour les Caps on a un total de 454 matchs, soit 600 de moins que l'Impact pour une moyenne de 25 matchs par joueur.

Voyons maintenant ce qui en est du côté des Timbers de Portland. Voici leurs 18 joueurs pour leur match d'ouverture: Adin Brown (83), Steve Purdy (5), Eric Brunner (39), Kevin Goldthwaite (87), David Horst (3), Rodney Wallace (39), Kalif Alhassan (0), Ryan Pore (58), Jack Jewsbury (195), Peter Lowry (24), Adam Moffat (44), Jeremy Hall (37), Kenny Cooper (90), Jorge Perlaza (0), Mamadou Danso (0), Brian Umony (0), Sal Zizzo (10), Jake Gleeson (0). Tous ces joueurs avaient avant la saison inaugurale de Portland un total de 714 matchs (340 matchs de moins que le groupe montréalais) et une moyenne de 40 matchs par joueurs.

Quel genre de conclusion peut-on tirer de ses chiffres. Le premier réflexe serait surement de faire un lien entre l'expérience et la fiche des deux clubs. À sa première saison Vancouver à récolté 28 points et Portland en a amassé 42. Le problème c'est que l'expérience n'est qu'un des facteurs qui ont fait les succès de Portland. Le bénéfice qu'apportera le surplus d'expérience des joueurs de l'Impact n'est pas facile à quantifier. On verra surtout la différence dans de petits détails, les joueurs pourraient être plus prêt pour ses débuts de matchs, ils pourraient aussi se relever plus facilement suite à une défaite crève-coeur ou pourraient plus facilement se sortir d'une période creuse. Une chose est certaine, le pari de miser sur l'expérience apporte une carte supplémentaire dans le jeu de l'Impact . Je crois que Jesse Marsch a bien fait de miser sur cette caractéristique, comme on dit, l'expérience ça ne s'achète pas.