Encore une fois le milieu de terrain Patrice Bernier fut le joueur du match pour l'équipe en bleu. Pour la troisième fois de suite il est le Montréalais qui a le plus eu le ballon. Heureuse coïncidence, il est aussi le Mobtréalais qui sait le plus quoi faire avec. Autant en envoyant le ballon vers Andres Romero sur le jeu qui a mené au tir de pénalité que sur le but de DiVaio alors qu'il rejoint facilement un Davy Arnaud en position idéale pour lancer le buteur, Bernier démontre une vision du jeu exceptionnelle. Si on ajoute à ça tout le travail défensif qu'il abat, on se retrouve avec un joueur des plus complets qui connaît probablement les meilleurs moments de sa carrière.
L'autre joueur qui connaît de bons moments c'est le capitaine Davy Arnaud. Encore une fois l'auteur d'une passe décisive on n'entend plus aucun commentaire à propos de son salaire et de son attitude. En étant replacé dans l'axe, il peut montrer tout le travail qu'il peut abattre et est souvent en bonne position pour tromper les défenseurs. Le triangle offensif qu'il forme avec Felipe et DiVaio nous montre une très belle chimie et une belle intelligence sur le terrain. Ils sont tous en mesure de profiter à tour de rôle des erreurs de placements des équipes adverses et la vitesse a laquelle ils réagissent est souvent létale.
L'Impact démontre encore une fois toute sa versatilité en attaque. Avec les deux buts du week-end, le club a maintenant cinq buteurs différents en trois matchs. Comme l'an passé il est difficile pour les clubs adverses de se prévoir l'attaque de l'Impact. Avec plusieurs armes de qualités dans le tiers offensif, les défenses adverses finissent par jouer sur les talons. Puis avec cette nouvelle emphase sur le jeu rapide apporté par Marco Schällibaum il devient encore plus difficile de ne pas se faire surprendre par l'attaque montréalaise.
Une autre chose que j'aime bien des Montréalais cette saison c'est la précision des tirs. Au dixième rang pour le nombre d'essais vers le but, l'Impact est au second rang au nombre des tirs cadrés. C'est bien simple, avec 66% de ses tirs qui sont cadrés l'Impact est loin devant son plus proche poursuivant à ce niveau. Marco DiVaio est le plus efficace des Montréalais à ce niveau avec huit tirs cadrés sur dix. Devant ce fait les défenseurs adverses doivent encore plus être sur le qui-vive, car ils savent bien qu'avec l'Impact chaque occasion peut être dangereuse.
Il reste maintenant à voir quel sera l'apport des milieux latéraux la semaine prochaine. Autant Romero que Pisanu ont connu de bons matchs, mais ce dernier ne semble toujours pas avoir l'énergie pour jouer 90 minutes. C'est a se demander s'il n'est pas une version italienne de Justin Mapp, c'est a dire un joueur qui n'a que 60 minutes a offrir peut importe la situation. Le week-end prochain le portrait sera rendu plus complexe avec l'absence de Sanna Nyassi parti avec son équipe nationale. Il faudra aussi voir si Alessandro Nesta sera en mesure de fouler la pelouse artificielle du Stade Olympique et qui le remplacera s'il n'est pas là. Tout ça pour un adversaire, le New York Red Bulls, qui sur papier est bien meilleur que sa fiche d'une défaite et deux nulles en trois matchs.
Mon haïku du match parce qu'il faut bien rester zen:
Le Stade Olympique est une souffleuse
J'aime pas m'en servir
Mais des fois on n’a pas le choix
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