Il y a cette maxime qui dit ceci: quand on se regarde on se désole, quand on se compare on se console. C'est ce qu'on va tenter de faire aujourd'hui. De toute façon me désoler sur le soccer je fais ça depuis le début de ce blogue alors ça devrait pas trop être difficile.

L'Impact va mal en cette saison pré-MLS. Le club a perdu son coach en pleine saison, son DT est de plus en plus conteste et les joueurs sont aux abonnes absent. Les blessures sont nombreuses, les buts sont très rares et les victoires encore plus. Pour ajouter à ça le contenu local est de plus en plus réduit. Est-ce que c'est assez pour vous désoler ça? Moi ça me désole à fond.

Essayons de voir comment ça se passe ailleurs maintenant question de voir si on peut se consoler. Pour commencer il faut trouver des comparables. Les deux autres provinces du pays qui accueillent des clubs de MLS sont tout indique pour la démonstration que je veux faire.
Alors au plus haut niveau le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique se valent, chacune d'entre elles compte un club de premier niveau qui compte aux minimums trois joueurs canadiens. Le niveau suivant dans le soccer Nord Américain sont la NASL et la USL Pro. Encore là ça se vaut, malgré de l'intérêt et des déclarations d'intentions à gauche et droite aucun club de cette ligue ne se retrouve à partager sa marche avec la puissante MLS.
C'est au prochain niveau que les différences apparaissent. Ce niveau c'est la Premier Development League, la PDL. Pour ceux qui ne connaissent pas cette ligue on parle ici d'équipes U23, sauf pour quelques joueurs plus âgés. Ce sont pour la plupart des joueurs qui souhaitent conserver leur statut d'amateur pour être éligible au soccer universitaire américain mais qui jouent tout de même à un beau niveau. Pour vous donner une idée certaines équipes américaines de cette ligue participent à l'équivalent de notre championnat canadien, la US Open Cup. Autant l'Ontario que la Colombie-Britannique sont représenté a ce stade. La CB 3 fois et l'Ontario 5 fois. Le Québec lui est absent quoiqu'il y ait eu de l'intérêt pour un club à Québec il y a quelques années.

Pour finir le portrait on doit s'attarder sur les niveaux semi-pro que sont la CSL en Ontario (en plus de l'équipe U21 de l'Impact) et la PCSL dans l'ouest. Ces deux ligues ne sont pas la huitième merveille du monde mais on peut dire que c'est plus sérieux que le niveau amateur géré par les fédérations de chaque province. La CSL ça représente un total de 13 clubs de première division chez nos voisins alors que la PCSL c'est 7 clubs de première division.
Admettons que chacun les clubs de haut niveau comptent 25 joueurs chacun et que les clubs moins prestigieux comportent 18 joueurs. Ça nous donne au total pour le Québec 43 joueurs. Pour l'Ontario on peut dénombrer 349 joueurs. Finalement pour la Colombie-Britannique ça donne 205 joueurs.

Non seulement y a-t-il un décalage au niveau du nombre de joueurs mais la différence se situe aussi au niveau organisationnel. Il n'y a que la famille Saputo qui met de l'argent dans le soccer masculin au Québec. Vous rendez vous compte que du côté féminin il y a deux organisations sérieuses.Je regarde ça et je me pose une question digne de mon fils de 3 ans et demi, mais pourquoi? Je peux pas croire que c'est une question de talent. Il y n'a qu'à regarder la fiche de l'Académie de l'Impact ces dernières années pour voir qu'il y a du talent chez les jeunes de la province. L'argent est peut-être une partie du problème mais ça ne peut pas être la seule raison, surtout qu'il y a déjà eu d'autres gens que l'Impact qui ont investi dans le sport dans le passé (Trois Rivières et Laval en CSL). Il y a aussi eu des rumeurs plus d'une fois concernant de possibles clubs à Québec. La seule autre raison que je peux voir c'est qu'il y a du blocage qui se fait à un autre niveau. Des rumeurs courent en effet que l'Impact, de concert avec la fédération de soccer du Québec ont tue dans l'oeuf tous les projets à caractère professionnel ou semi-professionnel qui ont été élabore au Québec récemment. Je n'ai aucune preuve mais je me dis qu'il n'y a pas de fumée sans feu.

Mais peu importe les raisons, ça ne change rien au fait qu'on est loin, très loin en arrière de nos rivaux. Si on veut vraiment être sur un même pied d'égalité il faut faire un examen de conscience et regarder tout le côté structurel du soccer ici. Finalement je dirais que la petite maxime du début est fausse. Quand on se regarde on se désole mais quand on se compare on se désole doublement.