La fin de l'année approche, la neige commence à faire son apparition et le sapin décore beaucoup de nos salons. Ce temps de rencontre et de réjouissance est le temps idéal pour s'arrêter un peu et prendre le temps de faire le point. Ce qu'on souhaite c'est de regarder derrière nous afin d'avoir une idée de ce qu'il y a devant nous. Il faudra pour ce faire regarder de quoi avait l'air le soccer au Canada avant le 1er janvier dernier, regarder ce que 2012 nous a apporté pour finalement tenter de voir ce que 2013 nous promet. 

Ce bilan se fera donc en trois parties distinctes. Dans la première http://tinyurl.com/bw8rg5w on a regardé de plus près le portrait qu'on avait devant nous il y a un an. Dans la seconde partie, on regardera aujourd'hui ce que l'année 2012 nous a amené. Puis dans la dernière on tentera de voir vers où 2013 peut nous amener. 

Côté sélection nationale il faut commencer par regarder du côté de l'équipe U23 qui jouait dans le tournoi de qualification pour les Jeux olympiques de Londres. Menés par celui qui allait plus tard devenir directeur technique de l'ACS, Tony Fonseca, nos jeunes ont échoué à la dernière étape en perdant en demi-finale contre le Mexique. Leur parcours avait pourtant été bon, réussissant même à prendre la mesure des É.-U.. Par contre des points perdus en fin de match contre Cuba leur a compliqué la tâche en les envoyant au second rang du groupe. En terminant premiers, les Rouges auraient eu sur leur chemin le Honduras qui semblait un adversaire plus accessible que le Mexique.

Chez les U20 l'automne a été très occupé. L'ACS a organisé plusieurs camps en vue des qualifications pour la coupe du monde de 2015. Lors de ces qualifications, le Canada fera partie d'un des huit groupes de trois pays. Le gagnant de chacun de ces groupes participera aux quarts de finale et les 4 gagnants de cette étape seront qualifiés pour la phase finale. On attend beaucoup de ces jeunes qui formaient le noyau du groupe qui s’est qualifié pour la dernière coupe du monde U17. 

Chez les seniors l'année a commencé par une défaite. En match amical sur l'île de Chypre, dans des conditions exécrables, l'Arménie a défait le Canada 3-1 au mois de février dernier. En juin les Rouges jouaient un autre match amical. Cette fois ils affrontaient à Toronto les États-Unis pour commémorer les 100 ans de l'ACS. Ce match servait aussi de préparation pour les premiers matchs de la 3e étape de qualification pour le mondial de 2014 au Brésil. Le Canada en a profité pour jouer un excellent match au niveau défensif et s'en tirer avec un match nul de 0-0.

Les résultats récents du Canada permettaient chez les supporters de la sélection un certain optimisme. Par le passé un des principaux problèmes de l'équipe était la préparation. Cette fois cet élément n'entrait pas en compte. Les Rouges allaient aussi rassurer en remportant leur premier match sur un terrain affreux à Cuba par le score de 1-0. Malheureusement quelques jours plus tard un nul de 0-0 sur le terrain du BMO Field allait gâcher quelque peu la fête.

Après une victoire en match amical contre Trinidad et Tobago au mois d'août, le Canada reprenait le processus de qualification en septembre en jouant deux matchs clés contre le Panama. Lors de la première rencontre jouée à Toronto, la troupe de Stephen Hart continua son bon travail défensif en battant la nation de l'Amérique Centrale 1-0. Lors de la seconde partie, le Canada montra ses limites suite à la perte de Dwayne DeRosario en s'inclinant par le score de 2-0.

Avec deux matchs à jouer en octobre le Canada était en bonne position pour se qualifier pour la ronde finale. La clé était de gagner le match restant à la maison contre Cuba et d'aller chercher un point sur le terrain du Honduras. La première partie ne fut qu'une formalité avec une formation réduite à cause de défections et de blessures les Cubains ne furent pas de taille et le Canada gagna le match 3-0. Ce fut une tout autre histoire au Honduras. Dans un stade hostile, les joueurs canadiens se sont écrasés comme un soufflé sortit du four beaucoup trop tôt, perdant le match par le score humiliant de 8-1.

Ce résultat qui a choqué le milieu du soccer canadien a mené à la démission de Stephen Hart. Toutes sortes de raisons ont été évoquées pour expliquer cet échec, que ce soit au niveau des joueurs ou de la structure du soccer canadien. Il reste que ce moment qui nous amène à remettre en question aurait pu être évité si les joueurs canadiens avaient marqué un but le 12 juin dernier face au Honduras à Toronto.

Du côté des clubs on a pu voir de bons et de moins bons moments. Si on regarde à Vancouver, on pouvait voir un visage familier derrière le banc, l'ex-entraîneur des Railhawks de la Caroline, Martin Rennie. Les Caps commençaient la saison 2012 avec de belles additions en défense, soit l'Argentin Martin Bonjour et le coréen YP Lee. Ces deux joueurs aidèrent les Caps à commencer la saison en alignant quatre jeux blancs. Par la suite les Caps prirent la mesure du Fc Edmonton en première ronde du championnat canadien avant de s'incliner en finale contre le Toronto FC.

Avec un club qui faisait bien, la direction de Vancouver décida tout de même de faire des changements à la mi-saison. Sébastien LeToux, Davude Chiumiento et Éric Hassli furent envoyés sous d'autres cieux pour faire de la place à Dane Richards et à deux joueurs désignés écossais, Kenny Miller et Barry Robson.

C'est à partir de ce moment que les choses commencèrent à aller moins bien. Une série de six défaites en sept matchs de la fin juillet au mois de septembre faillit faire dérailler la saison des Whitecaps. Malgré tout ils réussirent à se ressaisir en récoltant une fiche d’une victoire, une défaite et trois nulles en fin de saison. Ce fut assez pour terminer au 5e rang dans l'ouest. Ce fut surtout suffisant pour devenir la toute première équipe canadienne a se qualifier pour les séries d'après saison. Malheureusement ces séries ne durèrent qu'un match, les Caps s'inclinant par le score de 2-1 face aux éventuels champions, le Galaxy de Los Angeles.

Un peu plus à l'est, le Fc Edmonton entamait sa seconde saison en NASL. D'entrée de jeu la troupe du néerlandais Harry Sinkgraven était éliminée du championnat canadien par Vancouver. En NASL la saison prit une tournure similaire. Malgré la signature de plusieurs joueurs qui avaient de l'expérience en Europe le club albertain termina dernier de la ligue.

Le club connu des problèmes de discipline, le meilleur joueur Shaun Saiko fut suspendu au milieu de la saison alors qu'un autre joueur, Matt Lam fut tout simplement congédié. À la fin de l'année, le propriétaire du club décida de faire le ménage. Les joueurs européens furent libérés et le staff d'entraîneur congédié. Le club mit la main sur quelques joueurs qui étaient des valeurs sûres dans la ligue et embaucha Colin Miller comme entraîneur.

En Ontario le Toronto FC commença son année de belle façon. En quart de finale de la ligue des champions de la CONCACAF la troupe d'Aron Winter affrontait le LA Galaxy. En gagnant le match retour 2-1 le TFC remporta la série et obtint le privilège d'affronter le club mexicain Santos Laguna en demi-finale. Comme on pouvait s'y attendre, le club de la MLS ne fit pas le poids et se fit éliminer suite à une défaite de 7-3 au total des buts.

En MLS le début de saison était beaucoup plus difficile. Le club de la ville reine encaissa neuf défaites consécutives pour débuter la saison. Malgré tout le TFC réussit à remporter le championnat canadien en défaisant Montréal et Vancouver. Avec la pire défense de la ligue et une des pires offensives Aron Winter fut relevée de ses fonctions et fut remplacée par Paul Mariner. Avec la saison perdue en MLS, les supporters torontois avaient l'occasion de se reprendre en ligue des champions. Le sort leur joua un mauvais tour en les mettant dans le même groupe que Santos Laguna. Toronto termina la compétition au second rang sur trois avec une fiche de deux victoires et deux défaites. En MLS le club termina bon dernier avec seulement 23 points.

Après la saison le club décida de ramener le prix des billets de saison au niveau de la première année. En plus le club nomma un président. L'ancien de DC United, Kevin Payne, fut nommé avec comme mission de remettre le train sur les rails.

À Montréal les partisans avaient enfin droit à du soccer de première division. La saison commença à Vancouver par une défaite de 2-0. La semaine suivante plus de 58000 spectateurs s'entassaient dans le Stade Olympique pour assister à un match nul de 1-1 contre le Fire de Chicago. La première victoire vint au 6e match de la saison face au Toronto FC.

Après avoir joué ses 5 premiers matchs locaux au Stade Olympique et battu le vieux record d'assistance du Manic lors de la visite du Galaxy de Los Angeles, l'Impact retrouva finalement le Stade Saputo au milieu du mois de juin. Au départ les foules étaient décevantes. À deux occasions le nombre de spectateurs était en bas de 13000. Le club dut modifier sa structure de prix pour redresser une situation qui devenait embarrassante. 

Sur le terrain l'Impact se débrouillait bien. Malgré tout la direction décida de se renforcer en faisant de l'attaquant italien Marco DiVaio son premier joueur désigné. Il fut rapidement rejoint par un autre ancien de la squadra azzura, Alessandro Nesta. L'Impact réussit aussi un coup de génie en refilant le très inconstant gardien Donovan Ricketts pour un portier plus efficace, Troy Perkins. Ces changements permirent à l'Impact de remporter 5 matchs consécutifs en août. Cette performance leur permit même de rêver aux séries éliminatoires. Le mois d'août fut aussi celui de Patrice Bernier. Il fut choisi joueur du mois par la ligue.

Malgré un calendrier allégé en fin de saison l'Impact ne put continuer sur sa lancée. L'incapacité du club montréalais à s'imposer sur la route sonna le glas des espérances de séries éliminatoires. Au terme d'une saison de 12 victoires 16 défaites et 6 nulles, l'entraîneur Jesse Marsch quitta le club à cause d'un différent au niveau de la philosophie. Deux anciens joueurs marquants du club annoncèrent leur départ à la retraite, l'attaquant Eddy Sebrango et le gardien Greg Sutton.

Au niveau des joueurs québécois qui évoluent à l'étranger, l'année 2012 fut celle de l'attaquant Olivier Occéan. Il commença l'année avec Furth en Bundesliga 2 où il poursuivit le bon travail entamé à l'automne. Il termina la saison 2011-12 avec 17 buts et Furth fut promu en Bundesliga. Occéan changea tout de même de club, son 3e depuis son départ de Norvège, et se retrouva avec un autre club promu, l'Eintracht Frankfurt, pour un montant de transfert de plus d’un million d’Euros. En 3e division le milieu de terrain Jonathan Beaulieu Bourgault termina en milieu de peloton avec Munster. Il fut libéré en juin et ne se retrouva pas de club. De son côté le gardien Julien Latendresse Lévesque ne joue pas a Energie Cottbus.

En Amérique du Nord, le défenseur André Hainault aida le Dynamo de Houston à retourner en finale de la coupe de la MLS. Contrairement à la saison précédente, il ne participa pas au match. Son contrat est venu à échéance et il est maintenant libre. En NASL le défenseur Fabrice Lassonde commença la saison avec le FC Edmonton. Ralenti par une blessure il fut libéré en cours de saison. Finalement l'ancien milieu de terrain des Whitecaps de Vancouver, Philippe Davies, signa en juillet un contrat avec les Kickers de Richmond de la USL Pro. Il joua là-bas un peu moins qu'une dizaine de matchs.

Au niveau local la PLSQ se mît en branle avec seulement cinq clubs, Brossard, St-Léonard, Boisbriand, Blainville et L'Assomption. Plusieurs noms connus se sont joints à la ligue, surtout des anciens de l'Impact tels Simon Gatti ou Antonio Ribeiro. St-Léonard a remporté les grands honneurs lors de cette première année qui doit être considérée comme un succès par le simple fait qu'elle ait eu lieu. Pour l'an prochain, on parle déjà d'expansion, entre autres dans l'Outaouais où un club s’est désisté à la dernière minute.

Voilà pour le récapitulatif de l'année 2012. On peut dire que ce fut une année chargé durant laquelle le soccer canadien, malgré tout ses troubles et ses défauts a continué d'avancer lentement mais sûrement. Il reste à voir vers où il avance. 

 
 
La fin de l'année approche, la neige commence à faire son apparition et le sapin décore beaucoup de nos salons. Ce temps de rencontre et de réjouissance est le temps idéal pour s'arrêter un peu et prendre le temps de faire le point. Ce qu'on souhaite c'est de regarder derrière nous afin d'avoir une idée de ce qu'il y a devant nous. Il faudra pour ce faire regarder de quoi avait l'air le soccer au Canada avant le 1er janvier dernier, regarder ce que 2012 nous a apporté pour finalement tenter de voir ce que 2013 nous promet. 

Ce bilan se fera donc en trois parties distinctes. Dans la première, celle d'aujourd'hui, on abordera en détail le portrait qu'on avait devant nous il y a un an. Dans la seconde on regardera ce que l'année 2012 nous a amené. Puis dans la dernière on tentera de voir vers où 2013 peut nous amener. 

Si on commence au niveau de l'équipe nationale on constate qu'au début de l'année 2012 l'optimisme était de mise. Après une année 2010 marquée par une élimination hâtive et crève-coeur du tournoi de la Gold Cup, l'équipe senior masculine semblait aller mieux. Malgré un classement qui l'obligeait à jouer une ronde de qualification supplémentaire en vue de la Coupe du Monde de 2014, des jours meilleurs semblaient venir. D'abord l'ACS prenait au sérieux son programme masculin. Puis ces matchs de qualification en surplus contre Porto Rico, Sainte-Lucie et St-Kitts et Nevis semblaient être idéaux pour permettre à nos internationaux de combler un des problèmes récurrents auxquels ils étaient confrontés, le manque de matchs en sélection. Au final les Rouges, avec Stephen Hart aux commandes, sans être dominants ont passé cette étape sans trop de problèmes et étaient prêts à affronter le Honduras, le Panama et Cuba dans la ronde suivante en 2012.

Au niveau des clubs on avait droit en 2011 en plus du Toronto FC, à la première saison des Whitecaps en MLS, à la première saison du FC Edmonton et à la dernière saison en seconde division pour l'Impact de Montréal. Du côté des Caps, le club semblait bien bâti sur papier et jouait en début de saison un soccer intéressant à regarder. Pourtant la direction du club n'était pas satisfaite et congédia rapidement l'entraîneur Teitur Thordarson. La spirale descendante continua et Vancouver termina tout en bas du classement de la ligue. 

Au Fc Edmonton la saison inaugurale semblait bien partie. L'équipe formée principalement de jeunes joueurs locaux commença de belle manière avant de ralentir au point de quasiment rater les séries à la fin de la saison. La troupe du néerlandais Harry Sinkgraven semblait tout de même sur la bonne voie pour permettre à plusieurs jeunes joueurs de vivre l'expérience de jouer professionnellement. 

À Toronto l'année 2011 fut une autre année difficile. Malgré une énième victoire en championnat canadien, les choses étaient plus dures en MLS. Toutefois le club de la ville reine réussit à convaincre en fin de saison avec une belle série de matchs autant en ligue des champions où ils réussirent à se qualifier pour les quarts de finale en 2012, qu'en MLS où la troupe d'Aron Winter semblait tranquillement en mesure de faire sa place.

Finalement à Montréal la saison 2011 devait en être une de transition. L'année fut marquée par un certain renouveau de l'effectif où le club tentait de trouver du côté de la France des joueurs à faire graduer en MLS. Sur le terrain cette recette ne fonctionna pas du tout. Tellement qu'à la mi-saison deux des joueurs recrutés de cette façon étaient partis et le club avait de la difficulté à s'imposer. L'entraîneur Marc Dos Santos qui ne croyait pas avoir la confiance de la direction décida lui aussi de partir et fut remplacé de façon intérimaire par Nick De Santis. Fort d'une nouvelle vague de recrutement l'Impact se replaça un peu, mais ce fut trop peu trop tard et le club rata les séries éliminatoires.

L'Impact profita aussi de la saison 2011 pour entamer sa montée vers la MLS. Dès le mois d'août, le nouveau logo fut présenté. Un peu plus tard l'ancien assistant de l'équipe nationale américaine, Jesse Marsch, fut nommé premier entraîneur du club. Puis l'ancien défenseur de l'Inter Milan, Nelson Rivas fut le premier recrutement de l'Impact. Il fut rejoint par quelques transfuges du club de seconde division, entre autres Evan Bush et Hassoun Camara. Par contre quelques figures populaires du club de D2 furent mises de côté par le staff technique. Ce fut le cas de Philippe Billy, d'Antonio Ribeiro et d'Ali Gerba.

Au mois de novembre, l'Impact prit réellement forme en sélectionnant 10 joueurs lors du repêchage d'expansion. Parmi ces choix celui de Brian Ching attira particulièrement l'attention. L'attaquant hawaïen était une figure importante du Dynamo de Houston et avait clairement laissé entendre qu'il préférait prendre sa retraite plutôt que de changer de club. Après avoir présenté son nouveau maillot, l'Impact annonça deux autres signatures, la première fut beaucoup de bruit puisqu'elle permit au milieu de terrain Patrice Bernier de rentrer au bercail après presque dix ans en Europe. La seconde passa quasiment inaperçue, il s'agissait d'un jeune milieu de terrain brésilien issu de la D2 Suisse, Felipe Martins.

Au niveau des Québécois à l'extérieur de la province en 2011 on voyait déjà que c'était plus difficile. Olivier Occéan complétait au début de l'année sa première saison avec Offenbach Kickers en 3e division. Ses performances furent remarquées et il fut transféré au club de Greuther Furth en Bundesliga 2 en vue de la saison 2011-12. Dès l'automne il s'imposa comme étant un des meilleurs de son club en inscrivant plusieurs buts importants et en aidant le club dans sa lutte pour la promotion.

En Allemagne on pouvait aussi voir le jeune gardien Julien Latendresse Lévesque qui continuait sa progression avec Energie Cottbus. Une blessure sérieuse à un poignet vint contrecarrer ses plans au milieu de l'année et il dut être opéré ce qui le laissa sur la touche pour pratiquement toute la saison 2011-12. Toujours en Allemagne le milieu Jonathan Beaulieu Bourgault continuait sa progression avec Preussen Munster en 3e division. 

Au Danemark le milieu de terrain Patrice Bernier continuait de donner un solide coup de main à Nordsjaelland avant de subir une blessure au genou. Comme il était en fin de contrat, cette embûche tombait bien mal. Avec l'Impact qui lui faisait les yeux doux, Bernier signa avec Lyngby un contrat peu contraignant pour retrouver la forme en Europe avant de décider s'il reviendrait à la maison.

En Amérique du Nord, l'année 2011 fut excellente pour le défenseur André Hainault du Dynamo de Houston. Il était un titulaire indiscutable pour un club qui termina son beau parcours en série éliminatoire en finale de la Coupe de la MLS. À Vancouver on retrouvait aussi un québécois, le milieu de terrain Philippe Davies. Malheureusement il n'eut jamais l'occasion de se faire valoir sur le terrain et il fut libéré à la fin de la saison. Le jeune Alex Surprenant connut un sort similaire après une fin de saison difficile avec le Fc Edmonton.

Finalement au niveau local la Fédération de soccer du Québec annonça ses plans pour une toute nouvelle ligue semi-pro. Le but était d'avoir, dans ce qui devait être la fierté du soccer québécois, autour de 8 clubs. Plusieurs tractations eurent lieu en coulisse à ce niveau et pour beaucoup de gens le scepticisme était de mise à l'aube de l'année 2012.

Voilà pour le portrait avant l'année 2012. Ce qu'on voit à la grandeur du Canada c'est un soccer en pleine période d'adolescence. Un soccer qui lorgne la cour des grands, mais qui n'est pas encore prêt à passer à l'âge adulte. Un soccer qui tente de grandir, mais qui n'est pas encore complètement développé.

 
 


Ce qui s'enlignait pour être une belle fin d'après-midi avec fiston a rapidement tourné au cauchemar. On était tous les deux prêt à vivre ensemble un grand moment pour le soccer canadien. Moi tout juste levé après mon sommeil obligatoire (travail de nuit oblige) lui tout juste arrivé de la maternelle en vélo. Disons que la réalité nous a rapidement ramenés sur terre.

Dans une défaite aussi lourde (8-1 pour le Honduras si vous n’étiez pas au courant) on se met rapidement à la recherche des coupables. Évidemment le premier réflexe est de regarder les joueurs sur le terrain. On a vu toutes les limites du Canada dans les 15 premières minutes de jeu. Les rouges ont frappé un poteau et forcé le gardien à faire de beaux arrêts, mais n'ont jamais pu trouver le fond du filet, pendant ce temps là, le Honduras a profité de la lenteur des défenseurs canadiens pour réussir à marquer dès la 7e minute. Notre manque d'opportunisme est revenu nous hanter. Si le Canada avait réussi à s'inscrire à la marque, le match aurait été différent. À la place, une fois le déficit d'un but installé, on a vu que même si la troupe de Stephen Hart a des faiblesses évidentes sur le terrain, le réel problème est beaucoup plus profond. Entre les deux oreilles, nos joueurs, habitués à la défaite et à la déception, aux attentes non comblées et aux cauchemars éveillés avaient déjà rendu les armes. Remarquez qu'il ne sont pas les seuls coupables. Ils ne sont que les rejetons d'un système qui les a amenés là.

C'est bien simple, le Canada a un problème de culture d'entreprise. L'image que j'ai de l'Association canadienne de soccer c'est celle d'une grosse business qui a les deux pieds figés dans le béton. Une entreprise qui est là depuis longtemps, mais qui n'a pas su s'adapter aux défis qui sont là devant elle. C'est un peu réducteur, surtout qu'en réalité je sais bien qu'il y a un nouveau président en place et qu'il n'a pas encore eu le temps de réellement mettre en place toutes les mesures qu'il compte établir. Ça reste que l'image que j'ai de l'ACS en est une de perdant qui se satisfait de peu parce que trop occupé à régler du chamaillage inconséquent. Ce côté perdant à l'ACS s'est infiltré partout, ça s’est même propagé chez les supporters et dans les médias. Il y a longtemps que nos programmes nationaux, particulièrement chez les hommes, n'ont pas eu une réelle pression de réussir et n'ont pas eu de compte a rendre après une mauvaise performance.

Ce qu'il faut c'est changer tout ça et vite. Pour notre équipe nationale, ça implique dès le départ de congédier Stephen Hart. Si on veut promouvoir l'excellence, on doit commencer par là. Même que ça aurait dû être fait bien avant. On ne doit pas tolérer, dans un pays où on veut une équipe compétitive, un entraîneur qui n'est pas capable de passer la phase de groupe en Gold Cup avec ses meilleurs joueurs. Il faut être capable de se classer parmi les 8 meilleurs de notre confédération à tous les coups. Se contenter de moins c'est faire preuve d'un laxisme incroyable.

L'autre chose qu'il faut faire sans faute c'est de donner une chance à nos joueurs de pouvoir s'exprimer à un plus haut niveau. Ce n'est pas normal que des joueurs comme Jonathan Beaulieu Bourgault n'aient pas un club professionnel où il peut montrer son talent. Il faut que l'ACS encourage le soccer professionnel à prospérer dans notre pays. Il n'est pas normal non plus de voir que sous nos 3 clubs de MLS il n'y a qu'un seul club de NASL. Ça fait trop peu de place pour que les joueurs qui ne sont pas tout à fait au niveau de la MLS puissent jouer. Ça nuit aussi beaucoup à la visibilité et à la crédibilité du sport. Puis ce n'est pas normal non plus de voir si peu de joueurs canadiens dans nos clubs de MLS. Je reviens à quelque chose que m'a affirmé Samuel Piette en entrevue il y a quelques semaines. La principale différence entre l'équipe U23 du Mexique qui s'est qualifiée et a gagné les JO de Londres et la nôtre c'est que les jeunes mexicains étaient tous des joueurs professionnels.

Une partie du problème à ce niveau se trouve du côté des infrastructures. Il n’y a tout simplement pas de stades pour permettre au soccer professionnel de croître. D'ailleurs j'ai toujours de la misère à croire qu'un événement comme la Coupe du Monde U20 qui a eu lieu au milieu de la dernière décennie nous ait laissé un héritage aussi mince. Avec la coupe du monde féminine qui s'en vient on aurait pu croire que la situation allait être différente, mais le soccer canadien n'a pas appris sa leçon. Idéalement il faudrait, dans des villes comme Québec, Ottawa, Hamilton , Edmonton, Calgary et Victoria des stades dédiés au soccer de 5000 a 8000 places, pour des clubs qui évoluent dans un environnement professionnel, autant masculin que féminin. Puis il faut aussi que ces clubs mettent en place une réelle structure de formation. Par la suite, en étendant le tournoi de la Voyageurs Cup l'ACS permet à tous ces clubs de bénéficier d'une visibilité accrue au niveau national.

Tout ça c'est bien beau, mais c'est impossible sans argent. C'est impossible sans volonté dans les communautés impliquées. C'est impossible sans une vision claire du futur à l'ACS. Je suis presque tenté de dire que c'est impossible tout court, mais je crois qu'il faut laisser la chance au coureur. Il faut que l'ACS travaille à réellement faire croître le soccer avec comme objectif l'excellence. Tout ça autant en quantité qu'en qualité. C'est une tâche colossale, mais ça doit être fait.

En même temps il ne faut pas non plus prendre le mors aux dents. La défaite pitoyable de mardi est bel et bien un miroir du soccer canadien, mais elle est d'abord et avant tout le reflet du vide qu'il y avait au pays avant que la MLS n'y soit. On n'avait a ce moment-là pas de réelles structures ni d'infrastructure, pas de véritable formation ni modèle professionnel. La prochaine génération partira sur des bases plus solides que celle qui devrait accrocher ses crampons sous peu. Les trois clubs au haut de la pyramide ont mis en place des structures qui n'existaient pas et qui servent maintenant d'exemples à travers le pays. Éventuellement ces jeunes réussiront là où leurs prédécesseurs ont échoué.

Finalement on a bel et bien vécu mardi un grand moment du soccer canadien. J'espère juste que cette défaite sera vue dans le futur comme étant le moment où le Canada a commencé son ascension. C'est loin d'être fait, mais rendu là on ne peut vivre que d'espoir...

 
 


La troupe du sélectionneur Stephen Hart a réussi ce qu’elle devait faire pour continuer sa route vers le Brésil en réussissant à battre Cuba au compte de 3-0 vendredi soir dernier à Toronto. Tossaint Ricketts, Will Johnson et David Edgar ont trouvé le fond du filet dans ce match à sens unique. Tellement à sens unique que le gardien Lars Hirschfeld du Canada à touché son tout premier ballon à la 26e minute. Tellement à sens unique que les rouges ont eu 9 corners en 1ere demie seulement. Malgré ça le Canada a trouvé de sortir de ce match non satisfait. D’abord Olivier Occéan a récolté un carton rouge qu’on pourrait qualifier de discutable, ensuite ces trois buts sont très peu si on tient compte que le Canada a été crédité par les statisticiens de plus de 30 chances de marquer.

Malgré tout ça le vrai fait saillant de ce match est ailleurs, il se retrouve plutôt du côté de l’équipe cubaine. La veille les joueurs de la petite île communiste se sont entraînés à huis clos, ce qui est contraire au règlement. La FIFA a autorisé cette entorse à cause de problèmes majeurs au niveau de l’effectif cubain. La troupe cubaine a voyagé à Toronto avec 15 joueurs. Lors du match il n’y avait que 11 joueurs, 1 des joueurs manquants était malade et les 3 autres ont fait défection. Pour le moment on ne connaît pas les détails de toute l’histoire, mais il semblerait que les 3 joueurs manquants aient réussi à traverser la frontière américaine. C’est une situation qui est malheureusement trop fréquente. Tellement que des rumeurs au sujet de possibles défections courraient bien avant le match.

Du côté des joueurs canadiens, il faut souligner l’apport du milieu de terrain Atiba Hutchinson. Le joueur qui joue au PSV Eindhoven comme défenseur droit était de toutes les actions au milieu de terrain. Son jeu de passe était inspiré et il a été à l’origine de beaucoup d’attaques canadiennes. Le vrai problème du Canada fut plutôt de concrétiser les chances. Tirer entre les poteaux de but c’est bien, mais à côté du gardien c’est mieux. Les rouges ont très bien fait paraître le gardien cubain Odelín Molina. Olivier Occéan est l’autre joueur qui s’est vraiment démarqué lors de ce match, mais pas de la bonne façon. Son carton rouge récolté à la 72e minute l’empêchera de jouer le match de mardi au Honduras. Tout ça parce qu’il a eu une légère altercation avec le gardien qui l’empêchait daller chercher le ballon dans le but après la seconde réussite des Canadiens. Stephen hart a choisi le jeune Lucas Cavalini qui a marqué 3 fois en 6 matchs pour Juventtud de las Piedras en première division d'Uruguay.

Les rouges doivent maintenant faire face au réel défi de cette ronde. En anglais on dirait «do or die». Le match de mardi prochain est sans lendemain. Suite à son match nul face au Panama le Honduras est 2 points derrière les rouges. Les Canadiens doivent donc au minimum aller chercher un point pour passer à la ronde suivante. Ça ne sera pas simple, mais le Honduras n’est pas nécessairement aussi bon qu’il l’a déjà été. La défense du Honduras est bonne, mais son attaque est plutôt faible. Il faudra tout de même avoir à l’œil Jerry Bengston qui joue aussi avec le Revolution de la Nouvelle-Angleterre. Il a marqué 2 fois lors des trois derniers matchs du Honduras. Du côté canadien la défense devra continuer d’être aussi hermétique et les attaquants doivent retrouver leur touche devant le but. Pour le moment seul Tossaint Ricketts à un semblant d’opportunisme en sa faveur. Il faudra que Simeon Jackson soit plus impliqué, tout comme le remplaçant probable d’Occéan, Iain Hume.

Au final on peut dire que tout au long de la ronde le Canada a fait le travail. Au départ on savait que Cuba n’était pas de taille et que ça serait une course à trois. Il n’en tenait qu’au Canada d’y participer. De ce côté c’est mission accomplie si on compare avec les dernières tentatives de qualifications. Par contre une fois tout ce travail abattu il faut maintenant passer à une autre étape et réussir à aller chercher des points dans des conditions hostiles telles celles du Honduras. Si on n’est pas capable de le faire, on ne mérite pas de passer au tour suivant. On en saura plus mardi prochain…

 
 


Je vous le dis, le Canada va se qualifier pour le Coupe du Monde. Bon il faudra probablement être patient un peu, mais ça va arriver. Dans l'état présent des choses, je serais très surpris que les rouges soient de la prochaine Coupe du Monde. Même si la troupe de Stephen Hart réussit là où les éditions précédentes ont échoué et passe au dernier tour de qualification, je suis beaucoup plus optimiste à propos de la génération qui s'en vient et des Coupes du monde 2018 et 2022.

Il ne faut pas jouer à l'autruche et se mettre la tête dans le sable, le noyau de joueurs qui forme la colonne vertébrale de la sélection canadienne, ceux qui sont à la toute fin de la vingtaine et au début de la trentaine, malgré tout son talent, ne peut pas être satisfait de son bilan. On parle surtout dans leur cas d'élimination hâtive, de déception et d'échec cuisants. La seule bonne performance que ce groupe de joueur a donnée au niveau senior c'est lors de la Gold Cup 2007 alors qu'ils ont été éliminé suite a une décision contestée de l'arbitre en demi-finale. D'ailleurs c'est la seule fois en x ans que ces joueurs ont atteint le carré d'as à cette compétition.

Ce groupe compte pourtant plusieurs joueurs de talents. Il y a le capitaine, Kevin McKenna qui a joué plusieurs saisons en première et deuxième divisions allemandes, Ante Jazic qui compte dans son CV des séjours en Autriche, en Russie et est maintenant un défenseur plus que fiable en MLS. Lars Hirschfeld a connu de très beaux moments en Norvège, Patrice Bernier aussi, en plus d'être une pièce importante de son club au Danemark et maintenant à Montréal. Aussi on a tendance à l'oublier parce qu'il a été critiqué lors de son séjour au TFC, mais Julian DeGuzman a joué à un très bon niveau en Allemagne et en Espagne. On peut continuer longtemps comme ça.

Au bout du compte même si nos joueurs réussissent ce qui est pour eux inédit en se qualifiant pour le dernier tour, ça risque de prendre un miracle pour qu'ils réussissent à aller en phase finale. Il faut commencer par battre Cuba. Déjà ça ne sera pas simple avec la tendance à l'autodestruction canadienne. Puis il ne faut pas s'attendre a un massacre, les Cubains sont pas mal meilleurs qu'ils en ont l'air. Après ça il faut aussi aller chercher au moins un point au Honduras ce qui est un défi de taille. Puis si c'est réussi, il faudra se frotter aux puissances que sont le Mexique et les USA dans un cadre très compétitif où nos joueurs ont peu d'expérience. Les rouges ont un travail colossal à accomplir et j'espère de tout coeur qu'ils vont réussir, mais je n'y crois pas trop.

Ceci dit je suis très optimiste quand je regarde le soccer canadien. En partant, j'espère que la médaille de bronze féminine va pouvoir changer un peu la mentalité de l'ACS et du soccer canadien et qu'on va mettre encore plus l'accent sur le côté compétitif. Cette victoire a vraiment eu beaucoup de résonance au pays et a montré que la victoire peut être pas mal payante. D'ailleurs cette semaine Bell a signé une entente avec l'ACS. Je suis pas mal certain que sans cette médaille de bronze il n'y aurait pas nécessairement eu d'entente. Imaginez maintenant quel genre d'impact pourrait avoir une qualification en Coupe de Monde masculine.

L'autre chose qui me rend optimiste c'est la performance du groupe qui pousse derrière nos joueurs seniors. Pour la plupart issu des académies de nos clubs pros, ces jeunes sont ambitieux. Ils n'ont pas peur de quitter un environnement où ils sont a l'aise pour aller en Europe. C'est entre autres ce qui est arrivé à Marco Lapenna un ancien de l'Impact et à Kevin Aleman un ancien du TFC. Ceux qui restent ici ne sont pas en reste non plus. Un bon nombre d'entre eux frappent a la porte de la MLS alors qu'ils n'ont pas 20 ans. C'est une situation qu'on n’a pas vue au Canada depuis longtemps. Éventuellement on va avoir une équipe nationale qui va compter sur quelques bons vétérans comme Simeon Jackson, Tossaint Ricketts ou André Hainault puis un paquet de jeunes talentueux qui ont gradué en MLS et qui auront eu du succès dans les équipes de jeunes à l'image de la dernière équipe U17 qui a représenté le Canada pour la première fois en Coupe du Monde depuis des lunes. Rendu là je vous le dis, nos seniors seront à la Coupe du Monde. D'ici là on ne peut qu'espérer.

 
 


Le Canada a offert une performance plutôt fade mardi soir dans le quatrième match de la phase de demi-finale des qualifications pour la prochaine Coupe du Monde de soccer. Le match s’est soldé par une défaite de 2-0 pour la troupe de Strphen Hart. Sans trop forcer le Panama a dominé un Canada qui avait autant d'effervescence qu'une canette de 7up ouvert la veille. Privés de plusieurs atouts offensifs, Josh Simpson et Olivier Occéan blessé avant le match, Will Johnson suspendu pour accumulation de cartons jaunes et Dwayne DeRosario blessé après une dizaine de minutes, les rouges ont continué le jeu stérile devant le but adverse qui est malheureusement leur marque de commerce. Si on ajoute à cela deux petites erreurs en défensive on voit bien pourquoi le Canada a perdu.

Vous savez quoi? Pour cette défaite et pour l'anémique attaque canadienne, je voudrais donner une part du blâme à l'Impact de Montréal. Je ne peux pas non plus oublier Ali Gerba, il a lui aussi un rôle à jouer dans cette histoire. Finalement le dernier coupable selon moi c'est Stephen Hart.

Le gros problème de l'attaque du Canada c'est que le schéma tactique utilisé n'est pas adéquat pour les joueurs qui sont sur le terrain. On a pu le remarquer lors des deux derniers matchs. Ça commence avec le fait que personne n'est vraiment capable de remplacer Josh Simpson sur son flanc. De l'autre coté on a pu voir Simeon Jackson mais selon moi c'est de gaspiller son talent que de le faire jouer si loin de l'axe. La situation est la même pour Dwayne DeRosario et Patrice Bernier qui doivent eux aussi se retrouver dans l'axe sur une base régulière.

Maintenant vous savez ce que je trouve qui cloche avec l'attaque du Canada, mais laissez-moi vous expliquer pourquoi c'est comme ça. Ça commence avec Stephen Hart. Le sélectionneur des rouges n'est pas quelqu'un qui est connu comme étant un génie de la tactique. Il n'est pas non plus un entraîneur autoritaire qui impose sa façon sans se soucier des ego des joueurs. Il est plutôt un coach qui cherche le consensus et qui s'appuie sur l'expérience et le leadership de ses vétérans. C'est de cette façon que le Canada s’est retrouvé à jouer depuis quelques années avec ce 4-5-1 où on exploite beaucoup les flancs. Peu après son embauche en 2009 Hart a adopté cette façon de faire après avoir consulté les joueurs de l'équipe nationale.

A ce moment c'était une excellente décision parce que l'attaquant seul en pointe était Ali Gerba. Le québécois jouait bien avec la sélection et c'est lui et non Dwayne DeRosario qui était en voie de battre le record pour le nombre de buts. Dans le schéma adopté, il trouvait ce qu'il fallait pour mettre à profit sa créativité et sa capacité à créer des occasions à partir de rien. Tout ça a déraillé quand il a eu des problèmes avec les blessures et son conflit avec l'Impact de Montréal a ajouté une autre couche au problème.

Pour remplacer Gerba qui excellait seul en pointe on a vu au fil des matchs plusieurs joueurs de qualité. On ne peut pas dire que c'est faute d'habileté que Simeon Jackson Tossaint Ricketts ou Olivier Occéan n'ont pas vraiment réussi dans le rôle d'attaquant de pointe pour Stephen Hart. La ou ça accroche c'est au niveau d'utiliser les forces de ces joueurs. Les trois attaquants cités précédemment seraient probablement plus à l'aise dans un système à deux attaquants, ou à tous le moins avec l'appui de milieux offensifs axiaux un peu comme dans le schéma tactique de l'Impact.

Finalement je reviens au vrai coupable, Stephen Hart. Depuis qu'il est en poste, il n'a pas nécessairement mal fait. Il a travaillé honnêtement avec les ressources limitées et les conditions difficiles que le soccer canadien lui a données. Par contre son entêtement à continuer d'utiliser un schéma qui ne convient pas aux joueurs qu'il a sous la main nuit beaucoup à l'équipe nationale. Vous me direz que ce n'est pas simple de changer le schéma tactique d'un club au milieu de matchs avec un enjeu aussi important. C'est tout à fait vrai, mais en même temps un sélectionneur doit faire ce qu'il faut pour gagner. Puis les six matchs qui ont été joués l'automne dernier contre Porto-Rico, Ste-Lucie et St.-Kitts et Nevis auraient facilement pu servir à faire des essais une fois la qualification acquise. Au bout du compte l'entêtement de Hart pourrait coûter cher. Malgré tout j'espère de tout coeur avoir tort et voir le Canada réussir à aller chercher les points qui manquent pour réussir à se qualifier pour la prochaine ronde.

 
 


C'est devant une belle foule au BMO Field de Toronto que le Canada a vaincu le Panama sur un score de 1-0. Dwayne DeRosario, milieu de terrain du DC United, a inscrit le filet victorieux en seconde mi-temps sur un coup franc joué rapidement par son coéquipier Atiba Hutchinson. Avec cette seconde victoire en trois matchs, le Canada se retrouve en tête du groupe C avec 7 points. Suivent le Panama (6 pts), le Honduras (4pts) et Cuba (0pts). C'est la première fois depuis longtemps que le Canada se retrouve en aussi bonne position pour avancer en ronde finale de qualification.

Dès le départ l'entraîneur Stephen Hart a décidé de miser sur la continuité. Ça se voyait au niveau de la formation adopté, un 4-5-1 avec deux ailiers a caractère offensif qui s'apparente a un 4-3-3. Il faut dire que cette formation est celle qu'il privilégie depuis au moins deux ans. On voyait aussi cette continuité au niveau des joueurs sélectionnés, Hart ayant laissé sur le banc deux joueurs de premier plan qui n'était pas de l'effectif lors des deux premiers matchs au mois de juin, soit Patrice Bernier et Marcel De Jong.

Bernier est l'homme en forme du moment en MLS mais ça ne fut pas suffisant pour le titulariser au départ. Il faut dire que la position qu'il joue en club n'est pas vraiment utilisée dans le schéma tactique utilisé par le Canada. Puis comme milieu axial il est aussi en compétition avec Julian De Guzman du FC Dallas qui joue habituellement très bien avec le Canada. Du côté de Marcel De Jong Hart a préféré faire confiance au vétéran du Chivas USA Ante Jazic à gauche de la défense. Dans son cas il faut noter que le quatuor formé de Jazic, Kevin McKenna et André Hainault au centre et David Edgar à droite n'avait pas accordé de but lors des deux premiers matchs de cette ronde de qualification. Au bout du compte il n'a pas eu tort puisque le but du Canada est toujours inviolé après 3 matchs. Les rouges sont d'ailleurs la seule formation qui n'a toujours pas accordé de but à ce stade-ci des qualifications. 

L'autre statistique qui ressort c'est le nombre de buts marqués. Il est à peine plus haut que le total de but accordé puisque le Canada n'a marqué que 2 buts depuis le début de cette ronde de qualification. Parmi les 12 clubs encore impliqués dans les matchs le Canada se classe au 10e rang à égalité avec Antigua et Barbuda puis devant Cuba qui n'a toujours pas marqué. Si on regarde au niveau individuel on peut remarquer que l'attaquant du Costa Rica, Alvaro Saborio, a à lui seul deux fois la production totale du Canada. Parmi tous les autres marqueurs, il y en a 9 autres qui ont deux buts ou plus, dont l'ancien de l'Impact Peter Byers. On n’a pas besoin de chercher bien loin pour voir ou le Canada doit s'améliorer.

Avant de regarder les possibilités pour les 3 matchs restants, il faut noter qu'en cas d'égalité c'est le différentiel de but qui départage les clubs. S'il y a toujours égalité après ce premier critère alors le nombre de buts marqué est ce qui départagera les équipes. Maintenant, si on regarde la suite des choses, on peut s'attendre à ce que le Honduras aille chercher mardi prochain 3 autres points contre Cuba. Cela porterait leur total à 7 points après 4 matchs. Dans le match Panama-Canada, il y a 3 scénarios possibles. Premier scénario, le Panama gagne: la nation d'Amérique centrale se retrouve en tête avec 9 points puis suivent en 2e le Honduras et en 3e le Canada avec chacun 7 points. Deuxième scénario, match nul: le Canada prend la tête du groupe avec 8 points et le Honduras et le Panama suivent avec 7 points. Troisième scénario, le Canada gagne: les rouges se retrouvent au sommet avec 10 points suivi du Honduras avec 7 points et du Panama avec 6 points.

Pour le Panama qui joue à la maison la victoire est un impératif pour la suite des choses. Pour eux qui n'ont pas une attaque très efficace, il faut prendre la tête du groupe et se mettre en sécurité. Il leur restera, après le match contre le Canada, une partie à jouer a Cuba et une autre a la maison contre le Honduras. Ils auront tout de même un peu de confiance même s'ils n'atteignent pas leur objectif mercredi. Après tout ils ont infligé au Honduras leur seule défaite, à Tegucigalpa, lors du premier match.

Le Canada de son côté a un peu plus de jeu. Le but est de rester en tête. Sauf que comme les Canadiens doivent encore jouer au Honduras, il ne faut pas prendre la suite du processus de qualification à la légère. Idéalement la victoire devrait être plus simple a aller chercher au Panama. Pour les rouges le match au Panama contre le Honduras lors de la dernière journée pourrait aussi être très important. Ultimement il est plus simple d'avoir son destin en main et la victoire est le chemin le plus direct pour que ça arrive.

Alors à quoi peut-on s'attendre pour ce 4e match? Du côté du Panama, on voudra aller chercher les 3 points. Les attaquants panaméens seront actifs et tenteront tous ce qu'ils peuvent pour avoir une chance de marquer. Ça inclut évidement se laisser tomber au moindre contact dans le tiers offensif. Les défenseurs canadiens devront être extrêmement disciplinés afin de ne pas laisser l'occasion aux arbitres de prendre de décisions qui peuvent nous faire mal.

Du côté canadien la patience et l'opportunisme doivent être de mise. Le fait que le Panama aura la pression de marquer devrait laisser de l'espace pour les joueurs de Stephen Hart. Il faudra en profiter pour se créer des chances, mais surtout pour les concrétiser. Si le Canada peut marquer un but là bas on peut quasiment affirmer que c'est mission accomplie pour ce match. Au bout du compte on peut affirmer qu'après les 3 premiers matchs le Canada s'est placé dans une position où il a le contrôle de son futur. Ce n'est pas le genre de chose qui arrive souvent alors ça serait bien de faire durer le plaisir un peu.

 
 


C’est finalement le temps de passer aux choses sérieuses pour le Canada. le Vendredi 7 septembre, la troupe de Stephen Hart reçoit le Panama au BMO Field de Toronto avant de se déplacer en Am.rique central pour le match retour le mardi 11 septembre. La dernière qualification pour la Coupe du Monde remonte à loin et c’est malheureux de voir les rouges enligner échec après échec depuis si longtemps. Cette fois encore le Canada joue sa destinée bien tôt dans le processus de qualification. Avec douze nations séparées en trois groupes pour déterminer les six qui auront le privilège de passer en ronde finale de qualification, la troupe de Stephen Hart ne peut plus tergiverser. Cette fois il faut gagner.

Placés dans le même groupe que le Honduras, Cuba et le Panama, les rouges ont fait une entrée en matière correcte au début de l’été en battant Cuba à l’étranger et en récoltant un nul contre le Honduras à la maison. L’adversaire du Canada a réussi un grand coup pour commencer sa qualification en battant le Honduras à Tegucigalpa, avant d’écarter Cuba chez eux. Ils sont en tête du groupe avec 6 points. Le Canada est second avec ses 4 points et le Honduras a 1 point. 

Le problème c’est que le Honduras est beaucoup plus dangereux qu’il l’était il y a quelques mois. Le pays vient d’accomplir un beau parcours aux Jeux olympiques et avec deux matchs en ligne contre Cuba devrait le ramener dans la course. Dans ces circonstances le Canada ne peut pas se permettre de mauvais résultat contre le Panama. C’est simple, pour avancer il faut amasser des points. Avec un alignement quasiment optimal, voyons quels obstacles le Canada doit surmonter pour espérer avoir une chance de passer au tour suivant.

Obstacle numéro 1: Les 15 premières minutes. Les joueurs canadiens jouent peu ensemble. Le fait que la moitié des joueurs aient une carrière en Europe ne facilite pas les rassemblements de l’équipe nationale. Même si récemment il y a eu plus de matchs, ça reste un défi pour les joueurs de se mettre sur la même page. Si en plus on ajoute qu’une bonne part des joueurs sont au tout début de leur saison et ne sont pas nécessairement encore à leur meilleur niveau, on peut voir que ça ne sera pas simple. À cela il faut ajouter que les joueurs qui eux sont en forme sont à l’autre bout complètement, ils sont probablement pas mal épuisés suite à une saison éreintante en MLS. Rien n’est simple pour le Canada et il faudra que les joueurs se regroupent rapidement afin d’être efficaces. C’est pour cette raison que je crois que le début de match sera un élément clé pour le Canada.

Obstacle numéro 2: La question des gardiens. C’est simple, le Canada a souvent eu des problèmes dans les buts. Régulièrement le gardien titulaire en laisse passer une au mauvais moment ce qui finit par couler l’équipe. C’est arrivé à Pat Onstad, c’est arrivé à Greg Sutton, c’est arrivé à Lars Hirchfeld et c’est arrivé à Milan Borjan. Dans le contexte où le Canada a eu toutes les difficultés du monde à inscrire des buts il faut absolument éviter les bévues du côté des gardiens.

Obstacle numéro 3: L’utilisation des joueurs: Même si les joueurs qui sont en Europe commencent à peine leur saison il reste que certains semblent dans une excellente forme. C’est le cas du meilleur joueur canadien, Atiba Hutchinson qui évolue avec le PSV Eindhoven. En quatre matchs il a inscrit deux buts, et ce même s’il est utilisé comme défenseur droit plutôt que comme milieu de terrain axial. Normalement je suis du genre à croire que pour ne pas trop bousculer les joueurs il faut les utiliser à la position ou ils jouent en club. Dans le cas d’Hutchinson il faut aller a l’encontre de cette logique. Le Canada ne peut pas l’aligner à droite de la défense. Un talent comme le sien doit se retrouver comme milieu défensif. De cette façon il a plus d’impact sur le matché.

Patrice Bernier est un autre joueur en forme pour les rouges. De son côté le problème est différent. La position de milieu offensif qu’il occupe avec l’Impact n’est pas vraiment présente dans le schéma favori de Stephen Hart. Alors que l’Impact joue un 4-5-1 avec trois milieux axiaux, le Canada utilise un 4-5-1 ou le jeu se fait plus sur les ailes. Le schéma est plus proche d’un 4-3-3 qu’autre chose. S’il joue, il faut s’attendre à le voir évoluer plus du côté droit du milieu de terrain. Dans le même ordre d’idée, il faudra aussi voir qui de Simeon Jackson ou d’Olivier Occéan sera utilisé comme attaquant de pointe. Stephen Hart a tout un casse-tête à régler pour le début du match.

Si on regarde tout ça la clé du match pour moi c’est Stephen Hart. Une grande part des difficultés auquel le Canada fait face dans ce double duel contre le Panama se règle avec une préparation adéquate. Le coach canadien devra rapidement identifier quels sont les joueurs les plus en formes et il devra par la suite les habitués à jouer ensemble. Il devra s’assurer que les joueurs communiquent bien et qu’ils sont prêts à se retrouver facilement sur le terrain. Si les joueurs sont prêts un résultat positif est a leur porté, mais si la préparation est déficiente hart pourrait bien ne plus être entraîneur du Canada en 2013. Je lui souhaite une longue carrière avec le Canada!

Dans un autre ordre d’idée, je dois dire que je suis extrêmement content de voir que le match de vendredi sera télévisé en français sur les ondes de TVA Sport. Depuis 2005 que je suis attentivement la sélection nationale et c’est le premier match en français que je vais pouvoir regarder. C’est pour moi quelque chose d’extrêmement positif et j’espère que cette expérience deviendra quelque chose d’habituel.
 
 


L'équipe nationale masculine canadienne se prépare à reprendre l'action ces jours-ci. Il y a deux matchs cruciaux au calendrier des qualifications pour la prochaine Coupe du Monde. Le premier aura lieu le 7 septembre à Toronto contre le Panama et le second toujours contre le même adversaire, mais cette fois a au Panama le 11 septembre. Ce match survient quelques semaines seulement après un match amical contre Trinité et Tobago que l'équipe B a remporté au compte de 2-0.

À première vue ce match joué en août dernier contre la petite nation des Caraïbes peut sembler un peu superflu. Après tout peu de vrais candidats pour les matchs importants étaient disponibles parmi les joueurs du Canada. On a pu voir y voir trois jeunes faire leurs débuts avec la sélection nationale. En même temps cette rencontre a permis de tester la profondeur du Canada et ce n'est pas une mauvaise chose. Cette saison notre programme doit faire face a une situation un peu particulière. Il y a quelques joueurs canadiens qui sont toujours sans emploi au moment ou l'on se parle. Il y en a aussi beaucoup qui ont changé de clubs et qui se retrouvent a des niveaux moins élevés. Puis il y a aussi bien des joueurs qui jouent peu ou qui sont devenus des indésirables chez eux.

Parmi les joueurs qui n'ont pas de clubs, un des plus importants est le milieu de terrain québécois Jonathan Beaulieu Bougault. Il n'a pas resigné avec Munster cette saison et ne s’est pas non plus trouvé une autre place en Allemagne. Il y a aussi l'attaquant Tosaint Ricketts qui est toujours sans emploi. Sa situation est différente. Il a quitté son club en Roumanie l'an passé suite à des problèmes au niveau du paiement de son salaire. Cette saison il a eu une offre de la part du Dynamo Dresden en Bundesliga 2, mais il n'a pas pu signer car son ancien club a fait valoir que son contrat était toujours valide. Selon ce que Stephen Hart a dit aux médias la semaine passée il s'entraîne sérieusement avec un club et attend que son litige se règle. Deux autres joueurs de moindre importance attendent aussi des offres, soit Nana Attakora Gyan, ancien défenseur du TFC et des Earthquakes de San Jose et Jaime Peters qui vient tout juste d'être libéré par le club de deuxième division anglaise Ipswich Town.

Les joueurs qui ne jouent pas sont un autre problème pour le Canada. Iain Hume en est l'exemple parfait. Dès le début du camp d'entraînement l'attaquant de Preston North End s’est fait dire de rester chez lui, qu'on règlerait éventuellement son cas en l'envoyant ailleurs. Depuis ce temps-là, on entend bien quelques rumeurs à son sujet, mais c'est tout. Ça ne vous fait pas penser un peu à un autre attaquant canadien? La situation de Hume est semblable à celle que vit toujours Ali Gerba. Un troisième attaquant est dans une situation difficile. Il s'agit de Rob Friend qui est coéquipier d'Olivier Occéan avec l'Eintracht Frankfurt. La direction du club lui a dit qu'elle tentait de le vendre puisqu'il ne figurait plus dans les plans de l'équipe, mais rien ne s’est encore concrétisé.

Du côté des joueurs qui ne jouent presque pas, on doit surtout s'inquiéter de la situation des gardiens. Pour le moment seulement Lars Hirschfeld avec Valarenga est gardien numéro un de son club. Normalement Milan Borjan est l'autre gardien de confiance de la troupe de Stephen Hart. Sa situation est plus complexe. L'an passé il a rejoint le club de Sivasspor en Turquie pour servir de premier gardien. Il a rapidement perdu son poste et fut envoyé en prêt en Roumanie pour la seconde partie de la saison. Il a très bien fait là bas, mais le club turc a décidé de le rapatrier cette saison. Il croyait qu’il allait avoir la chance de jouer comme premier gardien cette saison, mais avec deux matchs de fait il est resté sur le banc les deux fois. Après ça il faut regarder vers les trois autres gardiens qui jouent en Europe. Il s'agit de Kenny Stamatopoulos et de Tomer Checinsky qui évoluent en Suède et de Haidar Al Shaibani qui évolue en seconde division en France. Les trois sont gardiens remplaçants. La situation est loin d'être idéale. Tout entraîneur veut avoir un gardien au sommet de sa forme dans les buts, mais pour Stephen Hart ce n'est pas si simple.

Finalement il faut aussi regarder le cas de certains joueurs qui jouaient à un bon niveau qui se sont soudainement retrouvés dans des clubs un peu plus obscur. L'exemple parfait est celui de Mike Klukowski. Il est passé d'un bon club Belge a un club turc moyen puis il vient tous juste de signer a Chypre avec APOEL. Ce n'est pas idéal. Loin de moi l'idée de renier le football chypriote, les clubs de l'île ont fait quelques bons résultats récemment sur la scène européenne. Par contre ce sont aussi des pays où ont évolué deux anciens de l'Impact, Felipe Pastel et Severino Jefferson. Dans les deux cas, on ne parle pas de très grands joueurs. De savoir qu'un joueur comme Klukowski se retrouve a fouler le même terrain que ces joueurs m'attriste. Il est, ou du moins était meilleur que ça. Un autre joueur qui a fait un pas en arrière est Nik Ledgerwood. Il a quitté Wehen Wiesbaden en 3e division d’Allemagne pour joindre Hammarby en seconde division de Suède. On parle d’un joueur qui a joué plus de 1400 minutes en 2e division allemande pendant deux saisons. Il se retrouve définitivement à un niveau de soccer bien moindre qu'auparavant.

Pour moi cette situation est vraiment problématique pour le Canada, surtout si la sélection réussit à passer à travers l'étape des demi-finales de la qualification pour le Coupe du Monde. Pour cet automne il ne reste que quatre matches à jouer et il est possible de contourner en partie le problème. Par contre si la situation perdure et que le Canada se qualifie pour la ronde suivante il risque d'y avoir un certain problème de profondeur. Pour remplacer ces joueurs, il faudra alors faire appel à des joueurs plus jeunes et inexpérimentés. D'un coté c'est un processus normal qu'on voit dans toutes les sélections, mais de l'autre est-ce que vous croyez vraiment que des joueurs comme Karl Ouimette de l'Impact, Russell Teibert des Whitecaps ou Doneil Henry du TFC soit prêt à aller affronter le Mexique devant la foule hostile de l'Azteca? Personnellement je ne suis pas certain, pas encore du moins.

 
 


C'est devant plus de 16000 spectateurs dont une majorité de Canadiens que l'équipe nationale du Canada affrontait le Honduras dans le second match de sa série de qualification. Le match de mardi dernier c’est terminé au compte de 0-0. Avec tout ca le Canada a récolté en deux matchs 4 points sur une possibilité de 6. Dandsson groupe avec en plus du Honduras il y a Cuba et le Panama. Les deux premiers seulement passeront à la dernière ronde de qualification ou seulement 3 équipes sur 6 sont assurées d’aller au mondial brésilien. Le 4e de la dernière phase devra jouer une série aller-retour contre le meilleur pays de la confédération de l’Océanie afin de se qualifier.

En partant, le sélectionneur Stephen Hart a surpris un peu tout le monde en mettant sur le terrain le milieu Atiba Hutchinson. On parle ici du meilleur joueur du Canada, mais il disait lui même ne pas être prêt pour jouer un match complet à cause d’une blessure. Ce que ça a fait c’est de donner un Canada moins percutant devant, mais encore plus assuré au milieu de terrain. Personnellement je crois que le problème du Canada est un peu là. On se retrouve toujours avec un seul vrai attaquant qui se retrouve toujours isolé. Il faudra bien qu’on puisse voir à la fois Simeon Jackson et Olivier Occéan sur le terrain.

Ce qu'il faut réaliser c'est que ce n'est plus à propos de l'autre équipe maintenant, ni à propos des fans de l'autre équipe ou de l'arbitre ou du transit de Vénus. C'est uniquement et seulement à propos du Canada. Cette équipe joue avec confiance et avec le désir de vaincre, les rouges ont du talent et n'ont plus peur de perdre. Maintenant il faut passer à l'autre étape et marquer des buts. Notre défense est excellente, mais avec un seul but en trois matchs au mois de juin ce n'est pas assez. Si le Canada veut passer à l'étape suivante, il faut marquer au minimum un but par match et idéalement il faut en marquer deux. C'est quelque chose qu'on a pas fait a cette étape des qualifications pour la coupe du monde depuis le 15 octobre 2008 contre le Mexique dans un nul de 2-2 (buts de Dwayne DeRosario et Tomasz Radizinski).

Les prochains matchs du Canada sont pour le moment les deux matchs de qualifications contre le Panama en septembre prochain. Le premier match aura lieu à Toronto et le second au Panama. Lors de leur dernière rencontre à la Gold Cup 2011, le Panama a compté dans les arrêts de jeu pour faire match nul 1-1. Ces matchs sont donc prenables pour les rouges. Il est impératif que le Canada aille au moins chercher une victoire à la maison cette fois-ci. Si en plus on peut accrocher un point au Panama on sera en voiture. Comme quoi tout est encore possible.