L'Impact joue (ou jouait, selon le moment où vous me lisez)mercredi son second match du camp d'entraînement. Pour cette occasion j’ai eu une pensée particulière pour les cinq jeunes joueurs de l'Académie qui luttent pour une place chez les pros. Je tenais à partager cette pensée avec vous.


Salut,

Toi qui vas signer ton premier contrat professionnel avec l'Impact, tu te demandes qui je suis et pourquoi je t'écris cette lettre. Je ne suis qu'un fan avec une opinion qui a un jour décidé de l'exprimer. Dans le fond je ne suis pas personne d'important. Malgré tout je t'écris pour t'avertir de ce qui t'attend maintenant que tu as atteint le grand club. Pourquoi je fais ça? Il se trouve que je prends le sort du soccer québécois à cœur et qu'en tant que nouveau joueur de Montréal tu viens de prendre le flambeau des mains de joueurs talentueux. Des joueurs d'ici qui ont fièrement porté le maillot de ce club qui fête cette année ses 20 ans. Des joueurs tels ton coéquipier Patrice Bernier, ton entraîneur Mauro Biello et le journaliste a RDS et a La Presse Patrick Leduc, des joueurs tels Nick DeSantis, Rudy Doliscat et John Limniatis. C'est beaucoup de pression, mais tu es jeune et fonceur, j'imagine que ça ne te fait pas trop peur. J'ai quand même quelques pistes pour t'aider a faire ta place dans ce monde fou qu'est le sport professionnel. Ne te gêne pas, lis-les et fais en ce que tu veux. Tu n'as rien à perdre. 

Je pourrais commencer en te disant bravo. Tu as passé à travers beaucoup d'épreuves pour te rendre où tu es. Tu as du talent, tu travailles fort et tu as atteint ton but. Le problème c'est que le but que tu as atteint ça ne représente pas grand-chose au fond. On t'a mis en compétition avec quatre de tes amis pour voir qui serait le meilleur et, cette année, c'est toi qui as gagné. La réalité c'est que ce que tu as atteint c'est le droit de commencer à te battre pour atteindre ton vrai but.

C'est là que les choses se corsent réellement. Regarde un peu derrière toi. Tu n'es pas le premier jeune québécois à rejoindre l'Impact. Ces dernières années on a vu plusieurs joueurs tenter leur chance. Il y a eu Pierre-Rudolph Mayard, Reda Agouram, Alex Surprenant... As-tu remarqué qu'ils ont tous un point en commun? Aucun d'entre eux n'a réussi à signer un second contrat avec l'Impact. Oui, faire le club c'est un défi, mais le vrai challenge c'est de s'y établir pour de vrai.

Maintenant que tu es là, contrat en poche, une des choses qu'on va te dire c'est que si tu travailles fort tu vas réussir. Excuse l'anglicisme, mais pour moi c'est de la "bullshit". En principe c'est vrai. Sauf que dans le club vous allez être une trentaine. Vous allez tous travailler fort. Pourtant il n'y en a que onze qui vont être partants. Pour toi qui es jeune, il ne faut pas juste travailler fort, il faut travailler encore plus fort que tes coéquipiers.

Même travailler plus fort que tous les autres joueurs du club ce n'est pas assez. Il faut ajouter un élément a ce travail, la persévérance. L'Impact est un club qui ne se gêne pas pour recruter à l'extérieur. À un moment donné, même si tu travailles plus fort que les autres, le club va engager un joueur qui compétitionnera avec toi. C'est là qu'il faudra réellement t'accrocher, car vois-tu, aussi bon que tu sois, l'Impact tentera toujours de trouver un joueur qui est meilleur que toi. C'est ça la jungle du sport professionnel. Tu ne me crois pas? Tu n'as qu'à demander à Simon Gatti qui est entraîneur à l'Académie. De toutes ses années avec le club, Simon n'a jamais commencé la saison avec un vrai poste de partant. À chaque fois le club engageait quelqu'un pour prendre sa place. Une année ça a été Richard Pelletier, l'autre Zurab Tsiskaridze puis une autre Philipe Billy. Il y a même une année où on ne l'a pas invité à la première partie du camp. Pourtant à chaque fin de saison on voyait Simon parmi les meilleurs joueurs de l'Impact. À chaque fois il avait persévéré malgré l'adversité et s'en était sorti avec panache. 

L'autre problème avec l'équation travail égal succès, c'est qu'elle oublie certains petits détails. Tu as eu comme entraîneur Jason DiTullio à l'Académie. Tu ne l'as peut-être pas vu jouer, mais à un moment donné il s'est retrouvé exactement à ta place. Il avait du talent et il travaillait fort, puis l'Impact lui a offert un contrat. Pourtant il n'a pas réussi à percer à cause des blessures. Il manquait un élément pour qu'il réussisse, la chance. La chance ce n'est malheureusement pas quelque chose que tu peux contrôler. Il reste que sans ça tu n'as aucune possibilité de réussir.

Le facteur chance entre aussi en ligne de compte d'une autre façon. Il ne faut pas que tu t'attendes à ce qu'on te donne tout cuit dans le bec. À un moment tu vas travailler comme un déchaîné, tu vas t'accrocher en luttant tout le temps, mais malgré tout tu vas être le second. Pourquoi? Simplement parce qu'on ne te donnera pas une chance. La clé dans ce moment-là c'est la patience et la préparation. La patience parce qu'il faudra que tu attendes que ta chance arrive. La préparation parce que si tu es bien préparé, quand ton tour viendra, tu seras prêt.

Ça semble complexe tout ça. Mais dans le fond une fois que tu as le talent ce n'est pas si pire. Il faut juste regarder ça du bon côté. Tu auras à trimer dur, tu devras persister, tu auras besoin de chance, tu devras attendre et être toujours prêt. Ça semble beaucoup, mais contrairement aux gens normaux, tu as la chance de travailler à ce que la majorité des gens considèrent comme un jeu. Si j'ai un dernier conseil à te donner, c'est de ne jamais oublier que tu joues au soccer et que les jeux c'est pour s'amuser. Si tu as du plaisir tout ce que tu feras pour réussir à t'établir en tant que joueur professionnel ça finira par être une partie de plaisir. La clé c'est de ne jamais oublier ça. Je sais bien que c'est plus facile à dire qu'à faire, mais ça reste très important. Au bout du compte c'est un peu comme aller quelque part, très loin de chez toi. Ce qui compte ce n'est pas la destination, c'est le chemin que tu parcours. Alors plutôt que de te féliciter pour ton contrat, laisse-moi te souhaiter un bon et long voyage.

 
 


Depuis des années que lors de la période des fêtes Télé Québec gâte les jeunes et les moins jeunes en leur offrant des classiques. Parmi ceux-ci le petit gaulois moustachu, Astérix, prend beaucoup de place. Pour moi les 12 travaux d’Astérix est un incontournable. Ce concept des 12 travaux s’applique bien à la tâche qu’attend le nouvel entraîneur de l’Impact, Marco Schällibaum. Il n’est pas moustachu, ni petit, mais le Québec c’est un peu la Gaule version Astérix et comme le diminutif héros notre entraîneur Suisse mènera le combat. Alors de quoi auront l'air les défis qui attendent Marco Schällibaum par rapport à ceux d'Astérix?

1 Battre Mérinos à la course: Pour son premier défi, Astérix doit courir vite. Schällibaum aussi devra être rapide. Si l’Impact commence rapidement les critiques se feront entendre tout de suite étant donné la façon dont les choses se sont passées. Disons que de commencer comme Jesse Marsch, avec 5 matchs sans victoire, ne serait vraiment pas une bonne idée.

2 Lancer le javelot plus loin que Kermès le Perse: Pas de javelot à lancer pour notre entraîneur, non, Schällibaum lui devra plutôt lancer une carrière. Laquelle? On ne le sait pas encore, mais il devra lancer un des jeunes de l’Académie dans la gueule du loup. Ca sera tout un défi parce que d’intégrer une recrue dans un club comme l’Impact ce n’est pas facile.

3 Vaincre Cylindric le Germain lors d'un combat: Le combat pour Mr Schällibaum ne se fera pas sur un ring, mais plutôt sur un terrain de soccer canadien. Le TFC n’est pas invincible, on les a battus l’an passé pour la première fois. Par contre jamais on ne les a battus en championnat canadien et notre entraîneur devra réussir ça s’il veut avoir la chance d’ajouter la Ligue des Champions de la CONCACAF à ses participations à la défunte Coupe UEFA.

4 Affronter les prêtresses de l'Île du plaisir: Pas de prêtresse de l’île du plaisir pour Marco Schällibaum. Le nouveau coach aura devant lui un affrontement d’un tout autre ordre. Il devra affronter, sans perdre patience, les incompétents arbitres de la MLS. Dans certains médias on disait que Schällibaum avait un caractère bouillant, et bien son séjour en MLS sera l’occasion idéale de prouver au monde que son séjour en Asie pour la FIFA l’a rendu plus zen.

5 Soutenir l'insoutenable regard d'Iris, le magicien venu d'Égypte: L’Impact, c’est connu, est dirigé par une tête forte, Jœy Saputo. S’il ne veut pas perdre sa crédibilité, Marco Schällibaum devra être capable de lui tenir tête. Tu ne veux pas avoir l’air d’une marionnette devant tes joueurs.

6 Manger le repas préparé par Mannekenpix le Belge, le cuisinier des Titans: Pas de repas belge pour notre coach, par contre il devra d’ici au début de la saison manger du soccer de la MLS. Il devra s’asseoir et regarder des matchs de la ligue. Il devra regarder ce que l’Impact a fait, mais il devra aussi regarder ce que les autres équipes font.

7 Pénétrer dans l'antre de la Bête: La bête noire de l’Impact l’an passé c’était l’antre de nos adversaires, c’est-à-dire leur stade. Schällibaum devra trouver le moyen d’aller glaner au moins une dizaine de points de plus à l’extérieur que l’an passé. La fiche de l’Impact à l’extérieur en 2012 était de 2 victoires, 13 défaites et 3 matchs nuls pour 5 points. Si 3 de ces défaites avaient été des victoires, l’Impact aurait terminé avec 51 points. Le club aurait été à un cheveu des séries. 

8 Obtenir le laissez-passer A-38 dans la Maison qui rend fou: la maison qui rend fou? C’est la MLS ça! Mr Schällibaum devra apprivoiser toutes les règles qui entourent la gestion de l’effectif dans la ligue. Évidemment on s’attend à ce que ce soit Nick deSantis qui se charge de tout ça, malgré tout c’est important que le coach sache ce qu’est le fond d’allocation.

9 Traverser un ravin sur un fil invisible, au-dessus des crocodiles du Nil: Le fil invisible, tout un défi. Pour Marco Schällibaum c’est plutôt une ligne invisible entre les différents types de joueurs à sa disposition. Il doit trouver le moyen d’avoir le respect à la fois des vétérans européens et à la fois des joueurs américains. On parle de deux types de joueurs complètement différents. Schällibaum devra naviguer au milieu de tout ça, un vrai travail d’acrobate.

10 Escalader la plus haute montagne et répondre à l'énigme du Vénérable du Sommet: Il n’y a pas une, mais bien deux énigmes à résoudre pour Marco Scällibaum. La première, l’Impact doit faire beaucoup mieux sur les actions arrêtées, autant offensives que défensives. La seconde, les fins de match. Les Montréalais doivent terminer leurs matchs en force et éviter les erreurs coûteuses dans les 15 dernières minutes.

11 Dormir sur la plaine des Trépassés: Dormir sur la plaine des trépassés c’est quoi selon vous? Pour moi c’est s’adapter à un nouvel environnement. On entend toujours que les entraîneurs étrangers ne réussissent pas en MLS, Schällibaum devra les faire mentir. Il devra entre autres comprendre qu’ici l’enjeu est différent. Pas de promotion ou de relégation. Ici le but c’est de faire le top 5 dans sa division. C’est une façon différente de voir le soccer. Un club ne peut pas se contenter en fin de saison de simplement garder sa place en 1ere division. Le combat est différent ici.

12 Participer aux jeux du cirque Maxime: Le cirque? Si on regarde la situation des entraîneurs de l’Impact ces dernières années ça ressemble effectivement à un cirque. Les coachs ne durent pas très longtemps ici. Schallibaum devra participer à ça et faire les séries dès sa première année pour avoir la chance de continuer l’an prochain. Disons que la barre est haute. Bonne chance monsieur Schällibaum.

 
 


L’Impact est un club de MLS, évidemment il est soumis aux règles de la MLS. Par contre comme c’est un club canadien il est aussi soumis aux règles de l’Association canadienne de Soccer. À cause de cela l’Impact se doit d’avoir parmi ses joueurs sous contrat un minimum de 3 joueurs canadiens. L’an passé le club avait au départ 4 joueurs du Canada, soit Patrice Bernier, Greg Sutton, Eduardo Sebrango et Evan James. Le jeune Karl Ouimette s’est ajouté au quatuor en cours de route. Avec les départs de Sutton et de Sebrango à la retraite et le non-renouvellement du contrat de James, l’Impact doit maintenant trouver un nouveau joueur canadien. À l’aube du Superdraft, observons qui pourraient être les candidats pour ce poste de 3e Canadien avec l’Impact de Montréal.

La première option pour l’Impact serait de simplement repêcher un Canadien au Superdraft. Avec 4 choix dans les deux rondes, ça ne devrait pas être trop complexe. La ligue organise toujours des sessions tout juste avant le repêchage où les joueurs peuvent montrer ce qu’ils peuvent faire aux équipes de la ligue. On appelle ça le Combine. Cette année il y a trois joueurs nés au Canada au Combine, Kyle Bekker, Emery Welshman et Drew Beckie. À cela il faut ajouter 2 joueurs qui ont le statut de résidents canadien, Ashton Bennett et Kofe Opare. Bekker et Welshman sont les deux joueurs les mieux cotés. Bekker en particulier pourrait bien ne plus être disponible au moment où l’Impact repêchera au 8e rang. Welshman lui est un attaquant et pourrait sûrement intéresser l’Impact. Beckie de son côté pourrait facilement être disponible en seconde ronde. Par contre je ne suis pas certain qu’il intéresse l’Impact étant donné qu’il est défenseur.

Ce genre de repêchage est toujours un peu aléatoire et il est toujours possible que l’Imact ne trouve pas de candidat canadien à son goût. Dans ce cas le club montréalais pourra toujours essayer de trouver des candidats lors du Supplemental draft. Cet autre repêchage de 4 rondes permet aux clubs d’avoir des joueurs de plus lors de leur camp d’entraînement. Il arrive que ceux-ci réussissent à se tailler une place dans l’équipe. L’an passé l’Impact avait 4 choix lors de ce repêchage et deux d’entre eux étaient canadiens. Cette année l’Impact a 5 choix. Évidemment si un des Canadiens qui sont au Combine n’est pas repêché il est toujours possible de le prendre à ce moment. De plus l’Impact semble avoir envoyé l’ancien entraîneur Denis Hamlett faire du dépistage lors d’un Combine organisé par le groupe Infosport. Il y avait une bonne dizaine de Canadiens là-bas.

C’est bien beau les repêchages, mais ça ne donne pas automatiquement des joueurs intéressants et si en plus on cherche des joueurs canadiens ça serait un peu bizarre de ne se fier que là-dessus. L’Impact, s’il est vraiment bien préparé, a sûrement invité des joueurs canadiens en essai pour son camp d’entraînement. Évidemment il serait très étonnant que l’Impact y invite Ali Gerba ou Reda Agouram. Par contre il y a bien quelques joueurs canadiens qui pourraient valoir le coup. La position de gardien pourrait par exemple être idéale pour ce genre de joueur. Le FC Edmonton a libéré à l’automne le gardien de l’équipe nationale U23, Michal Misiewicz. Il n’est sûrement pas prêt à être un des deux premiers gardiens, mais avec un bon encadrement il pourrait faire l’affaire. Au poste de gardien il y a aussi un joueur québécois qui pourraient être intéressant, Julien Latendresse Lévesque est à sa dernière année de contrat avec Energie Cottbus en Allemagne et ne semble pas faire partie des plans futurs. Je suis certain qu’il pourrait, s’il est intéressé, s’essayer avec l’Impact.

Dans les joueurs de position si j’étais Nick DeSantis je regarderais à coup sûr du côté de Jonathan Beaulieu Bourgault. L’ancien membre du Preussen Munster en 3e division allemande est libre depuis juin et cadrerait bien avec le club en tant que milieu défensif. Sinon l’ancien des Whitecaps Philippe Davies mériterait sûrement qu’on s’intéresse à lui, tout comme les anciens du FC Edmonton, Kyle Porter, Matt Lam et Fabrice Lassonde.

Finalement il reste les joueurs de l’Académie. Cinq d’entre eux ont accompagné l’équipe en Italie à l’automne et ont pu démontrer leur savoir-faire, Wandrille Lefevre, Mircea Ilcu, Maxime Crépeau, Maxim Tissot et Zakaria Messoudi. Fort d’une excellente saison avec l’équipe U21 en CSL ils auront sûrement la chance de prouver qu’ils sont prêts à relever le défi de la MLS. Je crois qu’Ilcu et Lefèvre ont une longueur d’avance sur les autres, ils sont un peu plus âgés et ont joué en NASL il y a deux ans. Maxime Crépeau est aussi un candidat intéressant étant donné le besoin pour un troisième gardien. Par contre le fait qu’il ait été blessé toute l’année l’an passé pourrait lui nuire, surtout que son remplaçant, Jason Beaulieu, a bien fait.

Quand on regarde ça, on voit que l’Impact a pas mal de choix devant lui pour ce poste de 3e joueur canadien. Tellement que je ne serais pas étonné de nous voir avec 4 ou même 5 joueurs d’ici pour la saison. Évidemment ceux-ci n’auront pas nécessairement un grand rôle à jouer dans l’équipe, mais ce sera à eux de forcer la main de l’entraîneur et de l’obliger à les considérer. J’ai bien hâte de voir comment tout ça va se passer.

 
 


Avec le Superdraft qui aura lieu jeudi les amateurs de l'Impact auront enfin un petit quelque chose à se mettre sous la dent. Il faut dire qu'avec la seule saga de l'entraîneur qui a pris presque toute la place, l'équipe a très peu changé depuis le dernier match officiel du club à la fin octobre. On a bien eu quelques départs et l'arrivée d'Andrea Pisanu, mais si on compare aux autres formations de la ligue c'est bien peu. Avec quatre choix sur les deux rondes, le visage de l'Impact va changer un peu. 

Il est difficile de savoir exactement où l'Impact s'en va avec son effectif. On a bien vu à la fin de la dernière saison qu'il y a des lacunes. En plus avec les retraites d'Eduardo Sebrango et de Greg Sutton combiné au départ d'Evan James il manque un joueur canadien à l'effectif. On ne peut pas regarder du côté de Nick De Santis pour avoir une idée de ce qui s'en vient. Notre directeur technique est du genre prudent dans ses déclarations. En entrevue pour le site www.lefooteur.com il a déclaré ceci:

"Avec l'équipe qu'on a on peut commencer l'année et voir de quoi on a besoin. On veut pas avoir un attaquant et se dire dans deux mois que c'est d'un milieu de terrain qu'on avait besoin. On est patient parce qu'on est dans une bonne position on peut rester là et voir de quoi on aura besoin dans le futur."

On peut prendre ce genre de déclaration au premier degré et se poser des questions. Est ce que Nick DeSantis est réellement dans le noir par rapport aux besoins de l'équipe? J'ose espérer que non, avec 21 des 22 joueurs sous contrats qui étaient là l'an passé il suffit d'avoir vu les matchs de 2012 pour voir où sont les besoins de l'Impact.

En partant du fait que Pisanu, qui est le seul nouveau joueur depuis le début de la trêve hivernale, comble notre besoin comme milieu droit, il faut au minimum un milieu et un défenseur gauche, idéalement comme partant. Il faut aussi des remplaçants aux postes de milieu offensif, de milieu défensif et d'attaquant ainsi qu'un troisième gardien. De plus un de ces joueurs doit compter comme joueur canadien.

C'est à la lumière de ces besoins que le repêchage prend toute son importance. On a beau croire qu'éventuellement les académies vont combler tous nos besoins, il reste qu'il serait utopique de croire que 6 joueurs soient prêts à graduer en même temps. Bien sûr il serait toujours possible de se tourner vers l'extérieur pour combler ces trous. Le problème c'est qu'avec le plafond salarial il y a peu de chance que ça soit possible. C'est là que le Superdraft devient pertinent. Ce processus permet aux clubs de combler les postes qui sont libres par des joueurs ayant un certain potentiel et qui se retrouvent à coûter pas trop cher.

Ce qu'il faut comprendre c'est que la réalité de la MLS est différente de ce qu'on retrouve ailleurs. Le territoire couvert par la ligue est immense et le nombre de clubs de soccer ayant une académie est ridicule si on le compare à l'Europe. Ce que ça fait c'est que beaucoup de talent passe à travers les mailles du filet et se retrouve dans des universités sans être passé par le système de club. Bien sûr, pour nous au Québec, c'est un peu plus simple. Le territoire est relativement limité ce qui facilite la tâche de l'Impact. Par contre il faut voir plus grand. Si le FC Barcelone s’était contenté de recruter en Catalogne jamais ils n'auraient mis la main sur Lionel Messi. Le problème c'est qu'en Amérique du Nord ce même Messi aurait probablement passé inaperçu. Pourquoi? Simplement parce que l'environnement dans lequel il se serait retrouvé n'aurait pas été propice a ce qu'il soit détecté.

C'est là la réelle utilité de ce repêchage. Il permet en quelque sorte de remettre en circulation les talents qui, pour toute sorte de raisons, ont été laissés pour compte. Est-ce que c'est réellement le meilleur des systèmes que celui-là? Non, c'est évident. Dans un monde idéal, il y aurait une vraie pyramide avec 10 fois plus de clubs professionnels et 10 fois plus d'académies. Sauf que le soccer n'est pas rendu là alors on a pas le choix que de continuer avec ce repêchage. Ça ne veut pas dire qu'on va y trouver un Messi, par contre je suis pas mal certain qu'après le repêchage Nick DeSantis va être mieux placé pour savoir si c'est un attaquant ou un milieu de terrain qu'il a besoin. 

 
 


Dans le fond toute la saison 2013 est entre les mains de notre entraîneur. Pour sa saison recrue, il a réussi à faire la moitié du chemin. Bravo à lui parce que ce n'était pas évident. Par contre les résultats du club ont fait monter les attentes. Il devra absolument faire avancer les choses pour l'an prochain. 

Épreuve no.1, l'efficacité sur les coups de pieds arrêtés: À part les tirs de pénalités, l'Impact a été exécrable sur les actions arrêtées. Il faudra que Marsch regarde comme il faut ce qu'il fait en entraînement ainsi que le rôle qu'il donne a chaque joueur. Il faut aussi trouver le moyen de tirer parti des qualités athlétiques de joueurs tels Hassoun Camara ou Matteo Ferrari. 

Épreuve no.2, l'élimination des erreurs en fin de match: Encore une fois une partie de ce problème provient de la préparation. Marsch doit trouver le moyen de garder ses joueurs éveillés à tout moment. Il faut éliminer cette fatigue mentale qui s'installe à mesure que le match avance. 

Épreuve no.3, gagner à l'étranger: Encore un défi qui se règle en préparation de match. L'Impact doit arriver sur les terrains adverses dans le même état d'esprit qu'à la maison. Il faut trouver le moyen de briser le rythme de l'adversaire et d'imposer son rythme à lui. Ça ne sera pas simple, mais 3 ou 4 victoires de plus sur les terrains adverses et l'Impact seraient en série.

Épreuve no.4, l'identification des forces et des besoins: Marsch doit tout de suite commencer à trouver son onze partant pour le match d'ouverture à partir des gens qu'il a à sa disposition. Après ça il doit identifier les points faibles. Il doit par la suite travailler à boucher les trous, car il y en aura, avec du personnel de qualité. Une grande partie de la saison 2013 se joue à ce niveau-là.

Épreuve no.5: le contenu canadien: Sebrango et Sutton ont pris leur retraite. En plus l’Impact a annoncé qu’Evan James ne serait pas de retour pour la saison 2013. Il ne reste que deux Canadiens, Patrice Bernier et Karl Ouimette. Selon les règles de l’ACS, il en faut trois. L’Impact a trois options, en prendre un de son académie, en repêcher un au Superdraft 2013 ou au Supplemental draft, ou en trouver un autre soit en MLS soit ailleurs. Personnellement je crois qu’il faut tenter de faire les trois, il faut faire progresser les jeunes, mais il faut aussi des Canadiens qui peuvent jouer régulièrement.

Épreuve no.6: la préparation des jeunes: Si on regarde l'Impact de près on voit plusieurs cadres de l'équipe qui approchent et même dépassent la trentaine. Bien sûr le club veut gagner à court terme, mais ça ne doit pas se faire au détriment du futur. Il faut trouver le moyen d'intégrer dans le jeu montréalais les choix aux repêchages et les jeunes qui arriveront de l'Académie. 

Voilà où Jesse Marsch doit tourner son attention pour l'an prochain. S'il réussit à relever ces défis, l'Impact connaîtra une bonne saison et il gardera son poste. S'il échoue, il perdra rapidement la confiance de Nick DeSantis, de Joey Saputo et des partisans et il se retrouvera en position précaire. Personnellement je souhaite de tout coeur qu'il réussisse. Après tout ce que je veux, c'est voir mon équipe gagner. 

 
 
Il est arrivé quelque chose d’exceptionnel ce week-end. Quelque chose qu’on n’avait pas vu depuis longtemps. Quelque chose qui concerne l’Impact de Montréal. Et tout ça alors que le club n’a même pas joué un match! L’Impact a enfin le même nombre de matchs de joués que ces adversaires. On peut enfin avoir un portrait réaliste et facile à lire de la situation du club. Alors on va le faire, on serait bien fou de s’en priver.

Le chiffre magique est de 31 matchs, tous les clubs avec lesquels l’Impact luttait dernièrement sont rendus là. Le premier est DC United qui est en 4e dans l’est avec une fiche de 15-10-6 pour un total de 51 points. Vient ensuite le Dynamo de Houston en 5e place avec une fiche de 13-8-10 pour 49 points.. Le Crew de Columbus se pointe le bout du nez en 6e place avec sa fiche de 14-11-6 pour 48 points. Finalement l’Impact est 7e avec une fiche de 12-15-4 pour 40 points. Si on regarde derrière maintenant on voit l’Union Philadelphie qui a encore deux matchs à jouer pour rejoindre l’Impact et qui est 10 points derrière. On peut dire que la lutte pour les séries est réellement terminée pour les Montréalais, même le 6e rang sera difficilement accessible. Par contre il serait peu probable que Philadelphie vient chauffer Montréal pour la 7e place.

L’autre lutte dans laquelle l’Impact est impliqué est celle pour être la tête de série numéro 1 lors du prochain championnat canadien. C’est important parce que le club qui termine premier aura le privilège d’affronter le FC Edmonton qui est le seul club professionnel du pays qui joue en division inférieure. Pour le moment avec ses 40 points, l’Impact est en tête. Les Whitecaps de Vancouver sont seconds avec une fiche de 10-12-9 pour 39 points alors que le Toronto FC ferme la marche avec une fiche de 5-19-7 pour 22 points.

Pendant qu’on parle de situation au classement qui se replace, on doit aussi noter que la même chose arrive avec l’Académie de l’Impact. Pendant un bon bout de la saison, nos U21 avaient beaucoup moins de matchs que leurs adversaires à leur fiche en CSL. Maintenant que la situation s’est rétablie, on voit la troupe dirigée par Philippe Eulafroy qui se positionne au 3e rang de la ligue, à 5 points du 2e et avec 4 points d’avance sur le 4e. L’équipe est présentement sur une belle lancée, ayant récolté sa 7e victoire de suite ce week-end. Il faut aussi noter le très bon travail de Mircea Ilcu qui a inscrit 4 buts depuis son retour au jeu à la fin août. En voilà un qui devrait se retrouver en MLS d’ici peu. Il faudra bien remplacer nos deux Canadiens qui risquent de partir à la retraite, soit Eduardo Sebrango et Greg Sutton.

D’ailleurs si on cherche à remplir le quota de joueur canadien il serait sûrement intéressant pour l’Impact de s’enquérir des intentions de Jonathan Beaulieu Bourgault. Il a été libéré de Preussen Munster en 3e division allemande l’an passé et n’a toujours pas trouvé un autre club. En plus en tant que milieu défensif il comblerait une lacune importante dans l’effectif. S’il avait été avec l’Impact cette semaine il aurait été le remplaçant parfait pour Collen Warner qui est suspendu pour le match de samedi prochain contre Houston. En plus à seulement 24 ans avec une tonne d’expérience de jeu à un niveau très compétitif il aurait pu faire partie de l’avenir du club à long terme. Sa venue à Montréal serait réellement un atout pour l’Impact. J’espère que le club étudie cette piste, on a jamais trop de bons joueurs locaux dans une ligue comme la MLS.

 
 


L'automne est probablement ma saison favorite, surtout le début, avant que le temps maussade de novembre ne s'installe. On a des journées où le soleil brille, mais il ne fait pas trop chaud, idéal pour ne pas cuire dans les estrades. Les soirées sont un peu plus fraîches, juste assez pour être bien quand on est derrière le but avec les Ultras. Puis souvent les matchs à l'automne sont plus importants, ils peuvent faire la différence entre une bonne et une mauvaise saison.

Tout ça pour dire que je suis triste de voir que l'Impact ne jouera pas à Montréal du tout durant cette période de l'année. Il me semble que j'aurais échangé un match ou deux au Stade Olympique pour quelques après-midi de plus au Stade Saputo. Évidemment je pourrais toujours compenser en regardant des matchs européens à la télé. Ce n’est pas comme ci on avait pas l'embarras du choix de ce coté là. Je pourrais aussi profiter de la sortie de FIFA 2013 pour mener mon équipe favorite aux grands honneurs. Sauf que je ne pourrais vraiment pas passer tout mon week-end devant la télé, même si la météo ne s'annonce pas vraiment belle pour samedi et dimanche. Puis entre vous et moi le soccer à la télé c'est bien, mais jamais comme en personne.

Je regarde un match à la télé et je trouve toujours qu'il manque quelque chose. Pour moi le soccer il faut que ça sente le gazon. Il faut que j'entende les joueurs qui crient sur le terrain. Puis j'apprécie bien plus le jeu quand je vois le terrain au complet. Je veux aussi que les arbitres puissent m'entendre quand je leur crie des bêtises. Tout ça pour dire que si le temps me le permet je vais me trouver un match pas loin de chez nous. D'ailleurs si ça vous intéresse j'ai fait le tour des options qui sont disponibles.

Première option, la PLSQ. La toute nouvelle ligue semi-pro du Québec passe un peu sous le radar en cette saison inaugurale. Pourtant il y a là des joueurs intéressants, puis la fin de saison s'annonce intéressante pour les places 2 à 5. Les équipes de Blainville, Brossard, L'Assomption et Boisbriand ne sont séparées que de 4 points avec 4 semaines à faire dans la saison.

Si vous êtes plus du type Impact de Montréal et rien d'autre, vous avez comme option principale les équipes de jeunes de l'Impact. Malheureusement les U21 qui jouent en CSL seront à l'extérieur pour quelques semaines avant de revenir en ville à la fin du mois. Il reste que si vous avez la chance de les voir vous pourrez évaluer par vous-mêmes la prochaine génération de jeunes joueurs québécois. Vous pourrez entre autres voir si Wandrille Lefebvre et Mircea Ilcu ont ce qu'il faut pour passer à un niveau supérieur. Par contre les équipes U18 et U16 du club jouent à domicile ce dimanche. Ils affronteront les jeunes du Red Bull New York, c'est une belle occasion de découvrir une nouvelle génération de jeune qui a du talent.

L'autre option qui s'offre à vous c'est le soccer universitaire, autant féminin que masculin. Ces jeunes étudiants n'ont pas du talent que sur les bancs d'école, ils peuvent aussi se débrouiller sur le terrain. Puis on dit tout le temps que Montréal est une ville universitaire alors autant en profiter. L'autre chose qui est bien avec ce soccer c'est qu'il y en a en ailleurs que dans la région métropolitaine. Une bonne part du Québec est couvert par la CIS, surtout si on tient compte du fait que les gens de l'Outaouais, même s'ils n'ont pas d'équipes, en ont trois de l'autre côté de la rivière (Ottawa chez les femmes et Carleton chez les deux sexes).

Pour terminer, je n'ai qu'une chose à ajouter, il ne reste qu'un match à domicile pour l'Impact. Une seule chance pour vous de voir du soccer en personne. De l'autre côté, le soccer à la télé, il va y en avoir tout l'hiver. Alors, profitez des derniers rayons de soleil et sortez de chez vous pour encourager des athlètes d'ici qui le méritent.


Matchs joués au Québec ce week-end

PLSQ

Dimanche 30 septembre

L'Assomption reçoit équipe Québec U23
Boisbriand reçoit Blainville
St-Léonard reçoit Brossard

Impact de Montréal - Jeunes

Dimanche 30 septembre

Impact U18 reçoit Red Bull U18
Impact U16 reçoit Red Bull U16

Soccer universitaire - Homme

Vendredi 28 septembre

Montréal reçoit UQTR
Laval reçoit Concordia
McGill reçoit Sherbrooke

Dimanche 30 septembre

UQTR reçoit Concordia
Sherbrooke reçoit UQAM
McGill reçoit Laval

Soccer Universitaire - Femme

Vendredi 28 septembre

Bishop's reçoit UQAM
Montréal reçoit UQTR
Laval reçoit Concordia
McGill reçoit Sherbrooke

Dimanche 30 septembre

Sherbrooke reçoit UQAM
UQTR reçoit Concordia
McGill reçoit Laval

 
 


Grosse semaine qui vient de se terminer pour l'Impact de Montréal. On a eu droit à un match chez un adversaire qui ne nous apprécie pas, Houston. Puis on a eu le match amical contre Lyon devant une très belle foule. Lors de ce match, on a aussi eu droit aux débuts d'Alessandro Nesta et au retour de Nelson Rivas, de Matteo Ferrari et d'Andrew Wenger. Mais pour moi cette semaine a réellement été celle de Karl Ouimette qui a fait ses débuts professionnels contre Houston et qui a bien joué contre l'Olympique Lyonnais.

Je dois évidemment dire que je suis très content pour lui, mais je dois surtout avouer que je suis surpris. Avant le début du camp si j'avais eu à identifier le jeune joueur formé par le club que j'aurais cru voir en MLS en premier je n'aurais mentionné son nom. J'aurais mis mon argent sur Mircea Ilcu ou bien Reda Agouram qui avaient joué quelques matchs en NASL. À la limite j'aurais pu penser à Maxime Crépeau qui aurait pu se retrouver 3e gardien ou bien Wandrille Lefebvre qui avait lui aussi vu le terrain l'an passé à deux ou trois reprises.

De son côté Ouimette avait bien été sur le banc à quelques occasions en 2011. Malgré des problèmes évidents en défense l'an passé il n'avait quand même pas eu de temps de jeu avec les pros. Pour moi c'était, de concert avec son jeune âge, le signe qu'il n'était pas tout à fait prêt. Sauf que dès le camp d'entraînement il a fallu réviser notre jugement. Il était évident que Jesse Marsch aimait ce qu'il voyait du jeune défenseur. Alors le fait qu'il ait été le premier joueur formé par le club à signer en MLS il y a deux mois n'a pas vraiment surpris personne. Puis le fait qu'il soit le premier à fouler le terrain est tout aussi normal. Même si ça relève de tout un concours de circonstances.

Il ne faut pas se le cacher, les astres étaient bien alignés pour Karl samedi dernier. D'abord il y a Rivas et Ferrari qui étaient encore blessés et Nesta qui n'était pas prêt à jouer. À cela il faut ajouter que Jeb Brovsky était lui aussi incommodé et que Tyson Wahl avait été échangé un peu plus tôt. Sauf que Jesse Marsch avait d'autres solutions. Il aurait pu faire entrer quelqu'un au milieu et faire reculer Davy Arnaud comme il l'avait fait lors du carton rouge de Jeb Brovsky un peu plus tôt cette saison. Il aurait aussi pu mettre Josh Gardner hors position, mais il a préféré faire confiance à une verte recrue. C'est une belle marque de confiance.

Ceci dit il ne faut pas se réjouir trop vite. Il y a encore beaucoup d'échelons à gravir pour le jeune Ouimette. Même s'il a bien fait dans un contexte difficile il y a une semaine, je serais surpris qu'il ait la chance de retourner sur le terrain plus d'une autre fois cette saison. À son âge et à une position comme celle de défenseur central où il y aura bientôt un embouteillage monstre c'est plutôt normal. Puis il faut aussi regarder l'historique des autres jeunes de l'Académie pour voir à quel point percer chez les pros avec l'Impact c'est compliqué.

Pas besoin de vous faire de cachettes, personne de formé par le club n'a réussi a faire le saut de ce qui était l'Attack de Trois-Rivières et de ce qui est maintenant l'Académie de l'Impact. Il y a eu avant Karl Ouimette 8 jeunes joueurs qui sont passés par l'Académie (ou l'Attack) et qui ont eu quelques minutes de jeu, Reda Agourram, Kevin Cossette, Massimo Di Ioia, Mircea Ilcu, Wandrille Lefebvre, Pierre-Rudolph Mayard, Alex Surprenant et Davy Uwimana. Chacun d'eux a joué quelques matchs, mais aucun n'a pu s'inscrire dans la durée. En plus on parle surtout de faire le saut en NASL. Faire sa place en MLS c'est encore plus complexe.

Tout ça pour dire que c'est très encourageant de voir un jeune d'ici jouer un match en MLS a un si jeune âge. C'est un bon premier pas vers un objectif difficile à atteindre. Personnellement je regarde notre club, je vois en défense centrale des joueurs comme Rivas, Ferrari et Nesta et je me dis que j'ai hâte d'y voir Ouimette aussi. Il ferait un digne héritier pour Gabriel Gervais et Nevio Pizzolitto. 

 
 


Après s'être enfargé dans les fleurs du tapis contre le TFC, l'Impact a en plus frappé un mur contre DC United. Ça commence à faire mal tout ça. Il faut dire qu'avec toutes les blessures, la fatigue accumulée et la suspension de Patrice Bernier, l'effectif du club montre ses limites. Avec la titularisation hier d'Evan Bush et de Callum Mallace, l'entraîneur Jesse Marsch a maintenant utilisé 27 joueurs. Seuls Evan James, Bryan Arguez et Karl Ouimette n'ont pas foulé le terrain à date cette saison.

Encore une fois l'Impact a été victime d'un but sur un coup de pied arrêté. Cette fois c'est Tyson Wahl qui a été pris en défaut. À regarder l'Impact jouer sur ces actions depuis le début de la saison je commence à me poser des questions. Est-ce que ces phases de jeu sont pratiquées à l'entraînement? Parce que j'ai de la misère à croire qu'on puisse y faire autant d'erreurs. Je commence à me dire que le vrai responsable n'est peut-être pas sur le terrain. Est-ce que Jesse Marsch et ses adjoints sont capables d'améliorer cette facette du jeu? Personnellement je commence à croire que non. Pourtant, autant offensivement que défensivement, notre jeu sur les coups de pied arrêtés devrait être notre priorité. C'est une façon relativement simple de faire de l'Impact une meilleure équipe.

Je pourrais vous dire que cette deuxième débandade en ligne est normale. Je pourrais vous dire qu'il faut s'attendre à ce genre de chose avec un club d'expansion, qu'on a un entraîneur recrue en plus, et que contre DC on avait une équipe expérimentale contre un des meilleurs clubs de la ligue. En plus l'Impact jouait à l'étranger et c'est très difficile de jouer à l'étranger en MLS. Mais vous savez quoi? Tout ça, c'est des détails. La réalité c'est que cette deuxième défaite de suite fait mal. En tant que fan je veux voir l’équipe jouer comme du monde et pour un second match de suite ce n’était pas le cas. Expansion ou pas je veux voir mon équipe se battre, je veux voir de la fierté de porter ce maillot bleu et pour la première fois de la saison je n’ai pas senti ça des joueurs de Montréal. J’espère qu’on verra un réveil mercredi, car une 3e défaite de suite ferait très mal.

Pour terminer je voudrais vous glisser un mot sur ce qui, je crois, est le plus important pour le club montréalais. Pour moi ce n’est pas Marco DiVaio, ni Alessandro Nesta dont les journaux d’Italie annoncent la venue. Ce n’est pas non plus Patrice Bernier, ni aucun joueur du club. Puis ce n’est pas non plus ni Jesse Marsch, ni Nick DeSantis, ni même Jœy Saputo. La personne la plus importante pour moi dans ce club c’est Philippe Eullaffroy, le directeur du développement à l’Académie de l’Impact. La raison est bien simple. Si on regarde notre club, on peut facilement voir qu’au moins le trois quarts des joueurs présentement avec le club ne seront pas là dans 3 saisons. Que ce soit à cause de l’âge ou du talent. Dans l’optique où notre recrutement se fait sur des vieilles jambes européennes, j’estime que le club n’a pas le choix de vraiment bien former ses jeunes à l’Académie, sinon les prochaines saisons seront longues.

Mon haïku pour le match de samedi dernier, parce qu’il faut bien rester zen:

Alignement expérimental,
Oncle Sam affamé,
Ma peine est capitale.

 
 
Avec la montée de l'Impact en MLS on assiste en quelque sorte à un nouveau départ. C'est dans cette optique que je crois qu'il est important de ne pas oublier que ce club à un passé et que j'ai décidé de vous présenter d'ici le début de la prochaine saison des entrevues avec quelques anciens du club. Pour continuer la série, j'ai échangé avec Kevin Cossette.

Kevin est originaire de la rive sud de Montréal, il a d'abord joué avec l'Académie de l'Impact en CSL. En 2010 il a porté le maillot de l'impact à trois reprises en match officiel avant d'être remercié au camp d'entrainement en 2011. Il a par la suite fait partie du programme de soccer de l'Université Laval où il étudie présentement. 

Optimum Soccer: qu'est-ce qui t'a fait découvrir le soccer au départ?

Kevin Cossette: quand j'étais plus jeune, j'avais des amis à l'école, puis c'est parti de là. À toutes les récréations, on jouait au soccer ensemble. À un moment donné, je me suis simplement inscrit dans une ligue dans mon quartier, j'avais neuf ans. Après ça j'ai fait le camp de l'Inter de St-Hyacinthe et tout est parti de là.

OS: est-ce qu'il y a quelqu'un qui t'a servi de modèle à ce moment-là?

KC: quand j'étais plus jeune j'avais une idole, pas quand j'ai commencé a joué, mais un peu plus tard quand je me suis intéressé a ce qui se passait en Europe. J'avais Davud Beckham comme idole. C'est surtout lui que je regardais quand j'avais entre dix et quinze ans.

OS: comment t'es-tu retrouvé dans le système de l'Impact?

KC: Au départ je venais de finir ma saison collégiale avec le Collège Champlain à St-Lambert dans le collégial AAA. J'avais connu une très bonne saison puis j'avais reçu un courriel de Marc Dos Santos qui était à ce moment-là entraineur de l'Attak de Trois-Rivières. Il voulait que je me présente au camp d'entraînement du club. Rendu là c'était Philippe Eulafroy qui était en charge. J'avais accepté et je m'étais présenté là. À ce moment-là on s'entrainait avec le Centre National de Haute Performance parce que nous n’avions pas d'heures pour nous entrainer. J'y suis allé et j'ai bien performé puis finalement on m'a offert un contrat au mois de mars.

OS: En 2010 avec l'équipe de l'Académie vous avez gagné le championnat de la CSL, qu'est ce qu'il y avait de particulier dans votre club qui a rendu ça possible?

KC: Ce qu'il y avait de particulier c'est que c'était une nouvelle aventure pour tous le monde. Tout le monde poussait dans la même direction, on savait que oui avec le club réserve on avait des chances d'accéder à l'équipe première, mais il faut être réaliste et si on veut avoir une chance il faut bien performer. Ce qu'il y avait de spécial c'est que tout le monde poussait dans le même sens. Je me souviens que déjà des gars s'entrainaient avec l'équipe première, comme Reda Agouram. Quand ils revenaient, ils mettaient en pratique ce qu'ils avaient appris avec les pros. Ça paraissait vraiment que le groupe était uni. On se connaissait déjà tous un peu parce que dans le fond on était la crème de la crème de la province. L'équipe était nouvelle parce qu'ils venaient de faire un virage jeunesse. Avant ça l'Attak c'était plus des vieux joueurs, des gars qui avaient tâté le soccer professionnel, mais qui n'avaient pas tout ce qu'il fallait pour percer à ce moment-là. De notre côté ça paraissait que tout le monde voulait aller vers le monde professionnel, c'est pour ça que c'était spécial.

OS: Avec l'Académie tu as côtoyé Philipe Eulafroy, quel genre d'entraineur est-il?

KC: C'est un excellent motivateur. Il essaie de sortir le meilleur de toi même à chaque jour. Avec lui il n'y a aucun détail qui est laissé de côté. Aussi Philipe n'a aucun favori dans l'équipe, tu peux être le préféré une journée, mais le lendemain tu ne le seras peut-être pas. C'est vraiment par rapport à tes performances que tu es jugé, c'est quelqu'un de très juste. Il est vraiment honnête avec les joueurs. Au niveau technique et tactique, quand je suis entré dans l'organisation de l'Impact je croyais que j'étais un excellent joueur, mais j'ai appris énormément.

OS: En 2011 tu as intégré l'équipe première plus régulièrement, est-ce que la transition a été facile pour toi.

KC: Je dirais qu’au départ j'étais prêt à ça. Je sentais que j'étais prêt à avoir une opportunité pour pouvoir montrer ce que je pouvais faire à un niveau plus haut. C'est sur que les premiers entrainements il y a eu une certaine période d'adaptation, j'ai quand même bien su m'intégrer au groupe. Ca a été facile quand même, les gars étaient bien sympathique et ont se sont bien amusés en disant que je ressemblais à David Testo. Après ça j'avais juste à faire mon boulot sur le terrain. C'est sûr qu'entre l'Académie et l'Impact il y avait une grosse différence, tu passais deux semaines avec l'Impact et c'est comme si tu passais un bon mois et demi avec l'Académie. Tout est plus vite et tout est plus fluide aussi.

OS: Est-ce que tu as été surpris de te retrouver sur le terrain en match officiel cette saison-là?

KC: Je dirais qu’au départ je voulais faire partie de l'Impact de Montréal, j'avais des attentes d'un jour jouer avec l'Impact de Montréal. Après ça c'est sur que c'est venu vite. Je me rappelle j'étais chez moi puis j'ai eu un téléphone de quelqu'un du club qui m'a dit prend tes affaires parce que tu voyages avec l'équipe aujourd'hui. Ça s’est passé très vite, je n’ai pas eu le temps de le réaliser sur le coup. J'étais excité et oui j'avais le gout, mais voyager avec l'équipe c'est une chose et embarquer sur le terrain c'en est une autre. Personnellement, il y a eu des blessures durant le match à Rochester, mais je ne pensais pas que j'allais jouer. J'étais le seul de l'Académie avec le club puis il y a eu une blessure à Adam Braz, puis une autre à David Testo ça m'a donné ma chance, mais au début en voyageant avec l'équipe je ne pensais pas jouer. Il y avait eu d'autres joueurs de l'Académie qui avaient voyagé avec le club, mais ils n'avaient pas joué. 

OS: Lors du camp d'entrainement de 2011, au terme duquel on t'a laissé partir est-ce que tu étais satisfait de ta performance?

KC: Je dirais que j'ai eu un camp d'entrainement en deux parties. Pou la première partie du camp j'étais vraiment en forme, même plus que les joueurs réguliers. Moi ça faisait Degas un mois que j'étais en préparation physique. Déjà ça paraissait, sur le terrain j'étais une coche au-dessus. Ce n’est pas pour rien qu'au bout du premier mois d'entrainement je prenais régulièrement la place de Richard Pelletier comme défenseur gauche. Au départ il ne rivalisait pas avec moi, mais à mesure que le camp avançait lui aussi a retrouvé la forme.

Après ça pour la deuxième partie du camp en Arizona ça s’est moins bien passé. Là bas j'ai joué un match ou ça a moins bien été contre Portland. C'est sur que moi ça faisait longtemps que je n’avais pas joué un match de vraiment haut niveau, quand tu joues contre l'Université de Montréal ce n’est pas comme affronter les Timbers de Portland. Il y avait aussi le fait que je ne jouais pas à mon poste. Défenseur gauche je peux jouer là, mais c'est loin d'être mon poste de prédilection. Alors ça a été difficile de m'adapter, de passer du niveau de l'Académie à celui de l'Impact et même de la MLS pour l'instant d'un match à froid comme c'était le cas. Je me rappelle que j’avais joué un 45 minutes, mais que j'aurais peut être pas u le jouer au complet.

J'ai eu une discussion avec Marc Dos Santos après, il m'avait dit qu'il fallait que je prenne conscience que je n'avais pas encore tout à fait ce qu'il fallait et qu'il m'avait laissé sur le terrain pour que j'apprenne et que je prenne conscience que la vitesse de jeu était bien plus grande que ce à quoi j'étais habitué.

OS: Avec le recul est-ce que tu crois qu'on t'a vraiment donné une chance de faire l'équipe?

KC: C'est difficile à expliquer comment je me suis senti et comment je me sens encore aujourd'hui face à ça. Quand je regardais les probabilités que je fasse le club, je croyais que c'était quand même élevé. Après ça le temps de jeu que j'aurais eu en 2011 ça aurait été une autre histoire. Par contre pour au moins avoir un contrat je croyais vraiment en mes chances. Oui tu peux avoir un camp d'entrainement en deux temps, mais en même temps il est impossible pour n'importe quel athlète d'être à 100% sur une période de trois mois. Je trouve qu'on a été un peu raide, on ne m’a pas laissé beaucoup de jeu. À la première difficulté que j'ai rencontrée, le club a rapidement changé son fusil d'épaule. Je pense que ça fait un peu partie de la mentalité de l'Impact depuis plusieurs années, mais je trouve qu'on n’a pas été patient.

À ce moment-là, j'étais le seul jeune qui était vraiment proche de faire le saut. Plus tard dans la saison il y a eu Mircea Ilcu qui a fait le saut, mais à ce moment-là je pensais réellement que j'avais ma place dans cette équipe-là. C'est sûr que j'aurais été une doublure pour un autre joueur, mais pour moi ça m'aurait grandement aidé pour la suite de ma carrière. Après même si je ne faisais pas le club en MLS cette saison j'aurais eu plus de facilité à me retrouver une place en NASL ou ailleurs. Là on m'a complètement laissé tomber. Ça a été difficile à digérer.

OS: Après ça est-ce que tu as eu d'autres offres au niveau professionnel?

KC: Non, ça n’a pas bougé de ce côté-là. Ce qui est arrivé c'est que quand on m'a libéré c'était à la fin mars, la saison était sur le point de commencer. Tous les effectifs étaient pas mal complets à ce moment-là puis j'ai eu la malchance de faire affaire avec quelqu'un à ce moment-là qui ne bougeait pas beaucoup pour moi et qui n'a pas fait beaucoup de pression du coté de l'Impact non plus. Ça a été vraiment difficile, puis au milieu de l'été je n’ai pas eu d'offres non plus. J'aurais vraiment aimé ça que l'Impact de Montréal, même s'il ne me prenait pas dans l'équipe, me prête à un club comme Atlanta, ou peut être me vendre ou quelque chose du genre. Mais il faut ajouter aussi que Marc Dos Santos, Nick DeSantis et Matt Jordan ont été très honnêtes avec moi et m'ont bien expliqué pourquoi ça ne fonctionnait pas. Il reste que ça a été difficile à digérer de se retrouver après trois ans comme un joueur fini deux semaines avant le début de la saison.

OS: est-ce que d'aller jouer avec un autre club de la CSL ça aurait pu être une option pour toi?

KC: Ça aurait pu être une option, j'ai eu des pourparlers avec l'équipe à Ottawa, mais je prévoyais aussi commencer mes études à l'université Laval. Je trouvais que la CSL j'y avais joué assez, j'étais prêt à autre chose. En 2012 quand j'ai fini la saison j'avais été sélectionné comme candidat au trophée de joueur le plus utile en CSL. Ce n’est pas que j'avais tout gagné , mais je trouvais que je n'avais plus rien à prouver dans ce circuit-là, je le connaissais comme le fond de ma poche. J'étais prêt à jouer à un autre niveau. C'est dommage, mais sur le coup ça n'a pas fonctionné.

OS: Qu'est-ce qui t'a amené à l'université Laval, c'est seulement les études?

KC: C'est que le programme où je suis en ce moment se donne seulement à Laval, j'étudie en intervention sportive. Ça a rapport avec tout le coaching et la préparation physique des athlètes. C'est évident que c'est quelque chose qui m'intéresse pour un après carrière, que ce soit au niveau préparation physique ou bien au niveau coaching. C'est un programme qui donne aussi le choix de faire un travail plus administratif ou bien plus sur le terrain. Alors il y a plein de possibilités, mais je n’avais pas le choix d'aller à Québec pour le suivre. Compte tenu du fait que l'Impact m'avait libéré puis que je n'avais pas rien trouvé ailleurs, je me suis inscrit même si j'avais raté la date limite pour les inscriptions.

Lors de la date limite en mars, j'étais en Arizona avec l'Impact. Ce n’est pas que je n’avais pas prévu un plan B, mais à ce moment-là je me donnais à fond avec l'Impact et je ne me voyais pas étudier tout de suite. Finalement en juillet je me suis inscrit comme étudiant libre. En plus de ça depuis quelques années l'université Laval à une bonne équipe en soccer. C'est sûr que c'est une autre mentalité et une autre philosophie, mais je dirais que c'est un des meilleurs programmes au Québec et au Canada en ce moment. Les infrastructures sont de hauts calibres, je ne peux pas me plaindre, mais il reste que j'ai toujours un oeil sur la possibilité de jouer professionnel.

OS: À Laval tu as eu Samir Ghrib comme entraineur, quel genre de coach c'est, parce qu’à Québec il est bien connu dans le milieu du soccer mais dans le reste de la province on ne le connait pas vraiment?

KC: Samir Ghrib comme entraineur c'est quelqu'un qui a une philosophie et qui l'applique depuis plusieurs années. Moi, en tant que joueur qui vient d'un plus haut niveau, j'ai dû me plier à ses exigences. J'avais appris certaines choses avec l'Académie avec Marc et Philipe alors que maintenant sur le terrain c'est complètement autre chose. Autant à l'Académie qu'avec l'Impact on me demandait de prendre des risques et d'être audacieux, alors qu'ici, oui les risques je peux les prendres, mais j'ai certaines taches que je dois obligatoirement accomplir si je joue pour Samir. C'est sa philosophie, pour lui c'est comme ça que ça fonctionne, puis je crois qu'il a raison de penser comme ça étant donné qu'il a toujours eu du succès avec ses équipes depuis plusieurs années. C'est dur de changer une recette gagnante alors pour moi ça a été difficile de m'adapter. Pour être franc, je n'ai pas connu une très bonne saison.

OS: Ce week-end tu vas participer au "Combine" de la NASL, qu'est ce qui t'a valu cette invitation là?

KC: Dans le temps des fêtes, comme mon agent précédent n'avait pas vraiment bougé, j'ai changé la personne avec qui je travaille. Je travaille maintenant avec la même personne qui représente Marc Dos Santos et Hassoun Camara. Le Combine c'est une des options qu'il m'a trouvées. C'est sur que lui il travaille pour me trouver quelque chose dans le soccer professionnel. Il y a seulement 66 joueurs qui seront présents là bas. Je pense que c'est une belle opportunité pour moi de me faire voir. On a regardé un peu comment ça s'enlignait et c'est sur qu'il y ait des équipes où il n'y a pas de places de disponibles comme Miami qui a son club-école dans la région là bas, mais des clubs comme San Antonio ou Atlanta ont encore beaucoup de joueurs à signer. 

OS: Est-ce que l'Europe, ça a déjà été une option pour toi?

KC: C'est sûr que l'Europe je n’ai jamais fermé la porte à ça, mais c'est un peu l'inconnu pour moi. C'est sûr qu'on connait bien les gros championnats, mais après ça le niveau à l'air de quoi? Je n’en ai aucune idée. Je me rappelle l'été passé, deux mois après que l’Impact m'ait libéré j'aurais eu la chance d'avoir un essai à Laval en France en ligue 2. Mais le timing était mauvais. Je l'ai su à la dernière minute, on me l'a confirmé un jeudi et il aurait fallu que je sois là bas le dimanche et comme ça faisait longtemps que je n'avais pas évolué à un haut niveau ma confiance n'était pas là, en plus il fallait que je fasse le voyage à mes frais alors j'ai préféré ne pas y aller. Je venais de m'inscrire à l'université et je savais pas trop quoi en penser, mais je ne pense pas que physiquement à ce moment-là j'aurais été prêt pour tenter ma chance en ligue 2 en France.

OS: Merci Kevin d'avoir pris le temps de répondre à mes questions et bonne chance pour le combine de la NASL.

KC: Merci à toi aussi.