Avec la montée de l'Impact en MLS on assiste en quelque sorte à un nouveau départ. C'est dans cette optique que je crois qu'il est important de ne pas oublier que ce club à un passé et que j'ai décidé de vous présenter d'ici le début de la prochaine saison des entrevues avec quelques anciens du club. Pour continuer la série, j'ai échangé avec Sandro Grande.


La première partie: http://tinyurl.com/bugc38x



O S: En 2007 tu as eu des problèmes de genoux et tu as choisis de revenir à Montréal pendant la saison 2008, est-ce que tu crois que tu serais revenu quand même s'il n'y avait pas eu l’aventure en Ligue des Champions de la Concacaf?

S G: Moi je ne suis pas revenu pour ça, ça faisait quasiment un an et demi que je n’avais pas joué, je pesais autour de 173 livres, alors que j'aurais du peser 162. Les gens regardaient les matchs et se disaient "ce n’est pas le même Sandro" mais ce n’est pas du hockey, Sidney Crosby il a raté presque un an, il revient et rentre sur la glace et marque 2 buts et fait 2 passes. Au soccer ce n’est pas comparable, si tu prends Lionel Messi et demain matin il se casse un genou, il revient après huit mois et il va avoir de la difficulté. Quand je suis revenu au jeu, je me suis dit que je commencerais à Montréal parce que j'avais besoin de jouer des matchs. J'aurais voulu retourner en Europe, mais les clubs là bas ne me parlaient que de mes blessures. Alors je suis allé jouer 6 mois à Montréal, pour me remettre en forme et perdre du poids.

Au départ avec le staff technique on parlait de me faire jouer 20 minutes par match pendant quelques matchs puis de me faire jouer en match amical  et ensuite de jouer à temps plein. Mais au deuxième match je jouais déjà 90 minutes. Ca a quand même bien été, j'étais surpris de ma forme physique, mais les prises de décisions et toutes ces choses-là j'étais une demi-seconde trop tard. La qualité était pas encore là. Mais malgré tout j'ai bien aimé ça et j'ai bien joué en Ligue des Champions et on a réussi à faire quelque chose que personne n’avait fait avant. Personne n’avait même rêvé qu'on réussirait ça, on se faisait dire que ça serait trop difficile. Après ça j'aurais dû ne pas retourner à Montréal, j'aurais dû tenter ma chance de nouveau en Europe. Sauf que c'est Montréal, c'est mon équipe, c'est dans mon coeur, je crois que les partisans aussi m'aimaient beaucoup et à ce moment-là j'étais prêt pour signer un contrat à vie avec Montréal. Au mois de février ça c'est bien passé avec le match à Montréal, de voir toute la ville au Stade Olympique et de voir du vrai soccer à Montréal c'était quelque chose de très spécial.

Pour le match retour contre Santos Laguna la foule était vraiment pompée, on sentait à la mi-temps qu'ils voulaient retourner chez eux, mais en deuxième mi-temps où ils ont marqué les trois buts on sentait que c'était l'enfer dans le stade, ça brassait pas mal et je crois que certains de nos joueurs étaient pas prêt pour ça. Moi ça allait j'ai vécu ça en Italie et même en Norvège, mais il y avait des gars, spécialement une couple de gars américains qui jouaient avec nous autres tu le voyais dans leur visage qu'ils n'étaient pas capables de tenir le pas et puis ils avaient peur, ils avaient peur de gagner le match.

O S: Donc ça serait un manque d'expérience qui vous aurait couté ce match-là?

S G: Ah oui, c'est sur.

O S: En 2009 ça a mal commencé avec la défaite en Ligue des Champions puis une blessure, un changement de coach et finalement au moment où tout commençait à se replacer sur le terrain il y a eu l'incident avec Mauro Biello à Rochester qui a amené à ton congédiement, j'imagine qu'émotionnellement ça n’a pas dû être très facile comme saison?

S G: Ah non, ça a peut être été la pire année de ma vie. Ça a commencé comme la meilleure avec le match contre Santos Laguna mais au deuxième match c'était déjà fini. C'est vraiment triste, ce qui c'est passé avec Mauro ici à Montréal tout le monde le sait, une semaine après que ça soit sorti le club a dit que c'était mauvais pour leur image, mais au même moment la même chose est arrivée en Suisse dans la première division. Là bas le coach il est allé voir les journalistes et il a dit que les deux gars se sont excusés et que ça arrive dans le soccer, qu'ils allaient être mis à l'amende et c'est tout. Ici à Montréal le club a pris une décision, je crois, très rapidement a laquelle ils n'ont pas bien pensé. Pour moi ça a été très difficile, après l'incident et mon congédiement j'ai eu beaucoup de misère dans ma vie personnelle. J'ai été chanceux que ma famille soit la pour m'aider a m'en remettre. 30min a voir après

O S: Ensuite tu tes retrouvé en Lituanie, comment c'est arrivé?

S G: J'avais envoyé des e-mails à différents agents partout dans le monde. Il y a un agent russe qui m'a contacté et qui m'a dit qu'il aurait peut être quelque chose pour moi en Europe de l'Est, je lui aie envoyé des vidéos puis j'ai signé le contrat tout de suite avec FK Sudava. Quand je suis arrivé là bas j'étais vraiment en forme et mentalement ça allait bien, dans l'équipe il y avait des bons gars et le système de jeu m'allait bien. Pour moi ça a bien été jusqu'à la fin.

O S: Tu avais un jeune enfant à ce moment-là, au niveau familial ça ne devait pas être évident de se retrouver en Lituanie?

S G: À ce moment-là je suis parti tout seul, ma femme et ma fille sont venues pendant deux mois durant l'été. Ma femme elle travaillait ici, la réalité c'est que quand tu vas jouer en Lituanie tu ne vas pas faire beaucoup d'argent. On n’avait pas le choix de rester moi là-bas et ma femme ici. Au niveau du contrat ce n’était pas très très bon, mais je l'ai fait pour voir si j'étais capable de jouer à un certain niveau. L'agent que j'avais là-bas me disait que si je faisais bien il essayerait de m'amener dans un autre pays. C'était ça le plan et j'ai tout fait pour que ça réussisse, mon agent était positif, il pensait vraiment que j'allais avoir un contrat dans un pays plus grand avec plus d'argent. Il y a eu de l'intérêt, mais à la fin il ne ces rien passé et c'était toujours à cause que j'avais 33 ans.

O S: Maintenant que c'est terminé est-ce que tu regrettes un peu ou bien quand tu regardes ta carrière tu es satisfait?

S G: Regretter? Non jamais, je pense qu'il y a beaucoup de joueurs à Montréal, du Canada ou même en Amérique du Nord qui auraient voulu faire ce que j'ai fait. J'ai eu une grosse carrière, c'est sûr que des fois j'ai pris de mauvaises décisions. La première c'est quand j'étais à Brescia. J'avais le choix entre rester ou aller en prêt. J'aurais pu rester là bas et continuer de m'entrainer, mais c'était difficile, on était plus de 30 joueurs, sauf que moi je voulais vraiment jouer. Dès que je suis parti de là, c'était fini pour moi d'avoir la chance de jouer en première division. Si j’étais resté, ça aurait peut-être été différent. Quand j'étais là bas je vivais avec Andrea Caracciolo qui est maintenant attaquant avec Genoa. À ce moment là on était tous les deux dans la même situation avec Brescia, sauf que lui il est resté et maintenant il en est à dix ou douze saisons en première division. Lui aussi il voulait partir, mais il n'avait pas d'offres, moi j'en avais. Contrairement à lui j'avais beaucoup joué avant. Sauf qu'aujourd'hui il est encore en Seria A et il gagne beaucoup d'argent. Moi je n’ai pas fait beaucoup d'argent, mais ce n’est pas important. C'est vraiment l'expérience qui compte. De toute façon je ne suis pas pauvre non plus, même si je ne suis pas riche. Puis dans quelque chose que tu aimes comme moi j'aime le soccer ce n’est pas important.

O S: Aujourd'hui au Québec quand on regarde un peu on voit qu'il y a beaucoup d'anciens joueurs qui se sont impliqués dans le coaching, est-ce que tu penses que c'est bon pour le soccer dans la province?

S G: Ah oui, c'est sur. C'est sur, sauf que j'ai une chose à dire là-dessus. Oui, c'est vraiment important que les anciens joueurs s'impliquent et qu'ils puissent faire rêver un peu les jeunes, mais il faut aussi le faire comme il faut. Il ne faut pas que tu sois juste un nom avec un curriculum vitae et que tu ne travailles pas. Il faut que tu te serves de ton bagage, mais il faut aussi y mettre le travail. Il faut que tu sois là et que tu te sacrifies un peu pour les jeunes. Moi avec mon club dans les derniers six mois je me suis impliqué à fond. À l'automne avec le président de mon club on regardait pour le soccer l'hiver et on avait avant autour de 190 joueurs d'inscrits au programme. Quand je suis arrivé au club, je lui ai dit que ça allait changer, qu'il devait se préparer. Lui il n'était pas trop confiant, pour lui c'était ça la réalité. Moi j'y aie mis toutes les heures possibles et cet hiver on a 530 joueurs.

Après il y a l'aspect hockey versus soccer, il y a beaucoup de jeunes qui laissent le hockey parce qu'ils aiment le soccer. Puis il faut travailler de la bonne façon, les jeunes ils sont là et ils te regardent aller, il ne sont pas stupides, ils savent si tu es en train de travailler correctement ou si tu fais seulement de la figuration. Après ça les parents dans le club ils sont contents, ils voient bien qu'on obtient des résultats. Mon président ne le croyait pas, j'ai fait six mois seulement et déjà les choses changent. C'est sûr qu'au niveau formation je ne peux pas prendre de crédit, ça prend plus de temps que ça pour laisser ta marque, mais je crois qu'on est sur la bonne voie. Maintenant je crois qu'il serait temps au Québec de changer des choses. Par exemple jusqu'à dix ans les jeunes s'ils veulent jouer à la fois au soccer et au hockey c'est correct, mais après ça il faut faire un choix. Parce qu’à ce moment-là ce n’est pas normal qu'un jeune durant l'hiver joue au hockey 3 à 4 par semaine, mais que tu aies de la misère a le faire jouer au soccer une fois par semaine. Moi si je veux vraiment former des joueurs l'hiver il faut qu'ils pratiquent peut être trois fois par semaine. Les jeunes au hockey ils sont sur la glace à 6h30 le matin. Au soccer quand on fait des pratiques à 8h00 le matin ils se plaignent. Je pense que la fédération devrait mettre ses conditions et laisser les jeunes choisir. Si tu fais ça au lieu d'avoir peut-être un million de joueurs au pays tu vas peut-être en avoir sept cent mille. Sauf que tu aurais au moins 600 000 joueurs qui sont vraiment dédies. Quand tu as des jeunes qui sont prêts à faire ça, tout est plus facile. C'est pour ça qu'en Amérique du Sud, par exemple, ils sont si bons. Là-bas à 9-10 ans ils s'entrainent déjà plusieurs fois par semaine.

L'autre chose c'est qu'ici on donne trop d'importance aux matchs. Ça ne doit pas être ça pour un jeune de jouer au soccer, il faut commencer par acquérir la base, le côté technique. Si tu ne fais pas ça, tu ne peux pas jouer au soccer à un bon niveau.

O S: L'an prochain la fédération va lancer sa ligue semi-pro, est ce que tu crois que ça peut marcher?

S G: Je pense que oui, si les clubs font ça comme il faut ça peut marcher. Dans mon club par exemple, il y a 1800 joueurs, si tu es capable d'augmenter le cout de ton inscription de 5 ou 10 dollars puis de donner avec ça un billet de saison pour ton club semi-pro tu commences chaque match avec 1800 billets vendus. C'est pas sûr que tout le monde va venir, mais s'il y a 1300 de ces jeunes qui viennent ils vont amener un parent, parce qu'ils ne peuvent pas venir tout seul. Les parents devront payer leur billet et même si c'est seulement 5 dollars ça peut commencer à être intéressant. Après ça il faut voir quel genre de produit tu vas avoir sur le terrain, il faut aussi penser à la publicité.

O S: Tu es dans un rôle de dirigeant pour le moment, mais est ce que tu aimerais te retrouver dans un club professionnel comme entraineur éventuellement?

S G: Oui, c'est sur. Mon agent Russe m'avait trouvé des choses a ce niveau en Europe pour cette saison, mais je lui aie dit que je n'étais pas prêt pour ça. J'étais sur de connaitre le soccer a 100%, mais je n’étais pas sur d'être capable de livrer mon message. Puis dans le dernier six mois j'ai beaucoup appris, c'est sûr que du côté de l'Europe je laisse la porte ouverte et j'aimerais y aller plus tard. Mais présentement je crois que je dois continuer de m'entrainer à être entraineur. Pour moi c'est comme quand j'étais joueur, j'ai commencé au niveau récréatif, puis au niveau compétitif, puis je suis allé dans le AAA. J'ai fait toutes les étapes. Comme entraineur je dois faire la même chose, on voit trop de joueurs professionnels qui pensent qu'ils peuvent faire le saut, mais jouer et entraîner ce n’est pas la même chose. Il faut suivre la bonne trajectoire et il faut apprendre avant de s'attaquer à un défi comme ça.

O S: Merci Sandro d'avoir pris le temps de répondre à mes questions, c'est très apprécié. Puis bonne chance dans ta nouvelle carrière.


S G: merci.

Photos courtoisie de Sandro Grande et d'Eric Chenoix
 
 
Avec la montée de l'Impact en MLS on assiste en quelque sorte à un nouveau départ. C'est dans cette optique que je crois qu'il est important de ne pas oublier que ce club à un passé et que j'ai décidé de vous présenter d'ici le début de la prochaine saison des entrevues avec quelques anciens du club. Pour continuer la série, j'ai échangé avec Sandro Grande.

Je sais bien ce que vous vous dites, je suis un peu hors du coup en parlant d'un ancien comme Sandro au moment ou l'Impact signe tout un paquet de joueurs. En même temps quand je vois des gars comme Brian Ching qui ne veut pas venir ici, et il n'est pas le seul, je me dis que ce que je fais est nécessaire. Il faut comprendre que l'Impact est un club qui a une histoire, avec ses hauts et ses bas, et que cette histoire date d'avant ces joueurs là. Notre histoire elle date même de plus loin que celle de la ligue. En tant que fan on ne doit pas l'oublier.

Sandro est un ancien milieu de terrain Québécois né en 1977. Il a commencé sa carrière pro avec un séjour d'un peu moins de dix ans en Italie avant de venir jouer à Montréal. Il a aidé l'équipe à gagner le championnat de 2004. Il en a aussi profité pour joindre l'équipe nationale du Canada. Par la suite il est allé jouer en Norvège puis est revenu à Montréal suite à des problèmes de genoux. Il a joué un grand rôle dans l'aventure du club en Ligue des Champions de la Concacaf. Suite à un incident avec Mauro Biello il a été remercié et est allé terminer sa carrière en Lituanie. Il est maintenant directeur technique du Club de Soccer les Étoiles de l'Est à Laval.

Optimum Soccer: Bonjour Sandro, avec la petite neige qui tombe ce matin je me demandais si avant qu'il y ait eu un Sandro au soccer, est-ce qu'il y a eu un Sandro sur patin qui jouait au hockey comme la majorité des jeunes québécois au début des années 80?

Sandro Grande: Non, non, jamais, mon sport ça a toujours été le soccer.

O S: Au moment où tu as commencé ta carrière en Italie il y a aussi eu un peu d'intérêt de l'Impact, est-ce que ça n'aurait pas été plus simple de rester ici?

S G: Non, ce n'était pas une option pour moi. Mon rêve c'était de jouer en Europe.

O S: Dans quel genre d'environnement est-ce que tu te retrouvais dans les divisions inférieures en Italie?

S G: Généralement c'est des bonnes conditions. En première division les stades sont bien plus gros qu'ici à Montréal, quand tu descends dans les autres divisions c'est sûr qu'il y a encore de beaux stades, mais il y en a aussi de moins beaux. Il y a beaucoup d'ambiance quand il y a le match le dimanche il y a beaucoup de gens dans les stades, c'est un peu une religion pour eux.

O S: Durant ton séjour là-bas tu t'es beaucoup promené, tu as changé d'équipe presque chaque saison, j'imagine que ce n'est pas évident d'évoluer en tant que joueur dans de telles conditions?

S G: Je crois que c'est le genre de chose qui aide à devenir plus mature. Ça te donne toujours de nouvelles expériences et de nouveaux défis. Pour avoir du succès, tu dois chaque année faire le travail que l'entraineur attend de toi et si tu es capable de bien faire c'est que tu t'adaptes bien à l'environnement autour de toi.

O S: En 2001 tu as signé un contrat avec un club de première division, Brescia. Comment est-ce que cette occasion s’est présentée?

S G:En 2000 j'étais avec Frosinone en 4e division, dès le début du championnat je jouais très bien. Après quelques matchs il y avait des rumeurs dans les journaux à mon sujet. Le président du club connaissait beaucoup de gens dans de gros clubs et en cours de saison il m'a confirmé que c'était vrai. Il y avait plusieurs équipes intéressées en plus de Brescia, il y avait aussi Udinese, Perugia, Ascoli, Pescara... Il m'a continué de jouer le mieux que je pouvais jusqu'en janvier et que j'aurais surement une bonne offre à ce moment-là. J'ai continué à bien jouer et je n'ai pas laissé toutes les rumeurs qui courraient m'affecter. Puis en janvier le club de Brescia a payé un bon montant pour mon transfert.

O S: Une fois là-bas tu n'as pas vraiment eu la chance de te faire valoir, tu as joué un seul match en Coupe Intertoto, comment ça s'est passé?

S G: C'était très agréable. Quand Brescia m'a acheté en janvier, je suis arrivé au club en même temps qu'Andrea Pirlo qui avait été prêté par l'Inter. Puis quand je suis allé à l'entrainement pour la première fois avec mon agent la première personne que j'ai rencontrée c'était Roberto Baggio. C'était mon idole depuis que j'étais tous petit, j'ai grandi en le regardant à la télé. Dans le vestiaire pas mal tout le monde était gentil, il n'y avait pas de "primadonna", pas de grosses têtes.

O S: En 2004 tu t'es joint à l'Impact, c'est toi qui as décidé de revenir au Canada ou bien si c'est le club qui t'avait contacté?

S G: J'avais eu un peu de difficulté en Italie avec le paiement de mon salaire avec certains des clubs avec qui j'avais joué, j'ai perdu autour de 100 000$. Puis en 2003-2004 je suis retourné en 4e division avec Albalonga et je jouais très bien, je travaillais fort, je ne pouvais pas croire que deux ans avant j'étais avec un club de première division. J'ai bien fait jusqu'en janvier et à ce moment-là l'équipe de 3e division qui était en première place voulait m'acheter. Je les aie rencontrés et ils m'ont dit qu'ils étaient vraiment intéressés. Je suis allé voir les dirigeants de mon club, et moi quand j'avais signé avec eux, quelques mois auparavant c'était entendu que si j'avais une offre en janvier il me laisserait partir. Malheureusement ce n'était pas dans mon contrat et avec Albalonga on était en 2e place et c'était la première fois que ce club faisait aussi bien puis ils ont refusé le transfert.

Après ça de janvier à mars je n'ai pas bien joué, j'étais frustré et dégouté. J'ai parlé avec mes parents et ma famille et j'ai décidé de revenir à la maison. Je quittais le soccer, j'avais dans la tête de finir ma carrière. J'avais en tête de rejoindre l'Impact et de profiter de la saison morte pour aller à l'université. Une fois revenu à Montréal et avoir joint l'Impact il y a eu un changement, je crois qu'être à la maison avec la famille dans les moments difficiles c'est une bonne chose. Puis ma forme est revenue, j'étais dans un bon état d'esprit et j'avais raté la date limite pour l'inscription à l'université à l'automne alors je me suis dit que je ferais ça pour janvier. C'est là que tout a changé. Avec Montréal j'avais vraiment bien fait on a gagné le championnat, je me suis retrouvé avec l'équipe nationale. J'ai joué un match au Costa Rica où il y avait des dépisteurs anglais qui m'ont remarqué. Alors je me suis dit que je laisserais faire l'université et que je tenterais ma chance à nouveau, mais dans un autre pays que l'Italie.

En novembre de cette année-là, je suis allé en Angleterre, j'ai fait un essai avec Ipswich Town. J'avais bien fait, mais le club ne cherchait pas un milieu dans mon genre, mais plus un ailier. Après ça je suis allé faire un essai en Norvège et j'ai bien aimé le pays. En 2005 je suis retourné avec l'Impact et j'ai aussi joué avec le Canada puis après la Gold Cup je suis retourné en Europe où j'ai signé avec le Viking en première division norvégienne.

O S: Quand tu es retourné en Europe, tu n'avais donc aucune intention de retourner en Italie?

S G: Non j'avais fait ce que je pouvais là bas. C'est sûr qu'aujourd'hui je te dirais que je veux y retourner, peut être pour entrainer une équipe là-bas. Pas tout de suite, mais un jour c'est sur que j'aimerais ça. Moi j'aime beaucoup l'Italie, c'est un pays que j'ai en moi. J’aime tout là bas, la vie, la bouffe, la mer, les montagnes, y'a tout pour bien vivre en Italie. Sauf qu’il y a toujours l'aspect monétaire, c'est toujours difficile d'y trouver un travail dans le soccer et d'être payé. Dans bien des pays comme la Grèce, l'Espagne ou le Portugal, ce sont de beaux pays, mais ce n'est pas le Canada ou l'Allemagne. Si quelqu'un te dit qu'il va te donner dix dollars ici, tu sais que tu vas avoir ton dix dollars alors que là-bas tu vas en avoir quatre. Puis le gouvernement n'est pas là pour aider les gens. Il y a un peu trop de corruption.

En 2004 avec l'Impact vous avez remporté le championnat qu'est ce qu'il y avait de spécial avec cette équipe là?

S G: Moi je pense que c'était l'esprit d'équipe. On était quatorze ou quinze joueurs originaires de Montréal. Depuis ce temps-là ça a changé, et les gens le voient. Cet été on l'a bien vu, les gens aussi l'ont bien vu et les gens vont moins au stade que les saisons avant. Il me semble qu'on voyait toujours des bancs vides cet été et on nous sortait toujours une excuse, la pluie, le vent, le froid... Dans le passé il n'y avait pas d'excuse, entre 2004 et 2007 il y avait toujours une dizaine de joueurs qui venait de Montréal et ça créait un lien entre les partisans et le club. Je suis bien d'accord que tu dois amener des joueurs de l'extérieur, mais il doit être mieux que le joueur que tu as ici à Montréal. Ce n’est pas ça qui se passe avec l'Impact, en Italie si je n'étais pas capable d'être meilleur qu'un Italien ils ne me prenaient pas.

Si on regarde cette année à Edmonton ils avaient une bonne de dizaines de joueurs qu'on n’avait pas vraiment vus nulle part, c'était leur première année professionnelle et ils ont quand même bien fait. En 2004 c'tait vraiment un esprit d'équipe exceptionnel, si on sortait dans une discothèque c'était tout le club qui sortait ensemble. Quand on avait un match le week-end, le mercredi ou le jeudi avant on sortait tous ensemble. Après on s'entrainait et on se reposait puis sur le terrain on jouait ensemble, on était a se donner sur le terrain l'un pour l'autre. Depuis ce temps-là ça a beaucoup changé et on voit ce que ça donne sur le terrain. Pour moi c'est triste parce que c'est un club qui est toujours dans mon coeur et de voir comment on est traité les gens de Montréal c'est un peu triste.

O S: Quand tu as été appelé en équipe nationale la première fois est-ce que ça t'a pris par surprise ou bien si tu t'y attendais un peu?

S G: Ce n'était pas totalement une surprise, la première fois on m'a appelé pour remplacer un blessé si je me souviens bien. On s'en allait au Costa Rica et j'y suis allé avec eux et j'ai été surpris quand après l'entrainement l'entraineur m'a dit que je jouerais comme partant. J'avais des papillons dans l'estomac, mais malgré tout ça avait bien été et j'ai bien aimé l'expérience. Après le match je me suis dit "regarde, ça c'est ta place, ta place ce n’est pas d'aller étudier, ta place c'est sur le terrain de soccer parce que tu es capable"

O S: Après ça en 2005 tu as été rappelé en Équipe nationale pour la Gold Cup avec plusieurs de tes coéquipiers, on ne voit pas ça souvent ici, j'imagine que ça a dû être agréable et que ça devait faire une ambiance spéciale dans le vestiaire?

S G: Oui, c'est certain que c'était bien, en plus de moi il y avait  Greg Sutton, Adam Braz, Gabriel Gervais, Ali Gerba, et Patrick Leduc. En plus de ça il y avait Patrice Bernier et Olivier Occéan qui étaient aussi originaires de Montréal. Dans le passé il y avait rarement des gars originaires du Québec en Équipe nationale, alors que depuis ce temps-là ça a changé. Cet automne il y a eu Patrice et Olivier en plus d'André Hainault et Jonthan Beaulieu Bourgeault avec le Canada. C'est bien de voir que les joueurs du Québec peuvent prendre leur place. En 2005 l'impact devait être fier de voir 6 de ses joueurs sélectionnés. Présentement il n'y a pas de joueurs de l'Impact qui sont appelés et il faut se poser des questions. Il ne faut pas non plus penser seulement à l'Impact, il faut penser pour tout le pays, l'Impact c'est mon club, mais le Canada c'est mon pays. Un club doit développer des joueurs locaux pour être représenté en Équipe nationale.

O S: Quand tu es allé en Norvège en 2005 il y avait déjà pas mal de joueurs canadiens dans ce pays, pourquoi la Norvège, est-ce que c'est parce que le style de jeu ici s'adapte bien avec le soccer qui se joue là bas?

S G: Pour moi c'était l'inverse, ce n’était pas mon style. Sauf que dans les plus petits pays comme ça ce n’est pas comme ici, en Amérique du Nord il y a la MLS et ils font beaucoup de dépistages en NCAA. En Europe il y a tout qui est proche, en deux heures d'avion les dépisteurs de l'AC Milan peuvent être là, les dépisteurs de Manchester United peuvent être à ton stade. Tous les pays sont proches l'un de l'autre et c'est ça la clé. Des fois quand je repense a ma carrière je me dis que c'était bien 'aller en Italie et que j'ai été chanceux d'avoir une chance avec un club de première division, mais peut être que c'était un niveau un peu trop haut a ce moment-là. Si j'avais été en Norvège ou même en Lituanie où j'étais l'an passé ça serait dix fois mieux. Je regarde ma saison de l'an passé, j'étais vraiment en forme et j'ai peut être eu la meilleure saison de ma carrière et je me disais que c'est drôle qu'a 32 ans je me retrouve dans le pays ou j'aurais du aller à 22 ans. Si j'avais fait ça, je me serais retrouvé avec un gros club qui aurait pu jouer en Europa League peut-être, en plus ça allait très bien avec mon style de jeu.


La suite demain...
 
 
Bon lundi à tous, on commence cette semaine chargée avec l'habituel tour d'horizon des Québécois qui vivent du soccer à l'étranger. Pour commencer ce lundi je voudrais souhaiter bonne chance à l'ancien entraineur de l'Impact Marc Dos Santos. En entrevue avec Philippe Germain sur le podcast Soccer Plus il affirmait être pas mal prêt de s'entendre avec un club brésilien pour un job là bas. Espérons que tout se concrétisera et que Marc aura derrière lui un club qui le supporte à 100%, il le mérite amplement.

J'aimerais faire une petite parenthèse pour dire que j'apprécie beaucoup le travail de Philippe Germain et de son équipe sur son podcast. Si vous ne le connaissez pas allez à cette adresse (http://lesoccerplus.wordpress.com/) ça vaut la peine d'écouter. Le contenu dans les médias traditionnels sur le soccer est souvent mince et redondant et on ne peut que féliciter quand quelqu'un décide par lui même d'y ajouter son grain de sel.

Retour sur le terrain maintenant, le week-end a commencé samedi dernier en Allemagne avec Jonathan Beaulieu Bourgeault sur le banc pour le club de Preußen Münster. Il est finalement entré sur le terrain alors que son club était en avance 2-1 à la 87e minute. Cette victoire contre Heidenheim a fait remonter le club de JBB à la 8e place. Ça fait quelques sorties plus difficiles de suite pour Jonathan et il semble avoir de la misère à gagner sa place. Il ne lui reste plus que 3 matchs avant la pause pour se reprendre. La prochaine partie de Munster aura lieu vendredi prochain contre l'ancien club d'Olivier Occéan, les Kickers Offenbach qui sont présentement 10e.

Le lendemain, dimanche, c'était au tour de Patrice Bernier de fouler le terrain avec Lyngby BK contre le club de SønderjyskE. Le résultat n'a pas été celui escompté avec une défaite de 3-1 pour le club du Québécois. Avec une fiche de 3 victoires, 3 matchs nuls et 11 défaites en 17 matchs Lyngby se retrouvent dans la zone de relégation. En 11e position sur 12, ils accusent un retard de 5 points sur le dernier non relégable. Avec un seul match à jouer (contre un des nombreux anciens clubs d'Ali Gerba, AC Horsens) il leur est impossible de remonter en sécurité pour la pause du temps des fêtes.

Pour terminer, Olivier Occéan et son club du Greuther Fürth ont raté une bonne occasion de reprendre la tête de la Bundesliga 2 lundi après midi en perdant 2-1 contre celui qui est maintenant premier, le Fortuna Dusseldorf. Avec cette défaite olivier met fin à sa séquence de matchs consécutifs avec un but en club et son club perd une place et se retrouve 4e. Il reste 4 matchs en ligue avant la pause pour s'en remettre. Le prochain adversaire sera le Hansa Rostock.
 
 
Comme on l'a effleuré lors du sujet sur l'effectif, un club de la MLS ne peut offrir pour un joueur plus de 335 000$ à partir de son budget salarial. C'est un des principaux moyens de contrôle des dépenses que la ligue a mis en place pour s'assurer d'éviter les escalades salariales. Il reste tout de même que comme la plupart des règles il y a des exceptions. Ce sont ces deux exceptions que nous verrons aujourd'hui.

La première façon de dépasser le maximum salarial est de faire baisser la part du salaire du joueur sur le budget du club en utilisant le fond d'allocation. Et qu'est ce que ça mange en hiver un fond d'allocation? C'est un montant d'argent que chaque club a à sa disposition et qu'il peut utiliser pour différentes choses. Dans le cas qui nous concerne, le fond d'allocation pourrait faire baisser un salaire de 350 000$ à 335 000$ afin qu'il respecte les règles. Le fond d'allocation du club concerné serait alors amputé de la différence, soit 15 000$ dans ce cas-ci.

Ce n'est pas tout, le fonds d'allocation peut aussi être utilisé afin de faire l'achat de joueur à l'étranger. De plus comme ce montant d'argent peut être échangé il peut aussi servir à acquérir des joueurs qui évoluent déjà en MLS.

Ce fond d'allocation ne vient pas du néant. Il est permis par la ligue qui décide du montant pour chacune des équipes. Le principal facteur qui détermine ce montant est les performances. Plus particulièrement le fait de ne pas accéder aux séries éliminatoires et le fait de se qualifier pour la Ligue des Champions de la CONCACAF font augmenter le montant possible du fond d'allocation. L'Impact, en tant qu'équipe d'expansion, pourra aussi bénéficier d'un bonus sur son fond d'allocation. Il est aussi possible pour un club d'utiliser un effectif réduit de 28 joueurs ce qui permet d'ajouter 35 000$ pour chaque trou dans l'effectif. Finalement l'autre moyen de faire augmenter le montant du fond d'allocation est de vendre un joueur à l'étranger. Une partie de l'argent de cette vente est appliqué sur le fond.

L'autre moyen pour un joueur de gagner plus que le maximum permis est de recevoir le statut de joueur désigné. Avec ce statut le joueur ne voit pas de limite au contrat qui lui est permis et le club doit déduire de son budget salarial le maximum permis, soit 335 000$. Chaque club peut avoir deux joueurs désignés. Il est par la suite possible d'acheter une troisième place pour un joueur désigné en payant un montant de 250 000$ qui est réparti également entre les clubs qui n'ont pas de 3e joueur désigne.

La règle du JD est bonifiée pour la prochaine saison. Si un club le veut, il peut signer un joueur désigné de 20 ans ou moins. Dans ce cas le budget salarial du club ne sera amputé que de 150 000$ plutôt que de 335 000$. Si le joueur a entre 21 et 23 ans, le budget sera alors amputé de 200 000$. De plus si le jeune est le 3e joueur désigné du club il n'y aura pas de pénalité à payer. Tout ça afin de permettre au club de diversifier le type de joueurs désignes qui se joindront a eux.

Personnellement je crois que la MLS fait du bon boulot pour gérer les salaires de ses joueurs et éviter que les propriétaires et les dirigeants de clubs perdent le contrôle. La règle du joueur désigné permet, tout en gardant le contrôle des finances du club, de donner un peu de lustre à une ligue qui autrement serait bien terne. Le réel défi représenté par cette règle se trouve plutôt dans le vestiaire. Il ne doit pas être évident pour un entraineur de gérer des joueurs qui gagnent 50 000$ en même temps que d'autres qui gagnent 10 fois plus. 

Pour lire les deux précédents billets de la série:

#1 http://optimumsoccer.weebly.com/1/post/2011/11/la-mls-ca-mange-quoi-en-hiver-1la-composition-de-leffectif.html

#2 http://optimumsoccer.weebly.com/1/post/2011/11/la-mls-ca-mange-quoi-en-hiver-2les-joueurs-locaux-et-la-gnration-adidas.html

 
 
L'Impact est finalement né hier. Avec la sélection de dix joueurs et deux échanges, on compte maintenant 16 joueurs avec ceux qui avaient été signés dans les dernières semaines. Ça nous fait la moitié d'un effectif et pour moi on peut déjà observer quelques tendances.

Pour commencer, indépendamment des joueurs sélectionnés, c'est le travail de l'équipe technique qui m'intéresse. La première chose que j'avais hâte de savoir c'est si on allait choisir les joueurs qui avaient la meilleure valeur, quitte à transiger plus tard, ou bien si on cherchait des positions spécifiques pour boucher des trous. La réponse c'est qu'on a fait un peu des deux.

Jesse Marsch avait dit avant le repêchage qu'il voulait surtout s'occuper du milieu de terrain et c'est ce qu'il a fait en faisant l'acquisition de 7 joueurs pouvant patrouiller le milieu. Il a aussi prouvé qu'il n'avait pas peur de bouger en effectuant deux transactions et en mettant la main sur un des joueurs les plus prestigieux de la ligue, Brian Ching. Ce dernier avait affirmé qu'il prendrait sa retraite plutôt que de quitter Houston et j'imagine qu'il y retournera avant la fin de 2011. Ce n’est pas le genre de chose que Don Garber va laisser trainer trop longtemps. Au bout du compte ce que Marsch et son équipe nous ont démontres hier c'est qu'ils ne sont pas intimides et qu'ils ont du chien, qu'ils sont près a prendre des risques.

Il y a une autre chose que j'ai remarquée hier, la nationalité des joueurs choisis. Si on ajoute les quatre joueurs qu'on avait déjà on se retrouve avec deux étrangers. Ça nous laisse un minimum de 5 places d'étrangers disponibles. Si on ajoute les 3 Canadiens qu'il nous faut, il nous resterait autour de 5 joueurs américains (ou des Canadiens supplémentaires) à trouver.

Il y a un incident qui s’est passé dans les derniers jours qui me chicote. Hier un journal de l'Oregon a annoncé que l'Impact avait fait une entente avec Portland qui faisait que l'Impact avait Ryan Pore en prêt pour 2011 et une place d'étranger supplémentaire pour 2012. En retour l'Impact s'engageait à ne pas choisir un joueur de Portland. Un peu plus tard l'Impact annonçait la même chose sur don site internet. Puis ce matin l'annonce avait disparu du site de l'Impact. Est-ce que la ligue a mis son nez là-dedans et a annulé la transaction? C'est le genre de chose qui se peut.

Pour finir, je veux jaser de deux joueurs, le premier c'est un de mes choix favoris, Justin Mapp. Il a attiré mon attention dès la mi-saison. Pourtant à Philly les fans semblent pour la plupart bien contents de le voir partir. De mon côté je suis bien content de le voir avec nous. Je crois que de se retrouver avec un ancien coéquipier comme Marsch lui fera du bien.

L'autre joueur qui a particulièrement attiré mon attention c'est Jeb Brovsky. Personnellement je n’aurais jamais cru qu'on repêcherait quelqu'un à Vancouver. Il est jeune et il a quand même joué plus de 20 matchs, mais ultimement ça reste un joueur qu'une des pires équipes de la ligue ne comptait pas parmi son top 11. Pour moi ce n’est pas très rassurant. Mais on sait jamais, ça ne veut pas dire qu'il va vraiment jouer avec nous. Une chose est certaine, ça va nous faire toute une entre saisons parce que c'est évident que l'Impact n'a pas fini de bouger.

La liste des joueurs de l'Impact:

1-Nelson Rivas (COL) Def 
2-Hassoun Camara (FRA) Mil-Def
3-Evan Bush (USA) Gardien
4-Sinisa Ubiparipovic (BOS) Mil *
5-Jeb Brovksy (USA) Def/Mil
6-Bobby Burling (USA) Def
7-Brian Ching (USA) Att
8-Josh Gardner (USA) Def/Mil
9-Justin Mapp (USA) Mil
10-Sanna Nyassi (GAM) Mil *
11-Justin Braun (USA) Att
12-Gerson Mayen (USA) Mil
13-Seth Sinovic (USA) Def
14-Collen Warner (USA) Mil
15-Tyson Wahl (USA) Def
16-Zarek Valentin (USA) Def
 
 
La liste des joueurs disponibles pour le repêchage d'expansion est enfin disponible et une des choses qui m'intéresse c'est de voir qu'il y a 6 anciens porte-couleurs de l'Impact qui ont vu leurs noms inscrits dessus. Les trois premiers sont les joueurs qui étaient en prêt à la fin de la dernière saison, soit Ryan Pore, Miguel Montano et Greg Sutton. Dans les trois cas, je serais surpris de les voir de retour avec l'Impact via le repêchage de mercredi. Du côté de Montano, je crois simplement qu'il y a des joueurs plus intéressants disponibles à Seattle. Peut être l'attaquant américain Mike Fucito, ou le Canado-Jamaicain O'Brian White, pour ce qui est de Sutton pas besoin de lui puisqu'on a décidé de garder Evan Bush. Finalement du côté de Ryan Pore il semble y avoir une entente entre Portland et Montréal, une des rumeurs qui courent serait que l'Impact ne prendrait personne chez les Timbers en retour d'une place de joueur international.

Il reste 3 visages qu'on a déjà vus à Montréal après ceux-ci. Tout d'abord deux à San Jose, soit le gardien Andrew Weber et le milieu de terrain Joey Gjertsen puis un dernier au Toronto FC, le défenseur Adrian Cann. Adrew Weber (et non pas Andrew Lloyd Weber) est un ancien gardien substitut de l'équipe, il a évolué avec l'Impact entre 2006 et 2008. Au total en il a gardé le but Montréalais à 29 reprises. Il était efficace sans être spectaculaire, mais je doute qu'il aille ce qu'il faut pour jouer en MLS de façon régulière et comme on a déjà signé Evan Bush je ne crois pas qu'on le reverra à Montréal.

Chance qu'il revienne: 0,001%

Joey Gjertsen est un milieu de terrain qui a joué ici entre 2007 et 2009. Il est un joueur à caractère offensif qui peut jouer autant au centre qu'à droite sur le terrain. Il était relativement efficace avec Montréal, mais ses meilleurs moments en deuxième division sont survenus avec Vancouver lors de la saison 2006 où il a été nommé joueur le plus utile à son équipe. Après ses 66 matchs à Montréal il a signé avec le San Jose Earthquakes où il a un statut de remplaçant.

Chance qu'il revienne: 20%

Le dernier est un joueur qui a vécu le championnat de 2004, Adrian Cann. Il est âgé de 31 ans et a joué 22 matchs lors des saisons 2004 et 2005 avec l'Impact. Il a lui aussi joué avec les Whitecaps, avant de se retrouver avec le Toronto FC en 2010 suite à un séjour au Danemark. Ce fut pour lui une excellente saison que sa première à Toronto puisqu'il a été choisi meilleur joueur du club a la fin de celle-ci. Sa saison 2011 a par contre été catastrophique étant donné qu'il n'a joué que 12 matchs avant de subir une blessure au genou droit qui a mis fin à sa saison.

Chance qu'il revienne: 35%

En gros il y a une conclusion à faire selon moi, les joueurs qu'on va prendre mercredi ne seront pas des anciens de l'Impact. Si c'était le cas, je serais vraiment surpris. À moins que le club aime vraiment Miguel Montano ou que l'entente entre les Timbers et l'Impact soit différente de ce qui circule sur le net. La réponse officielle viendra mercredi après-midi. En espérant que ça soit à l'heure cette fois-là!
 
 
Gros week-end encore une fois pour nos Québécois hors Québec. En prime on a un petit ajout à faire à la liste habituelle des joueurs que je couvre. Sur son fil Twitter le défenseur québécois de 22 ans, Fabrice Lassonde, nous a appris qu'il faisait présentement des essais pour se trouver un nouveau club. Aux dernières nouvelles l'ancien d'Ingolstadt était en Allemagne.

Pendant qu'on parle de l'Allemagne, nos deux Québécois qui évoluent là-bas ont tous deux commencé leur match du week-end. Jonathan Beaulieu Bourgault a joué 57 minutes dans une victoire de 2-0 du Preussen Munster et Olivier Occean a inscrit un but à son 5e match de suite dans une victoire de 4-0 du Greuther Furth. Au Danemark Patrice Bernier a joué tout le match alors que Lyngby a raté l'occasion de distancer le club derrière lui en faisant match nul 2-2 contre HB Koge.

On peut maintenant passer au match le plus important de la semaine, la finale de la MLS Cup. On va passer tout de suite au résultat, Los Angeles a gagné 1-0 sur un but de Landon Donovan à 71e minute. André Hainault a joué tout le match et a récolté un carton jaune. Sur le terrain il n'y a pas grand-chose a retenir de cette partie, plutôt ennuyante je me suis même demandé si le Galaxy avait un gardien tellement Houston n'a pas été menaçant. De l'autre côté, ça aurait pu être bien plus lourd comme pointage si Los Angeles avait eu un bon joueur de tête pour mettre les corners et les centres de Beckham dans le but. On aura beau dire qu'il est vieux, lent ou quoi que ce soit, quand il frappe ce ballon il est toujours aussi puissant et surtout précis.

La vraie question elle est plus en dehors du terrain. La victoire de Los Angelesc 'est en quelque sorte la victoire d'un modèle, le modèle joueurs désigné superstars. On voit bien avec New York que ça prend quand même plus que trois grosses vedettes pour gagner, mais Los Angeles a finalement réussi à montrer que oui ça peut marcher. J'ai bien hâte de voir si ce modèle va s'étendre encore un peu ou bien si ça restera l'exception. Il reste que pour la MLS cette victoire est surement bienvenue, la Ligue a voulu se donner du prestige avec la règle du joueur désigné et de voir Beckham remporter la MLS Cup ne fait que montrer que c'était une bonne avenue pour donner de la visibilité.

Maintenant c'est le temps de revenir sur le foot local. Avec cette finale qui est maintenant chose du passé, l'Impact en MLS devient une réalité. Le nouveau site internet est en ligne, le maillot sera dévoilé dans deux semaines, le repêchage d'expansion sera fait ce mercredi... il y a plein de choses à surveiller, ça va être assez fou.

Mon haïku du match, parce qu'il faut bien rester zen:

Beckham a joué
Los Angeles a marqué
La MLS a gagné
 
 
Avec la montée de l'Impact en MLS on assiste en quelque sorte à un nouveau départ. C'est dans cette optique que je crois qu'il est important de ne pas oublier que ce club à un passé et que j'ai décidé de vous présenter d'ici le début de la prochaine saison des entrevues avec quelques anciens du club. Pour commencer la série, j'ai échangé avec Giuliano Oliviero.

Giuliano Oliviero est un  Milieu de terrain canadien qui est né en 1974 à New Westminster en Colombie-Britannique. Il a commencé sa carrière en CSL avec les Edmonton Brickmen. Il s'est retrouvé en APSL avec les 86ers de Vancouver où il a été nomme recrue de l'année, après deux saisons là-bas il s'est joint a l'Impact pour la campagne de 1997. Il est resté avec le club jusqu'en 2002, à part pour la saison 1999 ou le club n'a pas joue. Il est par la suite passé au Lynx de Toronto et c'est finalement retrouvé avec le Milwaukee Wave, un club qui évolue maintenant à l'intérieur dans la MISL comme joueur-entraineur. Il est en plus directeur des entraineurs du SC Waukesha, un club U14.

Optimum Soccer: Étant né dans les années 70, tu as commencé le soccer au début des années 80, le sport n'était pas aussi populaire a cette époque, comment t'es tu retrouvé avec un ballon dans les pieds?

Giuliano Oliviero: C'était dans le temps de la vielle NASL où beaucoup de bons joueurs évoluaient, à Montréal il y avait le Manic et à ce moment-là j'aimais aller voir les Whitecaps de Vancouver.

O S: Es-tu toujours un fan des Whitecaps?

G O: L'Impact sera mon équipe favorite en MLS

O S: Quand est-ce que le soccer a commencé à devenir sérieux pour toi?

G O: J'ai commencé à jouer sérieusement au moment où j'ai été sélectionné pour jouer dans l'équipe provinciale. C'était au niveau U-15

O S: Tu as commencé comme pro en 1990 avec Edmonton, comment est-ce arrivé?

G O: Le club est venu à Vancouver pour voir quelques joueurs, ils voulaient un club jeune avec quelques vétérans pour les entourer. J'avais 16 ans et j'ai fait partie des trois joueurs qui ont été signés par Edmonton.

O S: En 1995 tu as rejoint les 86ers de Vancouver où tu as connu une très bonne saison, ça doit être agréable une telle réussite dans ton club local?

G O: C'était vraiment bien, j'étais jeune et on n’attendait pas grand-chose de ma part, j'ai eu beaucoup de plaisir cette année-là.

O S: Après deux ans en Colombie-Britannique tu as changé de club et tu t'es joint à l'Impact de Montréal, comment est-ce arrivé?

G O: Montréal, à ce moment-là, avait une bonne équipe, ils mettaient chaque année sur le terrain un club compétitif et s'en allait dans la bonne direction. Je voulais faire partie de ça.

O S: Quel type de joueur étais-tu à ce moment de ta carrière?

G O: J'étais un milieu de terrain qui pouvait jouer autant défensivement qu'offensivement, autant capable de marquer des buts que de préparer la table pour mes coéquipiers et amplement capable de prendre des responsabilités défensives.

O S: en 1999 l'Impact a pris une pause de soccer extérieur, comment le club vous a expliqué la situation?

G O: Ça a été une année difficile pour tous les joueurs du club, on avait un groupe bien soudé puis Mauro Biello s’est retrouvé avec Rochester, Nick DeSantis à Raleigh et moi à Staten Island. Notre priorité c'était surtout de se trouver un club. Le club semblait préférer se concentrer sur le soccer intérieur.

O S: Est ce que ça a été complexe de trouver un nouveau club pour cette saison-là?

G O: Il y avait beaucoup de clubs qui étaient intéressés par les joueurs de l'Impact, c'était un club gagnant avec certains des meilleurs joueurs de la ligue. Pour la plupart d'entre nous, ça n'a pas été trop complexe de se trouver une autre place ailleurs.

O S: La saison suivante tu es revenu avec l'Impact et as vécu le fiasco de 2001 qui a mené au mouvement Save Our Soccer, j'imagine que ça a été pas mal stressant pour les joueurs?

G O: Ce fut une année difficile, les chèques de paie n'arrivaient pas, il y avait bien des gens qui travaillaient fort et qui nous aidaient, mais au bout du compte il manquait pas mal d'argent. Puis on avait ce match à Pittsburgh qui allait être diffusé sur le réseau Fox et nous avons décidé jouer avec SOS pour Save Our Soccer par dessus le logo de notre commanditaire. Je crois que tout le monde avait un grand sentiment de loyauté envers l'Impact à cette époque. On croyait sincèrement que si on réussissait à finir la saison il y aurait quelqu'un qui pourrait remettre le club sur les rails et c'est à ce moment que la famille Saputo est revenu dans le portrait et le club n'a jamais arrêté d'avancer depuis.

O S: Quel est ton plus beau souvenir de ton séjour à Montréal et qui était le meilleur joueur du club à ce moment?

G O: Le meilleur c'était Mauro Biello. J'ai joué à Montréal environ 7 saisons autant à l'extérieur qu'à l'intérieur, avoir des coéquipiers comme Mauro Bilello, Nick De Santis et Nevio Pizzolitto c'était vraiment agréable. C'était d'excellents joueurs, mais plus important encore c'était des gens exceptionnels et j'ai beaucoup aimé pouvoir échanger avec eux sur une base régulière. En plus de ça, au soccer intérieur j'étais souvent sur la même ligne que Mauro Biello, il rendait le jeu beaucoup plus facile pour les autres, il était rapide et avait un tir dévastateur. Jouer avec lui est probablement ce que j'ai le plus apprécié sur le terrain.

O S: À la fin de ton séjour a Montréal tu jouais aussi au soccer intérieur durant l'hiver, était-ce à ce moment la une nécessité pour les joueurs de soccer nord-américain?

G O: Absolument, même encore aujourd'hui avec les mois d'hiver le soccer intérieur à sa place selon moi. Il n'y a qu'à voir ce qui se passe à Rochester par exemple. Ils ont un club qui a du succès à l'extérieur puis ils viennent de se joindre à la MISL et ça permet à leurs fans de voir du soccer 12 mois par an.

O S: Qu'est il arrivé en 2003 qui a fait que tu as changé de club pour rejoindre Toronto?

G O: J'avais eu une mauvaise saison 2002 en partie à cause des blessures et il y avait des jeunes qui étaient prêts à graduer. En plus pour moi le soccer intérieur était devenu ma priorité. L'organisation a décidé de me laisser partir.

O S: Après une saison avec le Lynx tu as rejoint le Milwaukee Wave où tu as joué ta dernière saison de soccer extérieur suite à la disparition du club, est-ce que c'était une décision que tu as prise ou simplement un concours de circonstances?

G O: La situation était pas mal la même qu'avec l'Impact en 1999, le club a décidé de se concentrer sur sa saison intérieure. Puis ma femme et moi avions déjà un enfant avec un deuxième en chemin, nous avons décidé de nous établir à Milwaukee. Le Wave est une bonne organisation, un peu comme l'Impact d'ailleurs, c'est une franchise avec une belle histoire et de bons résultats, nous venons tout juste de remporter notre 5e championnat. De faire partie d'une organisation compétitive chaque saison faisait partie de mes priorités.

O S: Crois-tu qu'on reverra un jour un club de soccer pro extérieur à Milwaukee?

G O: On en entend parler de temps à autre, même si depuis un an il n'y a pas eu de développement. Il faut comprendre que le Chicago Fire est tout près de Milwaukee. Cela dit je crois que ça serait bien et que la ville est capable de supporter un club extérieur, mais je ne sais pas si ça va arriver.

O S: Maintenant tu joues et tu coaches pour le Milwaukee Wave en MISL, est-ce que le coaching est ce que tu voudrais faire après ta carrière de joueur?

G O: C'est probablement ma dernière saison sur le terrain, ça fait quand même 17 ans que je joue. Il est temps que je passe le flambeau aux plus jeunes. J'aime le coaching , autant en tant qu'assistant qu'en tant qu'avec les plus jeunes. Pouvoir apprendre des choses aux enfants et partager avec eux mon expérience est très valorisant. Je me voit définitivement continuer dans cette veine. Pas nécessairement au niveau professionnel, je suis très heureux à Milwaukee et pour l'instant je ne me vois pas déménager ma famille. En plus le coach du Wave est là depuis vingt ans, c'est pratiquement son poste pour la vie. Je serais tout de même bien content de rester comme assistant une fois ma retraite comme joueur prise.

O S: En 1995 tu as joué un match pour le Canada au niveau international, comment est-ce que cette opportunité c'est présenté et est-ce que tu regrettes de ne pas avoir joué d'autres matchs?

G O: C'est arrivé au même moment que la MLS est née et bien que j'aurais voulu joindre cette ligue ce n'est pas arrivé. Au même moment j'ai aussi commencé à jouer à l'intérieur. Je crois que pour l'Association Canadienne de Soccer ce n'était pas le chemin à prendre pour faire sa place sur l'équipe nationale. Il aurait probablement fallu que je prenne une direction différente pour pouvoir faire partie de la sélection nationale.

O S: Après avoir passé sept ans aux États-Unis est-ce que tu suis encore le soccer canadien?

G O: Oui, surtout l'Impact étant donné que c'est le club où j'ai joué le plus à l'extérieur. Et comme certains de mes coéquipiers, Nick, Mauro, Nevio et aussi Eddy Sebrango sont encore là ça me motive à jeter un coup d'oeil à ce qui se passe à Montréal.

O S: Le soccer canadien a beaucoup changé dans les 15 dernières années, crois-tu que la situation s’est améliorée depuis que tu as commencé ta carrière?

G O: Définitivement, d'avoir trois clubs dans la meilleure ligue d'Amérique du Nord est positif. Je suis un grand fan de la MLS, la ligue pose les bons gestes selon moi pour le sport. Ça ne peut qu'aider le soccer canadien. Ces trois clubs vont aider à former plus de joueurs professionnels et si on compare le niveau de la MLS avec les ligues étrangères on voit que le fossé est de moins en moins large. C'est exactement ce qu'il faut pour le Canada et éventuellement j'espère que ça aidera le Canada à se qualifier pour une autre Coupe du Monde.

O S: Merci Giuliano d'avoir répondu à mes questions et bonne chance pour la saison qui vient de commencer avec le Wave

G O: Merci.



Pour terminer, j'aimerais remercier personnellement Chellee Siewart du Milwaukee Wave, c'est toujours agréable de voir qu'un club peut répondre à toutes nos questions en moins de 5 minutes. C'est très apprécié.

Toutes les photos sont disponibles grâce au Milwaukee Wave.

----------------------------------------------------------------------------

With the arrival of the Impact in MLS there is a new start for the club. With this in mind I think it's important to remember that this club has a rich history, I decided to present that past. Until the start of next seasonI I will do some interviews with former former players of the Montreal Impact. 

To start the series, I talked with Giuliano Oliviero. Giuliano Oliviero is a Canadian midfielder who was born in 1974 in New Westminster, British Columbia. He began his career with the Edmonton Brickmen in the old CSL. He later found himself in the APSL with the Vancouver 86ers, where he was named rookie of the year, after two seasons there he joined the Impact for the 1997 campaign. He stayed with the club until 2002, except for the 1999 season when the club did not play. He then passed to the Toronto Lynx and finally found himself with the Milwaukee Wave, the club he still plays with today as player-coach. He is also Director of Coaching of SC Waukesha.

Optimum Soccer: You were born in the 70s, you began soccer in the early 80s, the sport was not as popular at that time, how was it that you found yourself with a ball at your feet? 

Giuliano Oliviero: It was in the time of the old NASL, where many good players were playing, in Montreal there was the Manic and back then I loved to see the Vancouver Whitecaps play. 

OS: Are you still a fan of the Whitecaps? 

GO: The Impact will be my favorite team in MLS 

OS: When did soccer begin to be sometging serious for you?

GO: I started playing seriously when I was selected to play in the provincial team. It was at U-15 level.

OS: You started as a pro with Edmonton in 1990, how did this happen? 

GO: The club came to Vancouver to see some players, they wanted a young club with some veterans to surround them. I was 16 and I was one of three players who were signed by Edmonton. 

OS: In 1995 you joined the 86ers in Vancouver where you had a very good season, it suppose it was fun to be so successful in your local club? 

GO: It was really good, I was young and the club did not expect much from me, I had fun that year. 

OS: After two years in British Columbia you switched clubs and you joined the Montreal Impact, how did this happen? 

GO: At that time Montreal had a good team, each year they put a competitive club on the field and they were going in the right direction. I wanted to be part of that. 

OS: What kind of player were you at this point in your career? 

GO: I was a midfielder who cpuld play both defensive and offensive, capable of scoring goals and to prepare the table for my teammates and fully capable of taking defensive responsibilities. 

OS: in 1999 the Impact took a break from outdoor soccer, how did the club explain the situation? 

GO: It was a difficult year for all players at the club, we were a tight knitted group and then there was Mauro Biello going to Rochester, Nick DeSantis in Raleigh and I in Staten Island. Our focus was mainly to find a club. The club seemed to prefer to focus on the indoor soccer.

OS: Was it complicated to find a new club that year? 

GO: There was a lot of clubs that were interested in the Impact players, it was a winning club with some of the best players in the league. For most of us, it was not too complex to find another place elsewhere. 

OS: The next season you came back with the Impact and lived the fiasco of 2001 that led to the Save Our Soccer movement, I guess it was pretty stressful for the players? 

GO: It was another difficult year, paychecks did not arrive, there were many people who worked hard and helped us, but we were still missing a lot of money. Then we had this game in Pittsburgh that was to be broadcast on Fox and we decided to play with SOS, Save Our Soccer, over the logo of our sponsor. I think everyone had a great sense of loyalty to the impact at that time. We believed that if we managed to finish the season there would be someone who could put the club back on track and that's when the Saputo family returned and the club has never stopped to move forward since then.

OS: What is your fondest memory of your stay in Montreal and who was the best player in the club at that time? 

GO: The best was Mauro Biello. I played in Montreal about 7 seasons both outside and inside, and to have teammates as Mauro Bilello, Nick De Santis and Nevio Pizzolitto was really nice. They were excellent players, but more importantly they were great people and I loved to be around them on a regular basis. On top of that, in indoor soccer I was on the same line as Mauro Biello, he made ​​the game much easier for others, he was fast and had a devastating shot. Playing with him is probably what I liked most on the field. 

OS: At the end of your stay in Montreal you played indoor soccer in the winter, at that time was it a necessity for North American soccer players?

GO: Absolutely, even today with the winter months, the cold and the snow, indoor soccer has it's place in my opinion. You only have to see what is happening in Rochester, for example. They have a club that is successful outside and then they come to join the MISL and it allows fans to see soccer 12 months a year. 

OS: What happened in 2003 that made you quit the Impact and go to Toronto? 

GO: I had a bad 2002 season in part because of injuries and there were young players who were ready to graduate. In addition, indoor soccer became my priority. The organization decided to let me go. 

OS: After one season with the Lynx you joined the Milwaukee Wave where you played your last season outdoors following the disappearance of the club, is that it was a decision you have taken or just a matter of circumstances?

GO: The situation was quite the same as with the Impact in 1999, the club decided to concentrate on the indoor season. my wife and I already had a child and with a second one on the way we decided to establish ourselves in Milwaukee. The Wave is a good organization, much like the Impact, it's a franchise with a great history, we just won our fifth championship. To be part of a competitive organization each season was one of my priorities.

OS: Do you think we will one day see anothet pro soccer club outside in Milwaukee? 

GO: You hear about it from time to time, although since last year there was no development. It should be understood that the Chicago Fire is close to Milwaukee. That said I think it would be great and that the city is capable of supporting a club outside, but I do not know if it will happen. 

OS: You are now playing and coaching for the Milwaukee Wave in the MISL, is coaching what you want to do after your playing career? 

GO: This is probably my last season, I started playing 17 years ago. It is time I pass the torch to younger people. I love coaching, both as an assistant and with the kids. Being able to teach them and share with them my experience is very rewarding. I definitely see myself doing that. Not necessarily at the professional level, I am very happy in Milwaukee and for now I do not see myself moving my family. In addition the Wave coach has been there for twenty years, it's pretty much his job for life. I would still be very happy to stay as an assistant after retiring as a player. 

OS: In 1995 you played a game for Canada at the international level, do you regret not having played any other games?

GO: It happened at the same time that the MLS was born and although I wanted to join this league that did not happen. At the same time I also started playing inside. I think that for the Canadian Soccer Association it was not the way to go tp get a place on the national team. They probably judged I had to take a different direction in order to be part of the national team. 

OS: After being in the U.S. for seven years, do you still follow Canadian soccer? 

GO: Yes, especially the Impact since this is a club where I played for a lot of years. And as some of my teammates, Nick, Mauro, Nevio and also Eddy Sebrango are still there it motivates me to take a look at what is happening in Montreal. 

OS: Canadian soccer has changed in the last 15 years, do you think the situation has improved since you began your career? 

GO: Definitely, having three clubs in the best league in North America is positive. I am a big fan of MLS, the league does all the right thing for the sport in my opinion. It can only help Canadian soccer. All three clubs will help train more professional players and if we compare the level of MLS with foreign leagues we see that the gap is shrinking. This is exactly what it takes for Canada and eventually I hope it will help Canada qualify for another World Cup. 

OS: Giuliano Thank you for answering my questions and good luck for the season that just started with the Wave.

GO: Thank you. 
 
 
Fini les matchs internationaux pour 2011, on peut maintenant se reconcentrer sur les performances de nos Québécois qui jouent à l'extérieur du Québec. Je vous présente aujourd'hui le menu de ce week-end en commençant par un trio d'entrées qui devraient déjà vous mettre en appétit et une pièce de résistance absolument unique. J'espère que vous allez apprécier!

On commence avec un petit peu de Jonathan Beaulieu Bourgault. Le milieu de terrain de Preußen Münster devra se remettre rapidement de son aller-retour au dessus de l'Atlantique et de ses deux matchs pour le Canada, car samedi son club affrontera le leader de la Bundesliga 3, Sandhausen. Il reste à voir si JBB sera du 11 partant, il a connu deux mauvaises sorties de suite avant la pause et je ne serais pas étonné qu'il soit sur le banc au début du match. Il ne reste plus que 5 matchs avant la pause du temps des fêtes pour le natif de L'Île-Bizard.

Dimanche Olivier Occéan et le Greuther Fürth tenteront de rester en contact avec les meneurs de la Bundesliga 2 en le FSV Frankfurt. Occéan tentera d'imiter sa performance du match de mardi à Toronto en inscrivant un autre but. S'il réussit ça sera son 5e match de suite avec une réussite en Allemagne. En espérant que les jambes ne soient pas trop lourdes après tout ce voyagement. Il reste 5 matchs avant la pause en Bundesliga 2.

Toujours dimanche Lyngby et Patrice Bernier ont une excellente occasion d'ajouter quelques points à leur fiche alors qu'ils se reçoivent le dernier du classement, HB Køge. Sans être critique, la situation du club de Bernier est loin d'être idéale, avant-dernier du classement, a trois points du dernier non relégable. Il ne leur reste que 3 matchs s'ils veulent améliorer leur position avant la pause. Souhaitons-lui tous bonne chance

Finalement la pièce de résistance se déroulera dimanche soir sur les ondes de TSN2 et de RDS2 alors qu'André Hainault et le Dynamo de Houston se déplacent à Los Angeles pour affronter le club de Beckham, Keane, Donovan et cie. Ça sera une grosse commande pour la brigade défensive des Texans, en plus un de leurs principaux joueurs, Brad Davis est blessé et manquera le match. On peut définitivement dire que Houston joue le rôle de négligé dans cette finale. Il reste que je ne pourrais pas supporter un autre club. Bonne chance à André et au Dynamo!
 
 
Le Canada a finalement réussi à inscrire un but lors de ses matchs de qualifications pour la prochaine Coupe du Monde, après deux nuls sans buts en ligne, les rouges ont réussi a trouver le fond du filet à 4 reprises mardi soir à Toronto. C'est à Olivier Occéan qu'est revenu l'honneur d'ouvrir la marque et il a été rapidement imité par Dwayne DeRosario et Josh Simpson. Tosaint Ricketts a fini le travail en fin de match, question d'ajouter la cerise sur le sundea.

Au général on peut dire que les six matchs de qualification nous ont donné un portrait réaliste de ce que représente le Canada sur la scène internationale. On parle pour l'instant d'un club entre deux eaux. La CONCACAF est depuis quelques années dominées par deux clubs, les USA et le Mexique. Par la suite on retrouve les nations aspirantes, le Honduras, le Costa-Rica, la Jamaïque. Finalement on trouve ensuite les nations qui se cherchent un peu, à l'image du Canada, le Guatemala, Panama, Cuba, El Salvador et quelques autres. Comme ces autres nations, le Canada cherche à améliorer son sort et à faire sa place parmi le top six afin d'avoir une chance de se qualifier pour le Brésil.

De ce qu'on a vu cet automne le Canada a un beau défi devant lui, d'un coté la défense, avec devant elle des nations plus faibles, a été quasiment parfaite. Malgré tout on peut se poser des questions car elle a été peu testée. Il est d'ailleurs difficile de savoir à qui Stephan Hart fera confiance dans le filet pour la suite des choses avec Milan Borjan, Lars Hirchfield et dans une moindre mesure Kenny Stamatopoulos qui ont tous bien fait. La défense centrale semble bien nantie, tout comme le côté gauche. Par contre à droite on a vu que Jonathan Beaulieu Bourgault n'est pas nécessairement la solution et que Nik Ledgerwood n'est pas tout à fait au niveau non plus. Derrière eux il y a peu de profondeur à cet endroit, a moins que Stephen Hart tente d'y faire jouer un joueur hors position. André Hainault, Atiba Hutchinson et Jaime Peters ont tous patrouillé ce flanc à un moment donné lors de leur carrière en club.

Du côté de l'attaque, c'est un peu plus confus. Le seul attaquant canadien qui marquait avec régularité, Ali Gerba, a été écarté pour cause de blessure. Ses remplaçants, Rob Friend, Tosaint Ricketts, Simeon Jackson et Olivier Occéan ont tous eux quelques chances sans vraiment se démarquer clairement. Derrière eux Dwayne DeRosario continue d'être un des favoris du coach même s'il ne semble pas aussi efficace en rouge qu'en MLS. Josh Simpson a pris possession du flanc gauche, mais à droite c'est moins clair. Ricketts a fait du beau boulot à ce poste lors du dernier match, mais il reste que personne ne s'est vraiment démarqué de ce côté du terrain. Comme milieu plus défensif Julian DeGuzman peine à retrouver la forme qu'il avait du temps ou il jouait en Espagne, Terry Dunfield est vraiment limite à ce niveau et Will Johnson fait peut d'erreur, mais ne créé rien non plus.

La vraie faille du côté canadien est selon moi que son attaque ne tourne qu'autour d'un seul joueur, Atiba Hutchinson. C'est lui qui distribue les ballons vers l'avant et il réussit bien à appuyer les attaquants quand c'est nécessaire. Malheureusement sa blessure a démontré les faiblesses des joueurs autour de lui. C'est le genre de chose qui est très inquiétant. Normalement on aurait pu s'attendre à ce que DeRo ou DeGuzman haussent leur jeu d'un cran afin de prendre une partie des responsabilités de Hutchinson mais ce n'est pas arrivée. Si le milieu du PSV Eindhoven n'est pas en santé l'été prochain on aura bien de la difficulté à performer contre des clubs comme Panama et le Honduras. D'après moi nos chances de qualifications se jouent principalement là. De plus il faudra éviter les erreurs mentales qui nous ont couté des points précieux lors du dernier cycle de qualification. J'ai toujours de travers dans la gorge le ballon échappé par Pat Onstad contre la Jamaïque au premier match.

Alors est ce que le Canada sera de la prochaine Coupe du Monde? Peut-être, mais ça va être plus que difficile. Il faudra que les joueurs élèvent leur jeu d'un cran, que Stephen Hart réussisse à trouver un système moins unidimensionnel en attaque avec des attaquants en forme et il faudra que la défensive évite les erreurs stupides. Ça fait beaucoup de conditions. De toute façon on n'est pas vraiment rendu là encore. Il faut commencer par sortir du groupe avec le Honduras, le Panama et Cuba. Même si ça ne s'annonce pas facile je crois que cette année c'est la bonne, le Canada devrait être capable de se rendre en ronde finale. Pour le reste on verra bien rendu là.