Ce qui est vraiment intéressant avec le soccer c'est le fait que c'est un sport vraiment mondial. Ça permet de voir dans les différents clubs de la ligue des joueurs aux parcours vraiment diversifiés. C'est encore plus vrai pour la MLS, une ligue qui a un pouvoir d'attraction par le fait qu’elle soit située aux États-Unis et que ce pays a un fort pouvoir d'attraction sur bien des gens. Dans cette optique j'ai décidé de vous présenter avant chaque match de l'Impact, un joueur de l'équipe adverse qui a un parcours intéressant. Cette semaine, avec Montréal qui affronte le Red Bull New York je vais vous présenter Joel Lindpere.
Originaire d'Estonie Lindpere est âgé de 30 ans et évolue au milieu de terrain avec le New York Red Bull. Il a commencé sa carrière de footballeur à 15 ans avec le JK Nõmme Kalju. Il a par la suite gravi les échelons du foot estonien jusqu'à ce qu'il arrive avec le Fc Flora Tallinn. Ce club est le plus prestigieux de la première division d'Estonie.
Après quelques bonnes saisons dans l'ancienne république soviétique et avoir intégré son équipe nationale, Lindpere c'est retrouve avec le CSKA Sofia en Bulgarie. Malheureusement il n'a pas réussi à s'y imposer et est retourné à Tallinn. Son dernier séjour là-bas fut de courte durée. En septembre 2006 Joel a été impliqué dans un incident avec le 4e arbitre lors d'un match. À ce moment il fut remercié de ses services. Comme quoi ce n’est pas parce qu'on joue pour un club dont le nom pourrait être celui d'un fleuriste qu'on ne peut pas avoir du caractère.
Sans club Lindpere a réussi à trouver un emploi en Norvège avec le Tromso IL (l'ancien club de Patrice Bernier). Il y a joue 3 saisons ou il en a profité pour marquer 5 buts. Après ces 3 ans au nord du cercle polaire arctique, il a opté pour un environnement un peu plus urbain. Il a signé avec le club de la Grosse Pomme en janvier 2010. Il a très rapidement laissé sa marque dans l'esprit des fans New Yorkais, marquant le premier but au tout nouveau Red Bull Arena lors d'un match amical contre le Santos FC. Il a aussi été celui qui a préparé le premier but de Thierry Henry avec New York lors d'un match amical contre Tottenham. L'an passé il a été nommé le joueur de l'année pour son club. Il a connu une excellente campagne avec 7 filets. Lindpere a amené son talent de ce côté si de l’Atlantique, mais il a aussi amené son bouillant caractère. Il a eu plusieurs incidents avec des arbitres en MLS, il a entre autres écopé d’un carton jaune pour avoir envoyé paître un arbitre après avoir inscrit un but. Cet arbitre avait auparavant laissé passer une faute sur un coup de pied que Lindpere avait reçu au visage. Jœl était aussi au milieu d’une altercation qu’il y a eu entre le NY Red Bulls et le Galaxy de Los Angeles en série l’an passé.
Si vous décidez d'adopter le très talentueux Lindpere comptez-vous chanceux, vous aurez un excellent partenaire pour jouer au golf puisqu'il s'agit d'un de ses passe-temps. Vous vous dites sûrement que s'il pleut vous allez vous ennuyer, mais ce n'est pas le cas, car Lindpere est aussi un amateur de quilles. Puis si les quilles ce n'est pas votre tasse de thé, vous pourrez toujours vous occuper de l'héritier Lindpere pendant qu'il va rouler sa boule. Puis si vous l’adoptez dites-lui donc de monter son jeu d’un cran cette saison, parce que je l’ai dans mon équipe de Fantasy League sur le site de la MLS, mais il ne fait pas grand-chose cette saison. Mais dites-lui de faire ça après le match contre Montréal, et dites-lui gentiment…
Fabrice Lassonde a finalement trouvé un club, après un été d’essai avec l’Impact suivi de tentatives en Allemagne à la dernière période de transferts en Europe, il a réussi à se trouver une place avec le FC Edmonton, le seul club canadien de la NASL. Auparavant le jeune québécois a fait partie des équipes de jeunes et de la réserve du club Allemand FC Ingoldstadt 04. Ce nouveau contrat professionnel fait de lui le 3e joueur d’ici a évoluer professionnellement en Amérique du Nord avec Patrice Bernier de l’Impact et André Hainault du Dynamo de Houston.
Le contact avec le FC Edmonton ne c’est pas nécessairement fait au hasard puisque l’agent de Lassonde, Jean Russo de NTL Management est aussi l’agent de quatre autres joueurs du FC Edmonton dont l’ancien de l’Impact Kevin Hatchi. Il ma affirmé que les discussions de contrat étaient entamées depuis le début de l’essai de Fabrice: «Ca a pris un peu de temps pour tout régler, deux à trois semaines, ça a été finalisé la semaine dernière, mais le club voulait attendre avant de l’annoncer». Le club était reconnu l’an passé pour miser sur beaucoup de joueurs locaux, mais selon l’agent de Fabrice Lassonde la situation devrait être différente cette année: «l’an passé ils ont fait une saison moyenne, cette année ils ont écarté quelques joueurs canadiens et ont pris un peu plus de joueurs étrangers. Ils veulent vraiment faire une bonne saison en NASL, ils ont l’ambition de tout rafler».
Surtout utilisé en milieu de terrain lors de son séjour en Europe Fabrice devrait être utilisé plus en comme défenseur latéral en Alberta. Il sera le second québécois à évoluer avec le FC Edmonton après Alex Surprenant l’an passé. Vous pourrez suivre le FC Edmonton à partir du 7 avril contre les Strikers à Fort Lauderdale.
La couleur c'est très stimulant, personnellement le vert du gazon au Crew Stadium, le bleu comme le ciel de l'uniforme de l'Impact et le jaune comme le blé de celui du Crew de Columbus c'est le genre de chose qui me rend poétique, ça me fait penser à un Van Gogh. C'est juste plate que l'arbitre du match soit venu tout gâcher en y ajoutant sa touche de rouge. Ça a ajouté un aspect trop dramatique à un tableau qui aurait pu devenir idyllique. Ça me rend un peu perplexe que le carton lui aussi jaune comme le blé soit resté dans sa poche au moment fatidique, est-ce parce qu'il voulait le garder près de son cœur? Il reste que ce match-là nous a permis de découvrir un peu plus notre équipe. En partant il faut dire que comme je l'ai écrit dans mon article de dimanche ( http://tinyurl.com/6tq2cgf), je trouve le rouge de l'arbitre exagéré, mais en même temps Jeb Brovsky a pris un risque en jouant avec les coudes si haut. Puis quand Felipe a commis une faute dans la surface une dizaine de minutes plus tard c'était là aussi un jeu risqué. Au départ de l'action, il était derrière son adversaire et comme il était dans la surface de réparation ce n'était pas simple. Ce que ça me dit moi c'est que c'est bien beau les risques, mais encore faut il que le jeu en vaille la chandelle. Pour le moment l'Impact c'est un club qui tente des choses, mais qui réussit peu. En offensive c'est la même chose. Il suffit de voir que le club mène la ligue pour le nombre de tir et de tir cadré. Tout ça avec au compteur un seul but. On prend beaucoup de tir et on crée beaucoup d’occasions, mais comme avec les fautes ce qu’on tente ne nous paie pas du tout. De ce côté-là ce qu’il manque c’est deux chances, une part de chance et une part de magie. Si Gardner avait réussi à marquer à la fin du match contre Chicago plutôt que de frapper le poteau, on gagnait, puis Justin Mapp a aussi frappé la transversale contre Columbus. L’autre chose qui manque c’est la magie, L’Impact a beau tirer beaucoup, souvent on ne teste pas trop le gardien, des fois c’est plus efficace de tirer moins, mais de tirer mieux. On a tout de même vu bien du positif dans le match de samedi. L’Impact a démontré beaucoup de caractère en se relevant les manches et en essayant continuellement de marquer, et ce même durant les arrêts de jeu de la seconde mi-temps. C’est une mentalité que j’aime bien, ce club est un club de guerrier. Je crois que c’est à l’image du coach, Jesse Marsch mais aussi a l’image du capitaine Davy Arnaud. À chaque match cette saison on a pu voir qu’il a donné un effort constant durant 90 minutes. Je serais curieux de savoir combien de calories il brûle durant une partie. L’autre point positif c’est la tenue de Donovan Ricketts. Je l’avais trouvé parfois hésitant lors de ses sorties durant les deux premiers matchs, mais hier j’ai adoré ce que j’ai vu. Il avait l’air confiant et a réussi plusieurs arrêts acrobatiques. Je me dis que c’est peut-être l genre de gardien qui est plus efficace quand il est plus occupé, à moins que ça soit son entente avec ce défenseur qui s’améliore avec les matchs. C’est probablement un peu des deux. Avec tout ça on est déjà à quelques jours du match à New York. Malheureusement le Red Bull s’est réveillé ce week-end avec une grosse victoire de 4-1. Ça ne sera pas simple. Mon haïku du match parce qu’il faut bien rester zen: Carton rouge exagéré Péno généreux Défaite inévitable
J'imagine que c'est la même chose pour tout le monde, la vie est parfois incompréhensible. Le soccer c'est la même chose, il y a toujours des éléments qui nous laissent perplexes. C'est dans cet état d'esprit que m'a laissé l'Impact et son staff technique suite au repêchage d'expansion. Je dois avouer que j'ai été très surpris le 23 novembre dernier quand Jesse Marsch a sélectionné Jeb Brovsky des Whitecaps de Vancouver.
Quand on parle de Jeb Brovsky on parle d'un jeune de 24 ans qui en est à sa seconde année comme professionnel. Il fut repêché au deuxième tour du Superdraft de 2011. Avec les Caps lors de sa saison recrue il a fait partie de la pire équipe de la ligue. Pouvant jouer surtout au milieu de terrain et pouvant dépanner en défense, il en a profité pour jouer 24 matchs, dont 16 comme partant.
Parmi tous les joueurs de la formation de Vancouver il est un de ceux qui ont eu à essuyer le plus de critiques en 2011 de la part des fans. D'ailleurs beaucoup d'entre eux étaient soulagés de le voir partir pour Montréal lors du repêchage d'expansion. C'est exactement pour cette raison que cette sélection m'a laisse perplexe a l'automne passe. Malheureusement le pattern semble se reproduire cette année encore. Brovsky n'a pas vraiment eu de bons matchs avec l'Impact depuis le début de la saison. Pour le moment il ne contribue réellement pas à ce qui se passe dans cette équipe.
Lors du premier match, il a eu l'air statique à plusieurs reprises et lors du second il doit prendre une part du blâme pour le but égalisateur de Chicago. Hier conte Columbus la plupart des gens blâmaient l'arbitre, mais il ne faut pas oublier que Brovsky avait été déjoué comme un enfant d'école quelques minutes auparavant au moment ou un joueur de Columbus c'est jeté par terre. J'ai bien l'impression que les clubs de la ligue se sont donné le mot et l'ont identifié comme étant le maillon faible de la défensive montréalaise. La conséquence de tout ça c'est qu'il ne sera pas en mesure de jouer le prochain match contre New York.
Le problème c'est qu'il n'y a pas vraiment de vrai défenseur droit disponible présentement pour prendre sa place. Avec Zarek Valentin qui évolue en équipe nationale, l'Impact fait face à un problème que bien des clubs connaissent, le manque de profondeur. Tous les autres joueurs qui sont avec Montréal en ce moment et qui peuvent évoluer à la position de latéral droit sont plus à l'aise ailleurs sur le terrain.
Durant le match contre Columbus on a vu Davy Arnaud prendre la place de Brovsky mais il est bien plus utile dans un rôle plus offensif. Sur le banc y a Callum Mallace, le problème c'est qu'il est tout jeune et a très peu joue comme arrière latéral, il est lui aussi plus habitué au milieu de terrain. L'autre solution pourrait être d'y mettre le vétéran Shavar Thomas, sauf qu'il est d'abord et avant tout un arrière central et le fait qu'il ait très peu joué dans les 15 derniers mois est inquiétant.
La chose qui me désole dans tout ça c'est qu'on avait une option comme arrière droit l'an passé et qu'on n’a même pas daigné lui offrir une chance de se faire valoir en seconde division. Il s'agit du jeune Fabrice Lassonde. Il a passé une bonne partie de l'été dernier à s'entraîner avec l'Impact, mais jamais le club ne lui offert de contrat. À la place il est allé ce printemps au camp d'entraînement du FC Edmonton et je suis pas mal sûr qu'il commencera la saison avec eux. Sans affirmer qu'il aurait automatiquement eu sa place avec le club cette année je crois qu'il aurait tout de même pu avoir sa chance au camp d'entraînement. En toute honnêteté il n'aurait pas pu faire pire que Brovsky.
Tout ça c'est du passé, il faut faire avec maintenant. Mais malgré tout il y a peut-être une petite lueur d'espoir pour nous au bout du tunnel. Le Canada (avec deux Québécois, Samuel Piette et Philippe Davies et un joueur de l’Impact, Evan James) a battu hier les États-Unis lors du tournoi de qualification pour les Jeux olympiques de Londres. Cette défaite du club de Valentin les place dans une position précaire. Advenant un mauvais résultat contre El Salvador, les USA seraient éliminés et l'Impact retrouverait son arrière droit. La vraie clé pour Montréal elle est là, Allez El Salvador!
Ce n’est pas toujours facile d’être fan de soccer. Un des principaux plaisirs d’aimer le sport professionnel c’est de pouvoir partager cette passion avec les autres. Si vous êtes comme moi cette partie-là, c’est plus difficile à accomplir. Pour les matchs à domicile, il n’y a pas trop de problèmes, mais à l’étranger c’est une autre histoire. Par exemple je peux difficilement en parler au travail avec mes collègues, même si on est autour de deux cents il n’y pas personne qui partage le même niveau de passion que moi pour l’Impact. Il y a bien quelques curieux et quelques fans de soccer européen, mais il n'y a personne qui peut me challenger au niveau de la MLS, personne qui peut m’amener à pousser mes réflexions ou a vraiment discuté du positionnement idéal de Sanna Nyassi. C’est à peu près pareil a la maison d’un coté ma blonde s’en fout éperdument et de l’autre mon fils de 4 ans ne souhaite qu’appuyer ceux qui vont gagner afin de pouvoir dire qu’il a fait un meilleur choix que moi, il faut bien qu’il s’affirme.
Il n’y a pas de solution miracle pour résoudre cette situation. Quelquefois il y a la possibilité d’avoir accès à un chat ou bien il est toujours possible de s’exprimer sur Twitter, mais ce n’est pas idéal. Pendant que je tape mes messages, je n’ai pas les yeux sur le match et l’ambiance de mon salon en solitaire n’est pas des plus propice à l’expression de mes impressions. Il me faut plus. C’est ici qu’entrent en ligne de compte les deux groupes de partisans de l’Impact de Montréal. Depuis quelques années les Ultras Montréal, dont je fais partie, ont pris l’habitude de se regrouper dans des bars de la ville pour voir les matchs ensemble. De l’autre coté la 127 Montréal, un nouveau groupe de supporter né l’an dernier a suivi cet exemple. Pour moi c’est la façon idéale de regarder les matchs, c’est pourquoi je vais vous parler un peu de ce qu’ils font.
Du côté des Ultras Montréal, le visionnement se fait au Café Frappé situé au 3900 boulevard Saint-Laurent. Pour ceux qui ne savent pas trop à quoi s’attendre, ne vous en faites pas, il n’y aura pas de fumigène ni de drapeaux, par contre personne ne se gênera pour crier après l’arbitre s’il est du niveau normal de la MLS, c'est-à-dire mauvais. Il y a deux avantages vraiment intéressants à regarder les matchs au Frappé. Tout d’abord on y sert de la bonne bière, Il y a au départ de la Boréale blonde et rousse ainsi que de la Vieux Montréal. À cela il faut ajouter qu’il y a aussi de la Leffe en fut. Pour moi qui exècre les bières commerciales, c’est un point crucial. De plus comme le Frappé ne fait pas dans l’alimentation il vous est possible d’y amener ce que vous voulez. Vous pouvez faire simple et allez vous cherchez de la pizza a la pointe juste a coté ou bien marchez un peu et aller vous chercher du poulet chez Coco Rico ou bien d’autre chose qui est disponible pas trop loin. Puis juste comme ca en passant, si vous y aller pour le match de ce samedi il est fort probable qu'Eduardo Sebrango soit présent.
L’autre groupe de supporter, la 127 Montréal a pris l’habitude de se réunir au Pub McLean’s qui se situe au centre-ville sur la rue Peel. Ce point de rendez-vous est facilement accessible en métro, ce qui peut être important si vous êtes un peu pressé. Du coté de la bière pour moi le fait saillant c’est que vous pourrez y trouver de la Guinness en fut. En plus il est possible d’y commander à manger ce qui est aussi bien important quand on a affaire à un match à 16h comme ce week-end.
D’autres partisans et gens liés aux clubs organisent aussi des rassemblements un peu partout il y a entre autres un groupe de fans du club qui se réunit au Pub Galway (1112 avenue Cartier) à Québec. Il y a aussi sur le site Internet du club ou on trouve tout un paquet de partenaires qui vous offrent l’occasion de faire autre chose que regarder les matchs à l’étranger seul dans votre salon. Il ne faut surtout pas se gêner et sortir de chez soi. Si vous êtes un vrai mordu de soccer comme moi vous trouverez sûrement que regarder un match de l’Impact c’est bien, mais que le regarder avec des gens qui partagent votre intérêt et avec qui vous pourrez en discuter c’est mieux! Bon match à tous!
Nous avons vécu ces deux dernières semaines bien des moments excitants à Montréal quand on parle de soccer. Il reste que malgré les débuts de l'Impact en MLS la planète continue sa course autour du soleil et les Québécois à l'étranger continuent à pratiquer leur sport de prédilection. Pour commencer cette semaine on va aller au sud de la frontière, au Dynamo de Houston pour être exact. C'est là bas que le défenseur André Hainault évolue. Après avoir marqué le but de la victoire lors de la première semaine, le québécois a été sans faille dans la victoire de 1-0 des siens à San Jose. Il s'agit du second gain de suite pour l'équipe du Texas qui entreprend de belle façon sa difficile séquence de 7 matchs à l'étranger en attendant l'ouverture de son nouveau Stade.
Si on traverse l'Atlantique et qu'on se tourne vers l'Allemagne on peut voir beaucoup de belles choses. Ça commence en 4e division où évolue le jeune Justin Maheu. Il a joué 66 minutes en fin de match avec la réserve du Fortuna Dusseldorf le week-end dernier. Le match s’est terminé au compte de 3-3 en faveur contre la réserve du Borussia Dortmund. C'était sa 5e apparition de suite et son 10e match cette saison. Un niveau plus haut on retrouve Jonathan Beaulieu Bourgault avec le Preussen Munster. Ce dernier a joué toute la première mi-temps du match contra Arminia Bielefield qui c'est terminé au compte de 2-2. Munster est maintenant au 15e rang en D3 d'Allemagne.
Le dernier joueur en action, Olivier Occéan a bien entrepris une semaine très chargée en inscrivant deux filets dans une victoire de 4-1 du Greuther Furth contre le 1860 Munich durant la fin de semaine. Il s'agissait des 14e et 15e buts de la saison pour Occéan qui est maintenant au 1er rang des compteurs de la Bundesliga 2. C'était aussi son second match de plus d'un but en Bundesliga 2. Avec cette victoire le club du québécois se retrouve maintenant au 1er rang du championnat. Il faut rappeler qu'à ce niveau seul les deux premières places permettent la montée automatique en Bundesliga. Le détenteur de la 3e place doit jouer une série aller-retour contre le 16e de la première division afin de déterminer qui aura droit à une place au plus haut niveau en Allemagne. Occéan n'aura pas eu beaucoup de temps pour se reposer puisqu'il était en action dès mardi après midi en demi-finale de la Coupe d'Allemagne. Pour cette occasion il affrontait le club en tête de la Bundesliga le Borussia Dortmund. Sur le terrain pour tout le match, Occéan a été choisi comme homme du match malgré la défaite de 1-0. Le Borussia Dortmund a réussi à dénouer l'impasse à la 120e minute du match. Occéan de son côté a eu plusieurs belles occasions de marquer, mais n'a jamais pu tromper le gardien Roman Weindenfeller. Les joueurs de Greuther Fürth devront rapidement se remettre de cette déception puisqu'ils devront reprendre la lutte en championnat dès samedi contre Karlsruher SC le 17e du championnat.
Pour terminer, il faut souligner qu'aux dernières nouvelles le québécois Fabrice Lassonde était en essai avec le FC Edmonton, de leur côté les anciens de l'Impact Reda Agouram, Pierre-Rudoloph Mayard et Kevin Cossette sont toujours sans club. Même chose pour l'ancien des Whitecaps de Vancouver, Philippe Davies qui est présentement avec l'équipe olympique canadienne en compagnie de Samuel Piette (FC Metz) et d'Evan James (Impact).
Ce fut un jour historique finalement pour l’Impact de Montréal, une foule énorme, un premier but et un premier point. C’est toujours impressionnant de voir le Stade Olympique rempli. C’est toujours aussi impressionnant de voir que les gens ne sont pas capables d’être là à l’heure aussi, ça a bien dû prendre un bon quinze minutes avant que ça soit plein, quand on va au Stade Olympique et que plus de 30 000 personnes sont attendues il faut au moins se donner 30 minutes pour entrer, c’est un minimum. Parlant du Stade il y avait une bonne ambiance là-bas lors du match, mais pour avoir vu le match à la télé plus tard je dirais que 80% du bruit de la foule ne se rend pas aux micros de RDS. C’est un gros manque selon moi avoir une si belle image numérique, mais se retrouver avec un son aussi merdique c’est vraiment malheureux. Il faut mieux entendre la foule et ce qui se passe sur le terrain aussi.
Parlons du match maintenant. Avec le même onze de départ que la semaine passée on était en droit de s’attendre a voir une plus grande cohésion et une plus grande compréhension entre les joueurs et c’est exactement ce qui est arrivé. Si on ajoute à ça que le milieu de terrain brésilien Felipe a connu un bien meilleur match qu’a Vancouver, ça a donné un bien meilleur match au niveau offensif pour l’Impact. Ça a permis à Justin Braun d’être plus présent au premier plan de l’attaque montréalaise et il a bien répondu en étant plus dangereux. Si l’Impact continue dans cette veine il finira bien par en marquer un premier cette année.
L’autre chose que j’ai bien aimé c’est le travail de Jesse Marsch pour ce match. En tant qu’entraîneur je crois qu’il a pris toutes les bonnes décisions, et ce tout au long de la semaine. Ça commence avec la préparation du club. On a vu un Impact beaucoup moins nerveux cette fois-ci qu’a Vancouver. C’est en partie dû aux circonstances, mais c’est aussi grace au travail de Marsch. Le fait de garder le même onze partant est aussi une excellente façon de garder les joueurs en question dans le bon état d’esprit. Marsch a aussi pu s’ajuster en cours de match en mettant Nyassi qui a commencé comme attaquant à la droite du milieu de terrain. Ce geste a permis à Davy Arnaud de jouer plus avancé et il a bien répondu en inscrivant le but historique. C’est bien de voir que nous n’aurons pas besoin d’attendre 5 matchs pour notre premier but à l’image du Toronto FC il y a quelques années.
Au niveau des joueurs individuels, il y a quelques joueurs qui m’ont bien impressionné. Pour commencer, j’ai bien aimé voir les deux arrières latéraux, Jeb Brovsky et Josh Gardner, qui poussaient un peu plus vers l’avant. Il faut dire que c’est plus facile à la maison ou tu peux dicter le jeu un peu plus, et que l’attaque de Chicago n’est pas celle de Vancouver. En défense j’ai bien aimé ce que j’ai vu de Matteo Ferrari. En tant qu’Européen ce n’est pas simple de venir jouer en Amérique du Nord. Le jeu est différent et pour certains de se retrouver dans un nouvel environnement les affecte jusque sur le terrain. Du côté du défenseur central italien, il n’y a rien de tout cela. Au contraire, il est rapidement en train de s’établir comme leader de la défense. C’est extrêmement positif. Le fait qu’il s’adapte aussi rapidement aidera sûrement l’autre italien du groupe, Bernardo Corradi, ainsi que l’éventuel joueur désigné que l’Impact dénichera probablement en Italie.
L’autre joueur que j’ai bien aimé samedi c’est Andrew Wenger. Il n’a pas été si bon que ça, mais ce que j’ai vu c’est un joueur qui a bon potentiel. Pour le moment il passe ses semaines à l’université Duke et rejoint le club pour les matchs. De ce fait il ne s’entraîne pas vraiment avec ses coéquipiers et ne profite pas vraiment des conseils de ses entraîneurs. Une fois qu’il aura rejoint l’équipe à temps plein il pourra vraiment profiter de tout ce que l’Impact a à offrir et ça fera de lui un meilleur joueur. Je suis d’ailleurs bien content de voir qu’il ne fait plus partie des joueurs considérés pour le programme olympique américain. Ça lui permettra de passer un peu plus de temps avec le club.
La suite pour l’Impact c’est trois matchs à l’étranger. Ça ne sera pas simple, surtout au Real Salt Lake. Mais avant il faudra commencer à New York dans deux semaines et à Columbus la semaine prochaine. Le Crew avait congé ce week-end et jouera contre l’Impact son second match. Il s’agira pour eux de leur ouverture locale, on peut donc s’attendre à une foule hostile. Ça ne sera pas simple pour la troupe de Jesse Marsch.
Mon haïku du match parce qu'il faut rester zen:
Déferlante bleue, Incendie maitrisé, Nulle victorieuse
Avec un match derrière la cravate et l'ouverture locale à nos portes nous sommes à même de constater que finalement ça y est, nous sommes vraiment dans les ligues majeures. Sans aborder le produit sur le terrain, tous nous pouvons constater que ce que l'Impact nous offre c'est enfin un produit professionnel. Ça tombe bien parce que je crois que les amateurs de soccer de cette ville méritaient.
Juste comme ça, avez-vous comparé le site internet de l'Impact en NASL avec celui du club en MLS. Il n'y a pas de comparaison possible. Il faut comprendre qu'on est maintenant en 2012 et qu'internet est la meilleure façon pour une organisation de communiquer avec ses fans. En contrepartie il faut comprendre que l'époque où le club se contentait de faire des communiqués de presse doit faire partie du passé. Malgré le fait que l'équipe montréalaise avait commencé à mettre du contenu intéressant sur son site en 2011 avec ImpactMédia, cette année la quantité de contenu original est bien plus grande.
Si en plus on ajoute que le site de la ligue est facilement accessible et lui aussi très intéressant, on peut dire qu'on est choyé. Surtout qu'on y trouve de plus en plus de contenu en français. Le fait de pouvoir y trouver un blogue dans notre langue démontre une belle ouverture. Puis la possibilité d'avoir accès facilement à tous les matchs grâce à MLS Live et à tous les faits saillants est tout aussi incroyable. Disons qu'on est loin de la seconde division.
Il y a un paquet d'autres facteurs qui montrent le chemin que le club a fait, que ce soit le dévoilement du maillot ou bien la boutique au centre-ville. Puis même si des gens s'attardent sur le fait que l'objectif de vente de billets de saison n'a pas été atteint il reste que leur nombre a doublé, et ce en dépit des prix plus élevés que ce que les gens payaient auparavant et bien souvent malgré le fait que le produit qu'ils auraient a se mettre sous la dent leur était inconnu. C'est quand même toute une profession de foi qui a été faite de la part des partisans.
Une autre différence majeure entre 2011 et 2012 c'est au niveau marketing. Du temps de la D2 c'était un aspect qui passait inaperçu. Puis est venue la campagne ratée où on tentait de nous vendre des billets en nous montrant des billets. C'est à peu près comme si Molson tentait de vous vendre une bière en vous montrant l'arbre qui va devenir le carton pour faire la caisse de 12. Même si ça a pris du temps le club a fini par passer à un autre niveau. On était passé du sous-sol à rez-de-chaussée, mais avec la dernière campagne on est maintenant passé à un niveau plus digne de la MLS.
La visibilité du club s'en trouve grandement amélioré, mais il reste que le véhicule premier pour une équipe sportive ça reste la télé. Avec tous les matchs de la saison régulière sur RDS et TVA Sports ainsi que les matchs du championnat canadien eux aussi sur TVA Sports on peut se dire qu'on est rendu pas mal chanceux. Si vous avez suivi le club assidûment par le passé vous avez comme moi vécu les parties sur internet, filmé par des amateurs et commentés par pratiquement le premier venu. C'était utile, mais soyons honnête, on ne s'en ennuiera pas.
Cette visibilité au petit écran semble aussi se répercuter dans les médias traditionnels. Autant La Presse que le Journal de Montréal vont avoir publié un cahier spécial sur le club. On a aussi eu droit à une excellente couverture du match à Vancouver. Il y avait beaucoup plus de journalistes montréalais présents en Colombie-Britanique qu'il y en a eu, par exemple, dans la même ville pour le match aller de la finale de la D2. À ce niveau bien des amateurs avaient des craintes, mais on dirait bien qu'elles étaient non fondées.
On regarde tout ça et on peut se dire que c'est un bond incroyable que notre petite équipe a fait. Personnellement je me dis réellement que ce qui se passe présentement c'est bel et bien majeur. Malgré tout il ne faut ne pas oublier un détail, le soccer à Montréal a connu plusieurs incarnations et celles-ci ont toutes eu une chose en commun, ces incarnations se sont toutes à un moment ou un autre planté. Pour moi c'est comme un match de soccer cette histoire-là, ça fait dix ans que les Saputo ont relancé le club, la seconde mi-temps vient de commencer et on est en avance. Le match est pas encore gagné et il nous reste un autre dix ans à jouer pour assurer la pérennité de la nouvelle incarnation de l'Impact de Montréal. Il faut sortir vainqueur à la fin de cette seconde mi-temps si on veut que toute cette histoire devienne vraiment définitive.
Il ne reste plus que quelques jours avant le moment fatidique. Personnellement je suis très impatient, ce sera l’occasion de retrouver des amis et de pouvoir enfin vivre ce qu’est le soccer de la MLS. Avec en plus une foule de 50 000 spectateurs, l’ambiance devrait être survoltée.
C’est d’ailleurs de cette ambiance que je souhaite vous parler. Parce que c’est bien beau d’être 50 000, mais ça n’assure pas automatiquement une ambiance de l’enfer. Déjà vous allez vite remarquer les à peu près 500 supporters du club derrière le but, les Ultras Montréal (avec qui je serais). Ils font beaucoup de bruit et sont très actifs, mais ils ne représentent qu’à peine 1% de la foule du Stade. Évidemment vous comprendrez que dans le contexte actuel ils ne peuvent pas tout faire seul. Une grande partie de cette ambiance sera créée par le 99% de la foule qui reste, celle qui est composée d’individus et qui n’est pas organisée en groupe. D’ailleurs si vous faites partie de ce 99% c’est à vous que je m’adresse. J’aimerais vous dressez les grandes lignes de ce que je crois vous pouvez faire afin de rendre cette foule déjà impressionnante par le nombre vraiment impressionnant par son attitude.
La première chose est assez simple, avec 50 000 personnes au Stade prévoyez qu’il y aura un embouteillage à l’entrée et arrivez d’avance. Simple question de respect. Une fois à votre siège pour une foule vraiment impressionnante il y a un principe simple à appliquer, il faut agir et non pas réagir. Pas besoin d’attendre une belle action ou un but de l’impact pour les encourager. Il faut transporter les joueurs à tout moment.
Je vous vois venir par contre. Vous devez aussi être fan du hockey et du Canadien, alors vous allez vouloir chanter le Olé, olé, olé qui marche bien au Centre Bell. Mauvaise idée. Ce chant c’est celui du Canadien, pas celui de l’Impact. Le club de hockey se l’est approprié et c’est bien correct comme ça. De toute façon on parle d’un chant qui date des années 80, on est plus original que ça à Montréal quand même.
Ce qu’il faut vous rendre compte c’est que vous êtes à un match de soccer ou des gens derrière le but se démènent pour mettre une ambiance de fou alors pourquoi ne pas les suivre un peu. Il y a deux suggestions que j’aimerais particulièrement vous faire, les deux sont très simples et sont chantés aux matchs de l’Impact régulièrement. Je vous mets les vidéos plus bas, ne vous gênez pas pour les regarder et pour participer. D’ailleurs rien ne vous empêche de vous joindre à nous pour les prochains matchs, vous verrez c’est assez exceptionnel.
Bon match!
L'Impact de Montréal a finalement joué son premier match officiel en MLS. Perdu au compte de 2-0 ce match nous a tout de même permis de voir de belles choses du coté Montréalais. Pour un club d'expansion, on ne peut pas dire qu'on a été déclassé, on a fait deux erreurs et on a payé cash les deux fois. Voici mes observations pour le match de samedi soir.
-Le reportage à RDS commençait avec un petit quelque chose sur l'histoire du club. C'est juste dommage que ça s'arrêtait en après le championnat de 2004.
-Claudine Douville qui fait la description a commencé son match du mauvais pied en confondant Justin Braun (un blanc de 6 et 2) et Sanna Nyassi (un noir de 5 et 8).
-Au début du match, on a vu le groupe de support de Vancouver, les Southsiders, qui enlevaient ce qu'ils avaient préparé pour supporter les leurs. On a malheureusement pas vu ce que c'était. Il faut que les diffuseurs montrent ces choses, ça fait partie du spectacle.
-Deux fois en dix minutes Davide Chiumiento a fait une talonnade dans le dos de Jeb Brovsky. Il va falloir qu'il soit plus conscient de ce qui se passe autour de lui.
-Felipe a souvent eu l'air dépassé par la vitesse de ce qui se passait autour de lui. Comme on dit qu'il a connu un bon camp, ça me fait croire que le rythme a vraiment augmenté.
-Justin Braun a eu l'air perdu pendant une bonne partie du match. En le faisant jouer un poil en retrait, on aurait pu penser que ça aurait facilité les liens avec le milieu de terrain, mais c'est tout le contraire qui est arrivé.
-J'ai bien aimé de voir la réaction après le second but, l'Impact a relevé ses manches et a eu de bonnes chances de la mettre dedans.
-J'espère que le Stade Olympique va être plus bruyant la semaine prochaine, il me semble que c'était tranquille à Vancouver.
Le côté le plus agréable du fait que ce match soit enfin passé c'est qu'on va arrêter de nous parler dans les médias de la suppose rivalité entre les deux clubs. Je trouve que le terme rivalité est quelque peu galvaudé dans nos médias sportifs. Pour moi au soccer il y a deux cotes à une rivalité. Il faut évidemment qu'il y ait une rivalité sur le terrain. Si a la fin du match les joueurs se serrent la main se félicitent et se donnent des tapes dans le dos alors ça ne fait pas une grosse rivalité. Mais un peu d'animosité entre les joueurs ce n'est pas tout. Je dirais même qu'à la limite c'est quasiment superflu. De toute façon dans une ligue comme la MLS un joueur ne sais jamais s'il ne va pas être échangé à l'autre club alors il n'a pas intérêt à trop embarquer dans ce genre de chose. Pour moi il faut tout d'abord que les fans des deux clubs ne s'aiment pas. Il faut aussi que ceux-ci puissent aller voir les matchs dans le stade de l'autre club. D'après moi une équipe sportive existe d'abord et avant tout dans l'esprit de ceux qui la supportent, on parle quand même de sport spectacle ici et sans spectateur ça prend la même valeur que si c'est moi qui joue un match dans un parc.
Tout ça pour dire que je ne vois pas comment on peut parler de rivalité entre les Whitecaps et l'Impact. La distance et les coûts prohibitifs du transport sont le premier frein au développement d'une vraie rivalité. Vous me direz que les supporters des Caps ne portent pas l'Impact dans leur cœur, vous avez raison. Le problème c'est qu'ils n'aiment pas l'Impact parce qu'ils ont perdu 6-1 contre le Toronto FC. Du côté des supporters de Montréal, ce match n'a pas vraiment créé de sentiments d'animosité envers le club de l'ouest. L'animosité a plus été envers notre propre équipe. De plus le fait qu'on ait joué aussi souvent contre eux lors des 10 dernières années a un peu enlevé le caractère évènementiel des matchs contre Vancouver, surtout qu'on a gagné plus souvent qu'a notre tour.
Par contre du côté de Montréal et Toronto l'animosité est définitivement là. Puis avec Montréal maintenant en MLS ces matchs sont encore plus importants puisque les deux clubs sont dans la même division. D'ailleurs lors de la dernière édition du podcast SoccerPlus l'animateur Philipe Germain magnifiait la rivalité entre l'Impact et les Whitecaps, sauf que la plupart de ses collaborateurs s'excusaient de voir le TFC en série éliminatoire. Je crois que c'est le genre de chose qui parle de lui même. Il est possible de faire un petit test rapide aussi, essayez donc de vous rappeler de faits qui vous ont marqués des matchs Vancouver Montréal lors de 5 dernières années? De mon côté je me rappelle bien qu'on a gagné le championnat contre eux, mais ils n'ont jamais été dans le coup. Il me semble aussi qu'en 2008 ils nous ont éliminés en séries, mais je ne suis pas trop sur. Du côté de Toronto, c'est autre chose. Je me rappelle très bien le nul a Toronto qui nous a donné le championnat canadien, je me rappelle qu'un Torontois avait raté un but grand ouvert qui leur aurait donné la victoire (Cunningham?). Je me rappelle l'année suivante le coup de poing de Roberto Brown, le hors-jeu imaginaire contre Rocco Placentino. Puis je me rappelle très bien le 6-1. Je regarde ça objectivement et Vancouver ne fait pas le poids, le vrai rival c'est le TFC. Il ne reste plus qu'à espérer que les joueurs comprendront l'importance du match du 7 avril prochain.
En passant quand je dis ça ce n’est pas pour dénigrer ce qui a pu se passer avant. Personnellement je supporte l'Impact depuis 2005 et je sais bien qu'il y avait du soccer à Montréal avant. Mais en même temps avec l'état de notre soccer tout ce qui c'est passé avant il n'y a jamais vraiment eu personne pour le partager avec les autres. C'est ce qui se passe quand ton histoire n'est pas continue. D'ailleurs ça me fait penser qu'il faudra bien profiter de ce qu'on va vivre cette saison, car si on regarde l'histoire du soccer à Montréal dans les 40 dernières années on voit bien que la durée et la continuité sont loin d'être la règle. Présentement ce qu'on vit c'est exceptionnel, mais ça ne veut pas dire que ça va être éternel.
Pour terminer je vous offre mon haiku du match, parce qu'il faut bien rester zen:
Papillons, Moments d'inatentions, Éventuellement le soleil brilleras
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